Correction Sujet 1 Philosophie - Bac S 2017 Pondichéry

Correction Sujet 1 Philosophie - Bac S 2017 Pondichéry

digiSchool Bac S met à votre disposition le corrigé du sujet 1 de Philosophie du Bac S de Pondichéry 2017.

Pour rappel, le sujet de la dissertation était : Vit-on en société pour satisfaire ses désirs ?.

Téléchargez gratuitement cet exemple de corrigé, et retrouvez le sujet du Bac S de Philosophie Pondichéry 2017, ainsi que les corrigés du sujet 2 et de l'explication de texte (sujet 3).

Correction Sujet 1 Philosophie - Bac S 2017 Pondichéry

Le contenu du document


SUJET N° 1 : VIT-ON EN SOCIETE POUR SATISFAIRE SES DESIRS ?

AVANT-PROPOS

Il est avant tout primordial de comprendre que ces éléments de corrigé ne constituent en aucun cas un “corrigé type”, mais seulement des exemples de traitement possible de ce sujet de dissertation.

En philosophie la démarche de pensée individuelle et la logique de l’argumentation est ce qui rendra un travail bon le jour de l’épreuve.

Il n’y a pas un plan possible mais plusieurs. Ce corrigé se veut donc avant tout une explication du sujet et de ses attentes, et non un corrigé type comme on pourrait en trouver en sciences dures : mathématiques...

 

INTRODUCTION

 

Accroche :

La société nous permet, au moins en partie, de répondre à nos besoins et désirs : nourriture, habitation, travail mais aussi loisirs, biens non nécessaires mais désirables, etc.

Objection :

Pourtant elle attend également un effort de notre part, quitte à laisser de côté nos désirs personnels : soumission aux lois, contribution à son fonctionnement, et cela peut- aller jusqu’au sacrifie de sa vie pour la défendre comme ce fut le cas durant les deux guerres mondiales.

Reprise du sujet :

alors vit-on en société pour satisfaire ses désirs ?

Problématique :

L’enjeu de la question sera de savoir si vraiment on peut considérer que l’on vit en société simplement pour satisfaire ses désirs, si la société n’a que cette finalité.

Annonce du plan :

Dans un premier temps nous définirons le terme société afin de savoir ce qu’il implique. Nous verrons ensuite que, de fait, vivre en société semble le meilleur moyen pour l’homme de satisfaire ses désirs. Enfin nous verrons que, même si cela en fait partie intégrante, ce n’est pas seulement pour satisfaire nos désirs que nous vivons en société.

 

PARTIE 1 : QU’EST-CE QUE LA SOCIETE ? La société semble être le milieu naturel de l’homme.

En effet le cas des enfants dits « sauvages » comme le cas de Victor L’Aveyron montre que sans une société qui l’entoure l’homme ne peut que très difficilement survivre et encore moins développer toutes ses facultés humaines. En effet, les travaux d’Abraham MASLOW révèlent que l’homme est constitué d’une multitude de besoins. Ces besoins sont autant d’ordre physiologiques que psychologiques et il ne peut y répondre seul.

La science a récemment découvert les neurones dit « miroirs ». Ceux-ci nous permettent de reproduire ce que nous voyons, ce sont les neurones de l’apprentissage. Or il faut impérativement un autre qui fasse devant nous pour que ces neurones soient activés. Ainsi la société semble clairement être le milieu naturel de l’homme, en dehors duquel la survie et le développement sont hypothétiques et difficiles. Enfin il faut rajouter que l’homme trouve son bonheur en partie dans sa relation à autrui : cela lui permet d’apprendre, d’échanger, mais aussi d’être reconnu pour ce qu’il est : lui-même. Cela lui permet aussi de trouver du sens à son existence dans les relations affectives notamment.

La société est constituée de valeurs qui lui sont propres.

De même chaque société porte un idéal de bien commun auquel les habitants adhèrent et participent. Ces valeurs font partie d’une culture. Elles peuvent être religieuses, philosophiques. Généralement elles concernent l’homme et son bonheur. La société s’organise autour de ses valeurs : elles servent de critères pour autoriser ou interdire certaines pratiques. En France par exemple ces valeurs sont issues du christianisme (ex : ne pas travailler les dimanches) et de la Révolution de 1789 (ex : les Droits de l’homme). Ces valeurs servent de repères pour éduquer les plus jeunes, les faire s’intégrer à la communauté.

