La cocaïne et le sport - TPE - Première S

La cocaïne et le sport - TPE - Première S

Pierre, Manon et Chloé nous proposent de découvrir leur TPE de 1ère S consacré à la cocaïne.

Comment agit la cocaïne sur le corps humain ? Pourquoi l'utilise-t-on comme produit dopant ? Dans une première partie, ils vous présenteront ce qu'est la cocaïne, puis ils vous exposeront les effets de la cocaïne. Enfin, ils s'intéresseront à l'impact de la cocaïne dans le monde sportif.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce TPE de Première S sur la cocaïne.

La cocaïne et le sport - TPE - Première S

Le contenu du document



Cette Édition est consacrée à l’étude de la cocaïne. La cocaïne est un alcaloïde extrait des feuilles de coca, ayant des propriétés anesthésiantes mais surtout utilisé comme stupéfiant. Comment agit la cocaïne sur le corps humain ? Pourquoi utilise-t-on la cocaïne comme dopant dans le sport ? Dans une première partie, nous vous présenterons la cocaïne. Puis dans une seconde partie, nous verrons les effets de la cocaïne. Et enfin, nous étudierons l’impact de la cocaïne dans le monde sportif.


Présentation de la cocaïne

Origine de la cocaïne

La cocaïne est extraite des feuilles du cocaïer. Le cocaïer est spontané ou cultivé dans de vastes régions bénéficiant d’un climat doux et humide, en zone d’altitude. On le trouve du Pérou et de la Bolivie au Chili et à l’Argentine en passant par le Brésil. L’espèce a été introduite au XIXe siècle aux Caraïbes en Indonésie, à Taiwan ainsi que dans l’Est Africain. Il s’agit d’un arbuste de 5 à 6 mètres, maintenu petit lorsqu’il est cultivé. Son nom d’Erythroxylon, le « bois rouge », lui vient de son écorce brun-rouge. Les variétés connues de nos jours pourraient résulter de sélections opérées par les Incas, pour lesquels la coca constituait à la fois une monnaie et un objet de culture. La culture du cocaïer se pratique sur des terrains modérément exposés au soleil, sur des terrasses. Les plantations sont dénommées cocals. Les feuilles sont récoltées à partir de la deuxième ou troisième année de culture. On peut récolter deux à quatre fois par an. Chaque cueillette livre environ 1 kilogramme de feuilles par arbrisseau. La feuille de cocaïer contient des alcaloïdes, dont la cocaïne. Les feuilles d’Erythroxylon coca, l’espèce la plus riche en cocaïne, en contiennent entre 0.5 et 2.5%. La cocaïne représente de 30 a 50% des alcaloïdes totaux de la plante, également riche en dérivés de la N-methyl pyrrolidine, en autres esters de l’ecgonine, proche de la cocaïne. Avant les habitants l'utilisaient comme stimulant, cette drogue permet l'accroissement de la respiration donc d'un taux d’absorption d'oxygène plus élevé. En effet, cela donne plus d'énergie aux habitants afin d'effectuer leurs taches à haute altitude ; là où l'oxygène se raréfie. Mais aussi comme anesthésiant en 1884 quand William Halsted, chirurgien chef de la Johns Hopkins School of medicine lorsqu’il découvrit que la cocaïne pouvait bloquer la conduction sensitive.


Composition chimique de la cocaïne

Egalement appelée Methylbenzoylecgonine. Cette molécule fait partie de la famille des Alcaloïdes, c'est-à-dire un composé organique. La molécule de cocaïne est composée de 17 atomes de carbone, de 4 d’oxygène, de 21 d’hydrogène et 1 d’azote, mais aussi de 5 doubles liaisons et 4 doubles liaisons conjuguées.

