Fiche de révision : La religion - Philosophie - Terminale S

Fiche de révision : La religion - Philosophie - Terminale S

Consultez gratuitement cette fiche de révision de philosophie sur la religion, thème au programme de philosophie du Bac S.

Vous étudierez tout d'abord les notions à maîtriser sur le thème de la religion, ainsi que les auteurs à connaître, tels que Descartes, pascal, Locke, Rousseau, ou encore Kant. Notre professeur a sélectionné pour vous des citations philosophiques sur la religion, et quelques idées de thèmes qui pourront vous aider à construire une problématique sur la religion. Enfin, vous découvrirez 4 sujets possibles sur la religion : La religion est-elle incompatible avec la science ? La foi s'oppose-t-elle à la raison ?

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Fiche de révision : La religion - Philosophie - Terminale S

Le contenu du document

 

NOTIONS A MAITRISER

La religion définit un ensemble de croyances et  de pratiques qui unissent leurs fidèles. Elle consiste à rendre un culte à un ou plusieurs Dieux. Lorsque l'on adhère à une religion, on adhère souvent à des règles dictées soit par des écrits (mythes, dogmes, livres sacrés) et à des rites (prière, baptême, jeûne...) qui permettent de rendre le culte à la divinité. 

Tout ce qui est en lien avec la religion (ce qui est nécessaire pour le Salut) s'appelle le sacré, le reste (les choses indifférentes pour le salut) sont le profane. La religion a souvent  un horizon escathologique : elle s'imagine une fin des temps et au-delà. 

Ceux qui ne participent pas à une religion sont dits soit partisans de l'athéisme (pas de Dieu) ou de l'agnosticisme (ceux qui ne prennent pas position car ils pensent que l'on ne peut pas se prononcer sur l'existence ou non de Dieu). Mais il y a aussi les théismes ou déismes qui consistent en la croyance en une divinité sans la participation à une religion. Aussi, on peut croire en Dieu sans faire partie d'une religion.

Dans la thématique de la religion, on s'interroge toujours sur la nature de la croyance. Elle dépend de la foi ou du cœur pour certains philosophes et s'oppose en cela aux données de la raison. Il s'agit de savoir si la croyance est le lieu de l'absolu (comme son objet est Dieu) et si c'est plutôt le savoir et ses preuves tangibles (qui font appel à la réalité perceptible) qui permet de l'atteindre.  

La croyance est faite de signes (des éléments de la réalité) que l'on interprète en faveur de sa croyance mais ce ne sont jamais des preuves au sens scientifique puisque les signes ne sont pas totalement visibles. 

Ex : la perfection du monde peut être interprétée comme un signe de l'existence de Dieu et le changement de saison est une preuve du mouvement des astres.

La religion a un poids important dans la vie sociale, elle apporte généralement un socle de commun de valeurs et de croyances favorables à l'uniformisation sociale. Pour qu'elle ne nuise par à la liberté de conscience dans le cadre d'un Etat, il est préconisé qu'il y ait un esprit de tolérance. 

La laïcité peut décrire cet esprit de tolérance dans la mesure où elle désigne un espace de débat ouvert entre toutes les religions sans hégémonie de l'une (= domination) par rapport aux autres. John Rawls parle de « désaccord raisonnable » pour décrire cet esprit de débat dans lequel on échange pacifiquement et l'on n'impose pas sa croyance.

 

LES AUTEURS A CONNAITRE

Descartes, Discours de la méthode

Le philosophe pense que le raisonnement permet de donner des preuves à l'existence de Dieu. Il suffit de considérer nos idées pour trouver la preuve d'une nature plus grande que nous. En effet, il utilise un argument qui s'appelle «  preuve par la perfection ». Comme les humains peuvent avoir une idée de quelque chose de plus parfait qu'eux, cela signifie que cette idée a été mise dans leurs esprits par un esprit souverainement parfait ( qui est le plus haut en perfection ou la perfection absolue).

Dans cette philosophie, la croyance et la raison ne sont pas opposées. La raison peut prouver la pertinence de la croyance.

 

Pascal, Pensées

L'auteur critique les positions comme celle de Descartes qui pensent que l'on peut faire de Dieu un concept philosophique comme les autres ou un objet de pensée. Pour Pascal, le lien des créatures avec Dieu n'est pas rationnel, il passe par le cœur et le mystère de la foi. Il ne peut pas se prouver mais s'éprouve dans la relation intime à Dieu. La croyance est le résultat d'une révélation et non d'une démonstration.

 

Locke, Lettre sur la tolérance

Il est l'un des premiers penseurs de la tolérance religieuse. Pour cela, il se pose une question simple : Quelles sont les choses indifférentes dans une religion ( qui n'est pas sacré et nécessaire)  et les quelles sont des choses nécessaires pour le Salut ? Ce qui important pour Locke se trouve dans la liberté de conscience ( pouvoir choisir son culte et son Dieu) et dans la tolérance de toutes les religions sans en imposer une ou en favoriser certaines. La tolérance a quand même des restrictions : on ne peut pas tolérer le culte opposé au bon fonctionnement de la vie sociale, celui qui est en contradiction avec les lois, dont l'autorité s'impose de l'extérieure  ainsi que les athées. Il pose les bases de la tolérance mais cette dernière demeure encore très restrictive. Ce qu'il faut retenir, c'est que la tolérance est une liberté de conscience et de culte. Ce qui veut dire aussi que le culte n'est pas décisif pour le Salut, il y a plusieurs voies possibles vers Dieu.

