Corrigé Spé SVT - Bac S Pondichéry 2016

Corrigé Spé SVT - Bac S Pondichéry 2016

Nous vous proposons ce corrigé du sujet de Spécialité SVT du bac S de Pondichéry 2016.

Cette année le sujet s'est porté sur deux parties constituées de plusieurs exercices avec des questions variées. La première partie se concentre sur un exercice avec Le Zagros. La deuxième partie se comporte de deux exercices, le premier sur le test rapide d'un diagnostic de la grippe et l'autre sur la fabrication d'un vin pétillant.

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PARTIE I 

(Remarque : vous trouverez ci-après différents schémas possibles ; il n’est pas indispensable de tous les réaliser, il ne s’agit là que d’exemples dont il faut s’inspirer, les schémas les plus utiles étant ceux relatifs aux mécanismes géophysiques, figures 2/4/5 et 7)

Le relief de notre planète nous raconte une histoire ; une histoire contée à l’aide de chapitres vieux de millions d’années (voire de milliards d’années) dont le texte s’écrit au travers d’un alphabet que la géologie et la géodynamique peuvent lire. De la formation des continents, au comblement des océans, tels sont notamment les titanesques chapitres de cette histoire. L’érection des montagnes est un autre exemple particulièrement intéressant à analyser du point de vue géologique. 

  Selon les concepts largement expliqués par le climatologue allemand Alfred Wegener, la formation des montagnes est, au sens large, à mettre au crédit du principe de mouvement de plaques (continentales et océaniques) formant le segment superficiel rigide de notre planète (appelé « lithosphère ») « glissant » sur un segment plus plastique (appelé « asthénosphère ») (Figure 1).

 

coupe de la terre

 

Figure 1 : coupe de la Terre (d’après www.futura-sciences.com)

 

Plusieurs phénomènes géophysiques entrent en jeu que nous pouvons toutefois classer en 2 grandes familles : les cas où l’érection montagneuse fait suite à l’écartement entre 2 plaques (appelé « rift », au niveau de la zone de contact entre 2 plaques appelée « dorsale ») comblé par du magma refroidissant issu du manteau terrestre, ou au contraire à la collision entre 2 plaques (continentale-continentale ou continentale-océanique) (Figure 2) (remarque : il convient néanmoins de mettre en exergue le fait que ces phénomènes ne sont que la « jeunesse » de la vie des reliefs montagneux ; lesquels continuent par la suite d’évoluer du fait de la continuité des mouvements des plaques et par le jeu des phénomènes érosifs). Ce mécanisme de « collision » est notamment à l’origine des Alpes ou encore du massif du Zagros. 

 subduction continentale avec érection montagneuse

Figure 2 : mécanisme de subduction continentale – continentale avec érection montagneuse

(D’après linternaute.com)

 

Le Zagros est une chaîne montagneuse d’une longueur d’environ 1500 km (par comparaison la chaine des Alpes présente une longueur d’environ 1200km de la Méditerranée jusqu’au Danube), encaissée entre la mer Caspienne au Nord et le Golfe Persique au Sud, sise principalement sur le territoire iranien (dont il constitue la 2e plus grande chaîne montagneuse), culminant à une altitude de 4548 mètres. De nombreux indices (ou « marqueurs ») géologiques permettent de décrire le Zagros comme issu d’un mécanisme de formation par affrontement de 2 domaines continentaux faisant suite à la disparition d’un domaine océanique.

 

 

  • Marqueurs morphologiques : les 1ers indices à relever sont, évidemment, les marqueurs morphologiques du paysage, lequel présente un relief en chaînes de montagnes le long de zones de collisions. En l’occurrence sommes-nous en présence d’une chaine montagneuse entre 2 plaques continentales « soudées » (dans notre cas d’étude il s’agit des plaques Arabique au sud et Eurasienne au nord, Figure 3) ?
  • Marqueurs tectoniques : il convient à présent de démontrer l’existence d’une frontière de convergence entre les 2 plaques, trahissant dès lors un « affrontement » entre les 2 domaines continentaux (Figure 3). De tels mouvements peuvent être observés à l’échelle d’une vie humaine, notamment à l’aide de dispositifs GPS mesurant le déplacement (et en l’occurrence le rapprochement) annuel de segments continentaux. De telles observations, bien qu’elles fournissent de précieuses informations, ne sont que des indices indirects car subordonnés à l’instant i de l’observation. 

