Correction Spé SVT - Bac S 2017 Polynésie

Correction Spé SVT - Bac S 2017 Polynésie

Le corrigé de Spécialité SVT du Bac S 2017 de Polynésie Française est dès à présent disponible.
➜ Voir le sujet de Spé SVT

La 1ère partie traitait du système immunitaire et était plutôt facile. En effet, ces notions sont normalement étudiées en cours d'année et le VIH est l'exemple utilisé. La 2ème partie, exercice 1 était sur la génétique et évolution. Le niveau était assez facile également. Les réponses 1 et 3 du QCM étaient dans les docs, pour la réponse 2, même si on cite un document, il fallait lire tous les documents pour y répondre. La 2ème partie exercice 2 (spécialité) traitait des climats, et c’était assez difficile. Avec seulement le premier document, on pouvait répondre au problème, cependant pour y répondre complètement et de manière justifiée, il fallait exploiter tous les documents proposés. Le plus difficile est de ne pas réciter son cours mot pour mot, mais bien d'intégrer des connaissances à l'exploitation de documents.

Téléchargez gratuitement ci-dessous le sujet corrigé de Spé SVT de Polynésie du Bac S 2017.

Correction Spé SVT - Bac S 2017 Polynésie

Le contenu du document


PARTIE 1 : LE MAINTIEN DE L’INTEGRITE DE L’ORGANISME : QUELQUES ASPECTS DE LA REACTION IMMUNITAIRE.

Introduction

L’immunité adaptative est spécifique car la réaction immunitaire est dirigée contre un seul antigène. Les lymphocytes sont les acteurs principaux de cette immunité, ils correspondent à environ 30% des globules blancs (leucocytes). Il existe deux sortes de lymphocytes ; LB et LT et parmi les LT on trouve deux sous-types caractérisés par leurs marqueurs membranaires ; CD4 et CD8. Le VIH est un virus s’attaquant principalement au LT CD4 pour les détruire.

Comment la destruction des LT CD4 par le VIH peut-elle entrainer une déficience générale du système immunitaire ?

Pour répondre à ce problème, nous allons tout d’abord expliquer le rôle et le fonctionnement des lymphocytes T CD4, ensuite nous montrerons les conséquences du VIH sur les LT CD4 et l’impact sur tout le système immunitaire.


I) Le rôle et le fonctionnement des lymphocytes T CD4

Les lymphocytes T sont formés dans la moelle osseuse rouge, mais contrairement aux lymphocytes B, ils vont devoir migrer dans le thymus pour leur maturation. Une fois qu’ils sont devenus immunocompétents, ils vont migrer dans le sang, la lymphe ou les ganglions lymphatiques pour agir. Cette maturation dans la lymphe permet de faire une présélection des lymphocytes en détruisant ceux qui s’attaquent à l’organisme. Le CD4 est une protéine présente à la surface des lymphocytes T, cette protéine est d’ailleurs également présente au niveau des macrophages, des monocytes ou encore des cellules dendritiques.

Lorsqu’un antigène entre dans l’organisme, il va être phagocyté par une cellule présentatrice d’antigène (CPA). Les lymphocytes T CD4 vont le reconnaitre puis proliférer par mitose avant de se différencier, soit en lymphocytes T CD4 mémoire, soit en lymphocytes T auxiliaires. Ces derniers vont sécréter des interleukines 2 qui jouent un rôle sur l’amplification clonale des lymphocytes T CD4, mais aussi sur les lymphocytes T CD8 et sur les lymphocytes B. Cette amplification permet de coordonner la réponse immunitaire, sans les lymphocytes T auxiliaires et la sécrétion d’interleukine, les réponses immunitaires seraient faibles voire inexistantes.


