Les imprimantes 3D - TPE - Première S

Les imprimantes 3D - TPE - Première S

Louis, Florian et Anthony ont choisi de réaliser leur TPE de 1ère S sur les imprimantes 3D.

Ce TPE appartient au thème "Matière et forme", et a pour but de présenter les imprimantes 3D d'aujourd'hui. Ainsi, ils répondent à la problématique suivante : quelles sont les possibilités de l’impression 3D et quelles sont les perspectives pour le futur ?

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Les imprimantes 3D - TPE - Première S

Le contenu du document



Historique de l’imprimante 3D

La première date à retenir est 1983. C’est la naissance de l’impression 3D par Chuck Hull qui commence à développer la stéréolytographie.

C’est un procédé que nous étudierons plus en détail dans la partie consacrée aux techniques d’impression 3D

La seconde date importante est l’année 1990. C’est la date à laquelle l’impression 3D prend la technique de l’impression couche par couche. C’est la principale technique d’impression utilisée pour les imprimantes dites domestiques.

En 1999, on implante une prothèse imprimée en 3D. Cette pièce permettait l’accommodation d’un organe d’un patient.

Cette prothèse était conçue pour éviter le rejet de l’objet recouvert de cellules du patient. 

En 2002 a été créé le premier rein fonctionnel, le développeur n’est autre que le laboratoire de "Wake Forest institut for regenerative medecine". 

En 2005 a commencé le "reprap project" qui a permis de créer une imprimante 3D à partir de pièces uniquement imprimées en 3D. Ce projet a finalement abouti en 2008. 

En 2009, Makerbot lance l’impression 3D dans le domaine domestique qui permet à la majorité des personnes de posséder une imprimante.

En 2010 suite à de nombreux progrès de la médecine, un premier vaisseau sanguin est imprimé en 3D. 

Apres ça en 2011 un premier drone en 3D est réalisé. Il s'est vendu au prix de 5000 livres sterling.

La même année est imprimée une voiture totalement fonctionnelle. Cepandant, seul la carrosserie a pu être imprimée.

Cette voiture est dites éco-friendly et consomme donc seulement 1,15 litre au 100km

En 2013, une arme à feu a réussi à être créé ce qui fit éclater une polémique, obligeant le gouvernement américain à supprimer les plans d’internet.


Principes et techniques

Il existe plusieurs principes d’impressions 3D.

Le plus connu est l’impression par dépôt de matières aussi nommé FFF pour Fused Filament Fabrication. 

Ce processus crée des pièces en 3 dimensions en faisant chauffer une matière plastique qui est variable en fonction de l’imprimante utilisé. 

La matière peut varier entre d’ABS (c’est un plastique polymère dont le nom entier est Acrylonitrile Butadiène Styrène. 

Il appartient à la famille des polymères styréniques (Un polymère styrénique est un polymère issu du monomère styrène.

Cette famille de composés comprend le polystyrène homopolymère de PLA. 

Le polystyrène homopolymère est un« cristal », de formule [C6H5CHCH2]. 

Le PLA lui est un polymère biodégradable dont le nom entier est acide polylactique (« acide polylactique » en anglais « polylactic acid », abrégé en PLA) est un polymère entièrement biodégradable utilisé dans l'emballage alimentaire. 

Ce polymères peut être obtenu grâce à de l’amidon de maïs ou bien des filaments fabriqués en matière composite avec par exemple des filaments de bois, de carbone ou de métal (cuivre, bronze...). 

Ces filaments dits spéciaux nécessitent des traitements différents, par exemple on aura besoin d’une température de fusion plus haute ou plus basse en fonction de l’alliage.

On peut aussi citer de nombreuses techniques beaucoup plus complexes comme la stéréolithographie ou SLA qui utilisent un procédé par solidification d’un liquide photosensible grâce à un rayon laser.

Le procédé de stéréolithographie repose sur une résine photosensible (c’est un mélange d’époxy ou de monomères acrylates avec un photo-initiateur. 

Les photo-initiateurs sont les constituants de l’encre UV qui déclenchent la réaction de polymérisation. 

Des tests ont montrés que des photo-initiateurs en trop grandes quantités nuisent à la polymérisation). 

Ici la source de lumière est un laser. Ce laser est classé dans la catégorie des ultraviolets ça longueur d’onde est donc comprise entre 400 et 100 nm. 

