Dissertation : La liberté est-ce faire ce que je veux ? La liberté est-elle une illusion ? - Philosophie - Terminale S

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La liberté est-ce faire ce que je veux ? La liberté est-elle une illusion ?

 

Introduction

Définition de la liberté

 

La liberté désigne la capacité à agir en conformité avec soi-même sans que rien ni quiconque n’interfère.

 

"capacité" : la liberté n’est qu’une capacité. Car a priori nul n’est obligé de faire usage de sa liberté, précisément parce qu’il est libre de le faire ou de ne pas le faire. Il y a d’ailleurs des degrés ou des formes différentes de liberté dont on peut plus ou moins faire l’usage : liberté de mouvement, liberté d’expression, liberté de penser, liberté religieuse, liberté d’association, etc.

"agir en conformité avec soi-même" : la liberté consiste à mettre en pratique ses désirs ou ses volontés, donc finalement à se réaliser soi-même. Une question se pose alors : être libre est-ce faire tout ce que nous voulons ?

"sans que rien ni quiconque n’interfère" : tout ce qui peut s’interposer entre moi et mes actes (physiquement, moralement, juridiquement, etc.) est vécu comme un obstacle à ma liberté, comme une contrainte gênante.

                       

L’origine politico-sociale du mot

 

Le mot "liberté" a pour origine un adjectif latin, liber, qui désignait l’homme libre par opposition à l’esclave. Aux sources de notre culture, la liberté a  donc d’abord été le statut social et politique de l’homme libre. Que recouvrait alors le concept de liberté ?

 

Les droits, les devoirs, les modes de vie supposés convenir à l’homme libre ont été élaborés par opposition et contraste avec l’esclavage. Outil animé ou animal domestique, doué d’intelligence et soumis aux ordres, l’esclave est privé de droits. Sa situation a pu varier selon les temps, les lieux, les caractères du maître, mais le trait fondamental de l’esclave quant à lui ne change pas : l’esclave n’est pas libre parce qu’il ne s’appartient pas.

 

Par contraste, la libre disposition de sa personne et le fait d’avoir des droits apparaissent comme la condition élémentaire de la liberté (ce qui n’exclut pas, on le voit, certaines formes de soumission ou d’inégalité).

 

Dans cette  perspective, l’homme libre est le citoyen, qui tantôt commande tantôt obéit. En effet, par principe ce dernier pouvait exercer dans des assemblées une part du pouvoir législatif et judiciaire. La liberté dépassait donc aussi le cadre de la stricte liberté individuelle ou intérieure. Être libre signifiait également pouvoir s’exprimer dans le domaine public et collectif, seul moyen peut-être d’avoir trait à ce qui touche à la gestion collective des personnes (la politique).

 

Liberté et notions connexes ou contraires

 

Loi, règles, État, société.

Obstacles, contraintes, obligations.

Nécessité, détermination, fatalité, destin

Auto-détermination, autonomie, volonté, libre-arbitre

Contingence, hasard

 

Les déterminismes

 

Comment puis-je être libre si je suis déterminé ?

 

Qu’est-ce que le déterminisme ? C’est l’hypothèse métaphysique selon laquelle un très grand nombre de causes produisent toujours les mêmes effets (principe de causalité) de sorte qu’il n’est pas possible qu’un résultat inattendu ou autre surgisse à la place de celui attendu. La succession des événements et des phénomènes due au principe de causalité serait alors tout à fait prédictible et prévisible. On voit donc qu’un élément libre ici n’est guère pensable, au sens où il s’agirait alors de défier la loi de causalité.

 

Le déterminisme social

 

Le déterminisme social correspond à une idée que l'on retrouve souvent dans les sciences sociales, et qui repose sur l'argument suivant : tout individu est largement déterminé dans ce qu'il est, dans ce qu'il fait, dans ses choix, ses croyances, ses désirs par la place sociale qu'il occupe ; et la place sociale d'un individu est largement déterminée par des mécanismes sociaux de reproduction de la hiérarchie sociale, de sorte que tout individu est largement déterminé par des mécanismes sociaux.

