Sujet SVT - Bac S 2017 Pondichéry

Sujet SVT - Bac S 2017 Pondichéry

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Le sujet de SVT du Bac S 2017 de Pondichéry comporte 3 exercices séparés en 2 grandes parties. Dans la partie I, il était question des ophiolites et des chaînes de montagne. L'exercice 1 de la partie II portait sur le cri du rhinolophe de Mehely (vous devez répondre à un QCM), et enfin, l'exercice 2 abordait une nouvelle espèce d'hominidé : l'Homo naledi.

Téléchargez gratuitement ci-dessous le sujet de SVT obligatoire du Bac S 2017 de Pondichéry.

Sujet SVT - Bac S 2017 Pondichéry

Le contenu du document


Partie I (8 points)

Ophiolites et chaînes de montagnes

Parmi les nombreux indices géologiques permettant de reconstituer la formation d’une chaîne de montagnes, les ophiolites sont des lambeaux de lithosphère océanique que l’on peut retrouver parfois à plus de 3000m d’altitude.

En vous appuyant sur l’interprétation d’indices géologiques, reconstituer un scénario de la formation d’une chaîne de montagnes expliquant la présence d’ophiolites.

Votre exposé comportera une introduction, un développement structuré, une conclusion et sera illustré d’un ou plusieurs schéma(s).


Partie II exercice 1 (3 points)

Le cri du rhinolophe de Mehely

Une espèce de chauve-souris européenne, le rhinolophe de Mehely (Rhinolophus Mehelyi), présente la particularité de pousser des cris de très haute fréquence c’est-à-dire extrêmement aigus, par rapport aux autres espèces de chauve-souris.

On cherche à comprendre comment l'évolution a pu conduire à la très haute fréquence des cris du rhinolophe de Mehely.

Cocher la bonne réponse dans chaque série de propositions du QCM et rendre la fiche-réponse avec la copie.


Document 1 : les cris des chauves-souris

Les chauves-souris émettent des cris aigus dont l’écho leur permet de se situer dans leur environnement et de localiser avec précision les insectes qu’elles chassent. C’est ce que l’on appelle l’écholocalisation.

Plus les cris sont aigus, plus ils sont atténués au cours de leur propagation dans l’air et, par conséquent, moins ils portent loin dans le milieu. La haute fréquence des cris du rhinolophe de Mehely diminue donc l’efficacité de son écholocalisation ce qui réduit l'efficacité de la chasse des insectes.

On sait aussi que la fréquence des cris des chauves-souris est un caractère héréditaire.


Document 2 : comportement de femelles de rhinolophes de Mehely confrontées à des cris de différentes fréquences

Les femelles utilisées sont placées tour à tour face à deux compartiments contenant chacun une enceinte qui diffuse des cris de rhinolophes de Mehely mâles. On note vers quel compartiment la femelle testée se dirige lorsqu’elle entend les cris. 

comportement de femelles de rhinolophes de Mehely confrontées à des cris de différentes fréquences

 

RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX


Document 3 : degré de parenté entre 28 rhinolophes de Mehely mâles et les autres membres de leur colonie, en fonction de la fréquence des cris de ces mâles

Les rhinolophes de Mehely vivent généralement en colonie de plusieurs centaines d’individus. On prélève l’ADN des individus d’une colonie et, par comparaison, on évalue le degré de parenté entre 28 mâles de la colonie et les autres membres de ce groupe.

Un fort degré de parenté entre un mâle et les autres membres de la colonie indique que ce mâle a eu beaucoup de descendants. 


Fiche-réponse à rendre avec la copie

QCM

Cocher la réponse exacte pour chaque proposition

1. Les résultats expérimentaux présentés dans le document 2 indiquent que les femelles testées atterrissent :

□ davantage dans le compartiment 1.

□ davantage dans le compartiment 2.

□ indifféremment dans chacun des deux compartiments.

□ exclusivement dans le compartiment 2.


2. Les résultats de l'expérience présentée dans le document 2 indiquent que :

□ les rhinolophes de Mehely mâles sont attirés par les rhinolophes de Mehely femelles émettant les cris les moins aigus.

□ les rhinolophes de Mehely mâles sont attirés par les rhinolophes de Mehely femelles émettant les cris les plus aigus.

□ les rhinolophes de Mehely femelles sont attirés par les rhinolophes de Mehely mâles émettant les cris les moins aigus.

□ les rhinolophes de Mehely femelles sont attirés par les rhinolophes de Mehely mâles émettant les cris les plus aigus. 


3. Le graphique du document 3 indique que :

□ plus un mâle émet un cri aigu plus son degré de parenté avec les autres membres de la colonie est fort.

□ plus un mâle émet un cri aigu plus son degré de parenté avec les autres membres de la colonie est faible.

□ moins un mâle émet un cri aigu plus son degré de parenté avec les autres membres de la colonie est faible.

□ la fréquence du cri d'un mâle est indépendante du degré de parenté avec les autres membres de la colonie.


4. La mise en relation des documents 2 et 3 indique que les mâles avec un cri à :

□ haute fréquence sont davantage choisis comme partenaire de reproduction par les femelles ce qui leur confère une faible descendance.

