La réaction inflammatoire - Fiche révision SVT Bac S

La réaction inflammatoire - Fiche révision SVT Bac S

A l'issue d'une blessure ou d'un traumatisme, notre corps met en place des systèmes de défense afin de se protéger des agents qui agressent l'organisme. Nous possédons deux types de systèmes immunitaires dont nous allons voir le fonctionnement.
La réaction inflammatoire - Fiche révision SVT Bac S

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A l'issue d'une blessure ou d'un traumatisme, notre corps met en place des systèmes de défense afin de se protéger des agents qui agressent l'organisme. Nous possédons deux types de systèmes immunitaires dont nous allons voir le fonctionnement.

I - Deux sortes d'immunités : immunité innée et immunité adaptative

1 - Deux dispositifs de défense

Dans l'organisme des êtres vivants vertébrés, deux systèmes immunitaires sont présents : l'un est présent dès la naissance, il est inné, le second s'acquiert et se développe tout au long de la vie.
  • La réponse immunitaire innée, héritée génétiquement et présente dès la naissance est active dès la venue au monde des vertébrés. Elle n'a pas besoin d'être éduquée de manière spécifique : Les différents modes d'actions sont déjà prédéfinis et ne nécessitent pas d'accoutumances spécifiques aux microorganismes concernés.
  • La réponse adaptative quant à elle se met en place lors de la première rencontre avec des organismes spécifiques encore inconnus.

2 - Petit historique

D'après d'importantes recherches menées, l'immunité innée est apparue chez les êtres vivants il y a environ 800 millions d'années. On la retrouve chez la plupart des espèces animales pluricellulaires où elle est la seule présente (non couplée avec l'immunité adaptative). L'immunité innée est basée sur le fait que les cellules possèdent des récepteurs pouvant reconnaître des motifs moléculaires que l'on retrouve dans de nombreux microorganismes et qui perdurent encore au fil de l'évolution.
L'immunité adaptative est quant à elle apparue autour de -400 millions d'années et était, elle aussi présente uniquement chez les êtres vivants vertébrés qui représentaient alors moins de 5% de la population des êtres vivants. Elle se couple à l'immunité innée afin de doter les organismes de nouveaux récepteurs sensibles à la rencontre de nouveaux microbes.

3 - Différents types de cellules

La réponse innée et la réponse adaptative impliquent chacune la participation de cellules spécifiques. Pour la réponse innée, ce sont surtout les cellules qui sont réfugiées dans les tissus qui sont concernées. On les appelle les macrophages, les cellules dendritiques, et les mastocytes. Ces cellules détectent les microbes dès qu'ils pénètrent dans l'organisme. Il y a aussi des cellules intervenant dans la réponse innée : les granulocytes qui sont eux situés dans le sang.
En ce qui concerne la réponse adaptative, elle implique d'autres cellules spécifiques et notamment les lymphocytes de types B et T qui se déplacent sans cesse dans la lymphe et le sang.
Note : les lymphocytes B sont des lymphocytes qui obtiennent son immunocompétence dans la moelle osseuse. Les lymphocytes T se divise en deux catégories (Lymphocytes T CD4 et CD8). Ils grandissent dans le thymus.

II - Principe de la réaction inflammatoire

1 - Les symptômes de l'inflammation

Une inflammation provient souvent après une blessure, une piqure, une infection ou encore un traumatisme. On observe que la réaction inflammatoire est toujours manifestée par une rougeur, une sensation de chaleur, un gonflement et évidemment une douleur. Ces symptômes sont provoqués par une dilatation des vaisseaux qui se trouve à l'endroit de l'inflammation : On appelle ce phénomène la vasodilatation. Nous remarquons aussi un afflux de sang qui provoque spécifiquement la rougeur et la chaleur ainsi qu'une sortie de plasma sanguin dans les tissus qui provoque le gonflement dit aussi « œdème ». La stimulation de récepteurs sensoriels aussi appelés nocicepteurs, situés dans les muscles, la peau, les articulations et les viscères provoque la douleur. En effet, les tissus atteints dégagent la prostaglandine qui permet l'acheminement de messages nerveux des nocicepteurs au cerveau.

2 - Identifier les agents pathogènes

Les cellules appartenant à l'immunité innée sont dotées d'une quantité importante de récepteurs PPR (pattern recognition receptors) qui permettent aux cellules d'identifier les différents motifs moléculaires (virus, bactéries, champignons) qui sont présents dans de nombreux microorganismes.

