Immunité adaptative

Immunité adaptative

Le programme de SVT en terminale Scientifique a quelque peu évolué et cette fiche n'est pas la plus complète mais elle vous apportera tout de même de bonnes notions de base à connaître sur l'immunité adaptative, un mécanisme en prolongement de...

Immunité adaptative

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Le programme de SVT en terminale Scientifique a quelque peu évolué et cette fiche n'est pas la plus complète mais elle vous apportera tout de même de bonnes notions de base à connaître sur l'immunité adaptative, un mécanisme en prolongement de l'immunité innée.

 

I - Une immunité particulière

L'immunité dont nous allons parler est bien entendu l'immunité adaptative. On la dit spécifique car la réaction immunitaire ne s'adresse qu'à un seul antigène. La vaccination est un bon exemple d'immunité adaptative car elle protège contre un seul microbe.
Cette immunité est garantie par deux types de lymphocytes qui diffèrent de par la nature de leurs récepteurs membranaires. Les lymphocytes B (ou LB), acquièrent leur immuno-compétence dans la moelle osseuse tandis que les lymphocytes T (ou LT) grandissent au niveau du thymus et se séparent en deux populations ; les lymphocytes TCD4 et les lymphocytes TCD8 qui possèdent encore d'autres détecteurs membranaires appelés CD4 et CD8.
Lors de la mise en place de l'immunité adaptative, l'organisme est toujours protégé grâce à la coopération de différents lymphocytes. Mais l'organisme est aussi protégé du microbe « assaillant » par :
  • Des molécules présentes dans le plasma du sang et de la lymphe. Lorsque ces molécules agissent on parle d'immunité à médiation humorale.
OU
  • Des lymphocytes directement. Cela s'appelle l'immunité à médiation cellulaire.

II - La mise en place de l'immunité

Lorsqu'une molécule antigénique est identifiée dans l'organisme, la réaction immunitaire se met en place et respecte trois grandes étapes que nous allons voir et décrire ci-dessous.

1 - La sélection clonale : Identification de l'antigène

La reconnaissance des molécules ou microorganismes étrangers se fait grâce aux lymphocytes B qui comme nous l'avons dit précédemment circulent dans le sang et la lymphe. Ces lymphocytes B possèdent des anticorps qui servent de récepteurs sur leurs membranes et qui leur permettent l'identification de l'antigène.
Les anticorps aussi appelés immunoglobulines, sont des protéines ayant la forme d'un Y et composées de quatre chaînes identiques deux à deux de polypeptidiques (deux chaines lourdes et deux chaînes légères).
Important : Les anticorps fixés sur un lymphocyte B sont tous les mêmes mais peuvent varier d'un individu à l'autre.
Des recherches sur les chaînes lourdes ou légères montrent que les cents premiers acides aminés sur chaque branche du Y sont toujours différents d'un lymphocyte B à l'autre alors que la suite des chaînes s'avèrent identiques chez d'autres lymphocytes B. Sur la partie variable de chaque chaîne on trouve les deux sites anticorps sur lesquels se fixera l'antigène. Chaque lymphocyte B ne peut identifier qu'un seul antigène.
Les lymphocytes T quant à eux, identifient l'antigène grâce à des immunoglobulines membranaires dites aussi « récepteurs T ». Ces récepteurs sont constitués, de même que les lymphocytes B de deux chaînes de polypeptidiques ayant chacune une partie qui diffère selon le lymphocyte et une partie identique d'un lymphocyte à l'autre. Le site de reconnaissance des antigènes membranaires est situé au niveau des parties variables.
Important : Puisque le lymphocyte T ne reconnait pas spontanément l'antigène (il est dit LT « naïf »), celui-ci doit lui être présenté joint à une molécule du CMH grâce à une cellule spécialisée. Cette cellule est très souvent une cellule dendritique et sera dite Cellule Présentatrice de l'Antigène (CPA).

2 - L'amplification clonale

Les deux catégories de lymphocytes sont donc activées respectivement par leur antigène. On peut identifier cette activation car les lymphocytes vont se multiplier de manière à donner plein de clones, grâce à plusieurs mitoses qui vont s'effectuer les unes après les autres. On appelle cette multiplication l'amplification clonale.