 

 

le Zagros à la limite de 2 plaques tectoniques convergentes

Figure 3 : Le Zagros, à la limite de 2 plaques tectoniques convergentes (d’après Wikipédia)

 

Il nous faut dès lors rechercher des marqueurs trahissant un chevauchement des plaques tels que la présence de failles, plis, et autres nappes de charriages, ou encore la survenue d’épisodes sismiques ainsi que l’étude de leur profondeur d’émission. En effet, au-delà d’une certaine profondeur de croûte continentale nous entrons dans le domaine de l’asthénosphère : des épisodes sismiques à de telles profondeurs trahissent une activité au niveau d’une zone profonde sans reliefs, que la tectonique ne peut expliquer que par l’enfoncement d’une plaque sous une autre. A l’endroit de la zone de subduction d’une plaque continentale sous une autre (en l’occurrence la subduction de la plaque Arabique sous la plaque Eurasienne), nous devons alors rechercher des indices d’un « écaillage » de la croûte de la plaque subductant : la croûte est alors déformée par la collision, et nous pouvons observer un épaississement et un raccourcissement de celle-ci, appelé « racine crustale » en profondeur (Figure 4), naturellement corrélée en surface à des reliefs montagneux. Pour aller plus loin, il serait également judicieux de rechercher en surface les éventuels plissements-failles-cassures (Figure 5) de la couverture sédimentaire de la croûte, nés de la compression sous-jacente. 

 

 

épaississement de la croûte en regard d'une chaîne de montagnes

Figure 4 : Illustration de l’épaississement de la croûte en regard d’une chaine de montagnes : la racine crustale (d’après assistancescolaire.com)

 

chevauchements superficiels - convergence lithosphérique

 

Figure 5 : Illustration des chevauchements superficiels lors d’épisode de convergence lithosphérique (d’après assistancescolaire.com)

 

 

  • Marqueurs pétrologiques : Certains indices liés à a la formation, mais surtout à la transformation, des roches mises en jeu lors des mécanismes de formation du Zagros sont ainsi à rechercher. Il convient notamment de rechercher des indices pétrologiques typiques des zones de subduction, et notamment la présence de granodiorites (Figure 6): cette roche proche du granite est typique des zones de subduction et du magmatisme intense que l’on y rencontre au niveau de la plaque chevauchante. Elle naît (notamment) de la remontée de matériel magmatique du manteau lors d’épisodes de subduction, lequel refroidit et cristallise. 

 

 

 

coupe géologique du Zagros

Figure 6 : coupe géologique du Zagros (d’après annabac.com)

 

De tels indices pétrologiques peuvent également mettre en exergue la présence passée d’un domaine océanique : il convient ainsi de rechercher notamment la présence d’affleurement d’ophiolites (Figure 6) au niveau de la chaîne du Zagros. Les ophiolites sont un ensemble de roches dégradés et métamorphisés d’origine océanique (radiolarites –issus de la transformation d’organismes marins planctoniques-, gabbros, basaltes, péridotites …) charrié lors d’un épisode de convergence lithosphérique océanique au niveau de la croûte continentale. Ainsi, une suture présentant un amas d’ophiolites constitue un indice probant de la fermeture d’un océan disparu, préalable à l’érection de montagnes. Du point de vue tectonique, comme nous le disions précédemment, les indices pétrologiques peuvent également fournir des informations utiles. Il serait ainsi judicieux de rechercher l’accumulation de formations sédimentaires océaniques, lesquelles épousent aussi la structure plissée et faillée du relief lorsque l’océan était encore présent : peut-on observer par exemple un ensemble de roches continentales fracturées (plis, et autres failles dites « normales » où est visible un décalage des compartiments rocheux par glissement de part et d’autre de la faille) délimitant des « blocs basculés » entre les failles où s’accumulent les sédiments océaniques (Figure 7). Tous ces éléments sont les témoins des marges continentales passives d’un océan aujourd’hui disparu. 

