Gérer les espaces terrestres : Les espaces exposés aux risques majeurs - Histoire Géographie - Seconde

Gérer les espaces terrestres : Les espaces exposés aux risques majeurs - Histoire Géographie - Seconde

Notre professeur a rédigé pour vous ce cours d'Histoire Géographie niveau Seconde consacré aux espaces exposés aux risques majeurs, chaitre issu du thème "Gérer les espaces terrestres".

La première partie de ce cours d'Histoire Géo est une étude de cas sur les Caraïbes : Vous verrez que c'est un espace à risques, et comment prévenir les risques naturels. Vous étudierez par la suite l'exposition aux risques naturels et technologiques, puis la vulnérabilité inégale des sociétés. Enfin, vous aborderez les notions de capacités d'adaptation et de politiques de prévention.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours d'Histoire Géo de Seconde sur les espaces exposés aux risques majeurs.

Gérer les espaces terrestres : Les espaces exposés aux risques majeurs - Histoire Géographie - Seconde

Le contenu du document

 

PROBLEMATIQUE : Comment les sociétés aménagent-elles les espaces exposés aux risques majeurs ? 

 

CE QU’IL FAUT SAVOIR

- Notions et vocabulaire : 

Aléa : facteur physique qui est à l’origine d’un risque. 

Catastrophe : réalisation d’un risque affectant les populations et les aménagements matériels. 

Risque : probabilité qu’un aléa se produise, touchant une population. Le risque peut être d’origine naturelle, technologique ou sanitaire. 

Vulnérabilité : fragilité d’une société face à un aléa. 

 

ETUDE DE CAS : LES CARAÏBES

UN ESPACE A RISQUES

Les Caraïbes sont localisées dans le bassin des Caraïbes, au sud des Etats-Unis. Elles se composent de nombreuses îles, notamment la République Dominicaine, la Jamaïque ou Porto Rico. Accueillant une population nombreuse et aux conditions de vie inégales, les pays des Caraïbes souffrent de nombreux risques naturels, notamment des cyclones, des ouragans ou des tempêtes, mais également des séismes ou du volcanisme. Ces risques occasionnent de nombreux morts et de multiples dégâts, particulièrement du fait de l’existence de bidonvilles, dans lesquels les matériaux utilisés, de récupération, sont peu solides. Certaines régions sont toutefois plus exposées que d’autres : par exemple, l’ouragan Sandy qui est passé en 2012 dans l’espace caraïbe a eu des effets dévastateurs en Haïti mais n’a provoqué que peu de dégâts en Jamaïque, à Cuba ou aux Bahamas. Ceci s’explique par une grande inégalité de développement entre les pays : en effet, certains territoires ont un fort indice de développement, par exemple la Guadeloupe ou la Martinique, qui sont des DROM français, tandis qu’Haïti a un IDH très faible (environ 0,48 en 2016). Ainsi, la pauvreté des habitants, liée à son entassement dans des bidonvilles souvent installés dans des zones insalubres accentue la vulnérabilité de ce pays. 

 

LA PREVENTION DES RISQUES NATURELS

Afin de prévenir les risques naturels, les populations sont informées grâce à des campagnes de sensibilisation. Par ailleurs, les Antilles françaises ont établi plusieurs plans afin de faire face aux risques : 

- Un plan de prévention des risques naturels prévisibles, qui a pour but d’informer les populations et de prendre en compte les risques dans les décisions d’aménagement et qui concerne toutes les échelles administratives ;

- Un plan spécialisé urgence cyclone, qui prévient les populations de l’arrivée d’un risque ;

- Un plan séisme Antilles qui cherche à réduire la vulnérabilité des populations et des biens en renforçant les bâtiments. 

 

L’EXPOSITION AUX RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES

Les sociétés humaines sont soumises à certains risques. Environ 2/3 de la population du monde est vulnérable. Depuis le début du XXIe siècle, on dénombre 98 000 morts par an. 

 

DES ALEAS NATURELS

Depuis le début du XXIe siècle, environ 7 500 catastrophes d’origine naturelle ont eu lieu dans le monde. Il peut s’agir d’un tsunami, d’une tempête, d’un cyclone, d’un séisme ou d’une éruption volcanique, mais également d’une sécheresse ou d’une inondation entre autres. Ces aléas naturels sont toutefois répartis de manière très inégale dans le monde. Ils sont par ailleurs de nature et d’intensité variées en fonction du continent, du relief et du climat. Les effets de l’anthropisation, notamment les fortes densités et l’urbanisation, renforcent leurs dégâts. Les aléas naturels peuvent avoir des conséquences très meurtrières lorsqu’une catastrophe survient dans une zone densément peuplée, comme lors de séismes au Mexique ou en Turquie. 

 

DES ALEAS TECHNOLOGIQUES

Les aléas technologiques ont été créés par les activités humaines : ils sont en effet liés à la présence d’activités industrielles et de substances dangereuses dans les sites industriels et à l’urbanisation. Ces aléas technologiques sont répartis en fonction des activités des sociétés et du niveau technologique atteint. Ils ont de graves conséquences sur les populations et sur les biens et augmentent les risques de pollution. Par ailleurs, leur nombre est en hausse depuis le début des années 1970. Il peut s’agir d’une marée noire, comme celle qui a suivi l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010, mais aussi d’accidents nucléaires, comme ceux de Tchernobyl (Ukraine, à l’époque URSS) en 1986 ou Fukushima au Japon en 2011.

