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La République, trois républiques - Histoire Géographie - Première S

La République, trois républiques - Histoire Géographie - Première S

Découvrez ce cours d'histoire gratuit, consacré à la mise en place de la république en FranceCe cours rédigé par un professeur d'histoire, est au programme de 1ère S

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La République, trois républiques - Histoire Géographie - Première S

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Découvrez ce cours d'histoire gratuit, consacré à la mise en place de la république en FranceCe cours rédigé par un professeur d'histoire, est au programme de 1ère S

La première partie de ce cours traite de l'installation de la République en France. Ensuite, vous allez découvrir les grands principes fondateurs de la république française (les valeurs démocratiques, l'idée de nation...). Enfin, ce cours revient sur les différentes républiques mises en place, sans oublier le régime autoritaire de Vichy.

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I - L'installation difficile de la République en France.

1 - La guerre contre la Prusse comme évènement déclencheur du processus républicain français.

Après la défaite française de Sedan de Septembre 1870, l'invasion prussienne entraîne la chute du second Empire. L'empereur Napoléon III est capturé et les prussiens arrivent aux portes de Paris mais une insurrection révolutionnaire éclate à Paris, on l'appelle la Commune. La ville est assiégée. Le gouvernement légal qui a succédé au second Empire négocie la paix et le départ des prussiens de France. Les Prussiens proclament l'Empire allemand à Versailles en Janvier 1871 : l'unification allemande est terminée par le chancelier Bismarck. Le traité de Francfort de Mai 1871posecomme condition à ce départ le payement de fortes indemnités et la perte de l'Alsace-Lorraine. Les républicains veulent continuer la guerre alors que les royalistes veulent la paix, des élections ont lieu et donnent la victoire aux royalistes. Le traité de Francfort est signé par la nouvelle assemblée monarchiste.
La Commune de Paris (1871)
Les troupes du gouvernement veulent reprendre Paris mais la ville est dirigée par des révolutionnaires qui refusent la paix avec les prussiens. C'est par une lutte acharnée et des milliers de morts que le gouvernement écrase l'insurrection. Le calme est rétabli et les allemands évacuent la France quelques années après.

2 - La fondation de la République.

La république est proclamée à Paris le 4 Septembre 1970. Des lois constitutionnelles sont votées en 1875 qui installent le régime républicain. Toutefois, le régime républicain est dans l'esprit du parlement monarchiste un régime destiné à être remplacé par une monarchie. Mais les deux grandes familles royales françaises (Orléaniste et Bourbon) se disputent le pouvoir. Cela permet à la République d'émerger. De plus les élections donnent bientôt la majorité aux républicains. La troisième République est un régime parlementaire. Le parlement est tout puissantcar il est le centre incontesté de la vie politique. Le président n'exerce pas son droit de dissolution, ce qui affaibli l'exécutif. Celui-ci a peu de pouvoirs. La chambre des députés est élue au suffrage universel direct. Le parlement (Sénat et Chambre des députés) vote les lois et surtout investit le gouvernement. Celui-ci est donc à la merci du parlement qui donne soit sa confiance au chef du gouvernement avec un vote d'investiture ou fait tomber le gouvernement avec une motion de censure. La République est donc instable.

3 - L'enracinement de la République.

La République doit lutter contre de nombreux ennemis et difficultés.
L'Eglise se positionne en faveur d'une monarchie et se ralliera à la République que des années plus tard. Les écoles sont tenues par les religieux qui répandent leurs valeurs. Pour lutter contre cette influence, la loi crée l'école publique, gratuite et obligatoire en 1881-1882, ce qui permet de répandre les idéaux républicains et d'ôter le monopole de l'enseignement à l'Eglise. La République se veut laïque, l'école publique l'est et l'Etat le devient en 1905 par le vote d'une loi séparant l'Eglise et l'Etat. Le grand principe de la troisième République est la laïcité qui se manifestera à de nombreuses reprises par un anticléricalisme farouche.
Le régime doit affronter une remise en cause du système parlementaire par le général Boulanger qui prône l'antiparlementarisme, c'est-à-dire une hostilité à la République et à ses députés et qui réclame une République autoritaire. Cette crise dite du boulangisme qui dure de 1886 à 1889 est surmontée par la République.
De violents adversaires de la République, les anarchistes qui sont hostiles à l'idée même d'Etat, organisent des attentats comme l'assassinat du président Carnot en 1894. Le gouvernement réagit très fermement à ces menaces et celles-ci sont surmontées.
L'affaire Dreyfus (1898-1906) divise la société française en dreyfusard soutenant le capitaine Dreyfus et anti dreyfusard qui croient à sa culpabilité. En effet, celui-ci est accusé d'espionnage au profit des allemands pour la simple raison qu'il est juif. Le coupable sera lui innocenté dans un premier temps, puis condamné. Dreyfus sera réhabilité en 1906, notamment grâce à l'action d'auteurs engagés comme Emile Zola.
Les ouvriers organisent également des grèves pour protester contre des conditions de travail difficiles. Le gouvernement les réprime violemment mais le parlement fait quelques avancées sociales comme le repos hebdomadaire et la première loi sur les retraites en 1906.