La formule brute de la cocaine est C17H21NO4

Les liaisons conjuguées sont une alternance de doubles liaisons et de simples liaisons. On remarque aussi un cycle type benzène, avec 6 atomes de carbone formant un hexagone régulier et six électrons délocalisés tout autour du cycle. La représentation de ce système est un cycle hexagonal avec trois doubles liaisons alternées avec trois liaisons simples.


Information**:

Malgré la présence de 4 liaisons doubles conjuguées successives et de groupes caractéristiques la molécule n’est pas colorée, elle absorbe donc dans le domaine de l’ultra violet. (environ 400nm)


Manipulation:

Nous nous sommes amusés à construire la molécule de cocaïne en formule développée à l’aide de boites de modèles moléculaires.


Production de la cocaine

La production de la cocaïne a principalement lieu en Colombie. Si vous effectuez un trek dans les montagnes Colombiennes on vous proposera certainement de visiter un « labo » c'est à dire une cabane dans laquelle les paysans fabriquent la cocaïne.

Production :

Pour commencer, une fois récoltées (récoltes deux a quatre fois par an), les feuilles de coca sont trempées dans du kérosène durant 3 jours. Les paysans doivent les piétiner régulièrement. Le kérosène est un carburant utilisé dans l’aviation. On peut le reconnaître également sous le nom de « jetful » ou de « carburéacteur ». il est issu du raffinage de pétrole.

Une fois le jus obtenu, il est mélangé avec de la chaux, ou du ciment. L'ensemble est ensuite filtré pour obtenir une pâte brunâtre qu'on laisse sécher 8h au soleil. On obtient alors ce qu'on appelle la « pâte base » Avant il fallait 360kg de feuilles de coca pour l'obtenir, de nos jours grâce aux améliorations des techniques de production, il en faut seulement 250kg.

Cette pâte est ensuite mélangée à 41 produits chimiques dont l'acétone, de l'acide de l'éther, de la chaux, du permanganate de potassium, de l’ammoniaque, ect... Pour filtrer et récupérer le chlorhydrate de cocaïne, il faut attendre 50 minutes pour que les cristaux se déposent.

Pour finalement obtenir la poudre blanche, il suffit de faire sécher, retirer les cristaux et à nouveau faire sécher durant 3 heures. On obtient 1kg de cocaïne avec un peu moins de 2kg de pâte base. Sachant que de nos jours la cocaïne est vendue 50 à 60 euros le gramme.


Information**:

Les dealers la coupent souvent à l’aide d’anesthésiques locaux (la lidocaïne, la tretracaïne et la procaïne qui miment son action lorsque l’acheteur goute) , avec des sucres, du bicarbonate de soude, du paracétamol, de l’aspirine (censé prévenir les céphalées), de la vitamine C ou de la caféine (censées prévenir l’abattement qui suit la consommation de la drogue), de l’amidon, du talc, de plâtre, parfois même du ciment, etc.. Elle est aussi mélangée à d’autres stupéfiants/excitants comme les amphétamines, /dépresseurs comme l’héroïne ou bien est mélangée à divers médicaments psychotropes.


Une production sous différentes formes

Il existe 17 espèces d'érythroxylons qui produisent l'alcaloïde cocaïne, mais seule deux espèces ont des concentrations suffisantes pour en justifier la culture de masse et l'extraction de la cocaïne : erythroxylon coca et erythroxylon novogranatense. Ces deux cocaïers, cultivés initialement au Pérou, en Bolivie et en Colombie produisent l'intégralité de la cocaïne consommée dans le monde. Les feuilles peuvent ensuite être transformées en cinq dérivés différents ( dont la pâte base ) contenants tous le même alcaloïde actif : la cocaïne. Ces cinq formes sont les suivantes :


La freebase

La freebase est de la cocaïne libérée de son sel. Elle est obtenue par l'action d'ammoniaque sur une solution aqueuse de chlorhydrate de cocaïne. La molécule base est ensuite extraite par l'éther ou un autre solvant organique. La freebase est fumée. Jusqu'en 1986, on pouvait trouver des kits complets dans le commerce afin de réaliser soit même sa freebase (sauf la cocaïne). Comme la freebase est plus pure que la cocaïne poudre, elle était considérée comme plus saine et 20% des drogués l'utilisait dans les années 1970. Mais l'utilisation de l'éther pour sa préparation la rend dangereuse. Si l'éther ne s'est pas totalement volatilisée avant que la cocaïne ne soit fumée, il existe des risques d'explosion ou de brûlures.