 

Rousseau, Du contrat social

ll est le partisan d'une religion naturelle qui est celle de l'Homme. Il la trouve au fond de lui-même et n'a  besoin ni de dogme, ni de lieu de culte, ni de rites. La relation avec Dieu se fait en direct. A côté de cette religion naturelle, il montre que dans un système politique où la religion a disparu, le sacré est encore présent. Pour réunir les citoyens et leur donner foi en la démocratie, il faut que ces derniers adhèrent presque sans y réfléchir aux principes de ce gouvernement. La volonté générale doit être, en quelque sorte, le dogme des citoyens. Il appelle cette religion, la religion civile.

 

Kant, La religion dans les limites de la simple raison

Nos devoirs moraux doivent être considérés comme des commandements divins. En effet, ils ne peuvent pas être relatifs sinon on pourrait toujours les remettre en question et il n'y aurait pas de morale possible. Il faut donc une hypothèse forte selon laquelle, les devoirs sont absolus et pour cela il faut plusieurs postulats (affirmations que l'on pose sans les prouver mais qui servent de points de départ à une explication) : l'existence d'un Dieu en fait partie. Il s'agit d'une religion universelle dans laquelle on n'offre ni ne reçoit rien de Dieu mais où l'on accomplit son devoir.

 

Kant, Critique de la raison pure

L'auteur propose une distinction intéressante pour analyser le mécanisme de la croyance en lien avec la certitude

Opinion = certitude ni subjective ni objective  / foi = certitude subjective mais non objective / savoir = certitude subjective et objective

 

CITATIONS PHILOSOPHIQUES SUR LA RELIGION

Pascal, Pensées

« C'est le cœur qui sent Dieu  et non la raison. Voilà ce que c'est que la foi. Dieu sensible au cœur et non à la raison. »

Voir ci-dessus.

 

Rousseau, Du contrat social

« La religion considérée par rapport à la société, qui est ou générale, ou particulière, peut aussi se diviser en eux deux espèces, à savoir, la religion de l'Homme et celle du Citoyen. »

La religion du citoyen est la religion civile (voir ci-dessus)

 

Kant, La religion dans les limites de la simple raison

« La religion (...) est la connaissance de tous nos de nos devoirs comme commandements divins. »

 

Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

« La religion est le soupir de la créature opprimée, la chaleur d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple. »

L'auteur nous dit que la religion permet de trouver du réconfort dans une société où la solidarité et la justice n'existent pas suffisamment. Les personnes les plus enclines à se laisser doper par la religion (métaphore de la drogue) sont celles dont les conditions sociales ne permettent pas de réfléchir (fatigue, journées interminables), elle donne donc du pré-pensé.

 

Durkheim,  De la division du travail social

« S'il est une vérité que l'histoire a mis hors de doute, c'est que la religion embrasse une portion de plus en plus petite de la vie sociale. »

L'auteur assiste à un phénomène très important à son époque : la baisse du religieux (qu’on appelle « désenchantement du monde » selon Weber). Dans les sociétés modernes, le religieux disparaît de la vie de tous les jours, il n'occupe plus la société tout entière mais se cantonne à une petite partie. La religion se retire des discussions scientifiques, politiques, économiques. On explique plus les phénomènes par Dieu et sa parole. C'est ce que l'on peut appeler une « rationalisation » de la société : ses explications lui viennent de sa raison et non de ses croyances.

 

THÈMES QUI PEUVENT SERVIR A CONSTRUIRE LES PROBLEMATIQUES SUR LA RELIGION

 

  • Sacré / profane : le sacré est tout ce qui est en lien avec la religion et qui constitue des éléments forts (dieu(x), le lieu de culte, le livre, le mariage...) et le profane désigne tout ce qui a moins d'importance et concerne la vie de tous les jours sans lien avec le religieux.
  • Signe / preuve : un signe est élément du réel qui est partiel que l'on interprète pour se convaincre de quelque chose. La preuve est plus complète et exige un raisonnement abouti ou un fait décisif.
  • Cœur / raison : on aime et croit avec le cœur. La raison peut aider à formuler des preuves de l'existence de Dieu mais elle ne fait pas adhérer à Dieu.
  • Croyance / savoir : la croyance est une certitude subjective, je suis sûr dans mon for intérieur,  mais sur laquelle on ne peut pas trancher définitivement (elle n'est donc pas objective) alors que le savoir doit valoir subjectivement.
  • Dogme / théorie : un dogme religieux est  un ensemble de préceptes et de croyances figées que l'on ne peut pas remettre en question alors que la théorie est toujours discutable et peut évoluer.
  • Absolu / relatif : l'objet de la croyance (ce en quoi l'on croit) est un absolu, il existe pour lui-même en dehors de chacun alors que les opinions ou les connaissances sont relatives à l'époque et au lieu dans lesquels on évolue.

 

SUJETS POSSIBLES SUR LA RELIGION

La religion est-elle une consolation pour les faibles ?

La religion est-elle incompatible avec la science ?

La foi s'oppose-t-elle à la raison ?

Peut-on n'avoir aucune religion ?

Fin de l'extrait

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