 

On peut voir deux limites à objecter à la thèse du déterminisme social :

 

La complexité des interactions sociales qui façonnent un individu ne rend pas possible un modèle simple de la relation entre la place sociale et les caractéristiques d'un individu.

la reproduction sociale existe mais les théories de la reproduction sociale ne permettent pas de penser le changement, la contestation de l'ordre social, la critique, les résistances, alors qu’ils existent forcément.

 

Le déterminisme biologique ou génétique

 

Le comportement d'un individu s'explique par son caractère et ses capacités qui sont expliqués par ses gènes. Donc le comportement d'un individu est déterminé par ses gènes. Si l’individu est déterminé génétiquement, quelle part de liberté lui reste-t-il ?

 

On pourrait opposer au déterminisme génétique les objections suivantes :

 

Peut-on enfermer l'individu dans les caractères et capacités qu'on lui attribue ?

Ce ne serait pas nier ce que Rousseau par exemple appelle la "perfectibilité" de l'homme, le fait qu’il puisse progresser et se dépasser continuellement ?

 

La complexité du fonctionnement des gènes rend impossible tout modèle simple de la relation entre les gènes et le comportement. L'état actuel de la génétique ne permet donc pas de justifier un déterminisme strict et absolu.

 

Le déterminisme psychique

 

Le déterminisme psychique correspond à une idée que l'on retrouve essentiellement dans la psychanalyse selon laquelle tout individu est déterminé dans ce qu'il est et dans ce qu'il fait par des forces psychiques inconscientes et une structuration psychique inconsciente.

 

Liberté et déterminisme : le point de vue de Spinoza

 

Spinoza est le philosophe déterministe le plus célèbre.

 

Pour lui, le monde est déterminé. Et l'homme n'est pas un empire dans un empire. Il n'est qu'une partie de la nature. Et par conséquent il est déterminé, comme toute chose.

 

Le libre arbitre n'existe donc pas. C'est une illusion. L'homme se croit libre car il ignore les causes qui le déterminent à agir et à désirer.

 

Je me crois libre de déplacer ma main à gauche ou à droite uniquement parce que je ne perçois pas le déterminisme à l'œuvre qui me poussera fatalement à accomplir l'un ou l'autre de ces mouvements. En réalité je ne suis absolument pas libre de cela. Il était déterminé, de toute éternité, que j'allais déplacer ma main, par exemple, d'abord à gauche puis à droite.

 

Pour illustrer son propos, Spinoza prend l'image de la pierre. L'homme est comme une pierre qui tombe, et qui se croit libre uniquement parce qu'il a conscience de son mouvement sans avoir conscience des causes qui le poussent à suivre un tel mouvement.

 

« J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée.

 

Dieu, par exemple, existe librement bien que nécessairement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même librement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même et connaît toutes choses librement, parce qu'il suit de la seule nécessité de sa nature que Dieu connaisse toutes choses. Vous le voyez bien, je ne fais pas consister la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité.

 

Mais descendons aux choses créées sont toutes déterminées par des causes extérieures à exister et à agir d’une certaine façon déterminée. Une pierre par exemple reçoit, d’une cause extérieure qui la pousse, une certaine quantité de mouvement et, l’impulsion de la cause extérieure venant à cesser, elle continuera à se mouvoir nécessairement. Cette persistance de la pierre dans le mouvement est une contrainte, non parce qu’elle est nécessaire, mais parce qu’elle doit être définie par l’impulsion d’une cause extérieure. Et ce qui est vrai de la pierre, il faut l’entendre de toute chose singulière, quelle que soit la complexité qu’il vous plaise de lui attribuer, si nombreuses que puissent être ses aptitudes, parce que toute chose singulière est nécessairement déterminée par une cause extérieure à exister et à agir d’une certaine manière déterminée.

