Genèse et affirmation des régimes totalitaires - Histoire Géographie - Première S

Genèse et affirmation des régimes totalitaires - Histoire Géographie - Première S

Pour vous aider à réussir vos compositions d'histoire au Bac sur les régimes totalitaires comme le fascisme, le nazisme, le stalinisme, notre professeur met à votre disposition sa fiche de cours pour bien réviser et tout savoir de ces régimes...

Genèse et affirmation des régimes totalitaires - Histoire Géographie - Première S
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Totalitarisme

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Pour vous aider à réussir vos compositions d'histoire au Bac sur les régimes totalitaires comme le fascisme, le nazisme, le stalinisme, notre professeur met à votre disposition sa fiche de cours pour bien réviser et tout savoir de ces régimes autoritaires. 

I - Le contexte de l'arrivée au pouvoirdes régimes totalitaires

L'installation des régimes totalitaires a lieu durant l'Entre-deux guerres. Par régime totalitaire on désigne l'Allemagne, l'URSS et l'Italie. Chacun de ces régimes accède au pouvoir dans un contexte difficile de guerre ou de crise économique, dans lequel les revendications trouvent une place importante.
L'Italie sort victorieuse du premier conflit mondial. Mais le pays connaît une situation économique difficile et la guerre l'a beaucoup affaibli. De plus l'Italie avait conditionné son entrée en guerre contre la promesse faite par les alliés d'accéder aux revendications territoriales italiennes correspondant à l'irrédentisme. L'irrédentisme est un courant politique italien qui a pour but de rattacher à l'Italie toutes les régions italophones ou qui ont fait partie de l'Italie pour reformer une Grande Italie. Ces revendications n'ont pas été pleinement satisfaites, l'Italie n'obtenant que le Trentin (Région peuplée d'Italien à l'extrême Sud de l'Autriche), l'Istrie (région à l'est de Venise comportant la ville de Fiume). L'Italie se voit cependant refusé la Dalmatie qui se retrouve rattachée à la Yougoslavie. On parle alors de « victoire mutilée ». Ces 3 territoires ont été prélevés sur l'ancienne Autriche-Hongrie qui a été éclatée en plusieurs Etats conformément au traité de Saint Germain de 1919. On remarquera que l'obtention des territoires obtenus par l'Italie correspond au principe de nationalité qui est un des fondements du nouvel ordre mondial. Mais l'Italie, déçue de ne pas avoir reçue toutes les terres qu'on lui avait promises connaît très vite des troubles politiques et les revendications réclamant les territoires promis se font de plus en plus fortes.
Pour mieux situer les enjeux territoriaux italiens voir la carte ci-dessous :
En Russie, la situation est plus compliquée. Le pays a conclu en 1918 letraité de Brest-Litovsk mettant fin à la guerre avec les puissances de l'Alliance au prix de la cession de nombreux territoires. Le contexte économique est désastreux et l'armée est complètement disloquée et se mutine. Les revendications paysannes et ouvrières sont très fortes et le régime du Tsar s'effondre en Février 1917 avec une première révolution libérale. Les revendications portent sur une libéralisation du régime et sur des avancées sociales dans un pays où toutes les réformes sont bloquées et qui vit dans un état semi-féodal (on rappellera à ce propos que le servage n'a été aboli en Russie qu'en 1878). Le nouveau régime en place continue la guerre aux côtés des alliés alors que le peuple veut la paix à tout prix. C'est dans ce contexte chaotique qu'intervient la deuxième révolution russe, menée par les bolcheviks. Ceux-ci s'emparent du pouvoir lors de la révolution d'Octobre 1917.
En Allemagne, la situation est également troublée. Après l'armistice du 11 Novembre 1918, le pays connaît des agitations politiques dans lesquelles se distinguent les communistes. Ceux-ci tentent de s'emparer du pouvoir mais la révolution communiste échoue dans lepays et un régime démocratique se met en place. Ce nouveau régime porte le nom de la ville où il a été proclamé, on l'appellera la république de Weimar. L'Empire Allemand n'existe plus et la République l'a remplacé. Celle-ci signe le traité de Versailles en Juin 1919 sans même avoir été invitée à la conférence de Paris. Mais le traité de Versailles est rejeté par une grosse partie de la population allemande qui trouve le montant des réparations trop élevées et se plaint que l'Allemagne ait été rendue seule responsable de la guerre. De plus le territoire allemand est séparé et coupé en deux par le corridor de Dantzig à l'Est et a perdu beaucoup de territoires au profit de la Pologne notamment mais aussi de la France (Alsace-Lorraine). L'Allemagne est également humiliée par la défaite et ses forces armées sont limitées à 100000 hommes et pour la marine militaire à 100000 tonnes. L'Allemagne a interdiction de posséder des sous-marins et d'aviation militaire. La situation allemande est aussi précaire sur le plan économique et l'occupation en 1923 par la France et la Belgique de la Ruhr, la principale région industrielle allemande entraîne une dévaluation du Mark qui ne vaut plus rien (pour idée en 1923 au pire de la crise, un demi-litre de lait vaut 250000 marks). Les coups d'état sont fréquents en Allemagne mais échouent comme celui alors inconnu dirigé par un agitateur, Adolf Hitler à Munich en 1923, ce qui lui vaut 1 an et demi de prison. Pourtant la situation économique s'améliore petit à petit et à partir de 1924, l'Allemagne connaît une phase de prospérité qui permet une stabilité politique. Le Maréchal Von Edinbourg est élu en 1925 en tant que président de la République de Weimar. Tout cela vole en éclat avec la crise de 1929 qui arrive en Allemagne en 1930 et qui provoque la remontée des extrêmes, qu'ils soient d'extrême gauche (communistes) ou d'extrême droite (nazis). L'heure de la prise du pouvoir par les nazis est proche.
Pour un aperçu de la situation de l'Europe au lendemain de la première guerre mondiale, voir : http://www.histoirealacarte.com/demos/tome03/index.php

