Correction Sujet 2 Philosophie Bac S 2017 Pondichéry

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Vous deviez rédiger une dissertation sur : La connaissance des êtres vivants implique-t-elle de les hiérarchiser ?

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Correction Sujet 2 Philosophie Bac S 2017 Pondichéry

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SUJET N° 2 : LA CONNAISSANCE DES ETRES VIVANTS IMPLIQUE-T- ELLE DE LES HIERARCHISER ?

AVANT-PROPOS

Il est avant tout primordial de comprendre que ces éléments de corrigé ne constituent en aucun cas un “corrigé type”, mais seulement des exemples de traitement possible de ce sujet de dissertation.

En philosophie la démarche de pensée individuelle et la logique de l’argumentation est ce qui rendra un travail bon le jour de l’épreuve.

Il n’y a pas un plan possible mais plusieurs. Ce corrigé se veut donc avant tout une explication du sujet et de ses attentes, et non un corrigé type comme on pourrait en trouver en sciences dures : mathématiques...

 

INTRODUCTION 

 

Accroche:

Le philosophe et biologiste, Aristote, dans son livre sur Histoire des animaux considère que l’on peut évaluer les êtres vivants ou non, selon la scala naturae, qui désigne une échelle de perfection. Tout en haut de l’échelle, se trouvent les êtres humains puis les animaux, puis les végétaux, puis les êtres inanimés.

Objection :

Or peut-on vraiment considérer que cette hiérarchie découle de la connaissance des êtres, vivants en particulier ?

Reprise du sujet :

la connaissance des êtres vivants implique-t-elle vraiment de les hiérarchiser ?

Problématique :

l’enjeu de la question sera en effet de savoir si la connaissance des êtres vivants implique nécessairement de les hiérarchiser, c’est-à-dire d’établir un ordre de supériorité des uns sur les autres et si oui, au nom de quoi ? de quel critère et dans quel but ? De même il faudra se poser la question de savoir si cette hiérarchie implique le droit des êtres vivants « supérieurs » à disposer des « inférieurs ».

Annonce du plan :

Dans une première partie il nous faudra donc étudier ce que désigne le terme « êtres vivants ». Nous verrons ensuite que, de prime abord, la connaissance des êtres vivants ne semble pas impliquer d’établir une hiérarchie entre eux. En effet cette appellation regroupe des êtres divers et qui semblent finalement incomparable et du coup impossible à classifier. Il nous faudra cependant arriver au fait que connaitre les êtres vivants implique quand même de faire une hiérarchie, d’une part parce qu’ordonner, classifier est le propre de l’intelligence humaine et d’autre part en raison des facultés naturelles de ces mêmes êtres vivants.

 

PARTIE 1 : QU’EST-CE LE VIVANT ?

A) Si la question de « qu’est-ce que la vie ?» est insoluble scientifiquement, il est toutefois possible de chercher à savoir quels sont les propriétés spécifiques aux êtres vivants. Les propriétés mises en avant par la science expriment bien la matérialité du vivant : l’organisation des corps, à partir des cellules, qui sont leurs unités basiques, la nutrition qui désigne la conversion de nutriments en énergie, l’irritabilité qui désigne la capacité de réponse face aux sollicitations extérieures, l’adaptation, le développement et la reproduction. Descartes affirme d’ailleurs que les mécanismes sont la seule chose que nous pouvons connaitre des êtres vivants, et c’est pourquoi il considère la biologie comme une partie de la physique. Finalement le vivant serait semblable à la machine.

Mais si toutes ces propriétés engagent la matière, Aristote considère que le vivant désigne ce qui est « animé ». Autrement dit « qui possède une âme ». Cette âme, unie à la matière, est conçue comme le principe de vie. Croissance, nutrition, reproduction, organisation ne seraient que les effets permis par cette union. Aristote n’est pas le seul à considérer que la matière n’est pas l’unique source de la vie. Bergson ou encore Claude Bernard, médecin et physiologiste français, admettent l’idée que la vie ne peut s’expliquer uniquement par la matière. Quoiqu’il en soit, il apparait que le vivant ne peut se réduire à la machine, un principe d’unité semble être à l’œuvre au sein du vivant, principe qui fait défaut à la machine.

B) Ainsi le vivant n’est pas comparable à la machine, malgré des similitudes de fonctionnement avec elle. D’un point de vue scientifique : il désigne tout être doué de vie, et doté des capacités de croissance, de nutrition, de reproduction, d’organisation. Du point de vue philosophique on pourrait dire que le vivant désigne tout être capable d’un mouvement spontané (qui vient du sujet) et immanent (qui se termine dans le sujet). Or il y a une multitude d’êtres qui partagent ces caractéristiques propres au vivant et, même s’ils ont cela en commun, ils sont très différents. Sous le terme vivant se trouve en effet une très grande variété d’êtres qui va du végétal à l’animal jusqu’à l’homme.

Transition : Ainsi il apparait que l’appellation « êtres vivants » désigne finalement une multitude d’être à la fois semblables et profondément différents. Comment alors prétendre établir une hiérarchie ? Par rapport à quel critère ?

