L'Asie du Sud et de l'Est : les défis de la population et de la croissance - Histoire Géographie - Terminale

L'Asie du Sud et de l'Est : les défis de la population et de la croissance - Histoire Géographie - Terminale

digiSchool Bac S met à votre disposition ce cours gratuit d'Histoire Géographie niveau Terminale, rédigé par un professeur, intitulé "L'Asie du Sud et de l'Est : les défis de la population et de la croissance".

Vous verrez dans la première partie les défis que l'Asie doit relever, puis les différentes notions importantes à retenir dans la seconde partie. La troisième partie est une brève introduction, et vous verrez dans la partie suivante les défis de la croissance démographique, à travers les aires de civilisations anciennes, le plus ancien foyer de peuplement, et l'archipel mégalopolitain asiatique. La cinquième partie concerne la croissance économique face aux défis du nombre, notament les défis multiformes liés au poids démographique, l'essor économique lié à l'Etat, et les FTN. Vous aborderez ensuite les faiblesses de l'Asie à cause d'une économie dépendante de la mondialisation, de la fragmentation socio-spatiale, du développement au détriment de l'environnement et de la santé.

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Notions

Foyer de peuplement // Aire de civilisation // Transition démographique // pression démographique // mégapoles // mégalopoles et archipel mégalopolitain //  métropoles// ségrégation socio-spatiale // Dragons // Tigres // avantages comparatifs // « remontée de filière industrielle // croissance // Développement

Objectif bac !

Cette section 1 peut donner lieu au baccalauréat à 3 types d’exercices, la composition,  l’étude critique de document(s) ou enfin un croquis de synthèse. Un exemple de sujet de croquis: les défis de la croissance en Asie du Sud et de l’Est

Des schémas sont toujours bienvenus dans les copies. Un exemple à relier au cours qui suit ci-dessous.

 

I. Des défis que l’Asie doit relever

Source : livre du prof, Hachette, 2012, terminales.

 

II. A retenir

Asie du Sud = du Pakistan à la Nouvelle-Guinée

Asie de l’Est = la façade pacifique de l’Asie, de la Chine à l’Indonésie.

 

Les 8  États les plus peuplés d’Asie en 2013

 

Populations en millions d’habitants

Part des plus de 65 ans en %

Part des moins de 15 ans en %

Chine

1360

9

13

Inde

1277

6

30

Indonésie

250

5

29

Pakistan

191

4

37

Bangladesh

157

5

31

Japon

127

25

13

Philippines

96

4

33

Vietnam

90

7

24

Source INED : 2013

 

III. Introduction

Premier foyer de peuplement avec plus de 3,5 milliards d’êtres humains et première zone de croissance économique avec 32 % de la croissance mondiale en 2011 (données du FMI), l’Asie du Sud et de l’Est contribue largement au dynamisme de l’économie mondiale au point qu’on assiste à un basculement des centres de gravités de celle-ci

Cependant, derrière ce dynamisme, en grande partie accaparé par la Chine, se cachent de fortes disparités, dans tous les domaines et à toutes les échelles. En effet, cette croissance aussi subite qu’incontrôlée génère nombre de problèmes tant sociaux qu’environnementaux et pose la question du développement mis sous pression démographique.

Quelle mise en œuvre pour transformer la croissance économique en développement et rendre ce développement durable ?

 

IV. Les défis de la croissance démographique

1.  Des aires de civilisations anciennes

L’Inde et la Chine constituent les deux principaux foyers de civilisation dans l’aire étudiée. Cela signifie que leur culture depuis des millénaires a largement contribué à façonner celle des pays voisins. Au-delà de leur influence qui peut se retrouver dans les religions et spiritualités : bouddhisme, confucianisme, shintoïsme... il faut rappeler que l’on trouve aussi avec l’Indonésie le premier pays musulman du monde et d’autres très importants comme le Pakistan. On peut bien parler de carrefour de civilisations.

 

2.  Le premier et plus ancien foyer de peuplement

La Chine et l’Union indienne représentent à elles seules 37% de la population mondiale en 2013.  Dit autrement, plus d’un homme sur trois est Chinois ou Indien sur cette planète ! Les États de l’aire étudiée ont tous engagé leur transition démographique, les taux de natalité restent cependant élevés au Pakistan et aux Philippines, ce qui explique la jeunesse de leur population.