 

Or la pierre, tandis qu’elle continue de se mouvoir, pense et sait qu’elle fait un effort, autant qu’elle peut, pour se mouvoir. Cette pierre, assurément, puisqu’elle a conscience de son effort seulement et qu’elle n’est en aucune façon indifférente, croira qu’elle est très libre et qu’elle ne persévère dans son mouvement que parce qu’elle le veut. Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. Un enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon irrité vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir. Un ivrogne croit dire par un libre décret de son âme ce qu'ensuite, revenu à la sobriété, il aurait voulu taire. De même un délirant, un bavard, et bien d'autres de même farine, croient agir par un libre décret de l'âme et non se laisser contraindre. »

 

Spinoza, Lettre à Schuller

 

 

Le libre-arbitre est un préjugé. Spinoza montre lui-même quel est le sens de ce parallèle entre la pierre et l’homme. Alors qu’en général, les hommes pensent être libres parce qu’ils ont la conscience qui leur donne une liberté de choix (= libre-arbitre), en fait, il n’empêche qu’ils sont déterminés dans tout ce qu’ils font comme n’importe quel phénomène naturel. Même leurs choix sont déterminés par des causes antérieures. Au lieu que la conscience et la liberté soient le privilège de l’homme, c’est tout l’inverse qui se passe : les hommes sont déterminés dans tous leurs actes, et en plus, ignorent qu’ils le sont. La croyance en la liberté ne nous apprend qu’une chose sur l’homme : sa profonde ignorance !

 

Bien retenir la formule qu’utilise Spinoza, elle résume sa pensée : « les hommes sont conscients de leurs désirs et ignorants des causes qui les déterminent ».

 

Spinoza donne ensuite trois exemples pour illustrer sa pensée, il faut donc les commenter (comme tout exemple). - « un enfant croit désirer librement le lait » : exemple intéressant car, en fait, il ne s’agit pas d’un désir. L’enfant a besoin de manger, mais, pour lui, cela se traduit par un désir. Il est déterminé (il a faim, donc il doit manger), mais il va croire que c’est par une libre décision qu’il veut du lait. On pourrait dire que tout désir est semblable à ce désir : il semble exprimer un libre choix, alors qu’il s’agit d’un acte nécessaire. Je crois décider, mais ma décision a été déterminée par une cause extérieure… - « un jeune homme irrité vouloir se venger » : ici Spinoza donne l’exemple d’une passion négative (la colère) comme un cas général. On est d’accord pour dire que ce jeune homme « ne se contrôle plus », et Spinoza semble dire que c’est le cas tout le temps. Nous sommes tous comme ce jeune homme irrité. - « un ivrogne croit dire par une libre décision ce qu’ensuite il aurait voulu taire » : cet exemple également a une valeur générale. Lorsque cet homme est ivre, il croit pourtant parler librement et dire ce qu’il veut. Plus tard, redevenu sobre, il regrette ses paroles, reconnaît avoir parlé sous l’emprise de la boisson. Pourtant, au moment où il était ivre, il n’avait pas l’impression de l’être et croyait dire ce qu’il voulait dire… Comment sait-il que maintenant, sobre, ce qu’il dit, soit dit librement ? Ce que nous apprend cet exemple, c’est que si, comme le prétend Spinoza, l’homme est déterminé jusque dans sa volonté, alors, logiquement, il ne devrait jamais s’en rendre compte. En effet, nous voyons que nous ne sommes pas libres au fait que quelque chose semble s’opposer à notre volonté (sentiment de résistance). Mais si cette volonté aussi est déterminée, comment le saurions-nous ?