3 - La réponse immunitaire est permise grâce aux médiateurs chimiques

L'identification d'un agent « à risque », pathogène pour l'organisme entraîne une réaction des cellules de l'immunité. Les chimiokines se libèrent et ramènent à elles les cellules de l'inflammation tandis que d'autres substances chimiques appelées cytokines, une fois libérées, mettront en marche des cellules immunitaires ou encore la phagocytose. Le phénomène de mobilisation des cellules immunitaires par ces deux substances chimiques se nomme « la diapédèse ».

4 - La phagocytose

Venons-en maintenant à la définition de la phagocytose évoquée plus haut. La phagocytose est la première réponse mise en place pour contrer les agents agresseurs de l'organisme pour ainsi éviter leur prolifération. Elle est aussi utile en tant que « nettoyeuse » car elle détruit les cellules immunitaires qui sont mortes ainsi que les restes de cellules des tissus abîmées par l'agent pathogène, après les avoir identifié grâce aux récepteurs PRR. Les restes de cellules à ingérer sont identifiés par les récepteurs PRR et avalés dans une vacuole où ils seront absorbés.

III - La mise en place de la réaction immunitaire adaptative

1 - Cellules dendritiques et antigènes

Les cellules dendritiques, découvertes depuis peu, font parties des phagocytes. On retrouve ces cellules dans les tissus de l'organisme, tous sauf le cerveau. Au niveau morphologique on peut voir qu'elles ont la caractéristique de posséder des longues ramifications cytoplasmiques capables de se mouvoir et très riches en récepteurs PRR. Ces prolongements cytoplasmiques permettent à la cellule d'identifier les microorganismes en évoluant dans leur milieu.
Ces cellules sont constituées sur leur membranes de protéines ; les CMH (Complexe Majeur d'Histocompatibilité). Celles-ci sont spécifiques à chaque individu le caractérise. Elles accueillent un antigène issu de la digestion du microorganisme lors de la phagocytose et le présente à la surface de la cellule dendritique alors appelée cellule présentatrice d'antigène ou CPA.

2 - Le rassemblement des cellules de l'immunité adaptative

Lorsqu'une cellule dendritique identifie un agent pathogène, elle se déplace jusqu'à un ganglion lymphatique. Une fois arrivée à ce ganglion, elle établit un contact avec les lymphocytes T qui ont la faculté de reconnaître les CMH et les antigènes. Ces lymphocytes sont mis en route grâce à la diffusion de cytokines : cette action indique le début de la réaction immunitaire adaptative.

IV - Permettre à l'organisme de maîtriser et d'enrayer l'inflammation

Les inflammations révèlent une accumulation de sang et de plasma dans les tissus, un nombre important de leucocytes localisé à l'endroit de l'inflammation ainsi qu'une diffusion de substances spécialisées. Souvent ces mécanismes provoquent des douleurs et parfois de la fièvre. L'inflammation dure jusqu'à 48h, si elle dure plus longtemps il peut y avoir des conséquences au niveau des organes. Pour freiner l'inflammation, il existe différents moyens.

1 - Les anti-inflammatoires stéroïdiens

Les glandes surrénales produisent des hormones stéroïdiennes qui ont un fort pouvoir anti-inflammatoire (découverte de 1850). Elles agissent de même que les anti-inflammatoires non stéroïdiens sur les prostaglandines. Elles ont cependant une action supplémentaire car elles freinent la production de cytokines qui déclenchent l'inflammation ainsi que la vasodilatation, et favorisent la phagocytose.
De nos jours on utilise beaucoup de stéroïdes de synthèse. Ils doivent être pris accompagnés d'un suivi médical important.

2 - Les anti-inflammatoires non stéroïdiens

L'aspirine est l'anti-inflammatoire le plus connu et le plus ancien (découvert dans l'antiquité) : elle provient de l'écorce de saule qui contient des substances qui agissent contre la douleur et la fièvre. La principale substance active est l'acide salicylique synthétisé par la suite en acide acétylsalicylique. On a découvert plus tard d'autres molécules permettant de soulager les douleurs et la fièvre de manière équivalente et notamment le paracétamol et l'ibuprofène.
Les molécules de l'aspirine, du paracétamol et de l'ibuprofène bloquent la vasodilatation des vaisseaux qui provoque la douleur et la fièvre en suspendant la synthèse des prostaglandines.
Attention : L'utilisation de ces anti-inflammatoires implique aussi des effets secondaires qu'il ne faut pas négliger car les molécules contenus dans ces médicaments ont d'autres fonctions et notamment celle d'accentuer la production du mucus protecteur du tube digestif.
Fin de l'extrait

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