II) Conséquences du VIH sur les LT CD4 et sur le système immunitaire

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) va pénétrer rapidement dans les cellules possédant à leur surface la protéine CD4. Cette protéine facilite très fortement l’ancrage du virus sur les cellules cibles. Ainsi les macrophages, les monocytes ou encore les lymphocytes T CD4 sont les principales cibles du VIH. Lorsque le virus est entré dans la cellule il va laisser passer son matériel génétique (son génome) qui va s’intégrer au noyau de cette dernière pour se multiplier. Une fois le génome multiplié, il va bourgeonner en surface de la cellule pour former de nouveaux virus. Cette multiplication va fatiguer et détruire la cellule hôte, mais avant cela elle aura produit près de 1000 nouveaux virus.

Après contamination par le VIH (primo-infection) le système immunitaire reste fonctionnel, mais les anticorps anti-VIH sont peu efficaces car le virus est caché dans les cellules immunitaires. Certains lymphocytes T cytotoxiques vont s’attaquer aux lymphocytes T CD4 qui portent des traces du VIH en surface. Ce dernier va, durant la phase asymptomatique, détruire les lymphocytes T CD4 et ainsi impacter le système immunitaire, car s’ils ne sont plus fonctionnels ils ne peuvent plus se multiplier ni même produire des lymphocytes T auxiliaires. Rappelons que ces derniers sont indispensables pour stimuler la multiplication et la différenciation des lymphocytes T CD8 et des lymphocytes B, qui permettent la formation de plasmocytes formant des anticorps. Après infection par le VIH, le nombre d’anticorps se réduit et fini par ne plus être suffisant pour défendre l’organisme en cas d’infection (phase de SIDA déclarée) (graphique 1).


Graphique de l’évolution des paramètres du système immunitaire suite à l’infection par le VIH


On parle de SIDA déclarée, lorsque la concentration en lymphocytes T CD4 est très faible et que l’organisme n’est plus en mesure de combattre d’autres infections. On peut ainsi observer l’apparition de nombreuses maladies opportunistes, liées à des agents pathogènes très variés (virus, bactéries, champignons, protozoaires…), qui vont provoquer le décès du malade.


Conclusion

Le système immunitaire est composé, entre autres, de lymphocytes. Certains sont particuliers car ils possèdent en surface une protéine nommée CD4. Le VIH repère les cellules avec cette protéine pour s’y ancrer et y pénétrer plus facilement. C’est ainsi que le VIH va se multiplier dans les lymphocytes T CD4 et finir par les détruire, entrainant une destruction progressive du système immunitaire. Lorsque le système immunitaire n’est plus en mesure de se défendre, on parle de SIDA déclaré et les maladies opportunistes vont entrainer la mort du malade.

On sait que le système immunitaire peut être activé au préalable face à certains pathogènes grâce à la vaccination. Actuellement des recherches sont en cours pour essayer de mettre au point un vaccin permettant de protéger la population face au VIH, en attendant, le seul moyen de s’en protéger est le préservatif.


PARTIE 2, EXERCICE 1 : GENETIQUE ET EVOLUTION

QCM

1 – a : Puisque la génération de drosophiles obtenues en F1 est claire est avec des ailes longues, on peut donc penser que les allèles b+ (codant pour clair) et vg+ (codant pour longues) sont dominants.

2 – b : Les drosophiles obtenues en F1 vont donner en F2 des individus différents, avec des caractères clairs et noirs, puis ailes longues et vestigiales. Donc cela veut dire qu’en F1, la drosophile n’est pas homozygote mais bien hétérozygote sur les deux gènes.

3 – b : Il s’agit d’un crossing-over entre deux chromosomes, il a lieu lors du brassage intrachromosomique.


PARTIE 2, EXERCICE 2 (SPECIALITE) : ATMOSPHERE, HYDROSPHERE, CLIMATS : DU PASSE A L’AVENIR

Les gisements de clathrates de méthane sont présents dans les fonds océaniques et ils contiennent une très grande quantité de méthane. Ils contiennent aussi plus de carbone que les gisements connus d’énergies fossiles. 

Pourquoi ces clathrates de méthane inquiètent-ils tant les scientifiques concernant le réchauffement climatique ?