 

sédimentation au sein de blocs basculés

Figure 7 : Illustration de la sédimentation au sein de blocs basculés (d’après svt.biologie.com)

 

Enfin, l’observation du mécanisme de transformation (métamorphisme) de ces roches d’origine océanique permet en outre de décrire dans le temps le mécanisme géologique à l’œuvre. Ainsi, il conviendrait notamment de dater les ophiolites les plus jeunes ainsi que la cristallisation des granodiorites, permettant respectivement de situer dans le temps le point de départ de la subduction du domaine océanique et la fermeture de l’océan lors de la suture des 2 plaques continentales. 

Les outils méthodologiques et analytiques fournis par la géologie nous donnent de précieuses informations sur notre planète et la formation de structures telles que les océans, les continents ou les massifs montagneux. C’est par l’examen des indices liés au relief, au mécanisme des phénomènes tectoniques et à la nature des roches constituant ces structures que nous pouvons retracer cette histoire. La formation du massif du Zagros participe typiquement de cette recherche d’indices géologiques et géodynamiques, et de notre connaissance de ces indices émerge l’idée d’un mécanisme de formation montagneuse par collision. Cependant, lister un ensemble de mécanismes ne suffit pas à les décrire : encore faut-il les mettre en perspective, notamment du point de vue chronologique. Décrire pour comprendre. Et supposer le mécanisme suivant : considérer un océan ancien séparant 2 plaques continentales (Arabique et Eurasienne), lequel viendra à disparaître par la subduction de la plaque océanique sous la plaque continentale, puis la collision des 2 domaines continentaux, résultant en la subduction de la plaque Arabique sous la plaque Eurasienne et l’érection de la chaîne montagneuse du Zagros par déformation et épaississement du domaine continental Arabique.

 

 

PARTIE II 

 

EXERCICE 1 :

Question 1 : L’apparition de la ligne colorée dans la zone de contrôle est due à l’association des anticorps anti-grippe mobiles liés à l’or colloïdal avec des anticorps anti-anticorps. (2e réponse)

 

Question 2 : L’apparition de la ligne colorée dans la zone test, en cas de résultat positif, s’explique par la fixation des anticorps anti-grippe fixés sur la chaîne a des molécules d’antigènes d’abord fixées par les anticorps anti-grippe mobiles liés à l’or colloïdal. (1e réponse)

 

Question 3 : Le fonctionnement de ce test est basé sur la fixation des antigènes viraux sur des anticorps spécifiques. (1e réponse)

 

EXERCICE 2 :

Le vin blanc est une boisson issue de la fermentation alcoolique du moût (mixture obtenue par pressurage/foulage du raisin, est dont est tiré le jus) de raisin à pulpe non colorée (le mésocarpe) et à pellicule (le péricarpe, recouvert d’une matière cireuse) blanche ou noire (Figure 1). 

 

coupe et schéma d'un grain de raisin blanc

Figure 1 : Coupe et schéma d’un grain de raisin blanc (d’après agroparistech.fr)

 

Connu de l’Homme depuis au moins 2 millénaires, il a accompagné les tables et les gouts de quasiment toutes les sociétés humaines, à la faveur d’une multitude de saveurs et de styles liés à la diversité du raisin, au climat, et aux techniques de vinification exprimant chez le vin des qualités organoleptiques diverses et subtiles.