Il sera dirigé à certains endroits dans la résine afin de la solidifier. Au début du procédé, le plateau se situe assez haut dans la cuve et le laser se déplace aux endroits où il doit créer les structures qui permettront le maintien de la pièce. Puis le plateau descend de façon variable en fonction de la taille d’une couche.

Le plateau ou la pièce se crée est troué afin de laisser passer la résine qui remonte quand le plateau descend afin de continuer à durcir la matière sur la pièce. 

À la fin de l’impression le plateau remonte afin de laisser apparaître la pièce. Celle-ci sera finalement rectifié pour enlever les supports et les imperfections et enfin sera cuite pour finir de durcir la pièce. Les objets créés par stéréolithographie sont assez solides pour servir de moules pour des projets plus conséquents voir même dans des domaines industriels différents comme la sidérurgie.

Le frittage laser est une technique qui reprend le principe de fusion par laser utilisé avec la stéréolithographie, c’est à dire qu’on va diffuser un faisceau laser dans une poudre. 

Celle-ci va être chauffée puis fusionnée. Cette imprimante 3D est composée de deux « cuves ». 

Dans ces deux espaces on retrouve des pistons qui vont permettre de faire monter ou descendre, dans le cas de la première cuve la réserve de poudre, et dans le cas de la deuxième cuve, le plateau où la pièce est réalisée. Au début on retrouve une couche très fine de poudre sur le plateau de construction, puis le laser fusionne les endroits de la pièce. 

Après ça un racleur pousse un peu de poudre depuis le deuxième compartiment vers le plateau de construction, et le laser va repasser pour recréer une nouvelle couche. 

Cette opération va se répéter autant de fois que nécessaire pour finir la pièce. 

À la fin du processus le vérin de la cuve de fabrication remonte afin d’enlever la poudre excédante et de laisser apparaître la pièce.

La 3DP est une technique d’impression 3D par collage de poudre. La poudre est disposé sur la plateforme, et la tête d’impression va déposer une glue qui peut être de couleurs variées et qui combinés entre elles peuvent données un panel de couleur très large 


Ses utilités

L’impression 3D peut servir dans plusieurs domaines tels que l’armée, l'aéronautique ou la médecine : 

La médecine exploite beaucoup l’impression 3D. Elle permet déjà de créer des prothèses et aussi des répliques d’os qui facilite leurs études par des étudiants ou des chercheurs. 

Les technologies de pointe sont très friands d’impression 3D. Depuis que le métal peut être imprimé en 3D les sociétés de création aéronautique et aérospatiale créent leurs pièces uniques par impression 3D.

Ce procédé étant moins cher que la création d’un moule qui coûterait une fortune surtout dans le cadre d’une utilisation unique. 

Bien sûr, comme l’impression 3D s’invite de plus en plus chez les particuliers les utilisations sont de plus en plus variées : 

un particulier peut donc à l’aide d’un logiciel de modélisation créer une poignée de porte pour remplacer la sienne ou bien développé un produit complexe qui pourrait par exemple faire l’objet de la création d’une entreprise dans plusieurs domaines : 

La mode et la décoration : Ces deux domaines font l’objet de créations 3D : Ces créations sont certes chères mais très originales on peut par exemple parler de robe mais aussi de bijoux comme des bagues ou des colliers.

Le procédé étant facile d’utilisation pour un professionnel la customisation de produit devient très simples et le sur mesure devient possible pour des maisons d’habillement on peut par exemple parler de l’entreprise Eram qui permet à ces clients de customiser les talons de chaussure directement dans les points de vente. 

Le domaine du culinaire : on pourrait presque dire que c’est devenu une mode d’imprimer soit même sa nourriture. Une entreprise est né de ce concept est investit dans l’impression 3D de steaks artificiels qui permettent de limiter la surproduction de viande. 

Le domaine de l’urbanisme et de l’immobilier ne sont pas épargner par l’avancée technologique qu’est l’impression 3D. Par exemple en Chine, 10 maisons ont été créés en 24 heures. Ici, on peut parler de révolution : une maison est construite en 2,4 heures ce qui est incroyable. 

Dans le domaine de la biologie, des tissus humains ont réussi à être imprimé. Ici, la technique d’impression est la même que celle de superposition de couche : On repasse couche par couche avec une matière appelé hydrogel. Cette matière est en fait une base qui permet l’injection de cellules souches qui vont fusionner et créer un tissu humain. 


Les différents repères

Il existe plusieurs repères qui peuvent intervenir dans la modélisation pour l’impression 3D. Les 3 plus connus sont :

- Les coordonnées cartésiennes : ce sont les plus répandues, on les utilise dans les imprimantes grand public par exemple. 

