Gérer les ressources terrestres : Nourrir les Hommes - Histoire Géographie - Seconde S

Gérer les ressources terrestres : Nourrir les Hommes - Histoire Géographie - Seconde S

Cette fiche de révision évoque le chapitre de Seconde "Nourrir les Hommes" du thème "Gérer les ressources terrestres". 

Dans un premier temps, le document traitera d'une étude de cas sur la Chine, puis de la croissance des populations ainsi que celle des productions. Pour continuer, une partie sera consacrée à la sécurité alimentaire aujourd'hui et demain, notamment en se demandant comment développer des agricultures durables.
 
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Gérer les ressources terrestres : Nourrir les Hommes - Histoire Géographie - Seconde S

Le contenu du document

 

 PROBLEMATIQUE : Comment nourrir une population mondiale toujours en augmentation ?

 

I. CE QU’IL FAUT SAVOIR

- Notions et vocabulaire : 

Dépendance alimentaire : situation dans laquelle un pays doit bénéficier de l’aide alimentaire internationale ou importer car il ne parvient pas à nourrir sa population quantitativement et qualitativement ou qu’il a des habitudes alimentaires différentes de la production nationale.

Insécurité alimentaire : situation dans laquelle un pays ne parvient pas toujours à fournir à sa population une nourriture saine et équilibrée, ne satisfaisant pas toujours ses besoins alimentaires.  

Malnutrition : situation dans laquelle un individu a une alimentation marquée par des carences ou par des excès, ne satisfaisant pas tous ses besoins. 

Sécurité alimentaire : situation dans laquelle un individu a accès à une nourriture saine et équilibrée tous les jours, satisfaisant tous ses besoins. 

Sous-nutrition : Etat de manque de nourriture, inférieur à environ 2400 kilocalories par jour. 

 

II. ETUDE DE CAS : LA CHINE

1. UNE POPULATION EN FORTE CROISSANCE

La Chine est le pays le plus peuplé du monde : elle comprend 1,35 milliard de personnes. Sa population a doublé depuis 1960, et augmenter de 70 millions d’habitants en une décennie. Sa transition démographique est en cours d’achèvement : ainsi, le taux de mortalité a baissé suite à une amélioration des conditions sanitaires, tandis que le taux de natalité a baissé suite à la politique de l’enfant unique, abandonnée depuis 2015. Cependant, de nos jours, la population augmente peu. 

 

2. COMMENT NOURRIR UNE POPULATION AUSSI NOMBREUSE ?

Une question se pose alors : comment nourrir 20% de l’humanité avec 10% des terres et 6% des réserves hydrauliques mondiales ? 

Pour cela, la population chinoise a choisi de développer une agriculture intensive, ce qui a permis un accroissement de la production agricole. Par ailleurs, elle a également modernisé les infrastructures et a eu recours à l’irrigation et aux importations. Il existe cependant des inégalités dans le territoire, puisque l’est du pays accueille des exploitations d’agriculture intensive, qui produisent principalement du blé et du riz, alors qu’au nord et à l’ouest se trouvent des zones d’élevage. La Chine est de nos jours le premier producteur mondial pour le blé, le riz, le thé et la pomme de terre. 

Ainsi, la production a augmenté : les rendements ont triplé. Grâce au développement économique rapide du pays, la sécurité alimentaire est presque assurée et la sous-nutrition a fortement baissé. 

 

3. L’EMERGENCE DE NOUVEAUX PROBLEMES

L’agriculture intensive a provoqué l’émergence de nouveaux problèmes : 

- Tout d’abord, une augmentation de la pollution agricole, en lien avec l’utilisation de produits phytosanitaires ;

- Une désertification et une rareté de la ressource en eau, liée notamment à l’épuisement des sols ;

- Un développement fort de l’urbanisation, du fait de l’augmentation rapide de la population du pays et de l’exode rural. Or, les villes se développent notamment sur des espaces qui pourraient être utilisés par l’agriculture. 

La facilité d’accès à la nourriture a engendré aussi de nouveaux problèmes : en effet, l’obésité se développe, causée par une alimentation trop riche et en trop grosse quantité. Ainsi, environ 200 millions de personnes sont en surpoids dans le pays, et on dénombre 100 millions d’obèses. Parallèlement, les habitudes alimentaires changent, au profit du modèle de consommation occidental : les chinois font alors appel aux importations de denrées. 