Pour comprendre le processus de vinification du jus de raisin il nous faut comprendre le processus de fermentation alcoolique (nous éluderons ainsi les phases préalables telles que l’éraflage des baies – consistant à séparer les baies utiles et les segments herbacés de la plante, indésirables -, le foulage, la désacidification du moût consistant à ôter les précipités de tartrates issus de l’acide tartrique qui donne son caractère acide au vin et qui échappe à la voie de la fermentation alcoolique –voir document 1- ou encore l’éventuel sulfitage du moût permettant de le clarifier). La fermentation alcoolique du jus de raisin participe de la phase dite de « cuvaison », où des levures transformeront le sucre du raisin en alcool au sein de cuves (en inox, béton, bois …) pendant plusieurs semaines à plusieurs mois. La fermentation alcoolique démarre spontanément du fait des levures naturellement présente au sein du raisin (mais le viticulteur peut aussi faire le choix d’utiliser des levures sélectionnées, ayant des propriétés particulières, dans le commerce), dès lors que les micro-organismes se trouve dans un état de stress hypoxique : la fermentation est en effet un mécanisme biochimique des levures leur permettant de produire de l’énergie lorsque l’oxygène vient à manquer (mécanisme anaérobie), délaissant le schéma classique d’une autre voie métabolique qu’est la respiration cellulaire. En effet, le mécanisme « habituel » consiste pour les levures à oxyder les sucres lors du mécanisme de respiration cellulaire afin d’en tirer l’énergie nécessaire à leur cycle de vie sous forme d’ATP. La fermentation alcoolique est donc un mécanisme suppléant la respiration cellulaire ; il convient d’ailleurs de faire remarquer que la fermentation alcoolique est beaucoup moins efficace du point de vue rendement énergétique (2 ATP contre 36), et que l’alcool produit constitue au-delà d’un certain seuil un poison pour les levures (ce qui explique la diminution de la concentration en levures au sein du document 1). Ces micro-organismes sont alors dit aérobie-facultatifs.

 

Concrètement le mécanisme est le suivant : 

 

  • La 1e étape est la phase de la glycolyse qui a lieu dans le cytoplasme de la levure, où 1 molécule de sucre (typiquement le glucose ; mais également le fructose) est dégradée en 2 molécules de pyruvate. Le pyruvate est un intermédiaire métabolique utilisé aussi bien dans la voie de la respiration cellulaire que lors de la fermentation. Il est indispensable à la régénération d’un coenzyme consommé lors de la glycolyse, fondamental à la production d’ATP : le NAD+ (Nicotinamide DiNucléotide), réduit en NADH. En effet, à ce stade, le processus métabolique ne sert pas tant à produire de l’énergie, qu’à régénérer ce coenzyme présent dans le corps en quantité limitée, déterminant dans la production d’ATP car il entretient la glycolyse.

 

glucose fructose

 

 

  • En fonction de la teneur en oxygène du milieu, le pyruvate passera soit dans la voie de la respiration cellulaire si le milieu est suffisamment oxygéné, soit dans la voie de la fermentation alcoolique, en situation de stress hypoxique. [POUR RAPPEL : En présence d’oxygène, le processus métabolique dit du « cycle de Krebs » convertit le pyruvate en CO2 et en coenzymes (du NADH et du FADH2) dans la matrice des mitochondries. Ce sont ces coenzymes qui possèdent le potentiel énergétique grâce à leurs électrons : le NADH et le FADH2 seront dégradés dans la membrane interne des mitochondries (on parle de « chaine respiratoire »), et les électrons libérés produiront une force permettant l’expulsion de protons (H+) hors de la matrice mitochondriale : on parle de « gradient électrochimique ». Cette force porte un potentiel énergétique suffisant pour activer une enzyme, l’ATP-synthase, qui produira de l’ATP (par phosphorylation –c’est-à-dire l’ajout de phosphore- d’une molécule d’ADP)] En situation de stress hypoxique, le pyruvate emprunte la voie de la fermentation alcoolique : le pyruvate subit une réaction de décarboxylation (expulsion d’une molécule de CO2) sous l’action d’une enzyme (pyruvate-décarboxylase), et est ainsi dégradé en éthanal (appelé aussi acétaldéhyde). Cette réaction a lieu dans le cytoplasme.