Les feuilles de coca

Les feuilles de coca contiennent entre 0.1% et 0.8% de cocaïne selon leur lieu de culture. La teneur en alcaloïde augmente avec l'altitude à  laquelle les plantes sont cultivées. Les feuilles de coca sont mâchées le plus souvent mais elles peuvent aussi être roulées dans des cigarettes ou infusées dans de l'eau chaude.


La poudre ou chlorhydrate de cocaïne

Le chlorhydrate de cocaïne se présente sous la forme d'une poudre blanche. Il est obtenu en dissolvant la pâte de coca dans de l'acide chlorhydrique et de l'eau. On ajoute un sel de potassium à ce mélange afin d'éliminer les impuretés. Enfin, on ajoute de l'ammoniaque, ce qui provoque la précipitation du chlorhydrate de cocaïne qui peut être récupéré et séché. Avant sa distribution, la cocaïne peut être coupée (diluée) avec divers produits : lactose, anesthésique local (benzocaïne), d'autres drogues ou d'autres substances inertes. Le sel de cocaïne est hydrophile (=se mélange à l'eau, est soluble) , il peut être solubilisé dans l'eau et donc injecté, inhalé (sniffé) ou ingéré. Il ne peut pas être fumé, car il se décompose et devient donc inactif à une température proche de sa température de vaporisation (198 °C).


Le crack

Le crack est une autre forme de cocaïne base fabriquée à partir du chlorhydrate de cocaïne. La poudre est dissoute dans une solution de bicarbonate de sodium et d'eau. La solution est portée à ébullition et une substance solide, le crack, se dépose, est séparée et séchée. Le crack est ensuite coupé en " cailloux " d'un dixième à un demi-gramme. Le crack est de la cocaïne pure de 75 à 90%. Le crack est fumé lui aussi.


Les effets de la cocaine

Mode d’action de la cocaine sur le cerveau

Le cerveau est constitué de neurones (cellules nerveuses constituées d’un corps cellulaire) qui sont présents en grande quantité : plus de 100 milliards, et chacun d'eux communiquent avec 10 000 autres. Les neurones sont l'unité fonctionnelle du système nerveux.

Le neurone comporte quatre grandes régions principales, qui sont le corps cellulaire*, les dendrites*, les axones* ainsi que les terminaisons présynaptiques*. Chacune de ses différentes régions joue un rôle bien défini dans le transport de l'information.

L'axone se divise en fines branches, les terminaisons présynaptiques. Elles sont le site de stockage des neurotransmetteurs, qui vont permettre le transfert de l'information du neurone pré synaptique aux dendrites d’un neurone postsynaptique.

Le corps cellulaire est délimité par une membrane plasmique qui contient le noyau du neurone. Du corps cellulaire partent deux sortes de prolongements, les dendrites et l'axone.

Les dendrites se divisent comme les branches d'un arbre. Ce sont des sortes "d'antennes réceptrices", par lesquelles elles captent, reçoivent l'information. Les dendrites se raffermissent autour du corps cellulaire (arbre dendritique) et sont les voies par lesquelles l'information arrive. Elles conduisent l’influx nerveux vers le corps cellulaire.

Les dendrites émettent un long bras, l’axone qui peut atteindre jusqu'à un

mètre de longueur. Il est la voie privilégiée de sortie de l'information et a pour but de la transmettre.