 

Pour Spinoza, la liberté est un préjugé inné, une illusion inévitable… Nous sommes tous placés, sans le savoir dans la même situation que cette pierre qui est lancée. Ce que veut montrer Spinoza, c’est que les hommes ont une position contradictoire, ils soutiennent en même temps deux idées qui sont logiquement incompatibles. Ils disent que dans la nature tout est déterminé par des causes (en quoi ils ont raison), et que l’homme est libre (n’est déterminé par rien). Ce que montre l’exemple de la pierre, c’est que si on admettait un instant que l’homme puisse ne pas être libre, une conséquence nécessaire de cette hypothèse serait qu'il ne pourrait jamais s’en rendre compte/ Pour Spinoza, le sentiment que nous avons de notre liberté n’est pas une preuve que nous sommes libres, puisque la pierre qui est déterminée à avancer a le sentiment de le faire librement.

 

Mais alors l’homme ne peut jamais être libre pour Spinoza ? En fait, il défend plutôt l’idée que la liberté ne consiste pas dans la liberté de la volonté (libre-arbitre), ni dans la puissance de l’action : être libre, c’est comprendre par la raison les causes qui nous déterminent, se libérer des préjugés qui nous entravent. Pour être vraiment libre, il faut commencer par se libérer de cette fausse croyance, de nos préjugés concernant la liberté

 

Toutefois, la vision déterministe des choses n'empêche nullement de concevoir une certaine liberté. Au contraire, cela nous permet de repenser la liberté et de mieux comprendre ce que nous entendons véritablement par ce mot. On peut même dire que le déterminisme est la condition de la liberté : pour pouvoir agir, il faut bien que le bras obéisse à la main ; il faut que le monde soit régulier et prévisible, etc.

 

Liberté et volonté

 

La liberté semble bien équivaloir à faire ce que l’on veut. Et pourtant...

 

Faire ce qui me plaît ne signifie pas forcément faire ce que je veux

 

La première idée qui vient à l’esprit pour expliquer ce qu’est la liberté consiste à dire qu’être libre, c’est faire tout ce que l’on veut, suivre ses envies et les réaliser.

 

Mais cela pose deux problèmes :

 

si c’est seulement en faisant tout ce que nous voulons que nous sommes libres, alors comment pourrions-nous vivre et encore être libres en sociétés ? Comment alors être libre de cette manière tout en respectant les autres ? Définir la liberté comme le pouvoir de faire ce que nous voulons ne revient-il pas à considérer que nous sommes libres seulement de manière solitaire ? Ne devons-nous pas restreindre la liberté à ce qui est permis de faire, et non pas uniquement à ce qu’il est possible de faire ?

de plus, il nous arrive de vouloir quelque chose et nous changeons très vite d’avis. Comment alors considérer que notre volonté elle-même est libre lorsqu’à contre-courant de la raison elle nous force à faire ce que nous voulons ? Il faudrait, on le voit, que la volonté, pour être libre, soit éclairée par la raison.

 

La toute puissance de la volonté, le plus bas degré de liberté. L’exemple de l’âne de Buridan

 

Descartes le dit dans la Lettre à Mesland du 2 mai 1644, « je nomme généralement libre tout ce qui est volontaire ».

 

Mais attention, lorsque la volonté se détermine sans être soutenue dans son choix par l’entendement ou la raison, lorsqu’elle fait acte de toute puissance en étant indéterminée par autre chose qu’elle-même, elle est alors le plus bas degré de la liberté en ce qu’elle « fait paraître plutôt un défaut dans la connaissance qu’une perfection dans la volonté » (Méditations métaphysique, IV).

 

Et alors, prise dans un dilemme, la volonté seule ne peut pas décider. C’est ce que nous apprend l’exemple de l’âne de Buridan. Légende selon laquelle, un âne étant privé de raison et juste épris de volonté, ne put choisir entre son seau d’avoine et son seau d’eau, et mourut ainsi à la fois de faim et de soif.