Celle-ci sont représentés par 3 axes : on retrouve les axes x et y comme un repère classique et après on retrouve l’axe z qui permet de créer la 3ème dimension.

- Les coordonnées cylindriques sont représentées dans un cylindre : 1 angle et 2 longueurs. 

On prend donc une longueur notés r qui correspond au rayon du cylindre, une longueur z (ou h) qui correspond à la hauteur, puis on prend un angle nommé teta noté par un zéro barré (noté θ).

Ces coordonnées permettent de modéliser par exemple des engrenages simple.


- Les coordonnées sphériques sont les dernières coordonnées utilisables : 2 angles et 1 longueur.

Elles sont assez marginale voir introuvable dans le domaine de l’impression 3D

On prend donc une longueur notés r qui correspond au rayon du cylindre, puis on prend un angle nommé teta appelé longitude et noté par un zéro barré (noté θ) et une longueur nommée colatitude noté φ.

Ces deux mesures sont comprises respectivement entre 0 et 2pi et 0 et pi.

Ces coordonnées permettent de modéliser par exemple certains engrenages complexes comme ceux du cube que nous verront prochainement dans la partie des Possibilités.


La modélisation 3D

Pour imprimer un objet, il faut obligatoirement un fichier 3D.

Il peut être créé à partir de logiciel de modélisation, téléchargé directement sur un site spécialisé ou alors créer grâce à un scanner 3D.

Pour concevoir une pièce 3D, la première solution serait la modélisation, c’est à dire la dessiner en trois dimensions, pour ceci il existe un large éventail de logiciel, il existe trois grands types de logiciels : Les modeleurs volumiques, les modeleurs surfaciques, et les modeleurs paramétriques.

Les modeleurs volumiques permettent de créer des objets simples : cylindriques, cubiques, rectangulaires, sphérique... ce type de modélisateur conçoit les pièces par ajout, soustraction, ou assemblage de diverses formes. Les principaux logiciels seront : Solid edge, CATIA, Autodesk, et Solidworks.

Les modeleurs surfaciques permettent de modéliser des objets tridimensionnels mais les objets seront creux, cela pose un problème que nous verrons en détails dans la partie des limites.

Les modeleurs paramétriques sont destinés principalement aux professionnels (ingénieurs et architecte). Avec ce types de logiciels, on ne modélise pas en dessinant mais en programmant grâce à des équations, paramétrables à notre guise.

Ces logiciels permettent de créer des pièces mécaniques ou alors des formes organiques , les logiciels principaux sont openSCAD et Rhinocéros.

Tous ces logiciels permettent de jouer sur les couleurs, textures, ou encore la luminosité.

Le Scanner est un Capteur analogique ou numérique, pourvu d'un dispositif de balayage pour l'obtention d’une image ou d’une modélisation 3D d’un objet ou autres.

Il existe 4 différents types de scanner 3D : 

- Le scanner à lumières structurées, qui émet différents types de rayonnement : rayon-x, laser et lumière. Ces lumières sont projetées sur l’objet pendant qu’une camera procède a l’analyse de la déformation de la projection. 

- Le scanner laser : fonctionnement semblable aux télémètres (= Un télémètre est un appareil ou dispositif permettant par télémétrie de mesurer une distance), laser (sert à mesurer la distance), des milliers de points de laser sont projetés sur un objet cible, chacun de ces points de lasers correspondent à une coordonné spatiale. 

- Les scanners stéréoscopiques : Il s’agit de deux caméras vidéo pointant vers le même objet : On retrouve ici le même fonctionnement que la vision stéréoscopique (Par exemple l’oeil humain : si seulement 1 œil est ouvert, alors le relief n’est pas présent, et l’image est décalé par rapport à l’autre œil. C'est ce même principe qui est utilisé pour réaliser des photographies stéréoscopiques où le but est de prendre deux photos simultanées d'un même objet mais décalées de gauche à droite pour obtenir une vue de chaque œil.). Chaque camera envoie les données reçues afin d’en faire une modélisation .

- La Kinect, est la méthode la moins chère du marché, mais n’est pas la plus précise. C’est un périphérique de Xbox (microsoft). On utilise une caméra qui détecte les mouvements, cet objet a été détourné de son utilisation initiale afin de scanner des objets. La Kinect doit être couplé avec divers logiciels bien précis (Scenect, skanet, reconstruct me).