C’est une fibre nerveuse conduisant le message nerveux et l’information du corps cellulaire jusqu'à un neurone voisin sous la forme d'un signal de nature électrique avec qui il fait des connexions, les synapses.

 

La communication entre les neurones est effectuée par des synapses qui sont des points qui les relient entre eux.

La synapse est constituée de trois parties : l’élément présynaptique, l'élément postsynaptique et entre les deux l'espace intersynaptique.


 -L’élément présynaptique est un renflement de l’axone. Il est rempli de vésicules synaptiques, qui contiennent les neurotransmetteurs. Il y a dans cet élément présynaptique beaucoup de mitochondries (organites cellulaires qui fournissent l’énergie à nos neurones et qui sont signe d'une activité de synthèse intense). Effectivement, les neurotransmetteurs sont en partie synthétisés sur le lieu d'utilisation.


 -L'élément postsynaptique n’a, au contraire, aucune vésicule synaptique. Mais il contient quelques mitochondries, nécessaires pour assurer le fonctionnement de la synapse.


 -L'espace intersynaptique (aussi appelé fente synaptique) est la zone qui sépare les membranes des deux neurones.


Les synapses sont la zone de jonction entre 2 neurones et sont de la taille d’environ 0,1 micron. Dans notre cerveau, les synapses sont innombrables : 100 milliards de neurones établissent chacun plusieurs milliers de contacts. Les synapses peuvent être chimiques, c’est-à-dire que le signal est transmis à travers une action chimique ou électrique.

Les informations sont transmises par signal électrique à l’intérieur du neurone, et par signal chimique quand il s’agit de passer d’un neurone à un autre. Elles peuvent aller vers d’autres neurones. Les synapses à signaux chimiques utilisent les neurotransmetteurs et sont également à l’origine de la plasticité du cerveau.

C’est l’élément présynaptique qui produit le neurotransmetteur et l’élément postsynaptique qui le reçoit.

Afin que la conduction nerveuse permette au message nerveux de se propager le long de l’axone, celui-ci comporte deux phases : la première, où il y a une "conduction électrique" au cours de laquelle le message nerveux se déplace le long de l'axone d'un même neurone, et la deuxième, où, lorsque le signal est parvenu à l'extrémité de l'axone, il y a une "transmission chimique" permettant de transmettre le message nerveux au neurone suivant.


Il y a dans notre cerveau une zone appelée « zone de récompense ».

Elle a pour rôle de procurer du plaisir ou de la satisfaction lorsque l’on fait quelque chose procurant du plaisir, ou même lorsque l’on effectue des fonctions vitales de l’organisme tel que manger, dormir, se reproduire etc. Chacune des expériences effectuées par l’Homme et procurant du plaisir se caractérisent par une augmentation de libération de dopamine dans l’organisme.


Au niveau de la synapse, le courant électrique est relayé par des substances chimiques, les neurotransmetteurs, par exemple la dopamine. Elle permet la transmission de l’influx nerveux à travers les synapses. Sa sécrétion procure du plaisir, on en sécrète naturellement mais la drogue fait augmenter son taux.

Ces neurotransmetteurs traversent la fente synaptique et atteignent le second neurone, où ils recréent un message nerveux de nature électrique. Les neurotransmetteurs sont libérés dans la fente synaptique et atteignent la membrane postsynaptique par diffusion. Ils se fixent sur les récepteurs de cette membrane.

Le neuromédiateur, ici la dopamine passe par le neurone présynaptique et est libéré dans la fente synaptique. Afin d’aller dans le récepteur spécifique à dopamine. La cocaïne joue le rôle de bloquer le système de capture de la dopamine, ainsi la dopamine reste plus longtemps et en plus grande quantité dans la fente synaptique. Cela provoque une stimulation de l’activité de la personne et une sensation d’euphorie.

Comme on peut le voir ci-dessous, la cocaïne bloque les transporteurs de dopamine qui permettent la recapture de celle-ci dans le neurone présynaptique.


