Le continent africain face au développement et à la mondialisation - Histoire Géographie - Terminale S

Le continent africain face au développement et à la mondialisation - Histoire Géographie - Terminale S

digiSchool Bac S met à votre disposition ce cours d'Histoire Géographie niveau Terminale S, rédigé par un professeur, qui porte sur le continent africain face au développement et à la mondialisation.

Ce chapitre de Géographie est compris dans la partie "L'Afrique : les défis du développement".
Dans une première partie, vous verrez que l'Afrique est un continent en mutation, puis vous étudierez ce continent face aux défis du développement, notamment démographique.

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Le continent africain face au développement et à la mondialisation - Histoire Géographie - Terminale S

Le contenu du document

 

 

Notions 

 

Bien comprendre ici la notion de développement au sens le plus large du terme, c’est-à-dire avec l’ensemble des défis à relever qu’il implique.

Comprendre quelle est la place de l’Afrique au sein de la mondialisation.

Ces autres notions doivent être sues :

Afrique subsaharienne // P.A.S. (plan d’ajustement structurel) // Secteur informel ou économie informelle // Transition démographique // Fracture numérique // diaspora // transfert d’argent // coltan // arme alimentaire

 

Objectif bac 

 

L’ensemble de la question « L’Afrique : les défis du développement » se prête aux exercices d’étude critique de document(s).

Chacune des entrées de la question : Sahara puis continent africain, peut donner lieu à une composition.

La réalisation d’un seul croquis est associée à ce chapitre.

Les contrastes de développement et l’inégale intégration dans la mondialisation en Afrique

 

 

Introduction générale

 

« L’Afrique est mal partie... » constatait le géographe René Dumont en 1962. Mal partie peut-être, mais aujourd’hui l’Afrique est en mouvement et l’heure n’est plus, ne doit plus être  vraiment à l’afro-pessimisme.

 

Plus que tout autre continent, l’Afrique est l’objet de représentations, de dénominations et d’analyses contradictoires. Le mot Afrique a une origine controversée. Entré dans la langue française par le latin, il désigne progressivement le Maghreb puis l’ensemble du continent.

 

Il faut s’interroger sur la capacité de ce continent à relever les défis démographiques, économiques, environnementaux et politiques. L’Afrique n’est en effet plus à l’écart du monde, son intégration dans les multiples flux de la mondialisation modifie rapidement les territoires et les sociétés (section 2).

 

 

Un continent en mutation

 

L’Afrique n’est pas un continent figé, il faut se méfier de visions stéréotypées souvent véhiculées par les médias...Un seul exemple, l’apparition d’un nouvel État en 2011, le Soudan du Sud après une guerre de sécession.

 

 54 états africains en 2015

 

54 États africains en 2015

 

 

Une intégration inégale dans la mondialisation

 

  • Afrique et mondialisation

 

 

Aujourd’hui, au XXIème siècle, si le continent pèse encore peu dans les échanges mondiaux officiels, 3% en 2012, les signes d’ouverture voire d’intégration se multiplient.

Ainsi, depuis le début des années 2000, l’Afrique attire autant d’investissements privés que la Chine : 50 milliards de dollars par an.

Accords commerciaux privilégiés avec l’Europe et les États-Unis : « Tout sauf les armes ! » et « African Growth Opportunity Act. ».

Investissements chinois massifs aujourd’hui, au point que l’on parle parfois de

«  Chinafrique ». En 2012, on estime à près de 750 000 le nombre de Chinois qui travaillent en Afrique, dans différents secteurs : grandes sociétés, petites entreprises et commerces, agriculture, secteur informel : marché noir, trafic, petits boulots, ventes illégales...

Restauration de l’autorité des États et processus de paix promu le plus souvent : 35 pays étaient en guerre en 1995, seulement 4 zones d’instabilité en 2010 : Soudan/Tchad/ Darfour Corne de l’Afrique : Éthiopie et Érythrée...

Le Sahara est devenu le sanctuaire d’Aqmi (voir cours précédent, section 1).

Tout n’est pas réglé c’est certain, mais l’Afrique connaît aujourd’hui beaucoup moins de conflits que lors de la « décennie du chaos » (Sylvie Brunel), dans les années 1990.il reste cependant des écarts importants entre quelques États africains émergents ; l’Afrique du Sud, le Maroc... et une très grande majorité de pays appartenant aux PMA : pays les moins avancés : République Démocratique du Congo, Érythrée...Au sud du Sahara, dans l’ Afrique subsaharienne, 50% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour...