Pour limiter les effets de cette pression démographique- voir II) -les États se sont engagés dans des politiques de planning familial rigoureuses voire carrément antinatalistes comme en Chine dès les années 1970.

Ces politiques ont eu d’autant plus de succès que les populations s’urbanisaient et accédaient plus facilement aux informations. Certaines sociétés comme celle du Japon et même de la Chine sont confrontées aujourd’hui aux problèmes du vieillissement de leur population.

 

3.  Un archipel mégalopolitain asiatique

La croissance urbaine en mégapoles – on parle de mégapole à partir de 8 millions d’habitants-  millionnaires est très rapide : 15 des 30 mégapoles mondiales sont asiatiques. Au-delà de la mégalopole japonaise – une mégalopole est une vaste zone urbanisée reliée par d’importants axes de transports entre différentes agglomérations et mégapoles- qui s’étend de Tokyo à Fukuoka, il est possible de dégager à plus petite échelle un archipel mégalopolitain asiatique qui va de Tokyo, ville mondiale de 32 millions d’habitants, à Singapour. Si la mégalopole japonaise est plus ancienne et plus densément peuplée, l’archipel mégalopolitain asiatique laisse apparaître des métropoles – villes au rayonnement économique notamment,  qui dépassent les frontières nationales-  très dynamiques : Séoul, Shanghai (1er port mondial), Hong-Kong et Singapour (2ème port mondial) sur quelque 4000 km où la croissance des échanges est la plus forte.

Comme dans les deux autres  mégalopoles, mégalopolis américaine et dorsale européenne,  le processus de métropolisation est  présent. Il se traduit par une attractivité très forte des populations mais aussi par un phénomène d’aggravation de la ségrégation socio-spatiale, conséquence de la mondialisation.

 

V. La croissance économique face aux défis du nombre

1.  Des défis multiformes liés au poids démographique

Sauf indication contraire, les indications chiffrées sont d’après l’INED, 2013.

Si la démographie peut être un atout pour le développement et la croissance c’est à la condition de répondre à de multiples défis :

  • ceux de la santé et de l’éducation. Si le taux de mortalité infantile pour mille enfants de moins de 1 an est de 15 en Chine, on passe à 34 en Inde et 74 au Pakistan.
  • le défi alimentaire a été dans une très grande part résolu grâce aux révolutions agricoles – dites révolutions vertes- qui démarrent par exemple en Inde dès les années 1950. Ces politiques agricoles ont permis, conjointement aux progrès sanitaires, de diminuer le nombre de mal-nourris, passant de 40 % à 16 % de la population asiatique. La consommation de riz, par personne et par an, a ainsi progressé de près de 20 kg par an. L’amélioration de la productivité agricole a également provoqué une transition alimentaire en développant la consommation de viande et de lait, riches en protéines.

Aujourd’hui, l’Asie du Sud et de l’Est ne meure plus de faim et a atteint l’autosuffisance alimentaire. L’Inde et la Chine sont même devenues des exportateurs de céréales.

  • les défis sociaux demeurent très importants. En termes d’emplois, de logements, de réduction des inégalités il reste beaucoup à faire. L’IDH (Indice de développement humain calculé par le PNUD, Programme des Nations Unies pour le Développement), qui n’a cessé de s’améliorer pour cette partie du monde depuis les années 1990, place la majorité des pays asiatiques dans la première moitié du classement mondial : le Japon est 12e (IDH de 0,901), Hong Kong 13e (0,898), la Corée du Sud 15e (0,897), Singapour 26e (0,866). Néanmoins, la Chine et l’Inde, au développement plus récent et souvent plus incontrôlé, possèdent un IDH très moyen, qui les situe respectivement à la 101e place (IDH de 0,687) et la 134e place (IDH de 0,547) sur les 185 pays dont l’IDH est connu. Par ailleurs, le taux de croissance comme l’IDH ou le PIB par habitant ne constituent que des moyennes masquant très souvent des contrastes sociaux et spatiaux importants.

