La République et les évolutions de la société française - Histoire Géographie - Première S

La République et les évolutions de la société française - Histoire Géographie - Première S

Ce cours d'histoire gratuit est consacré à la république et aux évolutions de la société françaiseCe cours rédigé par un professeur d'histoire, est au programme de 1ère S

La première partie de ce cours gratuit est consacrée à la question...

La République et les évolutions de la société française - Histoire Géographie - Première S

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Ce cours d'histoire gratuit est consacré à la république et aux évolutions de la société françaiseCe cours rédigé par un professeur d'histoire, est au programme de 1ère S

La première partie de ce cours gratuit est consacrée à la question ouvrière dans la république, avec  notamment l'apparition des revendications sociales et la montée du front populaire. La seconde partie aborde la question de la laïcité dans la république. Enfin, la dernière partie de ce cours d'histoire traite la question de la condition de la femme.

La République sociale : la question ouvrière

Le nombre d'ouvriers augmente depuis la révolution industrielle. Les conditions de travail sont assez dures, ce qui provoque l'apparition de revendications sociales.
Dans un monde gagné par l'industrialisation à partir du début du dix-neuvième siècle, les ouvriers représentent une classe sociale en plein essor. Les journées de travail sont longues (12 heures), il n'y pas de congés payés. La condition ouvrière est précaire car il n'y a aucune législation du travail protectrice. Durant les années 1890-1900, des revendications sociales s'affirment de plus en plus. La grève, autorisée depuis 1864 permet aux syndicats d'organiser les revendications ouvrières. La CGT (Confédération Générale du Travail) est créée en 1895. La SFIO naît en 1905, ce parti (futur parti socialiste) défend les intérêts des ouvriers. Toutefois, les grèves sont matées, plus ou moins violemment par les différents gouvernements. Mais la République réagit par des lois sociales comme l'instauration en 1892 de la journée de 10 heures pour les 13-18 ans et l'obligation d'avoir une journée de repos dans la semaine. Toutefois ces mesures restent limitées.
Le front Populaire arrive au pouvoir en Juin 1936. Il est composé des socialistes, des communistes et des radicaux. On remarquera que la séparation entre socialistes et communistes date du congrès de Tours de 1920. Cette coalition entreprend de véritables réformes sociales sous la pression des ouvriers qui organisent des grèves dans le calme et même dans la bonne humeur. Le gouvernement signe avec le patronat et avec les syndicats les accords de Matignon en Juin 1936 qui accordent aux salariés le respect de la liberté syndicale, l'institution de délégués du personnel dans les entreprises de plus de 10 salariés. Des augmentations de salaires sont aussi effectuées et les patrons s'engagent à ne pas sanctionner les grévistes. Les congés payés sont adoptés par le parlement le 11 et 12 juin, ils durent 15 jours. Les conventions collectives sont mises en place par ces lois, ce sont des accords conclus entre les représentants des salariés et les représentants du patronat dans une branche d'activité professionnelle sur les conditions de travail et de rémunération. En 1937, le gouvernement est mis en difficulté et annonce une pause dans les réformes avant de quitter le pouvoir. Malgré sa durée limitée, le Front populaire aura marqué la République par ses lois sociales qui persistent encore aujourd'hui.

La République laïque : la question de la religion

Les républicains arrivent au pouvoir dans les années 1870 et doivent affronter l'opposition de l'Eglise qui défend la monarchie contre la République. S'en suit un bras de fer entre la République et l'Eglise pour éradiquer l'influence catholique de la vie politique.
L'école, une des préoccupations principales des républicains est sous le contrôle des congrégations religieuses (associations de religieux) qui dispensent les enseignements. Jules Ferry, ministre de l'éducation entreprend alors de promouvoir une école républicaine en instituant l'école laïque, gratuite et obligatoire par les lois de 1881-1882. En 1886, les religieux sont évincés de l'école publique. La loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat est votée en 1905 dans un contexte d'anticléricalisme, c'est à dire d'hostilité envers l'Eglise qui provoque des tensions. Deux écoles coexistent donc : une publique et une autre libre ou privée, gérée par des religieux.
Des congrégations sont interdites, les lois qui organisaient les pratiques religieuses en France sont abrogées, de même que le Concordat signé sous Napoléon 1 er (accords entre le pape et l'Etat qui définissent leurs rapports concernant la religion). On remarquera que le Concordat n'est pas abrogé en Alsace-Moselle, cette région ayant été annexée par les allemands. La République relègue donc la religion dans la sphère privée. Les libertés de conscience et de culte, ainsi que l'égalité des religions sont affirmées. La loi de 1905 prévoit que les biens de l'Eglise seront gérés par des associations mais qu'avant il faut faire des inventaires de tous ces biens ; le refus de certains régions très pratiquantes entraînent des heurts. Ces inventaires sont suspendus en 1906.
Après la première guerre mondiale, le climat religieux s'apaise. Le régime de Vichy favorise l'école catholique mais la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat n'est pas remise en cause. A la libération, les lois républicaines sont rétablies. Les constitutions de1946 et de 1958 préciseront le caractère laïc du régime. Plus tard, l'augmentation du nombre de musulmans entrainera la mise en place d'un conseil français du culte musulman en 2003.
En 1951, les lois Marie et Barangé accordent des bourses et des aides aux écoliers de l'école privée. La loi Debré de 1959 prévoit des contrats d'association avec l'Etat. L'Etat paye les professeurs mais en échange les établissements sous contrat doivent se plier aux programmes scolaires établis par le ministère ainsi qu'aux horaires scolaires. Une partie de la gauche française s'oppose à ces mesures. Le président Mitterrand par l'intermédiaire de la loi Savary en 1984 essaye de créer un grand service public, unifié et laïc de l'éducation nationale mais les manifestations de masse font reculer ce projet. En 1994 des possibilités de financement sont ouvertes par une loi aux écoles privées par l'intermédiaire de collectivités publiques. Des manifestations ont lieu et le conseil constitutionnel censure cette loi.
A la fin des années 1980, le port du foulard islamique à l'école pose problème en raison de la laïcité de l'école publique. Le gouvernement juge le foulard conforme à la laïcité à condition qu'il ne soit pas utilisé comme un objet de propagande et de revendication. En 2004, le président Chirac fait voter une loi qui interdit le port de tout signe religieuse ostensible, c'est à dire trop voyant.