Quels sont les effets de la cocaine ?

Oui, malgré les apparences, la cocaïne a des effets positifs sur notre organisme. Par exemple, elle provoque une amélioration des capacités sexuelles et sportives , une meilleure lucidité, diminue l’anxiété mais c'est également un stimulant (du système nerveux). La cocaïne a été utilisée en usage thérapeutique comme anesthésiant mais n’est plus utilisée de nos jours.

Mais si la cocaïne n'avait que des effets positifs, elle serait sans aucun doute légale.


Nombreux sont les effets négatifs hélas.. Par exemple cette drogue provoque immédiatement des nausées qui provoquent ensuite des troubles digestifs, une attitude violente, agressive, suicidaire, etc.. Il y a également des effets à terme moyen, le consommateur est victime d'une forte dépendance au produit, d'une exclusion sociale et financière notamment dû à l’achat de cette drogue extrêmement couteuse. A court terme, l’individu consommant de la cocaïne peut être victime d'anorexie. De plus, sa température corporelle et la pression sanguine sont en augmentation causant une accélération de la respiration. On peut également reconnaître une personne étant sous l'emprise de cocaïne car ses pupilles sont dilatées, de plus le comportement de cette personne est assez étrange, il est incohérent dans son attitude et parfois même violent. Les cocaïnomanes subissent également à court terme des troubles du sommeil.

A long terme, la cocaïne provoque une détérioration des vaisseaux sanguins du cœur au cerveau, du foie, des reins et des poumons, la tension de l'individu est aussi élevée ce qui peut conduire à des crises cardiaques voire à la mort.

Cette drogue favorise la destruction des tissus du nez de par le fait de sniffer la poudre. De plus, elle provoque un disfonctionnement sexuel des organes de reproduction à long terme, l'individu peut devenir stérile. Les consommateurs de crack sont eux aussi victime de complications pulmonaires (résultant du mode d’administration : l'inhalation de vapeur). Quand on prend de la cocaïne le taux de dopamine augmente et c’est l’euphorie, mais quand on devient en manque, le taux de dopamine baisse d’un coup et l’ on tombe alors dans la dépression.

On peut ajouter également qu’un conducteur sous emprise de cocaïne au volant peut se révéler dangereux et être à l’origine d’accident grave du fait de possibles hallucinations visuelles et de sentiments d’invincibilité.

« Le dealer dit qu'il te vend du rêve en réalité il te file un aller simple pour l'enfer. »


La cocaine et le sport

Quelques sportifs ayant succombé à la tentation

Lucas Paolini

Luca Paolini fait ses débuts professionnels en 2000 au sein de l'équipe italienne Mapei-Quick Step. En 2001, il gagne le Grand Prix de Lugano et dispute son premier grand tour, celui d'Espagne. Il dispute en juillet son

troisième Tour de France puis en août ses deuxièmes Jeux olympiques, à Londres. Il prend la neuvième place de la course en ligne. Il est ensuite classé parmi les dix premiers de trois courses de l'UCI World Tour : dixième du Grand Prix de Plouay, quatrième du Grand Prix de Québec et neuvième du Grand Prix de Montréal. Il est ensuite quatrième du Grand Prix de Wallonie, deuxième du Grand Prix de Prato et du Grand Piemonte et participe au championnat du monde. A 39 ans, suspendu 18 mois après un test antidopage à la quatrième étape lors du Tour de France 2015. Il a commencé à consommer de la cocaïne 2 semaines avant le début de la compétition. « Tout a commencé par une addiction aux somnifères. » Il a eu des problèmes familiaux.