II - Les grands principes républicains.

1 - Des valeurs démocratiques héritées de la révolution.

Les valeurs diffusés par la République sont celles prônées par la révolution de 1789 et sont celles des lumières. Ainsi la liberté individuelle est centrale dans le nouveau régime et les droits de l'homme en sont le socle. C'est l'époque de la croyance en le progrès et en la raison. La devise « liberté, égalité, fraternité » devient celle de l'Etat. L'école républicaine, véritable service public de l'éducation, permet d'enraciner la République. L'égalité est aussi recherchée même si la valeur dominante est celle de la laïcité. Les femmes restent cependant exclues de la vie politique.La liberté syndicale et le droit de grève sont également affirmés par le nouveau régime démocratique.

2 - L'idée de nation au cœur du projet républicain.

Les français sont rassemblés autour de l'idée de nation, c'est-à-dire une communauté d'hommes qui se reconnaissent une certaine unité et ont la volonté de vivre ensemble. Le patriotisme est exalté, tout particulièrement dirigé vers les « provinces perdues », c'est-à-dire l'Alsace et la Lorraine. Le nationalisme est encouragé, dirigé surtout vers l'ennemi d'hier, l'Allemagne. Le patriotisme peut être défini comme la volonté de défendre un territoire national où vit une communauté d'hommes attachée à une histoire, une culture et des valeurs spécifiques. Les jeunes français sont préparés à la revanche militaire contre l'Allemagne par le service militaire, reflet de l'égalité entre les citoyens. Le culte de la patrie permet d'établir une cohésion du peuple autour de la France et de ses valeurs.

3 - Des valeurs universelles répandues dans le monde entier.

Les valeurs républicaines sont répandues dans le monde entier grâce à la colonisation. Celle-ci s'accélère sous la troisième République et la France acquière des colonies sur les cinq continents. Les idéaux démocratiques sont ainsi répandus dans ces pays de manière autoritaire. La colonisation revendique une mission civilisatrice que doivent accomplir les peuples « civilisés » comme la France. Cette idée est prônée par Jules Ferry.

III - Le régime de Vichy (1940-1944).

La défaite française de 1940 entraîne la chute de la République. En effet, en juillet, après l'armistice du 22 Juin 1940 qui partage la France en deux, les députés remettent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Quand celui-ciarrive au pouvoir, il développe un pouvoir autoritaire. C'est la fin de la troisième République qui aura duré de 1870 à 1940.
La France occupée (1940-1944)
Le régime met en place la collaboration avec l'Allemagne, et met en place un régime traditionnaliste fondé sur l'Eglise et l'armée. Les valeurs d'obéissance, de respect sont louées par le régime. La « révolution nationale » se met en place : il s'agit de remplacer la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité » par celle de « travail, famille, patrie ». Un culte du maréchal Pétain, le vainqueur de Verdun, se met en place. Les grèves sont interdites, de même que les syndicats. Ceux-ci sont remplacés par des corporations qui sont des organisations professionnelles qui réunissent patrons et ouvriers d'un même secteur d'activité.
La répression des opposants est impitoyable et ceux-ci sont arrêtés et enfermés dans des camps d'internement, en particulier les socialistes et les communistes. En Octobre 1940, des lois antisémites sont votées. Les francs-maçons sont aussi traqués par le nouveau régime. En Novembre 1942, la zone libre est envahie par l'Allemagne. Dès lors, le régime se trouve dans une entière soumission au régime nazi. La milice est créée en 1943, c'est une formation militaire chargée de la répression des résistants en liaison avec l'armée allemande. La création du STO (service du travail obligatoire) en 1943qui envoie des travailleurs en Allemagne est très impopulaire et de nombreux jeunes gens préfèrentrejoindre les maquis dans la résistance.
Le régime de Vichy (ou l'Etat français)place sa politique de collaboration avec l'Allemagne dans une stratégie bien définie. En effet, celle-ci doit permettre à la France d'alléger les lourdes conditions de l'armistice et de trouver sa place dans « l'Europe nouvelle », c'est-à-dire sous le contrôle des forces de l'Axe après la « victoire finale » de celle-ci. Pierre Laval, le président du conseil (1 er ministre) qui exerce l'essentiel du pouvoir déclare en 1942 « je souhaite la victoire de l'Allemagne car sans elle, le bolchevisme s'installera partout ». La croisade contre le bolchévisme est aussi de mise en Europe et la France enverra la LVF (Légion des Volontaires Français) pour combattre le communisme sur le front de l'Est. Mais cette victoire finale allemande ne viendra jamais et le régime de Vichy s'effondrera en 1944.

