L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie - Histoire Géographie - Terminale

L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie - Histoire Géographie - Terminale

digiSchool Bac S met à ta disposition ce cours d'Histoire Géographie niveau Terminale, rédigé par un professeur, sur l'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie.

Entre 1954 et 1962, la France et l’Algérie sont en guerre. Ce conflit qui s’inscrit dans le contexte de la décolonisation revêt pour les deux États une importance particulière dans la mesure où il continue de peser lourdement sur les relations qu’entretiennent jusqu’à aujourd’hui les pays en question.
En effet, après une véritable politique de « l’oubli », c’est une réelle opposition des mémoires qui perdurent depuis la reconnaissance officielle de l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962. 

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I. OBJECTIF BAC !

Ce chapitre et cette section donne lieu à des études de document(s) ou à composition.

1. Des notions à connaître  

Mémoire // histoire // « Toussaint rouge » // O.A.S. // «  guerre de Libération » // F.L.N. // A.L.N. // M.N.A. // « nostalgérie »//  harkis // pieds-noirs // F.I.S. //  repentance // 

2. Des personnages à connaître 

Messali Hadj  // Ben Bella // Bouteflika // Benjamin Stora // Henri Alleg // Pierre Vidal-Naquet // Raphaëlle Branche // Mohamed Harbi //


II. INTRODUCTION

Entre 1954 et 1962, la France et l’Algérie sont en guerre. Ce conflit qui s’inscrit dans le contexte de la décolonisation revêt pour les deux États une importance particulière dans la mesure où il continue de peser lourdement sur les relations qu’entretiennent jusqu’à aujourd’hui les pays en question.

[...]


III. LA GUERRE D’ALGÉRIE, UNE « GUERRE SANS NOM »

1. Une guerre cachée par la France

L’État français n’a reconnu que très tardivement la situation de guerre sur le territoire algérien. L’Algérie était en effet une colonie au statut très particulier, elle faisait partie intégrante de la France puisque composée de trois départements : Oran, Alger et Constantine. Parler de guerre à propos des attentats qui sont déclenchés le 1er novembre 1954, c’était reconnaître une situation de guerre civile sur le sol français.

[...]

2. Un oubli des deux côtés de la Méditerranée

La guerre s’achève en 1962 par la signature des accords d’Évian, le 19 mars. S’ouvre alors une période où les deux États vont devoir gérer les mémoires de cet épisode de leur histoire nationale. (Pour une définition et une distinction nette entre histoire et mémoire nous vous renvoyons au même chapitre à l’étude 1 : L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France).

[...]

3. Une nécessaire reconnaissance des victimes

Les pieds-noirs : entre mars et juillet 1962, ce terme familier désigne environ un million de Français, d’Européens, qui quittent l’Algérie. Ils laissent derrière eux leurs biens – la formule   «  la valise ou le cercueil ? » résume brutalement quels étaient pour eux,  au sortir de la guerre, les enjeux,  pour venir s’installer en France : en Corse, dans le Sud-Ouest et sur la côte d’Azur notamment. 

[...]


IV. CONSTRUCTION ET POLITIQUE MÉMORIELLES À LA FIN DU XXE SIÈCLE

On peut considérer qu’environ une génération après la fin de la guerre, lorsque les enfants de l’immigration algérienne en France des années 1950-1960 sont devenus adultes, les mémoires de la guerre d’Algérie se sont réveillées.

1. Des contextes politiques pesants

La montée des débats autour de la question du racisme en France dans les années 1980 est corrélée à la montée dans les scrutins du Front national, parti politique d’extrême droite qui fait de l’immigration un des maux de la France d’alors. En 1983, une marche contre le racisme réunit 100 000 personnes. En 1991, des enfants de harkis se révoltent pour souligner l’humiliation qui a été faite à leurs parents et les conditions de vie très dures qui leur ont été infligées sans aucune reconnaissance des sacrifices consentis pour la France. 

[...]