 

III. CROISSANCE DES POPULATIONS, CROISSANCE DES PRODUCTIONS

1. COMMENT NOURRIR TOUS LES HUMAINS ?

Il y a plus de 7,4 milliards d’êtres humains en 2016, alors qu’en 2009, il y en avait 6,8 milliards. La population mondiale augmente fortement : en effet, elle a doublé en 50 ans et près de 400 000 personnes naissent chaque jour (contre 173 000 décès). Les estimations prévoient 9 milliards d’habitants en 2050. Cette augmentation provient principalement des pays situés dans le Sud, puisque les pays du Nord ont tous fini leur transition démographique. Ainsi, dans ces derniers, les taux de mortalité et de natalité sont bas. Or, les pays du Sud n’ont pas achevé leur transition démographique, ce qui aboutit à une croissance démographique forte, entraînant une hausse de la demande alimentaire. 

Les progrès dans les rendements ont permis une plus grande augmentation de la production agricole que de la population. Ainsi, de nos jours, les agriculteurs parviennent à produire plus que ce dont le corps a besoin : ils produisent l’équivalent de 2800 calories par jour, alors que 2500 suffisent. Ainsi, la sécurité alimentaire est donc de mieux en mieux assurée. Dans la majorité des pays du monde, sauf en Afrique subsaharienne, les populations ne souffrent plus de grandes famines. 

 

2. DEUX SOLUTIONS POUR LA CROISSANCE DE LA PRODUCTION

Il existe deux solutions pour accroître la production : 

- La mise en culture de terres nouvelles n’est possible que dans quelques pays, ceux qui disposent encore de surfaces agricoles non exploitées. Il existe ainsi une inégalité entre les pays situés en Afrique et en Asie, possédant la majeure partie des terres non exploitées et les pays d’Asie, qui accueillent plus de 60% de la population mondiale. C’est notamment pour cela que certains pays, notamment la Chine, achètent des terres à l’étranger.

- L’augmentation des rendements : cette solution a été largement utilisée en Asie, notamment par la Chine et l’Inde. Ces deux derniers pays ont pratiqué une révolution verte dès la fin des années 1960, qui a permis une multiplication des rendements par 3 ou 4 grâce à l’utilisation de semences performantes, de l’irrigation et d’intrants. 

Afin de nourrir toute la population du monde, en croissance, la production agricole doit être multipliée par 2 d’ici 2050, notamment les céréales pour une consommation humaine ou animale, mais également pour la production de biocarburants. 

 

IV. ASSURER LA SECURITE ALIMENTAIRE AUJOURD’HUI ET DEMAIN

1. DES SITUATIONS ALIMENTAIRES

Toutes les populations du monde ne vivent pas encore dans une sécurité alimentaire. En effet, la sécurité alimentaire est l’état dans lequel une population a une alimentation en quantité et en qualité suffisante. Afin d’atteindre cet état, il faut que les agriculteurs produisent plus et que la production alimentaire soit mieux répartie. Il existe différents types de situations alimentaires :

- L’autosuffisance alimentaire : les pays qui vivent en autosuffisance alimentaire peuvent subvenir à leurs besoins alimentaires en quantité et en qualité suffisantes, assurant ainsi leurs besoins nutritifs. Cette sécurité alimentaire est permise par la production du pays, qui est suffisante pour la population ; l’agriculture est intensive, moderne et emploie peu de main d’œuvre. 

- La dépendance alimentaire : les pays qui vivent en dépendance alimentaire ne parviennent pas à subvenir aux besoins alimentaires des populations seulement avec leur production agricole. En effet, leur agriculture n'est pas assez productive : ils sont ainsi obligés d’assurer leur sécurité alimentaire par des importations. Le nombre de pays en dépendance alimentaire est en augmentation, en lien avec le changement des habitudes alimentaires et la forte augmentation démographique dans certains pays. 

- L’insuffisance alimentaire : les pays qui vivent en insuffisance alimentaire ne parviennent pas à assurer la sécurité alimentaire de leurs habitants. Malgré une main d’œuvre nombreuse dans le secteur primaire, l’agriculture produit peu. Ces pays sont donc obligés de faire appel à l’aide internationale. On dénombre plusieurs pays d’Afrique en situation d’insuffisance alimentaire. 

 

2. DES INEGALITES ALIMENTAIRES

  Il faut faire la différence entre : 

- Les sous-alimentés, qui concernent 11% de la population mondiale (850 millions d’êtres humains). Ce taux a largement baissé depuis 50 ans. Il s’agit des personnes qui ne mangent pas en quantités suffisantes. Cette sous-alimentation est causée principalement par la pauvreté, et touche majoritairement des pays du Sud, notamment l’Afrique subsaharienne, mais également le Brésil. L’aide alimentaire est ainsi nécessaire pour ces pays. 