 

PARTIE 2 : IL SEMBLE IMPOSSIBLE D’ETABLIR UNE HIERARCHIE

A) En effet le premier problème qui apparait à l’intelligence est celui de savoir sur quel critère s’appuyer pour établir, non pas une classification, mais une hiérarchie. La différence de terme est significative : il ne s’agit pas simplement de classer les animaux par genre, par propriété mais d’établir une échelle de valeur, de grandeur allant du moins parfait au plus parfait. Mais quel est le critère permettant de juger de cette perfection ? Serait-ce la capacité de dominer les autres espèces ? Dans ce cas virus et bactéries sont à mettre en haut de l’échelle, eux qui sont responsables de véritables épidémies voire pandémies tant animales, végétales qu’humaines.

Serait-ce la capacité d’adaptation à différents environnements ? Si l’homme peut résister, à certaines conditions, en Antarctique ou dans le désert, là encore bactérie et virus semblent le surpasser. Il apparait clairement alors que la hiérarchie peut totalement varier selon le critère choisi. Ainsi, connaitre les êtres vivants n’implique pas forcément de faire une hiérarchie car le projet semble incapable d’aboutir à une certaine objectivité et reste toujours relatif au critère choisi pour établir cette même hiérarchie.

B) Peter Singer nous apporte un autre argument, d’ordre moral. Dans son livre Animal liberation de 1975, il dit que, pour lui, il n’y a aucune raison de ne pas considérer que les autres espèces soient les égales de l’homme. Il refuse complètement cette idée de hiérarchie des êtres vivants défendue par Aristote, où l’homme est premier. Il propose alors un autre critère, qui lui semble moralement plus pertinent : la sensibilité. Les êtres sensibles, qu’ils soient hommes ou animaux, doivent être considérés comme égaux.

Un paradoxe nous apparait ici : même si Singer refuse la hiérarchie telle que proposée par Aristote, il ne refuse pas complètement l’idée de hiérarchie, simplement il change de critère.

Transition: ainsi la hiérarchie des êtres vivants semble à la fois être une tendance de l’intelligence humaine et en même temps quelque chose d’assez complexe à réaliser. Et pourtant, il nous faut admettre que la connaissance des êtres vivants implique quand même de poser une hiérarchie entre eux, pour plusieurs raisons.

 

PARTIE 3 : HIERARCHISER LES ETRES VIVANTS

A) Du point de vue de la raison, le propre de l’intelligence c’est d’ordonner, de mettre en ordre pour comprendre. Cela est vrai autant pour le raisonnement scientifique que pour le raisonnement philosophique. Cette tendance explique une classification des êtres vivants selon les espèces, mais pourquoi justifierait-elle une hiérarchie qui implique une échelle de perfection ? Pour Platon, le bonheur de l’âme humaine est de retourner contempler les Idées et particulièrement l’idée de Beau, de Bon. Cette aspiration à la beauté et finalement à une certaine idée de perfection, est une tendance humaine qui a marqué non seulement l’histoire de la philosophie grecque mais aussi l’histoire des arts : l’homme désire le parfait. Et l’on pourrait en partie expliquer cette volonté de hiérarchiser les êtres vivants par cette volonté de chercher la perfection.

B) Enfin il est un autre argument qu’il nous faut prendre en considération : les facultés naturelles des êtres vivants. Végétaux, animaux et hommes, même s’ils partagent les propriétés de la vie, ont des facultés propres. Ces facultés sont objectives et semble offrir un critère intéressant et déterminant de hiérarchisation. Car, en effet, la connaissance de cette diversité, de ces différences nous pousse à reconnaitre une hiérarchie : l’homme possède l’intelligence et la liberté que ne possèdent pas les animaux. Les animaux ont une sensibilité plus développée, affinée, développée que les végétaux. S’ils ont des similitudes, les êtres vivants présentent des différences majeures et déterminantes qui semblent se hiérarchiser d’elles-mêmes. Aucune meute de loup, aucun essaim d’abeilles, aucune colonie de fourmi n’a jamais réalisé les prouesses techniques ou artistiques dont les hommes sont capables. De même, il n’y a pas d’équivalent végétal au Versailles français ou au Colisée romain. Ces réalisations sont la marque d’une intelligence et d’une liberté. Il faut cependant rappeler que cette hiérarchie n’efface pas l’interdépendance entre ces êtres, interdépendance dont dépend la survie de chacun, ni ne justifie un pouvoir arbitraire de l’homme sur le monde animal et végétal.

 

CONCLUSION

Bilan :

nous avons donc défini le vivant, chercher à savoir si la connaissance des êtres vivants impliquait nécessairement de les hiérarchiser et à partir de quel critère.

Réponse définitive :

Il nous semble donc qu’en effet connaitre les êtres vivants dans ce qu’ils ont de commun mais aussi dans leurs différences spécifiques nous pousse à établir une hiérarchie car, de fait, l’homme possède un plus, une spécificité qui lui est propre : « l’homme est un animal rationnel » nous dit Aristote, « l’homme est un roseau pensant » renchérit Pascal. Enfin il faut rappeler que cette hiérarchie n’est pas le signe d’une domination mais bien plutôt d’une responsabilité.

Ouverture :

Et il faudrait, dans cette optique, se poser la question de savoir si le progrès technique ne devrait pas être repensé en ces termes.

Fin de l'extrait

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