Correction Spé SVT - Bac S 2017 Liban

Correction Spé SVT - Bac S 2017 Liban

Notre professeur vous propose le corrigé de Spécialité SVT du Bac S du Liban 2017.
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Entraînez-vous à l'épreuve de Spé SVT grâce à ce corrigé complet. Pour rappel, le sujet portait sur le domaine continental et sa dynamique, sur la réaction immunitaire, et sur la fabrication du vinaigre de cidre.

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Correction Spé SVT - Bac S 2017 Liban

Le contenu du document


Conseils méthodologiques :

Pour la 1ère partie de ce sujet de SVT, le plus difficile était de ne pas faire de hors-sujet, on ne parlait pas des ophiolites, de la disparition des reliefs et très peu de la subduction.

Pour le QCM la question 2 avait une subtilité entre la croûte océanique et la lithosphère océanique. Mais si on parlait d'ophiolites c'est que l'on incluait la péridotite qui est une roche du manteau (donc on parle forcément de lithosphère).

Pour la 2ème partie :

Exercice 1 : Pas de difficulté particulière, il fallait juste se rappeler de ce que signifie l'agglutination.

Exercice 2 spécialité : Il fallait bien faire le lien entre les documents, cela permettait de faire le plan: étape 1: jus de pomme -> cidre, étape 2: cidre -> vinaigre. Pensez à parler de métabolisme des 2 micro-organismes, car c'était la question posée.


PARTIE 1 : LE DOMAINE CONTINENTAL ET SA DYNAMIQUE

Introduction :

Les chaînes de montagnes sont présentes sur de nombreux continents et sont de hauteurs variables, pouvant aller jusqu’à 8000 mètres d’altitude dans l’Himalaya. Suite à une fermeture d’un océan, les continents peuvent entrer en collision ce qui entraine d’importantes modification de la lithosphère et du paysage.

Quels sont les indices géologiques d’une collision continentale et comment témoignent-ils d’une formation de chaine de montagnes ?

Pour répondre à cela nous allons commencer par décrire la formation d’une chaîne de montagne, puis nous présenterons les différents indices géologiques d’une collision continentale.


I) La formation des chaînes de montagnes

La présence de plis et de failles inverses sur les montagnes permet de caractériser des zones de compressions. Cette compression est réalisée suite aux mouvements des plaques tectoniques, permettant la rencontre d’une plaque avec de la lithosphère continentale. Contrairement à une rencontre lithosphère océanique-continentale, où la lithosphère océanique plus dense, s’enfonce dans l’asthénosphère (=subduction), ici la rencontre lithosphère continentale-continentale provoque une collision.

La collision fait souvent suite à une subduction océanique, ayant permis aux continents de se rapprocher pour finalement se rencontrer. Les parties supérieures des deux croûtes continentales ayant la même densité, elles vont se chevaucher, provoquant un empilement de nappes de charriage en profondeur et entraînant un épaississement crustal important.


II) Les indices géologiques d’une collision continentale

Lors d’une collision continentale, nous avons vu que la compression pouvait provoquer un empilement d’écailles les unes sur les autres. Cet empilement de nappes de charriage peut se voir en surface par la présence rapprochée de terrains jeunes et anciens, voire de terrains anciens au-dessus de terrains plus jeunes, leur contact est marqué par des roches très déformées.

En profondeur, cela est visible grâce à une étude sismique du terrain, qui montre des contacts anormaux entre ces nappes. De plus, on peut constater un épaississement crustal plus important suite aux chevauchements des croûtes continentales (voir schéma). La lithosphère continentale s’enfonce dans le manteau (jusqu’à 800km) car elle est tirée par la lithosphère océanique en subduction, on parle alors de subduction continentale (c’est le cas dans l’Himalaya par exemple).


Conclusion :

La formation de chaines de montagnes se déroule lors d’une collision continentale, de nombreuses traces nous permettent d’en témoigner. Il y a la présence de nappes de charriage, un épaississement crustal important, et en surface la présence de roches déformées plus âgées par-dessus des roches plus jeunes.

La subduction de la lithosphère océanique à tendance à entrainer la lithosphère continentale, provoquant une subduction continentale. Comment expliquer qu’on puisse retrouver en surface et en altitude, des ophiolites (basaltes, gabbros, péridotites) qui faisaient partie de la lithosphère océanique.

Schéma de la formation d’une chaine de montagnes avec des nappes de charriage (de 1 à 4).

Source : http://cirquedebarrosa.free.fr


QCM

1 – b : Les ophiolites sont des roches de la lithosphère océanique : basaltes, gabbros pour la croûte continentale et péridotite pour le manteau.

2 - b : L’âge de la croûte océanique ne dépasse pas les 200 Ma, en revanche l’âge de la croûte continentale peut dépasser les 4 Ga. Cet âge peut être daté par radiochronologie.

