Un regard sur l'évolution de l'Homme - SVT - Terminale S

Un regard sur l'évolution de l'Homme - SVT - Terminale S

Voici un cours de SVT gratuit pour la Terminale S, rédigé par notre professeur, qui porte sur le chapitre intitulé "Un regard sur l'évolution de l'Homme". Vous verrez tout d'abord les différences entre Homme et Chimpanzé au cours de l'évolution, à travers l'évolution de la génétique et l'évolution du phénotype. Vous vous intéresserez alors au groupe des primates : ancetre commun, principales caractéristiques... Enfin, vous étudierez le genre Homo avec les critères d'appartenance au groupe Homo, la phylogenie du groupe et les evolutions des outils et pratiques culturelles. 

Un regard sur l'évolution de l'Homme - SVT - Terminale S

Quiz de SVT :

Qu'est ce que la méiose ?

  • A.Une duplication de l'ADN
  • B.Une division des chromosomes
  • C.Un processus se déroulant durant l'élaboration des gamètes
  • D.Une naissance de cellules identiques à la cellule mère lors de la multiplication asexuée
Répondre aux 10 questions Voir tous les Quiz de SVT

Le contenu du document


A MAITRISER POUR LE BAC

  • Définitions de : primates, genre Homo, arbre phylogénétique, prognathisme.
  • Savoir placer des espèces ou des fossiles sur un arbre phylogénétique.
  • Pouvoir expliquer en quoi les espèces sont différentes.


DIFFERENCES ENTRE HOMME ET CHIMPANZE AU COURS DE L’EVOLUTION

EVOLUTION DE LA GENETIQUE

  • Données chromosomiques : les caryotypes

L’homme possède 23 paires de chromosomes tandis que le chimpanzé en possède 24 : le chromosome 2 de l’homme résulte de la fusion des chromosomes 2p et 2q du chimpanzé.

Les deux caryotypes sont très ressemblants, seule la position de certains gènes varie. Ceci est dû à des remaniements chromosomiques.

  • Données moléculaires

La comparaison d’une même molécule chez deux espèces différentes permet d’observer le degré d’homologie, c’est à dire la proportion de nucléotides (pour les gènes) ou d’acides aminés (pour les protéines) que l’on retrouve dans les deux séquences.

Entre l’Homme et le chimpanzé, il y a 99% d’homologie : la comparaison de deux éléments ne montrera donc pas ou très peu de variations entre les séquences.

  • Les séquences qui diffèrent : exemple d’HAR1 et d’ASPM

Parmi les séquences qui varient beaucoup, on trouve HAR1 et ASPM. Grâce à elles on peut expliquer la différence de taille des cerveaux et la surface des cortex :

  • ASPM : responsable de la taille du cerveau. Une mutation peut conduire à la réduction de 70% de la taille du cerveau (microcéphalie).
  • HAR1 : responsable du plissement du cortex cérébral. Une mutation peut conduire à la formation d’un cortex sans plis (lissencéphalie).


Les différences morphologiques rencontrées au niveau du cerveau peuvent donc être dues à :

  • Une différence de durée d’expression du gène (gène ASPM),
  • Une absence d’expression du gène (gène MYH16),
  • Ou encore d’une expression identique mais à des moments différents (gène HAR1).


L’EVOLUTION DU PHENOTYPE

  • Une vitesse de développement et des caractéristiques physiques différentes.

La production de neurones est de 5 000 par seconde pendant le développement embryonnaire. Comme le développement embryonnaire de l’homme est quatre fois plus long que celui du chimpanzé, l’homme possède quatre fois plus de neurones.

Les crânes des fœtus ont la même apparence : forme ronde et face aplatie. Après la naissance, ils se modifient mais n’aboutissent pas au même résultat :

  • Chimpanzé :
    - Croissance rapide, mais qui s’arrête à la maturité sexuelle : 6-8ans,
    - Prognathisme : disposition allongée de la face avec la mâchoire vers l’avant,
    - Migration du trou occipital vers l’arrière,
    - Hausse du développement de certains traits : bourrelet sus orbitaire, arcades zygomatiques (joues), et canines.


  • Homme :
    - Croissance lente mais qui continue après la maturité sexuelle, à savoir jusqu’à 20 ans,
    - Augmentation du volume cérébral,
    - Trou occipital centré,
    - Incurvation et élargissement du bassin qui forme ainsi une cuvette,
    - Forme globuleuse et face aplatie conservées.

  • Influence de l’environnement

La consommation de lactose : chez les primates, les adultes ont peu à peu perdu la possibilité de digérer le lactose. C’est une mutation sur le gène de la lactase qui serait survenu chez des peuples du Caucase consommateurs de lait. Cette modification du code génétique a été conservée car elle procurait un avantage sélectif aux individus. 