Richard Gasquet

Richard Gasquet est l'un des meilleurs joueurs français de l'ère Open en nombre de titres en simple. Il remporte la médaille de bronze lors des Jeux olympiques de Londres et le titre en double mixte à Roland-Garros en 2004. Au cours du tournoi de Miami en 2009, il a été contrôlé à la cocaïne puis suspendu par la suite. Plaidant non-coupable, le tennisman français explique pour sa défense que ce résultat positif est la conséquence d’un flirt d’un soir. Au cours d’une soirée en boîte de nuit, Gasquet a embrassé une jeune femme apparemment très accro aux drogues en tout genre. Au final l’actuel 15e mondial a été blanchi par la suite. Il recommence les compétitions.


Javier Sotomayor

Javier Sotomayor est un athlète cubain spécialisé en saut en hauteur.

Champion olympique en 1992, et champion du monde à six reprises, il est l'actuel détenteur du record du monde de la discipline avec 2,45 m. Il détient également le record du monde en salle avec un saut à 2,43 m. Considéré comme le plus grand de son époque. Il s'est classé onze fois parmi les trois meilleurs de l'année. Suspendu deux ans par la Fédération internationale d'athlétisme à la suite d'un contrôle positif à la cocaïne intervenu en 1999, Javier Sotomayor voit sa peine réduite de moitié pour « circonstances exceptionnelles ». En 2001, il est contrôlé positif à la nandrolone Il est suspendu à vie de toute compétition.


Le dépistage de la cocaine

La cocaïne est utilisée comme produit améliorant la performance ; elle permet de démultiplier son « punch ». La cocaïne est un produit interdit en compétition. Les tests de dépistage sont nombreux, et bien argumentés. Les erreurs sont rares, les faux-positifs exceptionnels. L’urine, test de dépistage de choix pour les sportifs, est en fait également le liquide biologique idéal pour dépister une consommation de cocaïne. En effet, l’urine restera positive pour une durée de 48 à 72 heures, après la prise de cocaïne. Pour des consommateurs plus réguliers, le test de dépistage peut rester positif pendant 2 mois. La cocaïne reste 24 heures dans le sang, de 24h à 28h dans la salive, et jusqu’à 90 jours dans les cheveux. Les cheveux poussent d’un cm par mois et leur analyse, cm par cm, retrace l’histoire de la consommation dans le temps : l’étude du cheveu situé le plus près de la racine reflète l’exposition la plus récente, alors que l’étude du cheveu vers la pointe témoigne de l’exposition la plus ancienne. Tout traitement des cheveux, décoloration, permanente, lissage, baisse les concentrations des molécules incorporées. Dans ces cas-là, d’autres poils peuvent être prélevés (axillaire, pubien, thoracique). Les méthodes dites qualitatives utilisent un réactif chimique pour vérifier la présence ou non de drogue dans l’échantillon testé. Les réactifs thiocyanate de cobalt (test de Scott) et réactifs de Mandelin sont calibrés pour réagir à partir d’un certain seuil de présence de la substance. Test de Scott consiste à pulvériser la plaque avec la solution. Les alcaloïdes et les amines apparaissent colorés en bleu sur un fond blanc ou rose. La couleur devient pâle après deux heures et peut être restaurée par pulvérisation d’eau ou mieux de vapeur d’eau. Si ce seuil est dépassé, le résultat est « positif ». S’il ne l’est pas, le résultat est « négatif ». Le délai de dépistage : trop tôt après la consommation, il est possible que les traces ne soient pas encore visibles. Trop long temps après, ces traces ont peut-être déjà disparu.


La cocaïne est dépistable :

- de 2 à 4 jours dans les urines en cas d’usage occasionnel,

- 10 à 14 jours dans les urines en cas d’usage intensif sur plusieurs mois,

- quelques heures dans le sang.


La prévention

De nos jours, il existe de nombreux services de prévention pour venir en aide aux personnes devenues dépendantes à la cocaïne. Ces services permettent d’aborder au mieux, avec les consommateurs potentiels ou confirmés, le thème des risques associés à la cocaïne et les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour les réduire. Tout l’intérêt de l’intervention précoce est d’amener la personne à réfléchir sur sa consommation, à poser elle-même un regard critique sur sa pratique, voire la remettre en question. A l’inverse, vouloir convaincre en insistant d’emblée sur les méfaits risque de faire fuir et de faire perdre le lien de confiance.