 

 

  •  Une Afrique de mieux en mieux connectée...

 

 

Si l’Afrique reste encore à l’écart des grandes routes maritimes et aériennes mondiales, elle semble intégrer désormais la révolution des télécommunications et a connu une progression foudroyante de la téléphonie mobile. La connexion à internet progresse, grâce à la concurrence des opérateurs malgré l’insuffisance d’infrastructures collectives (câbles, cybercafés) et privées (micro-ordinateurs) passant de 7,7 millions d’internautes en 2001 à 50,4 millions en 2008 et plus de 700 millions en 2013 (voir graphique ci-dessous).

 

Nombre d'internautes et d'abonnés mobile dans les 54 pays d'Afrique

Internautes et abonnés mobiles en Afrique

 

 

Cette meilleure connectivité permet ainsi de resserrer les liens avec les Africains de la diaspora voire de faciliter les transferts d’argent au pays.

 

Ainsi, cet usage d’internet ou de la téléphonie témoigne de la situation paradoxale de l’Afrique : continent qui reste ouvert à la nouveauté et au progrès mais qui ne possède pas les infrastructures suffisantes. Une grande part des Africains utilisent ainsi internet dans un cadre informel à cause de la pauvreté qui pousse à la mutualisation des outils (revente de carte de téléphone).

 

Malgré tout,  « l’Afrique branchée » ne concerne pas tout le continent et certains restent encore à l’écart des réseaux, la «  fracture numérique » est particulièrement forte entre les villes et les zones rurales.

 

 

 

  • ...et toujours convoitée

 

 

L’Afrique est souvent perçue comme une périphérie voire une marge de la mondialisation comme sa participation aux échanges mondiaux (3%) en témoigne. Néanmoins, la plupart des pays africains vivent d’une économie extravertie ou de rentes.

Ainsi, les États africains ne maîtrisant ni la technologie, ni les capitaux, ni les prix, n’ont à leur disposition que les ressources naturelles de leur territoire (minerais, hydrocarbures, terres arables) : elle détiendrait ainsi 12% des réserves mondiales de pétrole, 60% des réserves de terres cultivables, le 2ème massif forestier et 80% des réserves de coltan (minerai utilisé dans la fabrication des téléphones portables).

Récemment, la montée des pays  émergents, notamment asiatiques, très consommateurs d’énergie et de matières premières, a fait de l’Afrique un espace de plus en plus convoité. La Chine, l’Europe et les États-Unis puis les émergents comme l’Inde ou le Brésil constituent alors les principaux partenaires commerciaux du continent. Néanmoins, cette exploitation par des FTN étrangères, ne contribuent que très peu au développement économique local.

 

 

Afrique et mondialisation migratoire

 

L’Afrique est également une terre de circulations migratoires : 20 millions sur 1 milliard d’Africains sont sur les routes et 82% d’entre-eux migrent au sein du continent, le reste tentant sa chance en Europe essentiellement, mais également vers le monde arabe ou l’Océan Indien.

Les raisons économiques et politiques sont les premières causes de ces migrations en particulier vers l’Europe. Définitives ou temporaires, elles constituent une forme d’intégration de l’Afrique à la mondialisation car elles génèrent des flux, les « rétrotransferts » ou « remises » qui représentent une forme d’investissements plus importants que les IDE : investissements directs étrangers.

 

C’est essentiellement une formation ou du travail que viennent chercher au Nord les Africains, médecins, informaticiens, ingénieurs et footballeurs constituent ainsi les premiers investisseurs de leur pays par l’envoi d’argent ou la création, de retour au pays, de leur entreprise.

 

 

Une Afrique, les territoires d’une mondialisation sauvage

 

L’intégration de l’Afrique à la mondialisation semble être une intégration par défaut dans le cadre de l’économie informelle et des différents trafics qui permettent d’insérer certains territoires dans des échanges mondiaux, difficile à comptabiliser

 

Ainsi, à partir des années 1990, l’Afrique, à la faveur de la faiblesse des États et en lien avec son urbanisation, est devenue un espace privilégié pour recycler l’argent sale des trafics effectués en Occident. Sa proximité géographique avec l’Europe a fait de certains de ses territoires des espaces de transit et de plus en plus, de production de drogue (Maroc, laboratoire de métamphétamines à Lagos au  Nigéria) en lien avec l’Amérique Latine, mais également de divers trafics tels les armes, organes, pierres précieuses, êtres humains, à destination des pays riches de l’Europe...