 

2.  Un essor économique réel lié à l’État

  • L’essor économique né de l’industrialisation rapide des pays asiatiques doit beaucoup au dirigisme étatique, que ce soit au Japon, en Inde et surtout en Chine. Les fondements de l’industrialisation asiatique sont avant tout à rechercher dans la modernisation agricole, véritable préalable à l’industrie.
  • Cette stratégie économique fût planifiée par l’État qui fixa des objectifs de production, des quotas d’importations ou des barrières douanières. Celui-ci a ensuite enclenché un véritable mouvement d’industrialisation de ses voisins asiatiques dans les années 1970, en délocalisant en Corée du Sud, à Taiwan, à Hong Kong et à Singapour (les « Dragons ») ses industries de produits peu évolués mais consommatrices de main d’œuvre (textile, chaussure, jouets, bois, sidérurgie). En 1978, c’est au tour de la Chine d’adopter cette stratégie d’ouverture économique, avec l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping qui accorde l’autorisation de créer des entreprises privées ainsi que des joint ventures (filiales créées entre deux entreprises indépendantes, souvent de nationalité différente, afin d’encourager la coopération et le partage des risques).
  • Ainsi, dans un contexte de mondialisation et d’échanges portés vers les produits industriels, le Japon a initié, à l’échelle asiatique, une division du travail qui a permis à ses voisins, avec un décalage de une à trois décennies, de mettre en valeur leurs « avantages comparatifs », au premier rang desquels, une main d’œuvre abondante, industrieuse et bon marché, et qui a consacré la naissance des fameux « pays-ateliers ». Et, doublées d’une stratégie de « remontée de filière industrielle », les importations asiatiques puis leur propre production sont passées de l’industrie légère bas de gamme (textile, jouet) à l’industrie de biens intermédiaires -sidérurgie, métallurgie et chimie- puis aux industries de biens d’équipement : construction navale, transport, robots, machines-outils, automobiles, motocyclettes. Enfin à des biens de haute technologie : composants électroniques, informatique grand public, biotechnologie, nouveaux matériaux, dans les années 1990 pour le Japon et dans les années 2000 pour les autres Dragons et Tigres.

 

3.  Les FTN, des actrices économiques performantes

Les grandes FTN asiatiques s’imposent de plus en plus sur les marchés mondiaux. En 2013, 171 entreprises asiatiques sont classées parmi les 500 premières mondiales.  On peut citer comme exemple, l’Indien Tata, le Taïwanais Acer, les entreprises pétrolières comme Sinopec (Chine) ou encore Petronas (Malaisie), les firmes coréennes comme Samsung Hyundai, les japonaises telles Toyota, Hitachi...

Ces entreprises travaillent avec un grand nombre de sous-traitants répartis surtout en Asie. Elles peuvent aussi développer des filiales en lien avec des sociétés occidentales, processus qi s’est amorcé dans les années 1990. L’Inde est ainsi devenu « le bureau du monde », c’est-à-dire l’un des spécialistes du traitement de données informatiques des entreprises : saisie de données, écriture comptable, programmation informatique de base et désormais infogérance, qu’incarne la métropole de Bangalore, au sud du pays, où s’est installée la société indienne Infosys en 1983 et dont la spécialisation dans les hautes technologies a été encouragée par l’État.

 

VI. Les faiblesses de l’Asie

Cet essor économique, fondé sur un rattrapage industriel, a généré des tensions sociales et exercé des pressions sur les ressources et l’environnement, accroissant alors leur vulnérabilité ainsi que celle des populations. 

 

1.  Une économie dépendante de la mondialisation

La croissance de l’Asie est soumise aux soubresauts de l’économie planétaire même si les pays en question connaissent des taux de croissance qui peuvent faire envie aux pays occidentaux, ils demeurent sensibles au ralentissement économique mondial. Pour 2015, le taux de croissance de la Chine devrait rester autour de 7% alors qu’il était à 2 chiffres jusqu’en 2012.

L’approvisionnement énergétique constitue un autre point faible même si les États prennent conscience de la nécessité de se tourner vers les énergies renouvelables.

 

2.  Une fragmentation socio-spatiale

Cette croissance économique en Asie du Sud et de l’Est s’est traduite par de forts contrastes régionaux et sociaux.

  • Que ce soit au Japon, puis dans les Dragons ( Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong-Kong) et les Tigres ( Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Vietnam, Philippines), l’essor économique a essentiellement profité aux régions littorales et métropolitaines, marginalisant les régions intérieures (campagnes et montagnes) : on distingue ainsi le Japon de « l’endroit » ou centre du Japon, constitué de la mégalopole s’étendant de Tokyo à Kyûshu ou Fukuoka selon les auteurs, , du Japon de « l’envers »,  une périphérie de ce territoire,  moins industrialisée et urbanisée.
  • La Chine et l’Inde connaissent également des évolutions similaires, l’industrialisation renforçant la polarisation des territoires autour de mégapoles littorales et portuaires : Pékin, Canton, Shanghai ; Mumbai, Delhi et Calcutta. En dehors de ces zones, les PIB globaux et par habitant chutent rapidement.
  • À ces déséquilibres territoriaux s’ajoutent des inégalités sociales, ethniques et religieuses, déjà existantes pour certaines, mais de plus en plus visibles avec la croissance. En Inde l’abolition des castes en 1951 n’a pas été vraiment suivie dans les faits. Les femmes souffrent particulièrement de leur condition si elles sont seules, veuves...