A l’inverse des autres scanners qui peuvent être utilisés avec une grande variété de logiciel.


Ses possibilités

Les possibilités de l'Impression 3D sont immenses et restent encore sous estimées. La première utilisation dans les entreprises est le remplacement des techniques habituelles (comme les injections plastiques ou les moules).

Plus besoin d'outils et presque plus besoin d'entretien. Des pièces peuvent sortir toutes faites, et quand ce n'est pas le cas, l'assemblage ne nécessite pas d'outillages spécifiques. Tous ses facteurs réduisent la main d'œuvre et le temps de création de beaucoup d'objets.

De plus, les prototypes peuvent être imprimés directement, avec peu de délais et facilite la vision du projet. Cette technique représente 70% du l'utilisation du marché de l'impression 3D.

Par exemple la marque Nike utilise l'impression 3D pour créer des moules qui peuvent être facilement remplaçable ou modifiable directement sur la modélisation numérique.

Le domaine domestique utilise l'imprimante 3D pour bien d'autres choses.

En voici quelques exemples :

Patrick Saville a conçu un modèle complexe d'un moteur à réaction de jet miniature. Celui-ci est imprimé pièce par pièce et en kit. 

Une fois monté, les pièces peuvent êtres actionnées les unes avec les autres, ce qui a pour effet de faire tourner le moteur à l'aide d'une manivelle. La complexité de ce moteur miniature relève de l'ingéniosité.


L'impression 3D permet même l'impression de technologies avancées. Par exemple, imprimer un bras robot est désormais possible sans trop de connaissance dans le domaine. Le EEZYbotARM est un bras robotique pouvant saisir des objets qui est entièrement réalisé à partir de quelques pièces imprimées en 3D, remplaçant les pièces d'usines réalisées par des machines CNC ou créées à partir de moules.

Il faudra cependant quelques composants électroniques comme un contrôleur Arduino et des servomoteurs pour que le bras soit articulé.

Une fois fini et programmé, ce bras peut saisir des objets, écrire, et réaliser environs 1000 tâches différentes.

Un exosquelette a été créé en mêlant le visuel et la pratique. Des trous pour glisser les doigts et un maintien au poignet permettent à cet exosquelette d'être fermement maintenu, permettant de l'utiliser de manière pratique. Bien entendu, les matériaux utilisés par l'imprimante 3D ne sont pas assez résistants pour certaines tâches faisables par un véritable exosquelette.

Des objets réalisables seulement avec une imprimante 3D ont fait leur apparition.

Comme exemple, des cubes imprimés en 3D sont formés d'engrenages s'emboitant les uns dans les autres, et se maintenant eux même en place mêlent l'esthétique à la fantaisie.

Imprimer un appareil photo soi-même est aussi possible grâce à l'imprimante 3D. Le Open Reflex est un appareil photo qui n'est pas numérique comme la plupart des appareils de nos jours puisqu'il est argentique. 19 pièces imprimées: une monture pour l'objectif, un bouton déclencheur pour prendre la photo, une bobine pour placer la pellicule, et un obturateur pour laisser passer la lumière le temps de l'impression de l'image sur le papier photo.

Mais cet appareil photo utilise les mêmes techniques que les premiers appareils photos conçus : pas de mise au point automatique, un viseur à travers un simple verre dépoli, et une pellicule photo pour imprimer les photos.


Les limites de l'impression 3D

L'impression 3D permet de créer de nombreuses choses, et ses possibilités énormes. La première pensée en parlant des limites est que la seule limite est votre imagination. Mais en approfondissant le sujet, plusieurs de contraintes s'imposent.

Dès 2013, une arme à feu est créée. Cette création ouvre un débat et des dispositifs sont mis en place afin d'empêcher la création future de ce type d'armes.

L'imprimante 3D a aussi une limite dans le choix d'utilisation des matériaux. En effet seulement le plastique peut être utilisé dans le marché par la plupart des imprimantes car sa température minimum pour le fondre est de 130°C. Le métal lui utilisé par certaines usines avec des imprimantes spéciales nécessite une température de fusion de plus de 1000°C.

Une des principales limites est la taille des impressions pouvant être faites. La taille d'impression dépend du plateau utilisé comme support. Les modèles d'imprimantes 3D proposent différentes tailles de plateau afin de varier les tailles maximums d'impressions. Cependant on possède un moyen très simple de contourner cette limite, effectivement il suffit à l'utilisateur d'imprimer en plusieurs fois et plusieurs parties l'objet.