IV - La contestation du régime de Vichy.

1 - La France libre.

Dès le 17 Juin 1940, c'est à dire la date à laquelle Paul Reynaud est remplacé à la présidence du conseil par le maréchal Pétain, de Gaulle s'exile en Angleterre et prononce un discours célèbre, c'est l'appel du 18 Juin. Celui-ci exhorte les français à résister et à ne pas accepter la défaite. De gaulle met en place les FFL (Forces Françaises Libres) qui rassemblent au départ de modestes troupes. Peu à peu, la France Libre créée par de Gaulle devient un acteur reconnu, bien qu'illégal et illégitime. Ainsi le ralliement de l'AEF (Afrique Equatoriale Française) permet d'assoir la légitimité de la France libre. Celle-ci est reconnue par Churchill qui l'encourage fortement alors que Roosevelt se méfie beaucoup de de Gaulle qu'il considère comme un dictateur. La France libre remporte plusieurs victoires dont les plus célèbres sont celles deBir Hakeim en 1942 et celles de Monte Cassino en 1944 face à l'Allemagne. Avec le rattachement de l'Afrique du Nord à la France Libre en Novembre 1942, Alger devient la capitale du gouvernement de de Gaulle, rebaptisé CFLN (Comité Français de Libération Nationale) qui devient le GPRF(Gouvernement Provisoire de la République Française) en Mai 1944.

2 - La résistance intérieure.

Celle-ci est le fait de militaires ou de personnalités majoritairement gaullistes et communistes qui refusent l'armistice de 1940. De Gaulle envoie Jean Moulin en France en 1942 pour organiser et unifier les mouvements de résistance sous l'autorité du général de Gaulle. Il réussit à le faire mais est arrêtée par la Gestapo et meurt sous la torture en Juillet 1943 sans avoir parlé. Les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) rassemblent les résistants sous la bannière de de Gaulle et dans un combat commun contre l'occupant allemand.

V - La fin de la guerre et le rétablissement d'un régime républicain.

Après le débarquement en Normandie le 6 Juin 1944, les alliés libèrent peu à peu la France et Paris le 25 Août. La libération de Paris a aussi été rendue possible par une insurrection populaire dans la capitale. De gaulle y installe son GPRF peu après mais refuse de proclamer la République car selon lui elle n'a jamais cessé d'exister en la personne de la France libre. L'ordre républicain est rétabli en France et des élections sont organisées en Avril 1945 avec pour la 1 ère fois, la participation des femmes qui ont obtenu le droit de vote en 1944. Ces élections permettent d'assoir la légitimité du GPRF.
La libération de la France entraîne des représailles contre ceux accusés à tort ou à raison de collaboration, c'est l'épuration. On distingue l'épuration spontanée qui consiste en des exécutions sommaires, parfois avec une parodie de procès et l'épuration légale qui se fait par les tribunaux légaux. Ainsi Pétain est condamné à mort mais sa peine est transformée par de Gaulle en détention à vie. Quant à Laval, il est condamné à mort et fusillé. Ces épurations sont controversées entre ceux qui dénoncent ses abus et ceux qui estiment qu'elles ne sont pas allés aussi loin qu'il le fallait.