 

pyruvate ethanol acétaldéhyde

 

 

  • L’éthanal (très toxique ; c’est notamment cette molécule qui est en partie responsable de la « gueule de bois », lorsqu’elle s’accumule dans le foie par oxydation de l’éthanol) est immédiatement réduit en éthanol (l’alcool du vin blanc), en présence de l’ensemble NADH + H+ précédemment produit, sous l’action d’une enzyme (l’alcool-déshydrogénase). Cette réaction, qui a également lieu dans le cytoplasme, permet en outre la régénération du coenzyme NAD+ qui entretient la glycolyse. L’alcool est quant à lui excrété par la levure dans le milieu (le vin).

 

 

éthanal éthanol

 

 

  • Du point de vue énergétique, les 2 réactions précédentes sont couplées à la phosphorylation de 2 molécules d’ADP en 2 molécules d’ATP en présence de 2 protons, et libérant 2 molécules d’eau. Ce qui fournit l’énergie à la levure.

 

 

Il est à noter que la maitrise de ces mécanismes implique le respect d’une certaine température : la production de vin blanc implique une fermentation alcoolique dans un milieu avoisinant les 18°C maximum; c’est au-dessous de cette température que la plupart des éléments aromatiques du futur vin sont produits (toutefois, une température trop basse diminuant également l’activité cellulaire – la température est un catalyseur des réactions biochimiques-, il est indispensable de trouver un juste milieu). A ce stade de la vinification nous sommes en mesure de produire du vin blanc. Même si nous observons une émission de CO2 lors des réactions précédentes, celui-ci est insuffisant pour produire du vin blanc pétillant de qualité. Il existe plusieurs méthodes pour produire du vin pétillant : il est possible de produire du vin légèrement effervescent en empêchant le dégazage du CO2 produit lors de la fermentation alcoolique en contrôlant le mécanisme de cuvaison au sein de cuves étanches ; une autre méthode consiste à réaliser la mise en bouteille précocement, permettant ainsi aux levures de terminer la fermentation au sein d’un milieu fermé. Cependant la méthode la plus couramment utilisée aujourd’hui consiste à utiliser une partie des vins « tranquilles » (par opposition aux vins « pétillants ») que l’on ne mettra pas en bouteilles. Ce segment de vin mis de côté sera utilisé pour déclencher une nouvelle fermentation au sein de vins qui ont patiemment vieilli (c’est l’ «élevage »), et attendent leur heure pour devenir des vins pétillants. Pour ce faire, on ajoute à cet excédent de vin des sucres (essentiellement du saccharose) et des levures : on obtient une « liqueur de tirage ». Cette liqueur de tirage est incorporée aux vins blancs embouteillés, où les levures dégraderont le saccharose en glucose et fructose et démarreront une nouvelle fermentation alcoolique en milieu fermé (la bouteille est maintenue fermée par le bouchon et le muselet, évitant une malencontreuse augmentation de volume du gaz si la pression dans la bouteille diminue _ loi de Boyle-Mariotte_).