Nous pouvons facilement trouver des modèles d'impressions 3D sur des sites les regroupant sur internet. Ils sont téléchargeables et directement prêts à l'emploi par l'utilisateur. Beaucoup sont gratuits et servent à partager les créations aux utilisateurs, mais certaines restent payantes.

L'imprimante 3D intéresse beaucoup pour la possibilité de création d'objets immense, mais pour la fabrication d'objets personnalisés il faut les modéliser avec des logiciels de modélisation 3D qui sont souvent payants et assez complexes d'utilisation.

Des autres problèmes peuvent survenir lors d’impressions par exemples d’objets ayant une structure possédant des trous ou des courbes trop prononcées. On peut évoquer la topologie pour justifier la complexité de l’impression de ces objets. La convexité des objets est un facteur qui va jouer un rôle important dans la topologie. 

Un objet dit convexe est un objet dans lequel on peut prendre deux points au hasard afin de tracer un segment sans que celui-ci sorte de l’objet même. 

Les pièces qui seront impossible ou problématiques à imprimées en 3D sont les pièces pour lesquelles le plateau d’impression et la face de l’objet ne sont pas convexe l’un par rapport aux autres.

C’est à dire que la pièce et le plateau n’ont pas un contact parfait pour pouvoir être imprimé correctement. Toutefois il est possible que le logiciel qui pilote l’imprimante crée des échafaudages pour pouvoir réaliser une impression complexe et impossible à imprimer topologiquement sans ces dispositifs.


Perspectives pour le futur

Les perspectives pour l’impression peuvent être réfléchies avec différents points de vue et en fonction de ce que l’on pense de l’impression 3D.

Effectivement, il est déjà possible d’imprimer des veines ou des organes fonctionnels avec une imprimante 3D.

On peut donc penser que les principaux progrès peuvent être dans le domaine de la médecine. 

Or tous les domaines seront améliorés grâce à cette technique de conception. L’ancien président Américain Barack Obama a investi plusieurs dizaines de millions de dollars dans un centre de recherche dédié à ces pratiques, dans l’Ohio. 

Il annonce une volonté d’ouvrir une quinzaine de centres de recherches sur l’impression 3D pour que les États-Unis soient leader pour la « prochaine révolution industrielle ». Cela pourra relocaliser les principales de productions, par exemple chinoise ou Indienne, aux Etats-Unis.

L’impression 3D peut aussi être un moyen de développement pour les pays moins développés grâce à un prix en baisse dû à l'évolution des machines.

Les imprimantes 3D pourrait bien se faire une place dans tous les foyers et peut-être révolutionner l’industrie.

 

Notre imprimante 3D

La Constuction de notre Imprimante 3D

Nous avons eu le projet de construire une imprimante 3D dès le début de l’année. La découverte du site Ouiaremakers nous a d’autant plus motivé à réaliser ce projet :

Le site proposait un tutoriel de création d’une imprimante 3D pour un budget d’environ 60€. Une ou deux semaines plus tard le projet était validé par les professeurs et était donc sur les rails. Le projet était certes de construire une imprimante 3D mais aussi d’utiliser un maximum de pièce de recyclage, principe appelé « e-waste ». Nous nous sommes donc approvisionné dans une déchetterie : Nous avons pris 3 lecteurs DVD et une alimentation de PC.

Le démontage des lecteurs DVD a été chaotique au début, puis s’est simplifié au bout de deux lecteurs. Le nombre total de lecteurs DVD utilisés s’élèvent donc à 6.

Les premières idées du projet contenaient une structure réalisée à l’aide d’un matériau acrylique. Mais les plans réalisés par nos soins comportaient des erreurs.

En effet les axes n’étaient pas perpendiculaires et ne correspondaient donc pas au besoin de création d’une imprimante 3D.

Nous avons donc opté pour une structure conçue à l’aide de boîtiers en métal et de lecteurs de DVD.

Les seules pièces que nous avons achetées sont les pièces électroniques, de La visserie de 4 et de 3 et un extrudeur. L'électronique que nous avons utilisé est une carte Arduino Méga ainsi qu’un écran et une carte Ramps 1.4 sur laquelle nous avons connecté les différents composants.

Pour piloter l’imprimante nous avons opté pour un firmware nommé Marlin qui est pré configuré. Les principales modifications réalisées sur ce firmware sont la modification de la surface totale d’impression que nous avons remplacé pour du 30*30*30 (millimètres) qui est la taille maximale que nous permet d’atteindre les pièces extraites des lecteurs de DVD. Nous avons également modifié quelques paramètres de vitesse des chariots de translation.