VI - La mise en place de la quatrième République.

Après la chute de l'Etat français, la question des nouvelles institutions se posent. En Octobre 1945, les français rejettent par référendum le retour à la troisième République. Se pose alors la question de la nature de la quatrième République. De gaulle se prononce en faveur d'un exécutif fort contrairement à l'assemblée constituante qui est chargée de rédiger une nouvelle constitution. De gaulle entre en conflit avec l'assemblée qui souhaite rétablir un régime parlementaire similaire à la troisième République. Il démissionne en Janvier 1946. Le 1 erprojet de l'assemblée, fortement inspiré des communistes très puissant à cette époque, est rejeté en Mai 1946. Un autre projet de constitution est timidement approuvé par le peuple en Octobre 1946. La quatrième République est née. C'est un régime parlementaire dans lequel le gouvernement est entièrement sous le contrôle de l'assemblée. Un président de la République est aussi institué par la constitution, il est élu par les deux chambres mais a peu de pouvoirs.

VII - La politique économique et sociale des débuts de la quatrième République.

A la libération, le 1 er grand parti de France est le parti communiste. Les gaullistes (partisans du général de Gaulle) et les démocrates-chrétiens sont aussi très influents, de même que les socialistes. Tous ces partis sont animés par la même conception du rôle de l'Etat qui doit être pour eux un Etat providence, c'est à dire un Etat intervenant dans la vie économique et sociale en protégeant les individus et en organisant la distribution des richesses. Ainsi la sécurité sociale est mise en place en 1945. L'Etat se veut dirigiste pour pouvoir relever la France. En conséquence il oriente l'économie par des plans quinquennaux qui doivent rétablir la production française d'avant la guerre. Des nationalisations sont effectuées. Le préambule de la constitution de 1946 met l'accent sur les droits économiques et sociaux et les rend inaliénables, de plus il consacre pour la première fois l'égalité en droits des hommes et des femmes.

VIII - La chute de la quatrième République.

1 - Les causes de son échec.

La quatrième République est un régime parlementaire caractérisé à ses débuts par le tripartisme, c'est-à-dire par le partage du pouvoir entre trois partis qui sont la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière), le MRP (Mouvement Républicain Populaire) et les communistes jusqu'à leur expulsion de la vie politique en 1948. Les communistes se voient exclus du régime, de même que les gaullistes qui dénoncent un régime « des partis ». Dès lors une opposition puissante à la quatrième République se forme. Les coalitions se font et se défont à l'assemblée, entraînant la chute des gouvernements qui ne durent généralement pas plus d'un 1 an. La troisième force qui rassemble la SFIO, le MRP, les radicaux, l'UDSR (l'Union démocratique et socialiste de la Résistance) a pour objectif de défendre les institutions est confrontée à une opposition de plus en plus importante orchestrée par les gaullistes et les communistes. L'instabilité ministérielle chronique rend toute politique continue et cohérente impossible.

2 - La crise de Mai 1958.

La guerre d'Indochine (1946-1954), qui a vu la fin de la présence coloniale française dans cette partie du monde après la bataille de Diên Biên Phu et les accords de Genève de Juillet 1954porte un premier coup au régime. Mais la chute du régime sera causée par la guerre d'Algérie. Celle-ci a débuté en 1954. En 1958, un nouveau président du conseil, Pierre Pflimlin doit être investi par l'assemblée. Mais l'armée en Algérie française croit que celui-ci est favorable à une Algérie indépendante et décide de se rebeller contre Paris. Un putsch a lieu en Algérie française le 13 Mai 1958qui réussit et les rebelles s'emparent rapidement de toute l'Algérie puis de la Corse. Une opération militaire est prévue pour s'emparer de Paris. Le général de Gaulle est appelé le 29 Mai par le président René Coty. Celui-ci, accepté à la fois par les rebelles et les gouvernementaux devient chef de l'exécutif le 1 er Juin 1958, ce qui met fin au putsch, les rebelles acceptant de se placer sous l'autorité de de Gaulle.

IX - La création de la cinquième République.

1 - L'élaboration de la nouvelle constitution.

