Sociétés et cultures urbaines - Histoire Géographie - Seconde

Sociétés et cultures urbaines - Histoire Géographie - Seconde

Ce cours d'Histoire Géographie est intitulé "Sociétés et cultures urbaines", et est au programme de Seconde.

Vous verrez les termes et dates à connaître, puis vous vous intéresserez au développement des villes médiévales à travers l'essor urbain. Par la suite, vous étudierez la ville médiévale en elle-même : qu'est-ce qu'une ville au Moyen-Âge en Occident ? Comment sont gérées ces villes ?

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours d'Histoire Géo de Seconde sur les sociétés et cultures urbaines.

Sociétés et cultures urbaines - Histoire Géographie - Seconde

Le contenu du document

 

A RETENIR

DES TERMES A CONNAITRE

Beffroi // bourg // charte de franchise //commune // confrérie // évêché // faubourg // métier // paroisse // patriciat

 

DES DATES A CONNAITRE

1085 : prise de Tolède (Espagne) par les chrétiens

1190 : début de la fortification de Paris par Philippe Auguste 

1255 : fondation de Königsberg par les chevaliers teutoniques

 

INTRODUCTION

A partir de l’an mil en Occident, l’urbanisation se développe et transforme l’espace et la société.

En se développant, la ville se transforme et voit naître de nouveaux acteurs influents.

 

LE DEVELOPPEMENT DES VILLES MEDIEVALES

L’ESSOR URBAIN

La fondation de grandes villes, en Europe, date de l’Antiquité. A partir de l’an mil, un vaste mouvement d’urbanisation commence : les bourgs, ces lieux de peuplement urbains organisés autour d’un château ou d’une abbaye, se multiplient et les villes plus anciennes s’agrandissent. En 1350, environ un habitant sur 5 réside en ville en Europe. Les plus grandes villes se situent en Italie du Nord et en Flandre.

 

POURQUOI UN TEL ESSOR ?

Les raisons de cet essor sont de différentes natures.

La croissance économique est un premier facteur d’urbanisation. Les surplus des productions agricoles des campagnes sont commercialisés en ville. Les villes situées sur les grands axes d’échanges commerciaux s’accroissent particulièrement.

Les conditions de circulations s’améliorent du fait de la sécurisation de certains territoires et de l’amélioration des réseaux de voies de communication (fluviales, maritimes et terrestres). Les populations, marchands ou pèlerins, sont plus mobiles. Elles font étape dans les villes et participent à leur dynamisme.

L’essor urbain est aussi favorisé par l’action des seigneurs et des monarques qui, grâce aux villes, protègent et contrôlent mieux leurs territoires.

 

LA VOLONTE D’ACQUISITION DE LIBERTE DES VILLES

Peu à peu les citadins s’émancipent de la domination des seigneurs.

A partir du milieu du XIème siècle, les premières communes sont fondées : les habitants de certaines villes s’associent pour obtenir du seigneur des libertés et des droits particuliers. Cela aboutit à la rédaction de chartes de franchise. Ce document écrit précise quels sont les droits et les privilèges qu’une seigneur accorde à la communauté des habitants. Ces chartes résultent de négociations parfois violentes.

 

LA VILLE MEDIEVALE

DEFINIR LA VILLE AU MOYEN-AGE EN OCCIDENT

La population urbaine au Moyen-Age représente 20% de la population (au début du XIVème siècle). C’est donc un monde très minoritaire.

La plupart des villes sont de petite dimension : elles regroupent chacune quelques milliers d’habitants. Il n’y a que quelques capitales régionales qui comptent plusieurs dizaines de milliers d’habitants.

La ville constitue un espace délimité et clos par des murailles. Le début de la fortification de Paris par Philippe Auguste date de 1190.

Lorsqu’elle s’étend et déborde de ses murs d’enceinte, se forment de nouveaux quartiers dénommés faubourgs. Les nouveaux citadins s’installent donc dans les faubourgs de la banlieue. La banlieue est « la lieue du ban », c’est-à-dire le territoire sur lequel la ville exerce son autorité (le ban) et qui s’étend sur une lieue (4 à 5 km).

La ville rassemble différentes fonctions :

- commerciales : les marchés se développent dans les halles. Elle est aussi un centre de production. L’industrie textile fait la fortune des villes de Flandre et d’Italie. On peut aussi citer le travail des métaux (orfèvres), la fabrication de denrées alimentaires (bouchers) et le secteur de la construction.

- politiques : elle peut abriter la résidence du seigneur (le château), le beffroi est un monument qui symbolise le pouvoir temporel.

- religieuses : elle comporte une église ou une cathédrale si elle est le siège d’un évêché (ville de résidence de l’évêque possédant un pouvoir de contrôle religieux sur sa région).

- intellectuelles : les écoles des cathédrales forment les clercs et sont ouvertes aux enfants de riches laïcs par exemple à Reims. A partir du XIIème siècle, des universités se forment dans les villes sous la protection du pape par exemple à Bologne (Italie), ou Paris.

 

GOUVERNER LA VILLE

Les villes sont gérées par un conseil municipal présidé par un maire ou un bourgmestre. Le patriciat, catégorie issue de l’ancienne noblesse urbaine, des chevaliers et de l’élite économique, tend à se réserver le pouvoir urbain par le contrôle du conseil municipal.

Les conflits pour la possession du pouvoir sont nombreux. Les artisans et les petits boutiquiers déclenchent de violentes émeutes souvent durement réprimées. Les artisans les plus influents convoitent les fonctions municipales et entrent en conflit avec le patriciat.

 

UNE SOCIETE SOLIDAIRE ET HIERARCHISEE

 

  • Une société très hiérarchisée et encadrée

 

A partir du XIIème siècle, les artisans et les commerçants se regroupent en métiers. Les travailleurs d’un même domaine s’associent pour fixer et faire respecter des règles comme les conditions d’entrée dans le métier ou encore les salaires. Les métiers sont contrôlés par les maîtres qui dirigent les ateliers.

Les confréries sont des associations religieuses qui jouent un rôle de protection dans les métiers. Elles fixent des règles et organisent l’entraide.

Les chartes de franchise s’accompagnent de la création d’une bourgeoisie. Pour devenir bourgeois, il faut résider depuis plus d’un an dans la ville, payer un droit et participer aux charges collectives. Cela permet d’accéder aux fonctions publiques.

 

 

  • Une société assez solidaire

 

Tous ces groupes sociaux cohabitent dans les mêmes quartiers, riches et pauvres, clercs et laïcs. Cependant certains sont rejetés à l’extérieur de la ville comme les juifs ou bien les lépreux. L’exclusion est une réalité.

L’entraide est assurée par la paroisse. Elle regroupe tous les habitants d’un quartier. Elle s’occupe principalement de l’église, du cimetière et de l’assistance aux pauvres.

 

CONCLUSION

L’essor urbain qui s’affirme à partir du XIème siècle est le résultat du dynamisme des campagnes, de l’augmentation de la population et des déplacements des individus.

Il s’accompagne d’une transformation des sociétés urbaines avec l’apparition des bourgeois ou des confréries, l’organisation des métiers ou encore des universités.

La prospérité des villes facilite leur émancipation avec la naissance des communes et des chartes de franchise. Le patriciat affirme alors sa domination.

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