Pour expliquer cette inquiétude nous allons d’abord montrer ce que contiennent ces clathrates de méthane, puis nous expliquerons en quoi ils peuvent jouer un rôle dans le réchauffement climatique.


Les clathrates de méthane ont été découverts en 1810 par sir Humphrey Davy, ils sont aussi connus sous le nom d’hydrate de méthane. Le document 1 nous présente leur composition moléculaire : ce sont des solides cristallins composés de molécules d’eau liquide entourant des molécules gazeuses de méthane. Lorsque ces molécules sont déstabilisées, suite par exemple, à un changement de conditions physiques du milieu, elles peuvent libérées du méthane en très grande quantité : 1m3 de clathrates de méthane peut libérer 164 m3 de méthane. Il existe de nombreux gisements répartis sur toute la Terre comme nous le montre le document 3. On peut ainsi retrouver des gisements sur le contour de la plaque Pacifique, mais également dans les continents comme à proximité de la Turquie. 

La formation de ces clathrates de méthane est due à l’accumulation de matières organiques dans des sédiments, mais qui au lieu d’être enfouies rapidement pour former des énergies fossiles, a eu le temps de piéger des bactéries qui ont décomposé cette matière en produisant du méthane. Le gaz s’est accumulé et les conditions physiques lui ont permis de se transformer en clathrates de méthane. Les conditions de formation sont présentées dans le document 4 : il faut une pression assez forte (au moins 30 fois la pression atmosphérique), une température assez basses (entre 0 et 13°C) et une profondeur minimale de 300 mètres pour que le méthane gazeux et l’eau liquide forme des hydrates de méthane. Le document 3 nous précise que ces clathrates de méthane sont stables à 600 mètres de profondeur et lorsque l’eau est à 7°C. 


Cependant, aujourd’hui l’évolution du climat est inquiétante car nous sommes dans une phase de réchauffement climatique, ce réchauffement atmosphérique impacte également la température de l’eau. Le document 5 présente une estimation de l’évolution du climat dans le siècle à venir, on remarque que même avec les concentrations atmosphériques actuelles, la température en surface risque d’augmenter de 0.5°C. Cependant les concentrations en gaz à effet de serre augmentent continuellement et en regardant les divers scénarios on constate que dans le meilleur des cas en 2100, la température moyenne en surface sera de + 1,8°C par rapport à la température actuelle, alors que dans le pire des cas, elle sera supérieure de +3.5°C. Le problème est que l’augmentation d’un seul degré de l’eau (en reprenant les valeurs du doc 3) fera passer les hydrates de méthane de l’état solide à l’état de méthane gazeux, comme nous le montre le doc 4. 

La conséquence de ce changement de forme est que les clathrates de méthane vont libérer une très grande quantité de méthane dans l’atmosphère. D’après le document 2 et les résultats obtenus suite à l’analyse de calottes glaciaires, on remarque une corrélation entre l’augmentation de la quantité de CO2 et de CH4 (méthane) dans l’atmosphère et une augmentation des anomalies de température en Antarctique. Nous savons que le CO2 et de CH4 sont des gaz à effet de serre et qu’ils ont un impact sur les variations de température atmosphérique. Si les clathrates de méthane libèrent une très grande quantité de méthane dans l’atmosphère cela entrainerait une augmentation de la température atmosphérique terrestre, puis océanique, provoquant la déstabilisation de d’autres gisements d’hydrates de méthane.


Les clathrates de méthane sont comme des réservoirs de méthane sous forme de glace et sont stables à certaines conditions physiques (pression-température-profondeur). Si les conditions changent, cela peut entrainer la libération massive de méthane dans l’atmosphère avec pour conséquence une augmentation de la température atmosphérique, puisque le méthane est un gaz à effet de serre.

Comme de nombreux gisements ont déjà été répertoriés, nous pourrions chercher à les stabiliser pour les exploiter en surface, puisqu’il représente une très grande source de méthane. Cela permettrait d’utiliser ces clathrates qui sont comme une sorte de bombe à retard

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac S le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac S

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac S

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?