De gaulle a posé comme condition de son retour le passage à de nouvelles institutions. Il demande pour cela les pleins pouvoirs à l'Assemblée nationale qui les lui accorde pour 6 mois afin de résoudre la crise politique et mettre en place les nouvelles institutions. Le retour au pouvoir de de Gaulle n'est donc pas un coup d'état, il se fait par la légalité, même s'il a lieu dans des conditions mouvementées. Le projet de constitution est élaboré par le gouvernement. Il découle du discours de Bayeux de 1946 du général de Gaulle dans lequel il expliquait son projet d'un régime présidentiel où l'exécutif serait fort. Mais certains ministres veulent conserver la forme parlementaire du régime. La constitution sera donc un texte de compromis et le nouveau régime sera semi-présidentiel. Des limites sont imposées à de Gaulle pour l'élaboration de la nouvelle constitution : il doit respecter les principes républicains et conserver la forme parlementaire du régime, ce qui ne l'empêchera pas de mettre en place un régime semi-présidentiel.

2 - L'adoption de la nouvelle constitution.

De Gaulle présente son projet de constitution au peuple le 4 Septembre 1958. Celui-ci l'approuve à la fin Septembre 1958 par référendum avec 80 % de oui etla constitution est promulguée le 4 Octobre 1958 par le président Coty. De gaulle est élu président de la République au 1 er tour en Décembre 1958. Certains partis et hommes politiques de gauche et communistes dénoncent le risque de dictature. C'est le cas de François Mitterrand qui dénonce le projet de constitution. Mais toutes ces craintes et oppositions n'empêchent pas ce projet de bénéficier d'un soutien triomphal de l'opinion publique.

X - Les institutions de la cinquième République.

1 - Le fonctionnement des institutions.

Elles sont mises en place progressivement à partir d'Octobre 1958 jusqu'en Avril 1959, date des élections sénatoriales. Elles sont de type semi-présidentiel et mettent en place un système original. Le parlement est composé de deux chambres, l'Assemblée nationale et le Sénat. Le président a beaucoup de pouvoirs, il peut dissoudre l'Assemblée nationale, il peut organiser des référendums, dispose des pleins pouvoirs en cas de crise grave avec l'article 16 et nomme le chef de gouvernement sans consulter l'Assemblée nationale. Mais c'est le gouvernement qui conduit et détermine la politique de la nation. L'investiture du gouvernement par l'Assemblée nationale disparaît mais le gouvernement peut être renversé par le vote d'une motion de censure à son encontre. Le gouvernement est donc responsable politiquement mais pas le président de la République qui est élu pour 7 ans.Celui-ci nomme aussi aux emplois civils et militaires. Le gouvernement a l'initiative des lois et il contrôle l'ordre du jour, c'est-à-dire ce qui sera discuté à l'Assemblée le jour même.

2 - La réforme constitutionnelle de 1962.

Le président de la République de Gaulle développe une pratique politique renforçant son pouvoir au détriment de celui du 1 er ministre. Le président se constitue un domaine réservé, c'est-à-dire la politique étrangère et la défense qui sont déterminés par lui seul. Le président de la République, qui dispose de grands pouvoirs n'est pourtant pas élu directement par le peuple mais par un collège de grands électeurs, il était donc élu au suffrage universel indirect. Après avoir échappé de justesse à un attentat de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), composée de partisans de l'Algérie Française usantde la violence pour la défendre, il veut renforcer la légitimité du chef de l'Etat. Ainsi il propose par référendum l'élection du président au suffrage universel direct. Des nombreuses personnalités politiques comme François Mitterrand y voit un risque de dérive autoritaire et de personnalisation du pouvoir et appellent à voter non mais le oui l'emporte en Octobre 1962 par 62 % des voix. Le Régime est consolidé par cette réforme constitutionnelle, ce qui donne naissance à l'expression « monarchie républicaine » pour qualifier la cinquième République.
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Les avis sur ce document

redawa
3 5 0
12/20

Fondation république 1870 et pas 1970 sinon good.

par - le 15/06/2016
Blueberrymagic
5 5 0
20/20

Merci ! C'est vraiment efficace ces fiches puisque je commence à apprendre ( réviser ) cet été. Cependant, en Histoire il manque le premier thème ( une seul chapitre ) et le dernier chapitre du troisième thème.

par - le 24/06/2014

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