II - L'arrivée au pouvoir des régimes totalitaires

En Italie, les troubles sociaux rendent le pays instable politiquement. Des partis nationalistes se créent et des meurtres et des affrontements entre communistes et nationalistes ont lieu. Un homme émerge de ce chaos : Benito Mussolini. Celui-ci est d'abord socialiste puis voyant que ses thèses ont du mal à s'imposer se tourne vers le nationalisme et le fascisme. Les faisceaux italiens sont créés, ce sont des organisations paramilitaires qui font de l'agitation politique et luttent contre les communistes. Mussolini veut le pouvoir et tout de suite. C'est pourquoi il organise en 1922 « la marche sur Rome » avec 26000 militants. Il s'agit de marcher sur la capitale italienne afin de s'emparer du pouvoir. Cette démonstration effraye le roi Victor-Emmanuel qui nomme Mussolini président du conseil (1 er ministre). Mussolini s'est donc emparé du pouvoir sans coup d'état car il a été nommé par le roi mais le caractère démocratique de cette nomination peut laisser à désirer tant cette  marche sur Rome  peut s'apparenter à un coup de force. Mussolini est donc le nouveau maître de l'Italie.
En Russie, la prise du pouvoir par les bolcheviks en 1917 a provoqué le début de la guerre civile entre les partisans des bolcheviks (les rouges) et les partisans du tsar (les blancs) soutenus par les puissances occidentales (France, Angleterre, Pologne). La guerre aboutie à la victoire des rouges unis sur des blancs divisés en 1922. La Russie change de nom et devient l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques). Les Bolcheviks sont maintenant à la tête du plus grand pays du monde et consolident leur régime autoritaire, mis en place en place dès 1917.
En Allemagne, le parti nazi créé en 1922 et dirigé par Adolf Hitler s'impose peu à peu et la crise économique aidant, il devient le premier parti d'Allemagne en 1931. Mais le président Hindenburg ne veut pas d'Hitler et nomme d'autres chanceliers à sa place. Celui-ci va réagir. En 1931, le NSDAP ou parti nazi obtient la majorité au Reichstag. Après quelques hésitations et voyant que les chanceliers qui se sont succédés à la tête du pays sont impuissants à faire cesser les conflits entre nazis et communistes et à ramener le calme, le maréchal Hindenburg, profondément anticommuniste nomme Hitler chancelier le 30 janvier 1933. On remarquera qu'Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir en Allemagne par des élections libres et à l'appel du président de la république, comme le veut la constitution. Mais une fois au pouvoir, la démocratie est rapidement remplacée par un régime autoritaire dirigé par le nouveau chancelier.