 

Ainsi, en n’accolant pas de rationalité à notre volonté, soit nous sommes dans l’indifférence totale, ce qui n’est pas être libre mais ce qui, selon l’exemple de Buridan, peut être fatal, soit nous nous trompons, incapables de retenir notre volonté dans les bornes de l’entendement. Il faudrait donc avoir la résolution fermement maintenue, seule véritable œuvre de la liberté, qui nous permettra de ne jamais agir dans l’indifférence et sans motif.

 

« Car afin que je sois libre, il n’est pas nécessaire que je sois indifférent à choisir l’un ou l’autre des deux contraires [...] car si je connaissais toujours clairement ce qui est vrai et ce qui est bon, je ne serais jamais en peine de délibérer quel jugement et quel choix je devrais faire ; et ainsi je serais entièrement libre, sans jamais être indifférent »         (Méditations métaphysiques, IV)

 

La plus grande liberté est dans la volonté éclairée

 

La véritable liberté est la liberté de choix. Personne ne se représente l’homme libre comme un velléitaire, comme un indécis qui n’en finit jamais de peser le pour et le contre, dans l’incapacité totale de prendre un parti. L’homme libre est un homme décidé, qui sait ce qu’il veut, qui ne change pas d’avis selon les humeurs, les rencontres et les événements et qui garde la bonne direction qu’il a une fois prise en connaissance de cause. L’homme vraiment libre est l’homme qui a délibéré et usé de sa raison. La liberté consiste donc non pas en un tout pouvoir de la volonté, mais en une volonté éclairée par la raison, faisant alliance avec la raison.

 

La loi et la liberté

La loi comme limite apparente à la liberté

 

À première vue, la liberté s'oppose à la loi, car qu’est-ce que la loi sinon une entrave extérieure à l'action individuelle ? La loi ne m’empêche-t-elle pas d’agir comme je le voudrais, parfois en dépit de tout bon sens ? Prenons le mythe d’Antigone, écrit par Sophocle. Lors d’un duel pour le pouvoir, les deux frères d’Antigone, Polynice et Étéocle, s’entretuèrent. Créon, leur oncle et roi de la cité, interdit Polynice de sépulture. Antigone viola alors la loi, considérant que cette dernière allait à l’encontre de toute morale.

 

Le mythe d’Antigone montre les limites de loi, qui peut être liberticide si elle est mal énoncée. Beaucoup pensent que toutes les lois humaines sont des entraves à la liberté, la société nous conditionnant et nous détournant de nos libertés et choix premiers, par les interdits qu’elle pose.

 

Pourtant, la loi, à la base, n’existe-t-elle pas pour permettre au plus grand nombre d’être libres ?

 

La loi comme condition de la liberté

 

La loi existe d’abord et avant tout pour que la vie en société et en collectivité soit possible. La loi m'interdit de nuire à autrui (et limite ainsi ma liberté, certes), mais elle interdit aussi à autrui de me nuire. Donc, ce que je m’imagine perdre en liberté, je le gagne en sécurité. Comme le dit bien le dicton, ma liberté s’arrête là où commence celle des autres.

 

Les philosophes du contrat social, comme Rousseau, l’expliquent particulièrement bien. En passant de l’état de nature (règne des pulsions, anarchie, agrégat d’hommes qui ne constitue pas encore une société) à l’état social (communauté des hommes régie par des règles et des lois), l’homme acquiert un droit d’être libre qu’il n’avait pas auparavant. Dans l’état de nature, sa liberté était première, presque animale, il avait le droit de tout faire en dépit des autres, du bon sens. Dans l’état social, sa liberté est raisonnée, elle s’applique à la communauté et permet aussi l’existence d’une liberté collective par un vivre ensemble non plus belliqueux et contre-nature.

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

DJULIA
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20/20

Merci beaucoup, cela me permet d'avancer dans une matière tellement abstraite. La lLIBERTÉ c'est comme l'amour, le sens dépend des jours, du milieu, elle est universelle, c'est elle qui nous tient humain avec l'amour, c'est un sacré pouvoir.

par - le 04/11/2017

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