 

PARTIE  2. IL SEMBLE QU’EN EFFET NOUS VIVONS EN SOCIETE POUR SATISFAIRE NOS DESIRS.

Il faut ici faire une distinction importante entre désirs et besoins.

Le besoin porte sur ce qui est nécessaire, ce dont l’homme ne peut absolument pas se passer pour vivre. Le désir ne se limite pas au domaine du nécessaire. Désirer c’est tendre vers un objet avec l’intention de le posséder. Mais derrière les désirs se trouve le Désir : celui du bonheur. « Tout homme recherche d’heureux, jusqu’à ceux qui vont se pendre » écrit Pascal. De par son essence, l’homme désire le bonheur. Dans chaque action qu’il pose, il recherche le bonheur à plus ou moins long terme. De ce désir fondamental, lié à la nature de l’homme, découle tous les autres désirs qui portent sur les réalités, les choses qui semblent nous permettre d’atteindre ce bonheur. Il nous faut rajouter enfin que Le désir de l’homme est illimité: il n’est jamais pleinement comblé par les biens limités qu’il recherche pour l’atteindre

Ainsi la société semble être apte, au moins en partie, à satisfaire nos désirs

Tout d’abord nos besoins s’accompagnent de désirs et, comme nous avons besoins de la société pour répondre à ces besoins, nous avons aussi besoin d’elle pour répondre aux désirs qui y sont rattachés. Mais l’homme n’est pas fait que de besoins, il possède énormément d’autres puissances ou facultés telles que l’intelligence, la créativité, la sociabilité. Et toutes apportent avec elles le désir se réaliser, de passer de la puissance à l’acte comme l’explique Aristote. Or il est clair que ce n’est qu’au sein d’une société que toutes ses tendances peuvent trouver comment s’exprimer.

Enfin la société nous permet de profiter des compétences d’autrui, grâce auxquelles nous avons plus de possibilités de satisfaire nos désirs. En effet, l’homme est un être limité, dans l’espace et dans le temps comme dans ces capacités. La présence d’autrui, l’interaction avec celui-ci permet à l’homme de passer au-delà de ses limites et de répondre à certains désirs qui nécessitent des compétences qu’il n’a pas.

 

PARTIE 3 : MAIS CE N’EST PAS SEULEMENT POUR SATISFAIRE NOS DESIRS QUE NOUS VIVONS EN SOCIETE

En effet la société est contraignante pour nos désirs

Elle nous impose des règles et des lois, elles nous demandent de nous conformer à certaines valeurs, elle demande souvent de renoncer à nos désirs pour elle. Comble de tout, elle veut aussi du don : de notre temps, de notre argent, et parfois même de notre vie comme ce fut le cas lors de la première et de la seconde guerre mondiale.

Il apparait clairement que son but premier n’est pas de satisfaire tous nos désirs, et que ce n’est pas seulement pour cela que nous acceptons de nous soumettre à toutes les contraintes qu’elle impose. C’est aussi parce que la société, dans l’idéal bien sûr, permet le développement de nos facultés, l’éducation de notre personne. Et cela concerne également les désirs : elle doit nous donner les clés pour apprendre à évaluer nos désirs par rapport au bien commun et à notre bien personnel, elle doit développer notre raison et la rendre capable de maitriser, ordonner nos désirs en vue de notre bonheur.

Rousseau dit également dans son Contrat social que la société est la quête de la vraie liberté.

Il apparait en fin de compte, que ce n’est pas pour satisfaire tous nos désirs, quels qu’ils soient, que nous vivons en société, mais plus précisément pour satisfaire le Désir qui conditionne tous les autres : le désir d’être heureux. Or être heureux se construit dans le temps, il nécessite d’avoir reçu les moyens de développer ses facultés, de se connaitre, de pouvoir établir une juste relation avec autrui. Et c’est tous ses moyens intermédiaires que doit permettre la société.

 

CONCLUSION

Bilan :

Après avoir analysé le terme de société, nous avons étudié le fait que, si l’on vit en société en partie pour satisfaire ses désirs, on ne vit pas en société exclusivement pour cela

Réponse définitive :

Même si elle n’a pas les capacités ni même le devoir moral de satisfaire tous nos désirs, la société doit cependant nous donner les moyens de satisfaire le Désir vers lequel tend tout homme : le bonheur

Ouverture :

Enfin nous pourrions nous demander, à la lumière de cette réflexion, quelle est la légitimité des sociétés qui n’ont pas pour but le bonheur des hommes qui la constituent.

Fin de l'extrait

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