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Les avis sur ce document

claire2509
5 5 0
20/20

Bonjour seytim, Nous avons transmis votre commentaire à notre professeur de SVT qui a corrigé le sujet de Pondichéry 2016, voici sa réponse : Merci pour votre commentaire Pour commencer, il y a autant de corrigés qu'il y a de professeurs ... Cependant, il est indispensable d'éclaircir certaines choses : un corrigé d'un examen n'a jamais eu vocation à être un exercice qu'il faille copier-coller; et ce constat est d'autant plus valable quant à sa FORME ! Ce qui a toujours compté dans un corrigé ce sont les connaissances qui y sont présentes. Et en aucun cas un corrigé ne devrait pas avoir à montrer typiquement ce que doit être une composition dans sa forme et dans la manière de formuler le raisonnement scientifique! Ça, c'est le travail de l'enseignant toute l'année; et l'éveil à la science et à la formulation scientifique est un processus continu chez l'élève, et personnel! Quant à l'exercice de spécialité, les références aux données présentées dans les documents fournis sont TOUTES présentes dans la composition proposée en corrigé par digiSchool (elle est simplement présentée sous une forme différente, rendant sa lecture plus fluide, et qui évite l'écueil de servir un texte tout prêt à servir lors de l'examen! En outre, l'énoncé n'indique pas une manière ou une autre de présenter la réponse! Même de manière subtile ou au sens figuré! L'exercice 1, par contre, l'indique. Et pour en revenir aux informations fournies pas le document censées se retrouver dans la composition, il est possible d'en faire aisément la liste: - Le corrigé référence TOUTES les données issues du document 1 (à l'exception uniquement du magnésium) - La référence aux 2 graphiques est faite en expliquant le processus de fermentation alcoolique; certes les données ne sont pas citées en se référant systématiquement aux docs (ainsi le corrigé se garde de débiter des poncifs tels que "ainsi que nous le voyons dans le document X, ....... on peut voir que........ et donc.........."), mais elles sont restituées dans un essai qui rend la lecture plus harmonieuse et agréable. Car, et même si cela va sans dire (mais il semble que ça va toujours mieux en le disant!), la restitution des connaissances faite sous forme d'un exercice de raisonnement scientifique est bien entendu ce qui doit être rendu, le corrigé n'a pas vocation à être un copié-collé d'une composition méritant un 20/20. Car dans ces cas là on s'expose au risque de voir certains élèves plagier, tel quel; défaut que les élèves d'aujourd'hui ont trop tendance à exprimer (ce qui s'est justement produit dans votre cas! Comme quoi...). Le développement du raisonnement scientifique, ainsi que nous le pensons est un processus qui se développe sur le long terme, et la restitution de connaissances au sein d'un exposé plus fluide participe aussi d'une démarche intellectuelle! Pour notre part, nous estimons que c'est le fait de penser les élèves incapables de réfléchir par eux-mêmes et de synthétiser (et, faut-il le rappeler, l'esprit de synthèse est fondamental en science! Tout comme la capacité à TRANSMETTRE et VULGARISER!) qui est choquant, à tel point qu'il faille attendre d'eux de mécaniser leurs réponses!!! (par contre, certes, il est indispensable de faire comprendre aux élèves que la rédaction de leurs composition selon cette manière de faire peut être mal comprise par certains correcteurs (de toute évidence!!!) : mais encore une fois, un corrigé d'examen (et des annales de manière générale) n'ont pas vocation à être des kits prêts à l'emploi, mais simplement des pistes, des exemples, se devant de présenter la "substantifique moelle" des réponses à soumettre aux correcteurs. Et pourquoi ? Car il n y a pas de bonne réponse stricto sensu dans un exercice de restitution des connaissances/analyse de documents/argumentaire!!! et surtout, il y a autant de corrections qu'il y a de correcteurs ! Quant aux connaissances sans doute un peu trop poussées, là encore il ne s'agit pas d'un copié-collé (et surtout : il est bien précisé la formule "POUR RAPPEL" lors de l'évocation du processus de respiration cellulaire dans le corrigé ! Il est bien évident que ce mécanisme n'entre pas en jeu dans la fermentation ! D'où l'usage de la formule "pour rappel", et d'avoir noté toute cette digression entre "crochets". Et qu'il constitue son alternative métabolique! Laquelle est fournie dans le but de faire réviser également l'élève! Et lui rappeler que la fermentation et la respiration cellulaire sont 2 alternatives bio-cellulaires d'un même mécanisme à l'origine! ). Nous avons confiance quant au fait que les élèves soient conscients de ce qu'ils doivent connaitre ou non. Et ces informations sont là pour aller plus loin et encourager l'élève à apprendre et comprendre. D'ailleurs l'énoncé indique en toutes lettres que l'élève peut et doit s'aider de (toutes) ses connaissances (et pour resituer les choses dans leur contexte, n'est il pas "choquant" d'omettre de citer en cours certains termes tels que "muselet", "vin vieilli" ou encore "vin tranquille", alors même que l'enseignement du processus bio-cellulaire de la fermentation alcoolique encourage très clairement l'enseignement de ces mécanismes à l'aune des exemples typiques de la production du vin ou de la bière?... En outre, et même si ces termes ne sont pas utilisés en cours, il s'agit encore là d'un exemple manifeste de manque de confiance en l'élève que d'estimer que ces termes soient impénétrables et abscons pour lui, et qu'il ne pourrait pas les connaitre a priori...!!) Les connaissances essentielles sont là; quant au reste il appartient au corps enseignant de faire son travail et de l'enseigner si il le juge utile. Ou du moins d'encourager l'élève à aller plus loin. Et ceci est également valable pour les réactions biochimiques et les processus cellulaires expliqués dans la composition (qui, au regard de ce qui est enseigné en cours, et surtout, des documents fournis, ne sont pas inaccessibles pour l'élève. Loin s'en faut.). Un constat pour terminer : il est tout à fait symbolique de nos m?urs et de la société française actuelle que de voir que les méthodes scientifiques et la manière d'enseigner la science soient tellement sujettes à débat! Et en particulier au sein d'un exercice où il est question de vin! Après tout, comme l'ont élégamment dit Pline l'Ancien ou le poète antique Alcée de Mytilene : in vino veritas!!! (la vérité est dans le vin!).