 

DES RISQUES NOUVEAUX

De nouveaux risques existent, qui peuvent toucher les populations à l’échelle internationale, notamment du fait de la mondialisation des activités : 

- Un risque sanitaire : les épidémies et les pandémies sont favorisées par les mouvements de population ;

- Des nouvelles maladies apparaissent en lien avec la modification des conditions de vie, comme le Chikungunya ;

- Un risque alimentaire, par exemple la maladie de la vache folle.

 

L’INEGALE VULNERABILITE DES SOCIETES

PLUSIEURS EXPLICATIONS A LA VULNERABILITE DES SOCIETES

La vulnérabilité des sociétés a plusieurs explications : 

- Une explication humaine, du fait de l’anthropisation et de la densité de population des zones soumises à un aléa. La présence humaine crée de nouveaux risques, notamment le réchauffement climatique. Les aménagements construits par les hommes peuvent aussi renforcer la vulnérabilité des sociétés : ainsi, le déboisement peut provoquer une augmentation du risque de glissement de terrain ;

- Une explication économique : la vulnérabilité de la population dépend de sa richesse et de l’importance des dégâts éventuels provoqués par une catastrophe. Les populations pauvres sont ainsi plus vulnérables que les populations riches. 

 

UNE INEGALITE ENTRE PAYS RICHES ET PAYS PAUVRES

Il existe une inégalité entre les pays riches et les pays pauvres : en effet, on dénombre 28 pays en danger et parmi eux, 22 sont parmi les plus pauvres de la planète et 90% des victimes de catastrophes sont issues d’un pays pauvre. 

- Dans les pays pauvres, les constructions sont inadaptées, les moyens de communication sont peu développés, ne permettant pas de prévenir les populations et d’acheminer des secours rapidement. Par ailleurs, les gouvernements sont peu efficaces, du fait de la corruption ou d’une instabilité politique. Les pays pauvres peuvent avoir des dégâts beaucoup plus importants que dans les pays riches, par exemple lorsqu’il s’agit du risque de séisme, puisque les habitations ne sont pas construites suivant des normes parasismiques. Par ailleurs, les pays du Sud ne disposent pas d’assez de moyens financiers pour aider les populations sinistrées et reconstruire les bâtiments écroulés : les sociétés sont donc dépendantes de l’aide internationale ;

- Dans les pays riches, les populations sont mieux préparées et prévenues et possèdent un meilleur équipement. Cependant, les dégâts matériels peuvent être importants, notamment dans les quartiers pauvres, mais les victimes humaines sont en général faibles. 

 

Ainsi, le bilan matériel et humain est différent entre un pays riche et un pays pauvre. L’économie des pays pauvres est plus affectée que les pays riches par une catastrophe naturelle ou technologique. Par ailleurs, le développement des pays pauvres est freiné par les catastrophes naturelles, puisque celles-ci détruisent les infrastructures de base pour la survie des populations, comme les hôpitaux, les logements, les systèmes d’approvisionnement en eau, ... 

 

QUELLES CAPACITES D’ADAPTATION, QUELLES POLITIQUES DE PREVENTION ?

LA PREVENTION DES RISQUES

La prévention des aléas naturels et technologiques se concrétise par la surveillance des risques, qui permet de les prévoir et par l’information des populations afin de les sensibiliser. Dans les pays du Nord, les scientifiques peuvent prévoir l’arrivée d’une catastrophe, grâce à l’élaboration de méthodes de surveillance sophistiquées des phénomènes, contrairement aux pays du Sud. D’autres mesures permettent de limiter les risques : ainsi, en France, des plans de prévention des risques naturels et technologiques sont élaborés afin de réglementer des constructions dans les zones à risques. Par ailleurs, des plans de secours sont élaborés, tandis que la population est éduquée face aux aléas, notamment les écoliers au Japon qui font des exercices de simulation de catastrophe. 

Il existe cependant une différence entre les pays riches et les pays pauvres, pour l’assistance et le secours aux victimes et pour la prévention des risques. En effet, dans les pays du Sud, la prévention est peu développée et est limitée aussi par l’analphabétisation. 

 

DES ACTEURS MULTIPLES

Il existe de multiples acteurs dans la politique de prévention des risques

- Le rôle des Etats est fondamental, puisque ces derniers mettent en œuvre des mesures de prévention. Cependant, les pays du monde éprouvent des difficultés pour s’accorder en cas de risque planétaire, notamment le réchauffement climatique. En effet, certains pays du monde ont signé le protocole de Kyoto en 1997, cependant les pays les plus pollueurs, la Chine et les Etats-Unis, ne l’ont pas signé ou ne l’ont pas ratifié ;

- L’ONU et les ONG participent au secours aux victimes et à la reconstruction de zones sinistrées ;

- Les médias participent à la prévention et à la diffusion d’informations. 

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