2. Les enjeux mémoriels en France et en Algérie

a. En France

L’historien Benjamin Stora évoque une « accélération mémorielle » qui démarre une vingtaine d’années après la fin de la guerre d’Algérie.  Des commémorations locales, concernant une catégorie ciblée des acteurs, donnent parfois lieu à polémique.

[...]

b. En Algérie

Alors que le FLN se lance dans la collecte des témoignages, débute à Alger la construction du monument aux martyrs en 1982. Cette réécriture de l’histoire demeure fortement contrôlée par l’État, les chefs historiques du FLN comme Ben Bella qui sort de prison en 1979, demeurent exclus d’une histoire qui reste largement officielle. L’ouverture d’une 1ère chaire d’histoire contemporaine à Alger en 1992 semble marquer toutefois un début d’ouverture. 

[...]


V. UNE QUESTION QUI CONTINUE À GÊNER LES RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET L’ALGÉRIE D’AUJOURD’HUI

1. Reconnaître la torture...et la guerre

Durant le conflit lui-même, la question de la torture en Algérie avait été abordée avec des ouvrages tels que La Question, d’Henri Alleg, militant du parti communiste algérien. Bien que censuré, ce livre publié en 1958 dans les pays voisins avait connu un réel succès dépassant les 50 000 exemplaires.

[...]

2. Un enjeu diplomatique et sociétal

En octobre 2001, le match amical de football, France-Algérie tourne à l’émeute. Une partie du public siffle copieusement La Marseillaise et surtout la pelouse est envahie par des centaines de jeunes ; à la 76ème minute, la rencontre est interrompue. Les médias se déchainent et dénoncent un nouveau débordement des banlieues sans prendre en compte suffisamment la dimension historique et mémorielle d’une telle rencontre.

[...]

3. Le travail des historiens

Au début du XXIe siècle, les études historiques se multiplient sur différents sujets ayant trait à la guerre d’Algérie en pleine période de « déferlement mémoriel » qui se traduit par des inaugurations de plaques, de monuments, de noms de rues. Un des travaux les plus aboutis est l’ouvrage de Mohamed Harbi et de Benjamin Stora : La Guerre d’Algérie, la fin de l’amnésie, qui constitue une synthèse assez représentative de l’état des recherches à l’heure actuelle.

[...]


VI. CONCLUSION 

Les interrelations qu’entretiennent mémoires et histoire sont par nature complexes. Cette complexité dans le cadre de la guerre d’Algérie est renforcée encore par la division des communautés, leur diversité qui renvoie à la multiplicité des enjeux et des acteurs en cause. Face à cela, les États ont d’abord servi leurs propres intérêts en prenant bien mal en compte les souffrances des peuples, leurs blessures, et en privilégiant longtemps des discours officiels bien loin de la réalité  des situations subies. 

[...]


VII. FRANCE-ALGÉRIE, DES RELATIONS DIFFICILES

[...]Pendant la visite en Algérie du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le mois dernier, trois colloques ont été organisés dans deux universités et au siège du quotidien El Moudjahid, pour fustiger une fois de plus la France : un séminaire sur le foncier colonial afin de dénoncer le «caractère oppressif de l'administration coloniale française» et son désir de «déstructurer la société algérienne» ; une conférence de l'association nationale pour la libération des relations franco-algériennes de la culture coloniale ; et une exposition consacrée à la lutte contre la colonisation française. 

[...]

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

FannyJ18
5 5 0
20/20

Bonjour, ce document est un cours complet sur le chapitre des mémoires. Il est possible que vous n'ayez peut-être pas tout vu, mais cela vous donne un peu plus de matière pour votre bac. Le dernier paragraphe est en effet un extrait de document qui illustre bien les relations entre la France et l'Algérie :) Bonnes révisions !

par - le 10/05/2017
benjibuaron
5 5 0
20/20

trop compliqué, le dernier titre est un extrait de texte pas un développement

par - le 06/05/2017

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