par - le 02/05/2016
seytim
5 5 0
20/20

Bonjour , Professeur de SVT, je viens de lire à l'instant le corrigé du sujet de pratique d'un raisonnement scientifique de Pondichéry 2016 sur le vin blanc en spécialité. Je suis profondément choquée qu'on puisse mettre en ligne un tel corrigé qui va passer pour valable aux yeux des élèves. Un élève me l'a resservi copié-collé tel quel! Ce corrigé ne correspond en aucun cas à la pratique d'un raisonnement scientifique. On attend de l'élève une démarche scientifique qui part de l'analyse des données vers une explication d'un mécanisme. - il n'y a pas d'introduction pour annoncer la problématique. - aucune référence à un document: il est impératif de préciser de quel sujet on traite. - doc.1 non exploité - pas de plan non plus (suggéré cependant dans la question). - que des connaissances qui vont beaucoup plus loin que celles attendues pour ce sujet: le NAD/NADH , le coenzyme, flux de protons H+ et l'ATP/ATP synthétase servent'ils à la résolution du problème sur le processus de fabrication du vin? Il ne s'agit pas de la restitution des connaissances mais de la résolution d'un problème à l'aide des documents. Seul le mécanisme de fermentation à partir du doc. 3 doit être développé. - pas d'analyse des graphiques qui permettrait de préciser que ce sont les levures qui réalisent la fermentation. - ajout de connaissances personnelles qu'un élève serait bien incapable de restituer: "vins tranquilles","vin vielli", "muselet", fermentation à 18° et tant d'autres . Un élève sait il ce qu'est un stress hypoxique? - un développement qui débute par un mécanisme biochimique: il devrait commencer par la comparaison entre le mout et le vin (doc.1), puis se poursuivre par l'analyse des graphiques (doc.2) et s'achever par le processus de fermentation (doc.3). Pareil pour la partie sur le vin pétillant: débuter par la comparaison vin blanc/vin pétillant (doc.1), poursuivre avec la composition de liqueur de tirage (doc4) et interpréter le mécanisme en final. - une conclusion sur le rôle des levures avec 2 mots clés doit clôturer le sujet. En espérant que dorénavant vous serez plus vigilants à croiser des corrigés entre plusieurs correcteurs et à appliquer la démarche scientifique attentue au bac, afin de ne pas induire en erreur les élèves.

par - le 29/04/2016
claire2509
5 5 0
20/20

L'erreur a été corrigée, merci MarieRenee !

par - le 28/04/2016
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