La justice et le droit

La justice et le droit

Cette fiche de révision conçue par notre professeur de philosophie a pour objectif d’apporter toutes les connaissances nécessaires aux lycéens de terminale S sur le chapitre de « La justice et le droit ». 

Document rédigé par un prof La justice et le droit

Le contenu du document


I. INTRODUCTION

La question de la justice et celle du droit peuvent sembler à priori quelque peu redondantes. Dans les deux cas, on est amené, pour le dire sommairement, à convoquer les notions d’égalité, d’équité, d’éthique, et de bonté.


II. LA JUSTICE EST LE DROIT

Dans cette première partie nous nous intéresserons à des penseurs chez qui la question du droit se rabat sur celle de la justice, chez qui l’ordre de la légalité est inscrit dans celui de la légitimité, selon le principe de ce qu’il est convenu d’appeler le droit naturel.  

1. Platon

La question de la justice n’est pas simplement une affaire d’homme, elle concerne l’ordre de la nature elle-même. La justice de la cité n’est alors qu’un microcosme de celle de l’univers.

2. Grotius

Pour Grotius, fidèle en cela aux préceptes d’Aristote, l’homme est un être naturellement raisonnable et sociable. De par sa condition l’homme produit de lui-même des normes efficientes de son comportement et de ses agissements. 


III. LE DROIT ET LA JUSTICE

Dans cette seconde partie nous nous intéresserons à des penseurs qui se sont efforcés de distinguer essentiellement le droit de la justice.  La notion de droit naturel laisse alors la place à l’institution du droit positif.

1. Spinoza

Prenant pour objet d’étude la Bible elle-même, il entend démontrer que les questions de droit et de justice ne relèvent pas tant de l’aspiration téléologique mais bien plutôt de considérations politiques.

Il estime que l’Eglise et les religions, exploitant la foi des croyants et l’ambivalence interprétative des textes sacrés,  font passer pour lois naturelles et divines des lois qui ne servent en fait qu’à nourrir leur propre soif de pouvoir.   

2. Kelsen

Kelsen tend à produire une invalidation du droit naturel. Pour ce faire il développe une démonstration celle-ci en trois axes principaux :

  • Si le droit naturel se présente comme un fait naturel alors il perd de facto sa qualité même de droit qui demeure en effet affaire de volonté.
  • Si, comme la science le montre, selon lui, la nature est régie essentiellement par le principe physique du causalisme (enchaînement des phénomènes de la cause à l’effet), elle ne peut prétendre instituer des normes et théoriser sur des procédures dites de légalité.
  • Seule l’hypothèse de Dieu, d’un auteur de lois naturelles, pourrait encore valider la question du droit naturel, or si l’instance juridique veut s’instruire comme science véritable, il ne peut y être question de métaphysique.  


IV. CONCLUSION 

La justice et la légitimité, le droit et la légalité, autant que l’on puisse distinguer en amont l’une et l’autre de ces notions, elles ne cessent de se retrouver en aval.

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