Le dernier paramètre modifié est le paramètre d’un port pour carte SD qui nous permet d’avoir une imprimante « autonome » (pas besoin d’ordinateur).

Pour l’extrusion du filament nous avons utilisé un moteur « pas à pas » de référence NEMA 17, ainsi qu’un petit mécanisme de pièce imprimée en 3D au collège St-Michel.

Ce mécanisme est en fait assez simple : deux pièces sont maintenues en tension à l’aide d’un ressort. Ces deux pièces font pression sur le filament pour qu’il reste en contact perpétuel avec l’axe du moteur que nous avons recouvert de petits « coussins » que nous avons pris une fois encore dans les lecteurs de DVD. 

L’axe du moteur fait donc avancer le filament jusqu’à la buse d’extrusion où il est fondu puis extruder. L’assemblage ainsi que la réflexion sur ce projet nous a pris une soixantaine d’heure au totale de réalisation. Toutefois, ce projet n’a pas pu voir le jour :

Trop de contraintes se sont abattues au dernier moment. Le premier étant totalement une faute humaine : en augmentant la tension électrique sur les moteurs, un régulateur présent sur notre carte de contrôle Arduino a littéralement prit feu résultant par l’impossibilité d’utilisation de la carte.

Le point visible sur le régulateur ici démonté est l’endroit où l’appareil a pris feu. Après un certain nombre de recherches nous avons trouvé un tutoriel Russe pour changer cette pièce. Malgré cela et une pièce achetée dans un magasin spécialisé nous n’avons pas pu réparer la carte à cause de notre manque de connaissance en soudure. La seconde erreur qui était pourtant le principe même du projet a été de le penser en choisissant d’utiliser des pièces de recyclages. C’est cela qui nous a causé le plus de problème, par exemple l’incapacité des moteurs à nous permettre de créer l’axe z de l’imprimante. L’alimentation de l’imprimante a aussi causé des problèmes, nous avons été obligés au fil du temps de la changer 3 fois. 

Le dernier problème qui a causé l’impossibilité de réalisation du projet vient de l’extrusion. L’extrudeur tel qu’il étai,t nécessitait un ventilateur pour fonctionner correctement. 

Or, en installant celui-ci et en combinant l’anomalie dû au moteur pas assez performant, on se retrouve avec un repère x,y car l’axe z ne pouvait pas progresser. 

Si l’on rajoute en plus de cela la perte de la carte on obtient finalement une carcasse vide. L’imprimante n’a finalement pas vu le jour malgré un travail considérable sur le projet. Nous avons cependant réussi à prouver que la création d’une imprimante 3D avec des pièces de récupérations ainsi qu’avec des connaissances limités en mécanique et en électronique était très compliqué même avec l’aide considérable présente sur les forums et autre sites instructifs.


Conclusion

L'impression 3D est désormais considérée comme l'une des révolutions majeures du XXIe siècle, capable de modifier considérablement notre style de vie. 

Après avoir perduré longtemps dans l'industrie de pointe, cette technologie fait peu à peu sa place dans nos foyers et tend à s’intégrer dans notre société malgré ses limites actuelles.

Dans les prochaines années à suivre, les avancées scientifiques permettront de pousser ses capacités au maximum, permettant d'imprimer n'importe quelle matière, n'importe quelle taille et toutes les formes possibles et imaginables. Les applications notamment scientifiques seront alors démultipliées.

D'autres outils comme les logiciels de modélisation suivront aussi cette évolution, devenant toujours plus performants et plus précis.

On prévoit d'ici une dizaine d'années une explosion du nombre d'imprimantes 3D dans le monde, ce pic permettra de faire baisser les coûts et ainsi de permettre une démocratisation, mais cette fois ci dans nos foyers.

La production des objets sera alors centralisée et locale, chaque personne ayant des besoins et des objets à imprimer différents de son voisin.

Les coûts de production baissant, on est en droit de s'attendre à une possible augmentation du niveau de vie dans les pays disposant de l'impression tridimensionnelle.

De plus en plus de personnes voudront produire leurs propres objets et l'imprimante s'imposera comme ses prédécesseurs ; la machine à vapeur, l'électricité et le numérique, dans nos maisons et perdurera jusqu'à la prochaine évolution technologique.

La IVe révolution industrielle est en marche et perdurera aussi longtemps que les Hommes auront besoin de produire.

Fin de l'extrait

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