3 - c : Il n’y a pas de déséquilibre isostatique car cela se rééquilibre avec le temps, en revanche, suite à l’érosion de la chaine de montagnes, on retrouve à l’affleurement des roches qui ont été formé en profondeur (ex : des granites dans le Massif armoricain et Massif central).


PARTIE 2

EXERCICE 1 : QUELQUES ASPECTS DE LA REACTION IMMUNITAIRE

D’après le document 2b, on peut voir que pour le donneur D1 il y a agglutination en présence de sérum anti-A et de sérum anti-B. Ce qui signifie que D1 possède des hématies qui ont en leur surface des molécules A et B. D’après le doc 1, on peut en conclure que D1 est de groupe sanguin AB.

Pour le donneur D2, il n’y a aucune agglutination visible, ni avec du sérum anti-A, ni avec du sérum anti-B. Donc D2 n’a pas de molécules A ou B à la surface de ses hématies, il est donc de groupe O.

Pour le receveur R, on observe une agglutination en présence de sérum anti-A, mais pas d’agglutination avec le sérum anti-B. Donc R possède des molécules A sur ses hématies, d’après le document 1, il est de groupe sanguin A.

D’après ces informations, une transfusion est possible entre le donneur D2 (de groupe O, sans molécule A ou B sur ses hématies) et le receveur R (de groupe A).


EXERCICE 2 (SPECIALITE) : LA FABRICATION DU VINAIGRE DE CIDRE

Le jus de pomme peut être transformé en cidre et en vinaigre. Pour cela on utilise des microorganismes comme des levures (Saccaharomyces cerevisiae) ou encore des bactéries (Acetobacter aceti). 

Dans le document 1 on observe que dans la composition du cidre, il y a assez peu de glucides (2.3g) mais beaucoup d’éthanol (3.2g) par rapport au jus de la pomme (11 g de glucides et pas d’éthanol). En revanche dans le vinaigre de cidre, il y a encore moins de glucides (0.7g), assez peu d’éthanol (0.06g) mais on trouve de l’acide acétique ou éthanoïque en grande quantité (5g). Pour comprendre comment sont formés l’éthanol et l’acide acétique, absent du jus de pomme de départ, il faut s’intéresser aux mécanismes métaboliques de certains microorganismes.


Nous savons que le métabolisme des levures leur permet, en présence de glucose et de dioxygène, de produire du dioxyde de carbone, mais en l’absence de dioxygène, la levure va produire de l’éthanol. Dans le document 2, on peut observer que la levure du genre Saccaharomyces cerevisiae, consomme le dioxygène présent dans le milieu, car sa concentration passe de 6.4 mg/mL au début de l’enregistrement, à 1mg/mL après 3.5min d’enregistrement. Ensuite il n’y a plus de dioxygène disponible dans le milieu pour la levure. Cette dernière consomme également du glucose mais cela n’est pas présent sur l’enregistrement. On peut voir que la concentration en CO2 augmente après 3.5min et jusqu’à 6min, passant de 0.07mM/L à plus de 0.55mM/L. La concentration en éthanol augmente entre 3.5min et 10min (fin de l’enregistrement), passant de 0 à plus de 0.45g/L. Cela nous montre bien que la levure à produit du CO2 lorsqu’elle avait du dioxygène disponible, mais qu’en son absence, elle a produit de l’éthanol.

Le document 3 permet de nous éclairer sur les organites en activité chez la levure en présence ou absence de dioxygène. Dans le cas où la levure est en anaérobiose, on peut observer que peu de mitochondries sont développées et actives. En revanche lorsque la levure est en aérobiose, les mitochondries sont très développées et très actives. Ce sont donc elles qui sont responsables de la respiration cellulaire de la levure.


Tout cela nous permet de comprendre comment le cidre a pu être produit (présence de CO2 et d’éthanol dans le jus de pomme). Mais comment obtenir du vinaigre de cidre à partir de cela ?


Pour la dernière étape, un deuxième microorganisme entre en jeu, il s’agit des bactéries Acetobacter aceti. Le document 4 nous précise que le cidre est laissé à l’air libre et qu’un voile se développe en surface : la « mère de vinaigre ». En observant au microscope la composition de ce voile, on peut voir des bactéries aérobies qui sont capables (d’après le doc 4b) de produire de l’acide acétique à partir d’éthanol et en présence de dioxygène. Dans le cidre il y a 3.2g d’éthanol pour 100mL, donc en présence de dioxygène, le métabolisme des bactéries Acetobacter aceti permettra la production de l’acide acétique.


Pour produire du vinaigre de cidre à partir de jus de pomme, il faut deux étapes : la première consiste en la fabrication de cidre à partir de jus de pomme et de levure (Saccaharomyces cerevisiae) en condition anaérobique. La seconde étape consiste à laisser ce cidre au contact de l’air pour que les bactéries Acetobacter aceti puissent s’y développer et transformer ce cidre en vinaigre, en produisant de l’acide acétique.

Fin de l'extrait

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