 

Récemment, s’y sont développés les pavillons de complaisance et de nouveaux paradis fiscaux.

 

Depuis les années 2000, la piraterie illustre la situation de l’Afrique –côte swahili et corne de l’Afrique notamment-  qui voit passer les flux de la mondialisation, sans pouvoir y prendre part si ce n’est en les court-circuitant de manière illégale.

 

 

Des trajectoires plurielles, des Afrique

 

Si un bouillonnement des sociétés africaines peut être observé depuis la décennie 2000, les fragilités demeurent et tous les États africains n’empruntent pas la même trajectoire.

Ainsi, schématiquement, on peut aisément repérer une Afrique qui émerge, au Nord (Maghreb-Machreck) et au Sud (Afrique du Sud et Botswana), et une Afrique marginalisée, enclavée, déchirée, au Sud du Sahara et notamment dans la région des Grands Lacs. Des situations intermédiaires existent, celles des pays pétroliers (Nigéria, Gabon, Angola) dont la richesse souterraine n’est pas forcément synonyme de développement.

Du continent, seule l’Afrique du Sud paraît réellement émerger à l’échelle mondiale comme en témoigne le fait qu’elle produise un tiers des richesses du continent.

Les États du Maghreb, le Nigéria s’affirment plutôt comme des puissances régionales.

 

Les situations sont aussi plurielles au sein de l’Afrique subsaharienne qui concentre 34 des pays les moins avancés dans le monde sur 48 au total en 2013 (50% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour). Ils ont en commun une transition démographique à peine débutée, une situation politique peu stable voire conflictuelle, sont peu industrialisés (moins de 10% de leur PIB en moyenne) et possèdent une économie fondée sur la rente agricole (Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali...) ou minière (RDC, Sierra Leone, Guinée...) ou encore pétrolière (Soudan et Soudan du Sud, Angola...). L’enclavement et la dépendance alimentaire ajoutent encore aux difficultés de ces pays.

 

A grande échelle, ce sont les ruraux, habitants de bidonvilles et minorités ethniques et politiques qui sont le plus touchés alors qu’une classe urbaine moyenne émerge progressivement dans les grandes villes, notamment des pays africains en cours d’intégration.

Enfin, l’Afrique est aussi le « négatif » de cette mondialisation en tant que lieu de recyclage des déchets toxiques du « Nord » issus de l’informatique par exemple.

 

 

 

L’Afrique, face aux défis du développement

 

Malgré ses progrès l’Afrique reste encore le continent de la pauvreté et du mal développement tant les retards à combler sont importants, mais surtout parce que des défis nombreux sont à relever.

 

Le défi démographique

 

En 2009, le continent africain a franchi la barre du milliard d’habitants et compte en 2013 près de 1 100 millions de personnes. La question de la démographie inclut de nombreuses problématiques qui sont toutes rattachées aux populations de façon assez directe. Elle se pose avec d’autant plus d’acuité en Afrique que le continent conserve un indice de fécondité très élevé : 4.8 enfants par femme en 2013 contre 2.5 au niveau mondial.

 

 

  •  Des transitions démographiques inachevées

 

 

Ainsi, la Tunisie est le pays le plus avancé dans cette transition avec un taux de fécondité de 2 enfants par femmes (en 2011, PNUD), identique à la France s’expliquant par un meilleur accès des femmes à l’éducation ainsi que la diffusion des modèles européens. L’Algérie et le Maroc suivent avec respectivement 2,1 et 2,2 en 2011. L’Égypte puis, l’exception méridionale, l’Afrique du Sud avec 2,4 et 2,6 enfants par femmes (2011, PNUD) montrent que la transition est encore en cours.