 

L’organisation de l’espace japonais

http://www.google.fr/imgres

 

3.  Un développement au détriment de l’environnement et de la santé

  • Essentiellement industrielle, avec le choix, dans les années 1950, de développer l’industrie lourde, cette croissance en Asie a exercé une pression considérable sur les ressources et les environnements.

 

Les inégalités en Asie du Sud et de l’Est

Source, manuel d’Histoire-géographie, TS, Nathan, août 2014.

 

Cette pression se caractérise par une pollution multiforme de l’air comme de l’eau et des sols, ainsi que par une menace importante sur les ressources et la biodiversité. En 2009, la Chine, l’Inde et le Japon rejetaient dans l’atmosphère plus de 33 % du tonnage de CO2 mondial. Ces rejets de CO2 sont essentiellement dus aux usines, aux transports et aux centrales électriques, très consommatrices en charbon, dont la Chine est à la fois le premier producteur et consommateur mondial.

  • L’eau constitue également un problème préoccupant et un des grands enjeux futurs pour cette région. Inégalement répartie dans les pays asiatiques, l’eau est une ressource indispensable et principalement captée par l’agriculture intensive, l’industrialisation sidérurgique et l’urbanisation. Faute de règlements et de contrôles étatiques, les nappes phréatiques sont surexploitées et l’eau des fleuves est soumise à une pollution intense. Liée aux rejets industriels et urbains, cette pollution provoque des concentrations très élevées de bactéries, de métaux lourds, de nitrates... entre autres au Bangladesh.
  • Enfin, les sols et les forêts sont aussi fortement sollicités par l’agriculture intensive et les cultures commerciales et grignotent les forêts tropicales au Viêt-Nam et surtout à Bornéo et Sumatra : café, thé, cacao, palmiers et hévéa. La déforestation et l’érosion des sols étant liées, c’est ainsi près de 28 % du territoire chinois dans le nord-est surtout qui est devenu désertique.
  • L’Asie est géographiquement une zone à risques : pour preuve, 50 % des catastrophes majeures du XXe siècle s’y sont produites. Néanmoins la vulnérabilité des sociétés asiatiques face aux risques naturels ou anthropiques (dus à l’homme) s’est considérablement accrue depuis une vingtaine d’années. Ainsi, ils furent à l’origine du décès de 300 000 personnes en Indonésie en décembre 2004 et de l’accident nucléaire de Fukushima au Japon en mars 2011.
  • Les variations climatiques contribuent aussi à la vulnérabilité des populations : ainsi, le phénomène El Niño (augmentation anormale de la température de l’eau) peut provoquer une sécheresse comme une mousson trop abondante, très attendue par les agriculteurs mais aussi très redoutée par sa violence ; les typhons, moins meurtriers que les séismes mais plus fréquents, causent également de nombreux dégâts matériels : inondations, coulées torrentielles, glissements de terrain.
  • L’accroissement des risques sanitaires, quant à lui, s’explique par la pollution industrielle et des transports, eau et air, mais aussi par les médiocres conditions de vie, notamment en ville, l’insuffisance ou l’absence d’infrastructures publiques (égouts, usines de retraitement des eaux et des déchets domestiques) et l’absence de normes et de contrôles sanitaires dans l’agriculture

 

VII. Conclusion

Le facteur humain a constitué la clé de la croissance et du développement asiatique amorcé par le Japon à partir des années 1950. Handicap potentiel, la démographie est devenue une richesse et un facteur de puissance grâce à une maîtrise politique de sa croissance. L’essor économique de l’Asie du Sud et de l’Est, qui s’étale sur la seconde moitié du xxe siècle, s’est fondé sur cet atout. La croissance est certes rapide mais le développement plus incertain...

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osef47
5 5 0
20/20

Cooooooooooooooooool

par - le 05/06/2017

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