□ haute fréquence sont davantage choisis comme partenaire de reproduction par les femelles ce qui leur confère une descendance nombreuse.

□ basse fréquence sont davantage choisis comme partenaire de reproduction par les femelles ce qui leur confère une faible descendance.

□ basse fréquence sont davantage choisis comme partenaire de reproduction par les femelles ce qui leur confère une descendance nombreuse. 


5. D’après le document 1, le cri à haute fréquence des rhinolophes de Mehely est un caractère :

□ appris par les jeunes rhinolophes de Mehely parce qu'il favorise la chasse des insectes.

□ appris par les jeunes rhinolophes de Mehely bien qu'il soit défavorable à la chasse des insectes.

□ déterminé génétiquement et favorable à la chasse des insectes.

□ déterminé génétiquement et défavorable à la chasse des insectes. 


6. La persistance d'un cri à haute fréquence de génération en génération chez les rhinolophes de Mehely résulte :

□ d’un phénomène d’apprentissage.

□ d’une hybridation.

□ d’un phénomène de sélection naturelle.

□ d'un phénomène de dérive génétique. 


Partie II exercice 2 - enseignement obligatoire (5 points)

Une nouvelle espèce d’hominidé : l’Homo naledi

En octobre 2013, une équipe de scientifiques américains a découvert dans une grotte d’Afrique du Sud plus de 1500 ossements fossilisés appartenant à une quinzaine de grands primates. Selon Lee Berger, le responsable de cette équipe, il s’agit d’une nouvelle espèce du genre Homo, baptisée Homo naledi.

Mais, tous les spécialistes n’approuvent pas cette classification. C’est le cas du paléontologue français Yves Coppens qui déclarait en 2015, dans les colonnes du journal Le Monde : « L’Homo en question n’est, bien sûr, pas un Homo (...) mais un australopithèque de plus ».

À l’aide de l’exploitation des documents mise en relation avec vos connaissances, montrer que la place d’Homo naledi est encore discutable dans le genre Homo.

Votre réponse intégrera le tableau comparatif donné en annexe, que les scientifiques ont commencé à remplir à partir de l’analyse des ossements retrouvés d’Homo naledi, et que vous complèterez.


Document 1 : comparaison du diamètre de la première molaire d’Homo naledi avec celui d’autres espèces fossiles 

comparaison du diamètre de la première molaire d’Homo naledi avec celui d’autres espèces fossiles


Document 2 : comparaison du volume de l’encéphale d’Homo naledi avec celui d’autres espèces fossiles 

comparaison du volume de l’encéphale d’Homo naledi avec celui d’autres espèces fossiles


Document 3 : quelques caractéristiques des os de la jambe d’Homo naledi

Document 3.a : vue antérieure de la partie supérieure du fémur d’un Homo naledi, comparée à celle de deux autres espèces

vue antérieure de la partie supérieure du fémur d’un Homo naledi, comparée à celle de deux autres espèces


Pour comparer cette partie supérieure du fémur, les scientifiques utilisent deux critères :

 

  • la tête du fémur qui peut être réduite ou élargie,
  • le col du fémur qui peut être court ou long. 


Document 3.b : longueur maximale du tibia d’Homo naledi, comparée à celle d’autres primates 

longueur maximale du tibia d’Homo naledi, comparée à celle d’autres primates


Document 4 : pied d’Homo naledi, comparé à celui d’autres primates

Chez Homo naledi, les os représentés en blanc n’ont pas été retrouvés.

Chez le gorille :

  • le premier métatarsien s'écarte des autres, il s’agit d’une adaptation au grimper arboricole.
  • les tarsiens représentent à peine 1/3 de la longueur du pied contre 1/2 chez Homo sapiens.


Chez Homo sapiens le fait que les tarsiens représentent la moitié de la longueur du pied rend ce dernier rigide ce qui confère une aptitude à la course.

D’après L. Berger et al., eLife, 2015 et http:// evolution-biologique.org


Document 5 : comparaison de l’arcade dentaire de la mandibule inférieure d’Homo naledi avec celle de trois primates

comparaison de l’arcade dentaire de la mandibule inférieure d’Homo naledi avec celle de trois primates

Les lignes tracées sur les arcades dentaires représentent le positionnement des dents (de la canine à la dernière molaire), sur la mandibule inférieure. La comparaison de l’arcade dentaire se réalise en fonction de ce critère. Ainsi, les dents sont positionnées soit sur des droites parallèles, soit sur des droites divergentes (de degré variable).


Document 6 : l’importance de la datation d’Homo naledi

Les fossiles d’Homo naledi n’ont pas encore pu être datés. Or, cette datation pourrait s’avérer déterminante pour la classification.

En effet, si tous les paléontologues s’accordent à dire que cette nouvelle espèce n’appartient pas au genre Paranthropus, ils hésitent toujours entre le genre Australopithecus et le genre Homo.

La frise ci-dessous indique les périodes d’existences des principales espèces de chacun de ces trois genres. 

 l’importance de la datation d’Homo naledi

P = genre Paranthropus

H = genre Homo

A = genre Australopithecus

Fin de l'extrait

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