 

Au contraire, l’Afrique subsaharienne affiche un taux de fécondité record dans le monde avec une moyenne de 4,8 enfants par femme, le Niger détenant le record mondial avec 6,9 enfants par femme. Malgré tout, la fécondité a partout commencé à baisser mais cette évolution n’empêchera pas la population de croître compte tenu de l’effet de structure, étant donné l’importance de la population jeune en âge de procréer.

 

 

  • Une population jeune mais avec quel avenir ?

 

 

Ainsi, en Afrique subsaharienne, la moitié de la population a 18 ans et moins contre 26 ans pour le Maghreb, en 2013.

 

Cependant, rares sont les États africains dont les finances permettent un investissement suffisant dans les infrastructures et le personnel éducatif afin d’offrir à ces jeunes un emploi.

 

L’autre possibilité pour ces jeunes Africains devient soit l’opposition parfois radical, soit alors l’émigration.

 

 

 

  • Le défi sanitaire

 

 

La transition démographique est un enjeu sanitaire majeur pour l’Afrique, notamment subsaharienne, qui cumule les moins bons indicateurs de santé au monde. En 2012, l’espérance de vie est de 54,4 ans à la naissance en Afrique subsaharienne et de 73,5 ans pour le Maghreb. Le taux de mortalité infantile et de mortalité maternelle sont aussi très évocateurs de faible taux d’encadrement médical de la population :

 

Ce mauvais état de santé s’explique par la prolifération des maladies qui s’avèrent meurtrières en Afrique telles les infections respiratoires, le paludisme, la rougeole ou d’autres qui s’accompagnent de symptômes contre lesquels on lutte mal en Afrique : diarrhées, déshydratation, forte fièvre...

 

A ces vieilles pathologies s’ajoutent le fléau du VIH qui touche le continent africain comme aucun autre.

Enfin, l’Afrique n’est pas non plus épargnée par les maladies « modernes » des pays développés comme l’obésité, le cancer ou maladies cardio-vasculaires.

 

 

 

  • Le défi de l’urbanisation

 

 

L’urbanisation du continent africain fut aussi rapide qu’incontrôlée et pose aujourd’hui un vaste défi de gestion et de contrôle. Le manque ou l’absence d’infrastructures de transport, d’électricité mais surtout d’adduction d’eau (31% de la population en Afrique subsaharienne serait reliée à des installations sanitaires), d’évacuation des eaux usées et gestion des déchets laissent planer de grandes menaces sanitaires sur la plupart des métropoles multimillionnaires du continent.

 

L'Afrique des villes en explosion

 

 

  • Le défi alimentaire

 

 

La malnutrition explique également ce mauvais état de santé de l’Afrique où près de 200 millions d’Africains n’ont pas les 2700 calories minimum requises par jour selon la FAO organisme des Nations unies pour la nourriture et l’agriculture

 

L’insuffisante modernisation des agricultures constituent un des facteurs les plus tangibles des difficultés rencontrées en la matière. Certains États comme le Mali, Soudan ou le Burkina Faso ont réussi à passer le cap de l’autosuffisance alimentaire, mais au prix de l’acceptation de cultures OGM impliquant une dépendance future de ces pays à l’égard des grandes FTN de l’agroalimentaire telles Monsanto. Ainsi, lesproductions de manioc, riz, fruits et légumes ont augmenté mais inégalement selon les pays.

 

La correspondance entre la géographie de la faim et celle des conflits constitue un deuxième facteur de crise alimentaire désorganisant l’agriculture et les approvisionnements, détournant l’aide alimentaire et utilisant l’arme alimentaire...

 

 

 

  • L’émigration des jeunes africains, miroir des difficultés du continent

 

 

La quête d’un travail dont on puisse vivre et faire nourrir sa famille est la principale motivation des migrations africaines. Les destinations sont en priorité africaines : par exemple vers  l’Afrique du Sud, seule puissance émergente du continent.

 

Vers l’étranger, les pays du Golfe persique attire des migrants qui viennent s’embaucher dans les grands chantiers pétrochimiques ou du bâtiment. L’Eldorado européen n’est le choix que d’une minorité, en grande partie des Africains du Maghreb puis de l’Afrique noire (Nigérians, Somaliens, Mauritaniens, Cap-Verdiens ou Ghanéens). Souvent clandestins, nombre d’entre eux issus des communautés de pêcheurs en déshérence tentent l’aventure périlleuse par la mer au mépris de graves dangers.