Point de vue légal et éthique

En France, l’usage de produits stupéfiants est interdit par l’article l 3421-1 du Code de la santé publique qui prévoit des peines maximales d’un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. Depuis la loi du 5 mars 2007 les personnes ayant commis ce délit encourent également une peine complémentaire : elles doivent effectuer un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiants.

Comme pour toutes les sanctions pénales, il s’agit de peines maximales et, dans la pratique, les magistrats conservent une grande marge d’appréciation. L’emprisonnement reste très exceptionnel. En cas d’interpellation, le consommateur peut ainsi éviter la sanction pénale en acceptant une aide médicale, psychologique et sociale. La justice dispose de larges possibilités d’alternative s aux poursuites ou à la sanction : classement avec avertissement, classement avec orientation vers le secteur sanitaire et social (médecins, psychologues, assistantes sociales, associations, etc.), injonction thérapeutique (obligation de se soigner) et les poursuites sont alors suspendues.

Si l’usager ne se plie pas à cette injonction, ou s’il est à nouveau interpellé pour usage, le procureur de la République peut décider une nouvelle injonction thérapeutique, soit traduire l’usager devant le tribunal correctionnel.) Le procureur de la République peut appliquer, avec l’accord de la personne interpellée, la procédure de « composition pénale » qui évite le jugement : travail d’intérêt général, versement d’une amende, remise du permis de conduire, etc. Par ailleurs, tout consommateur peut, par lui-même, demander une assistance médicale (entretien , consultation, hospitalisation, etc.) qui sera anonyme et gratuite. Il y a également des interdictions professionnelles, en effet tout comme la sanction pénale, le fait d’être condamné pour usage de stupéfiants peut interdire l’accès ou le maintien dans certaines professions. Pour l’usage de stupéfiants, la garde à vue est de 24 heures et peut être prolongée également de 24 heures avec l’autorisation du procureur de la république. Pour le trafic, la garde à vue peut durer 4 jours sur autorisation des magistrats. Dans les deux cas, l’examen médical est obligatoire ainsi que l’intervention d’un avocat.


L’éthique est l’ensemble des principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu'un. Prendre de la cocaïne pour un sportif, c’est de la triche par rapport à celui qui n’en prend pas. Les performances sportifs étant démultipliées de façon non-naturelle. De plus les sportifs dopés attirent de nombreuses personnes suspectes, pas seulement les dealers mais aussi tous ceux qui gravitent autour. Le "marché" du dopage a permis l'apparition de filières de laboratoires recrutant de nombreux scientifiques et détournant des procédés médicaux d'une façon peu éthique.


Nous en concluons que...

Pour conclure, nous pouvons dire que la cocaïne est un puissant stimulant qui produit des changements de comportement et affecte les systèmes neurologiques. En effet, la cocaïne fait augmenter le taux de sécrétion de dopamine qui procure le plaisir. Quand une personne prend de la cocaïne, il se sent heureux, épanoui, il n’a plus de soucis. La cocaïne émet de nombreux effets positifs comme la diminution de l’anxiété ou encore l’amélioration des performances sexuelles. Mais elle émet également des effets négatifs comme une détérioration des vaisseaux sanguins. Cette drogue est aussi utilisée pour améliorer les performances physiques dans le sport. En effet, elle permet de démultiplier son «

De nombreux sportifs l’utilisent mais le plus souvent, ils sont arrêtés après avoir été dépistés. La cocaïne est un des psychotropes, avec la nicotine, produisant les plus fortes dépendances psychologiques. L'arrêt de consommation est très difficile pour beaucoup d'utilisateurs et nécessite très souvent de se faire aider.

 

Fin de l'extrait

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