La République égalitaire : la question de la condition de la femme

Au début du vingtième siècle, le travail féminin est surtout présent dans l'agriculture et l'industrie en supplément de celui du mari. Peu à peu ce travail des femmes évolue et leurs droits se trouvent affirmés et reconnus.
La répartition sexuée du travail est encore de vigueur au début du siècle, certains travaux sont « réservés » aux hommes comme les travaux les plus physiques, d'autres comme l'éducation des enfants et le soin aux malades sont laissées aux femmes. Peu à peu, cette répartition des tâches évolue et durant la première guerre mondiale, les femmes remplacent leur mari dans les usines, ce qui les fait accéder à des postes plus qualifiés.
Le véritable tournant a lieu après la seconde guerre mondiale, avec le droit de vote accordé aux femmes par une ordonnance du gouvernement de de Gaulle en Avril 1944, les femmes votent pour la 1 ère fois en Avril 1945. Cette avancée considérable est aussi le résultat du mouvement suffragiste, c'est-à-dire un mouvement qui réclame plus de droits politiques pour les femmes. Mais le droit de vote pour les femmes arrive tard en France contrairement aux autres pays européens .L'indépendance des femmes se manifeste aussi par le travail : avec l'augmentation du niveau scolaire des filles, les femmes peuvent prétendre à des emplois de plus en plus élevés. Mais les discriminations demeurent et le plafond de verre, c'est à dire les barrières invisibles entravant la carrière des femmes demeure. Une loi sur l'égalité professionnelle est votée en 1983 qui ne parvient pas cependant à supprimer toutes les inégalités de salaire entre les femmes et les hommes.
La question de la représentation des femmes dans la politique se pose aussi à la fin des années 1980 car il y a peu de femmes en politique. Le courant féministe, c'est à dire le courant de pensée qui cherche à promouvoir les droits des femmes dans la société et le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), qui s'inspire du marxiste, militent pour une loi sur la parité, c'est à dire l'égal accès aux mandats électoraux pour les hommes et les femmes. La loi sur la parité est votée en 2000.Il y a de plus en plus de députés et pour la 1 ère fois une femme devient 1 er ministre en 1991 en la personne d'Edith Cresson.
Sur le plan de la vie de tous les jours, malgré le fait que le principe de l'égalité entre les sexes soit inscrit dans la constitution, les femmes restent dépendantes de leur mari. En 1965, les femmes peuvent ouvrir un compte bancaire ou occuper un nouveau métier sans l'accord de leur conjoint. En 1970, l'autorité parentale conjointe remplace l'autorité paternelle. En 1981, le premier ministère des droits de la femme est créé.
Le mouvement des suffragettes en France.
Sur le plan de l'émancipation sexuelle, Simone de Beauvoir publie le livre « le deuxième sexe » dans lequel elle affirme que l'on ne naît pas femme, on le devient. La loi Neuwirth de 1967 permet la généralisation de la contraception orale, elle entre en vigueur en 1972. Le MLF encadre ce combat, son but est de faire de la maternité un choix à travers la maîtrise de la fécondité. En 1975, la loi légalisant l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) est votée sous l'égide de la ministre de la santé, Simone Veil au nom la libre disposition de son corps. Avec cette loi, les contraceptifs sont remboursés par la sécurité sociale. En 1992, une loi est votée qui s'attaque au harcèlement sexuel au travail.
Fin de l'extrait

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