Les migrants qui atteignent leur but constituent un enjeu économique considérable pour les pays dont ils sont issus par les importants transferts d’argent qu’ils destinent à leur famille restée au pays.

Les migrations forcées, pour des raisons politiques ou militaires, constituent la deuxième source de départ des Africains. Ces migrants sont cependant, accueillis en grande partie par d’autres pays africains. Les 800 000 Rwandais quittant précipitant leur pays pour le Zaïre voisins en 1994 constituent un exemple. Les pays de l’Est et du centre de l’Afrique génèrent le plus de migrants : Soudan, Somalie, Érythrée, Rwanda, Congo, Burundi...

 

Enfin, la migration des cerveaux existe également en Afrique et s’opèrent essentiellement à destination des pays développés, sur les autres continents : Europe et États-Unis. Ils sont ingénieurs, médecins, informaticiens...

 

 

De nombreux autres  défis pour parvenir au développement

 

 

  • Le défi économique : sortir de l’économie rentière

 

 

La place de l’Afrique dans la mondialisation n’est ni maitrisée ni négociée, mais subie et imposée. Cette situation est essentiellement due au modèle rentier ainsi qu’à l’endettement massif des États africains qui ont été contraints d’accepter de la part du FMI et de la Banque mondiale des politiques structurelles inadaptées, des P.A.S. : plan d’ajustement structurel qui ont entravé, au final, le développement, la libéralisation imposée s’est avérée désavantageuse pour des Africains non préparés.

 

 

 

  • Les défis environnementaux

 

 

L’autre grande priorité du XXIème siècle pour le continent africain est celle de l’environnement dont les ressources sont exploitées de manière prédatrice, au mépris des normes, des hommes,  engendrant pollutions et menaces sanitaires : fuites d’hydrocarbures dans le delta du Niger (7 000 marées noires de 1970 à 2000), la pêche industrielle au large des côtes ouest aurait fortement réduit les stocks et réduit à la pauvreté les pécheurs artisanaux, recyclage informel des déchets toxiques, déforestation plus rapide qu’en Amazonie, et progression de l’aridité au Sahel.

 

Les puissantes FTN des pays développés avec la caution des régimes plus ou moins corrompus sont les premiers responsables de ce pillage environnemental qui hypothèque fortement la survie de certains milieux comme des populations.

 

Sous la pression des ONG, dans les années 1980-1990, des solutions ont tenté de concilier protection de l’environnement, intégration des populations locales et activités locales comme c’est le cas pour les parcs naturels développant les safaris ou l’écotourisme, notamment dans la région des Grands Lacs (Tanzanie et Kenya).

 

 

 

  • Les défis politiques

 

 

Les « printemps arabes » de 2010-2011, inaugurés par la Tunisie en novembre-décembre 2010 puis diffusés à l’Égypte (décembre-janvier 2011) et à la Libye (février-mai 2011) ont fait souffler un vent démocratique, qui reste à confirmer, sur l’Afrique.

 

Même si les situations restent spécifiques, ces trois États ont usé durant des décennies des mêmes méthodes, celles des régimes dictatoriaux répressifs. Incapables d’offrir des emplois à leur jeunesse même si des progrès sociaux ont été indéniables, le népotisme – le fait d’avantager ses proches, sa famille, son clan-  et le poids de l’armée ont empêché la population de profiter des fruits de la croissance issue d’une mondialisation partielle via le tourisme, la rente pétrolière, les services en near-shore ou l’industrie textile. La situation alimentaire dégradée a alors mis le feu aux poudres et poussé dehors les dictateurs en place depuis des décennies.

 

Néanmoins, l’islamisme radical muselé dans ces pays, refait surface à l’occasion de ces révolutions et laisse planer un doute sur la démocratisation réelle et complète de ces États en reconstruction voire dans le chaos récent comme en Libye ou plus ancien comme en République Démocratique du Congo : là le taux d’analphabétisme atteint les 45% en 2013 !

 

 

Conclusion

 

Longtemps considérée comme le continent du mal-développement, l’Afrique aujourd’hui connaît de profonds changements sociaux et économiques à l’image de son ouverture progressive au monde.

 

Néanmoins, les avancées demeurent fragiles et inégales selon les pays et les défis à relever tant humains, démocratiques, économiques qu’environnementaux restent nombreux.

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