- Les mal-nourris, qui représentent 2 milliards de personnes, en lien avec la cherté des prix alimentaires. Les personnes mal-nourris n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins nutritifs. Cette malnutrition touche aussi bien les pays du Nord (15,6 millions de mal-nourris) et du Sud, riches comme pauvres. La malnutrition peut concerner des populations qui se nourrissent de peu d’aliments différents faute d’argent ou bien de populations touchées par l’obésité car ils mangent en trop grosses quantités.  

 

V. COMMENT DEVELOPPER DES AGRICULTURES DURABLES ?

Les Etats ont le choix : 

- De rechercher la sécurité alimentaire pour leur population, c’est-à-dire de consacrer la majeure partie de leur agriculture pour la production de denrées destinées à être consommées dans le pays ;

- De privilégier les cultures d’exportation, c’est-à-dire de consacrer la majeure partie de leur agriculture pour la production de denrées destinées à être vendues et consommées à l’étranger, afin que le pays puisse récupérer de l’argent.

 

1. L’AGRICULTURE VIVRIERE

L’agriculture vivrière est une agriculture destinée à nourrir la famille. Elle est pratiquée par deux milliards d’habitants, principalement dans les pays du Sud, notamment en Afrique subsaharienne. Cependant, celle-ci a des faibles rendements et ne parvient pas forcément à nourrir les populations car le travail est souvent manuel. 

De nos jours, l’agriculture vivrière est en progrès, grâce au développement de nouvelles plantes et à l’irrigation. Les productions ont doublé, mais ce n’est pas encore suffisant. Dans les pays du Sud, les besoins alimentaires croissants priment sur la protection de l’environnement : afin que les populations puissent être correctement nourries, les agriculteurs utilisent donc des intrants et de l’engrais, causant une dégradation des sols. Par ailleurs, cette augmentation n’est pas aussi forte que la hausse de la population : l’insécurité alimentaire est toujours présente. 

 

2. L’AGRICULTURE INTENSIVE

L’agriculture intensive est une agriculture destinée à être exportée : il s’agit donc d’une production en masse dans un but commercial. Ce modèle se développe dans le monde entier, grâce au développement de la mécanisation, de l’utilisation de l’engrais et d’intrants, de la sélection des semences, … Par ailleurs, cette agriculture est fortement liée aux entreprises agroalimentaires : c’est ce qu’on appelle l’agrobusiness, c’est-à-dire l’association de l’agriculture avec les filières industrielles. Or, l’agriculture intensive est très polluante, notamment à cause de l’utilisation de produits chimiques, menaçant la santé des populations. 

 

3. L’AGRICULTURE DURABLE

L’agriculture durable est une agriculture qui respecte les trois piliers du développement durable : le développement économique, tout en respectant l’équité sociale et en protégeant l’environnement. Par ailleurs, elle a aussi un objectif sanitaire : la production doit être de qualité. 

L’agriculture durable se trouve face à trois enjeux : produire plus, afin de nourrir toute la population mondiale, favoriser l’équité sociale et ne pas dégrader les sols et l’eau, qui sont des ressources indispensables aux cultures. Or, le développement agricole a pour conséquence une déforestation et une désertification, mais également l’érosion et l’épuisement des sols. Près de la moitié des surfaces agricoles est menacée. 

Ainsi, afin de protéger les sols, les agricultures intensives dans les pays du Nord commencent à se réorienter, notamment vers l’agriculture biologique, ou bien l’agriculture raisonnée. D’autres solutions ont été proposées également : le développement des denrées issues des cultures OGM, la réorganisation des filières commerciales ou bien la modification des comportements alimentaires. Les pays du Sud favorisent l’augmentation de la production, afin de nourrir leur population croissante, et n’ont pas encore réorienté leur agriculture. 

De nos jours, une agriculture durable n’existe pas encore : cela signifierait en effet que les productions locales soit protégées. Par ailleurs, dans les pays du Nord, les habitudes alimentaires nécessitent l’acheminement de pétrole et de denrées alimentaires provenant de l’étranger. Les pays du Sud, quant à eux, ne sont pas assez producteurs et polluent beaucoup. Il faudrait donc inventer de nouvelles méthodes de production afin de protéger l’environnement. 

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