3 - La différenciation

1 - Lymphocytes B et différenciation

Après l'amplification clonale, les lymphocytes B se divisent en deux parties : d'une part les plasmocytes qui sont des cellules qui sécrètent l'immunoglobuline soluble présentant des sites anticorps identiques à ceux présents sur les récepteurs des lymphocytes B originaux. D'autre part, les lymphocytes mémoire que nous verrons par la suite.

2 - Lymphocytes T et différenciation

De même, après l'amplification clonale, les LT CD8 se transforment en LT cytotoxiques (ou LTc) qui ont une durée de vie minime et qui ont la capacité de détruire toute cellule identifiée comme anormale.
Les LT CD4 quant à eux, évoluent en LT auxiliaire (ou LTa). Ces LTa diffuse un messager chimique appelé interleukine 2. L'interleukine 2 favorise la multiplication des LB, et des deux sortes de LT. Elle permet de plus la différenciation des LB en plasmocytes et des LT CD8 en LTc.
Note : Les LT CD4 jouent un rôle primordial dans l'immunité adaptative car leur destruction provoque une défaillance du système immunitaire et permet ainsi aux antigènes de pénétrer plus facilement dans le corps et de se développer. On remarque cela notamment chez les individus atteints du SIDA.

III - Suppression de l'antigène

1 - Anticorps et antigène

Les anticorps ou immunoglobulines solubles ont pour but d'anéantir les antigènes, de les rendre inefficaces. Les anticorps se lient à des antigènes afin de les éliminer grâce à leur site anticorps : on appelle cela la réaction antigène-anticorps. On peut avoir alors plusieurs situations qui découlent de cette réaction:
  • Lorsqu'il y a contact entre un anticorps et un antigène soluble, des complexes immuns insolubles se forment.
  • En revanche, si l'antigène est déjà fixé sur les membranes d'une cellule alors elle sera recouverte d'anticorps.
La phagocytose entre ensuite en jeu afin de nettoyer les restes de complexes immuns.

2 - Les LTc anéantissent les cellules « intruses »

Comme nous l'avons dit précédemment, les LT cytotoxiques peuvent reconnaître les antigènes situés sur la membrane de n'importe quelle cellule « défaillante » présente dans l'organisme. Chaque LTc ne reconnaît qu'un seul antigène.
Afin d'anéantir la cellule « dangereuse », le LTc entre en contact avec la cellule cible, ce qui provoque la diffusion de différentes substances. La mort de la cellule est donc engendrée par plusieurs phénomènes :
  • La cytolyse qui représente un ensemble de protéines qui trouent la membrane de la cellule cible.
  • L'apoptose qui est un ensemble de signaux qui provoquent une autodestruction de la cellule visée.

3 - Le souvenir de l'antigène

Précédemment, nous avons vus que certains lymphocytes B deviennent des LB mémoire. Cela signifie qu'ils ont une longue durée de vie et qu'ils pourront éventuellement se multiplier. Les LB mémoire ont la caractéristique de perdurer lorsque l'antigène a disparu de l'organisme. Les LB deviendront des cellules spécifiques de l'antigène et sauront ainsi comment se défendre lors d'une prochaine intrusion. Ils sont présents en plus grand nombre dans l'organisme que les LB ou les LT.

IV - La construction du répertoire immunitaire

La production d'une grande quantité de récepteurs B et T favorise la reconnaissance d'une grande diversité d'antigènes. Ces récepteurs sont fabriqués grâce à différents mécanismes génétiques :
Dans la moelle osseuse les cellules souches se multiplient par mitoses et forment des cellules clones qui formeront les cellules du système immunitaire.
  • Parmi ces clones, certains sont immédiatement détruits car identifiés comme nocifs pour l'organisme puisque leurs récepteurs reconnaissent comme « dangereux » des motifs moléculaires présents naturellement dans l'organisme. On les appelle les clones auto-réactifs.
  • D'autres sont capables de défendre l'organisme une fois qu'ils sont dans la circulation sanguine. Ils deviennent immunocompétents (dans la moelle pour les LB, dans le thymus pour les LT).
Le répertoire immunitaire est donc l'ensemble de ces clones immunocompétents.
Fin de l'extrait

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