La Culture et les échanges

La Culture et les échanges

I - Qu'est-ce que la culture?

1 - Définitions

a) La culture est le travail du sol (agriculture).
b) Ensemble de connaissances qui permet d'intervenir judicieusement dans tous les domaines. Cette culture a formé un jugement, un goût au contact...
La Culture et les échanges

Le contenu du document

I - Qu'est-ce que la culture?

1 - Définitions

a) La culture est le travail du sol (agriculture).
b) Ensemble de connaissances qui permet d'intervenir judicieusement dans tous les domaines. Cette culture a formé un jugement, un goût au contact des œuvres littéraires, artistiques et historiques.
c) Ensemble des productions d'une société, autant matérielles (habitations/monuments) qu'immatérielles (idées/croyances). L'ensemble de ces productions est régi par les coutumes et les institutions.
La culture est finalement tout ce que l'homme a ajouté à la nature. On est devant une caractéristique humaine. La culture est le lien entre l'homme et la nature.
On peut alors se poser les questions suivantes : faut-il voir un signe de l'originalité de l'homme ? Ou est-ce que la culture humaine ne ferait que prolonger ce qu'il y a chez l'animal ? La culture est une différence radicale entre l'homme et l'animal ou l'homme est une progression du stade animal ? Peut-on aussi dire que la culture rend l'homme meilleur ?
Pour considérer la culture, il faut aussi prendre en compte le fait qu'il n'existe pas UNE culture mais une diversité. Cette diversité pose parfois problème. Elle peut aboutir soit à un sentiment de tolérance, soit à un rejet de certaines cultures et un manque de cohésion entre ces dernières.

II - À la recherche de la nature humaine :

À partir du 16 e siècle, on s'est posé la question suivante : que serait l'homme s'il n'y avait pas de culture ?

1 - Définitions

L'ethnocentrisme consiste à juger un individu d'une culture différente en prenant comme référence les normes et valeurs de sa propre culture. Cette dernière paraît alors étrange, ridicule voire inférieure. L'ethnocentrisme débouche sur la xénophobie et le racisme.
Il faut différencier les termes « race » et « espèce ». En effet, une espèce équivaut à plusieurs races.
Montaigne écrivait au XVIe siècle dans Les Essais : « Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage. »
Au XIXe siècle est née l'ethnologie. L'ethnologie est l'étude des différents peuples, de leurs coutumes, croyances et institutions. Les ethnologues se différencient des sociologues par le fait qu'ils sont spécialisés dans les sociétés plutôt primitives.
Nous allons nous intéresser à l'étude de « Les enfants sauvages ».

2 - Étude de Les enfants sauvages : mythes et réalités de Lucien Malson

Dans cet ouvrage, L. Malson différencie ce qui est inné de ce qui est acquis pour l'homme.
Pour L. Malson il n'y a pas de nature humaine. En effet, l'humain se construit beaucoup après la naissance. Un humain qui vient au monde sans repères grandira comme un animal. Pour Malson, il n'y a pas d'hérédité psychologique au niveau de l'individu. C'est dans son milieu social que l'homme reçoit la notion de morale, par exemple. La nature humaine pour Malson est donc le fruit d'une construction et d'un processus d'apprentissage des normes sociales.
Pour appuyer sa thèse, Malson a essayé de répertorier tous les cas d'enfants sauvages, mais il s'est surtout concentré sur quatre d'entre eux : Kaspar Hauser, Amala et Kamala et Victor de l'Aveyron.
Kaspar Hauser apparaît en 1828. Pendant 14 ans, l'enfant a vécu enfermé dans une pièce avec pour seul contact du monde extérieur une femme qui lui apportait de la nourriture. Il semble idiot, il ne maîtrise pas son corps et n'a pas de langage pour s'exprimer. Les souvenirs vont lui revenir petit à petit à partir du moment où il commence à s'approprier le langage humain. En 1833, il se fait assassiner.
Les deux fillettes en Inde, Amala et Kamala, vont être trouvées en 1920. Elles vivaient avec des loups et des louves. Elles ont toutes les deux de longs bras et des épaules larges ; on remarque aussi qu'elles halètent comme des loups.
Le cas de Victor de l'Aveyron est apparu en 1800 en France. Il a environ 12 ans et il mesure 1 mètre 36 quand il se fait attraper. On remarque tout de suite qu'il ne se reconnaît pas dans un miroir ; aussi, il a une peau extrêmement fine et ne supporte pas les lits. Il est végétarien. Victor va être recueilli et on va tenter de l'éduquer.
C'est ainsi que les chercheurs vont remarquer que ces enfants sont « en retard », car ils sont éloignés de la culture. Malson va établir une liste de points communs entre ces enfants :
  • ils sont muets : ils ont de grandes difficultés à s'exprimer ;
  • indifférence sexuelle ;
  • ne sont pas pudiques (ces enfants le deviennent avec l'éducation) ;
  • sensations auditives et olfactives exacerbées ;
  • ni rire, ni sourire (pas d'expression propre à l'homme).
L'instinct dans l'ethnologie est une série de comportements automatiques qui prennent en charge la satisfaction d'un besoin. L'instinct est inconscient, aveugle.
« Sa personnalité se fait après la naissance dans une matrice culturelle aussi importante que la matrice maternelle. ».
La matrice culturelle est la société (après la naissance) et la matrice maternelle est le ventre de la mère où se développe le fœtus (avant la naissance). L'homme naît deux fois : biologiquement et mentalement. Sivadon va expliquer que chez l'homme, tout n'est que puissance. Cela veut dire que tout n'est que potentialité. Sivadon ajoute que tout se joue lors de l'éducation pendant les deux premières années.
  • La nature humaine n'existe pas sinon sous forme de potentialité.

III - Ambiguïté du rôle de la culture

La culture est positive à la base, car elle permet à l'homme de se développer, mais ce n'est pas elle qui rendra l'homme bon ou mauvais. Le jugement des autres cultures est ambigu :
Comment savoir si notre culture est supérieure à une autre ? Comment savoir ce qui est juste ?
On peut mettre en place une tolérance totale ; mais si l'on tolère tout on risque de tomber dans le nihilisme. Le nihilisme est lorsque plus rien n'a de valeur. Plus rien ne nous paraît ni juste ni bon. On gomme les différences de culture en les acceptant toutes.
D'un autre côté, on peut aussi donner aux hommes des valeurs universelles en fixant des règles universelles. Conclusion : la culture est un système complexe d'institutions qui prennent l'homme totalement en charge. Prise en charge de :
  • ses représentations : religion, sciences, philosophie, art ;
  • ses actions : religion, droit, morale, règles de politesse ;
  • ses relations avec la nature : la technique.
La culture forme l'homme mais nous devons nous en méfier et garder un regard critique vis-à-vis d'elle.
Fin de l'extrait

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