Les outils : ils varient selon l’environnement ; la communication entre individus de génération en génération est donc primordiale puisqu’elle permet la transmission du savoir et l’apprentissage.

La vie en communauté : la culture et les comportements associés aux variations de l’environnement varient entre chaque population et sont transmis d’une génération à l’autre.


  • Un ancêtre commun

L’Homme et le chimpanzé partagent un ancêtre commun qui daterait de 7 millions d’années, et qui aurait habité en Afrique.

L’absence de fossiles ou la présence de fossiles très incomplets comme celui d’Orrorin empêche les scientifiques de définir précisément un fossile comme étant l’ancêtre commun. Malgré cela on sait qu’il possèderait des caractéristiques communes à l’Homme et au Chimpanzé (bipédie, taille moyenne (1M) rapports hiérarchisés dans la communauté …)

A noter : Orrorin a été découvert au Kenya en 2001, il date de 6 millions d’années.


LE GROUPE DES PRIMATES

Les primates sont des mammifères à gros cerveau présentant des orbites orientées vers l’avant et des doigts terminés par des ongles. Ce groupe est apparu il y a 60 millions d’années.


UN ANCETRE COMMUN

Les plus anciens fossiles primates ne ressemblent ni à l’Homme ni aux singes actuels, mais ont des caractéristiques des deux. Il existe donc un ancêtre commun à ces deux espèces qui daterait de -65 à -50 millions d’années.

Il est hypothétique car par manque de fossiles, on ne l’a pas encore identifié. Les deux lignées ont évolué de façon différente à partir de cet ancêtre commun pour aboutir aux hommes et aux singes que l’on connaît aujourd’hui.


LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES PRIMATES

  • Le pouce opposable qui permet la préhension,
  • Les doigts sont terminés par des ongles,
  • Les orbites sont orientées vers l’avant et sont plus grandes : meilleure perception du relief,
  • Le volume cérébral est plus développé que celui des autres mammifères,
  • Il n’y a pas de queue,
  • On trouve 16 dents sur chaque mâchoire.

UN GROUPE A CARACTERE BUISSONNANT

Arbre phylogénétique : représentation schématique montrant les liens de parenté entre des groupes d’êtres vivants. Il peut être réalisé à partir de critères tels que le prognathisme ou la position du trou occipital, ou bien encore l’adaptation du squelette à la bipédie.


LE GENRE HOMO

Genre Homo : groupe dont les membres possèdent une face plate (pas de prognathisme) et un trou occipital sous le crâne. Il regroupe l’homme actuel ainsi que quelques fossiles présentant des caractéristiques communes.


CRITERES D’APPARTENANCE AU GROUPE HOMO

  • La face est réduite et aplatie : le menton est aligné avec l’os frontal,
  • Le trou occipital est placé au centre du crâne, ce qui permet que la tête soit posée en équilibre sur la colonne vertébrale et que l’individu puisse se tenir en position debout,
  • Le dimorphisme sexuel est peu marqué,
  • L’individu est bipède et peut courir grâce à :
    - Un bassin court mais large : plus grande surface de fixation pour les muscles,
    - Un col du fémur long,
    - Un fémur orienté vers l’intérieur,
    - Des genoux épais pouvant amortir les chocs,
    - Une voûte plantaire marquée et un talon épais,
    - La perte du pouce opposable au niveau du pied,
  • On trouve des manifestations d’une pensée réfléchie : confection d’outils, activité culturelle, artistique …


/ ! \ L’australopithèque a un prognathisme important et un front fuyant. Il n’appartient pas au genre Homo.


LA PHYLOGENIE DU GROUPE

Au cours de l’évolution, les représentants du genre homo se sont distingués les uns des autres dans des temps très courts. C’est pourquoi, selon les critères d’évolution retenus, les scientifiques ne sont pas unanimes sur l’enchainement phylogénétique des individus.


OUTILS ET PRATIQUES CULTURELLES : EVOLUTIONS

L’utilisation des outils n’est pas spécifique de individus du genre Homo : des singes en utilisent encore aujourd’hui pour atteindre de la nourriture.

Ex de la pierre pour casser les noix, du bâton pour attraper les insectes …

Néanmoins, les représentants du genre Homo les ont perfectionnés et les ont rendus plus efficients.

  • Ils ont développé des pratiques culturelles via les peintures rupestres et les objets artistiques,
  • Ils ont créé des « choppers » : galets avec un bord tranchant obtenu en les frappant avec une autre pierre.


CLASSIFICATION D’UN FOSSILE AU SEIN DE LA LIGNEE HUMAINE

  • Tout fossile présentant au moins un des caractères anatomiques propres à l’homme actuel appartient à la lignée humaine,
  • Toute trace fossile d’une activité culturelle est l’œuvre d’un représentant de cette lignée.

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

jkjkqfkfqmk
3 5 0
12/20

ça va elle est bien

par - le 21/06/2016

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