III - De l'autoritarisme au totalitarisme

En Italie, le nouveau régime fasciste arrive au pouvoir et instaure un régime autoritaire. Il gagne les élections législatives de 1924 et devient donc tout puissant. Toutefois, le régime italien ne peut pas encore êtrequalifié de totalitaire jusqu'en 1926. Le pays ne change pas de structure ni de constitution et le roi est maintenu dans ses fonctions. De plus les accords de Latran en 1929 entraînent la résolution de la « question romaine », c'est-à-dire que le pape se voir reconnaître sa souveraineté temporelle sur le Vatican. Un Concordat et signé et la religion catholique devient religion officielle de l'Etat italien.
Le passage d'une dictature fasciste à un régime totalitaire a lieu en 1926 avec les lois « fascistissimes ». Ces lois instaurent un système de parti unique provoquant la mort définitive du régime parlementaire italien. L'Etat se résume à la personne de Mussolini appelé le « Duce » à savoir le guide. Dès lors un culte de la personnalité se met en place et la devise « le Duce a toujours raison » devient le mot d'ordre du régime. Les enfants dès 4 ans sont embrigadés dans les Balilla, organisations patriotiques du régime où on leur enseigne l'amour de la partie et les valeurs fascistes. Les adultes sont aussi embrigadés dans des organisations de l'Etat qui leur apprennent le maniement des armes et la « supériorité » du peuple romain. Un syndicat unique rassemblant tous les travailleurs des différentes corporations est créé. Toutes ces mesures se mettent en place progressivement dès 1926 et sont achevées à la fin des années 1930 avec l'alignement en partie du régime sur le modèle Hitlérien avec le vote en 1938 de lois antisémites par le Grand Conseil Fasciste. Cependant ces lois ne seront que peu appliquées en raison de leur rejet par une population catholique choquée par ces mesures. Les opposants sont déportés sur les îles Lipari dans la mer Tyrrhénienne. On remarquera cependant qu'il n'y a pas de camps de concentration ou de tueries de masse comme dans les deux autres totalitarismes allemand ou soviétique.
Dans le domaine économique, le Duce met en place une politique de grands travaux afin d'employer les chômeurs. La politique dirigiste italienne met en place des grands plans destinés à assurer l'autonomie des italiens sur le plan alimentaire. Ainsi « la bataille du blé » en 1925 suit ce principe. Des aides efficaces à l'industrie sont aussi mises en place. Toutefois, l'Etat Italien ne procède pas à des nationalisations comme en URSS. On remarquera aussi que Mussolini met en place des politiques natalistes par des aides aux familles nombreuses et l'interdiction de l'émigration. Ainsi la population italienne passe de 38 millions en 1929 à 45 millions en 1945.
En URSS, le régime communiste autoritaire en place depuis 1917 est en proie à des luttes internes à la mort de Lénine en 1924. Le pouvoir est disputé entre Staline et Trotski, chef de l'Armée Rouge. Mais Staline, habile politicien, très influent au sein du comité central du parti élimine peu à peu ses opposants. Trotski est expulsé d'URSS en 1929 et assassiné sur ordre de Staline en 1940. Mais c'est dans les années 1930 que s'affirme vraiment le virage totalitaire du régime. Un culte de personnalité de Staline « le petit père des peuples » se met en place à partir de 1930. Staline, « l'homme d'acier », secrétaire général du parti communiste, achève définitivement la conquête du pouvoir en 1936-1939 lors des « grandes purges » qui suppriment tous les opposants réels ou présumés à Staline ainsi que ses anciens rivaux des années 1920, à savoir la veille garde du parti. Staline jouit donc après cette  grande terreur d'un pouvoir absolu et incontesté mais toutes ces exécutions ont affaibli le pays et son armée dont une grande partie des officiers ont été exécutés ou déportés. Le culte de la personnalité de Staline est alors de vigueur et les libertés n'existent plus en URSS. La population est enrôlée dans les jeunesses communistes ou Komsomols. Le parti communiste était déjà le seul parti autorisé depuis 1917 mais se voit purgé par les grands procès pour ne garder que des staliniens. Le PCUS (Parti Communiste de l'Union Soviétique) dirige donc toute la vie politique et est présent dans toute la société russe.
Dans le domaine économique, la collectivisation et la nationalisation de toutes les usines et fermes agricoles par l'Etat marquent un totalitarisme soviétique qui ne connaît aucune frontière. Les grands plans quinquennaux s'enchaînent avec pour but une augmentation de la production à tout prix. L'URSS s'industrialise donc en très peu de temps et à marche forcée au prix de sacrifices terribles pour la population. Une priorité est donnée à l'industrie lourde au détriment des biens de consommation. Les Kolkhozes et les Sovkhozes sont créés : il s'agit de fermes étatiques dirigés exclusivement par l'Etat et pour l'Etat. Ainsi l'Etat dirige tout et dans tous les domaines. Le régime totalitaire stalinien est en place.
En ce qui concerne l'Allemagne, peu après l'arrivée au pouvoir d'Hitler, les nazis incendient le Reichstag le 28 Février 1933 et font porter la responsabilité de cet évènement aux communistes. Le parti communiste allemand est interdit. Peu à peu les partis politiques autres que nazis sont interdis et le régime se durcit et devient une dictature après les élections de Mars 1933 qui donnent 43,9 % des voix à Hitler. A la suite des élections, le Reichstag contrôlé par les nazis accorde les pleins pouvoirs au chancelier Hitler pour 4 ans. Cependant il faudra attendre le 30 Juin 1934 pour qu'Hitler s'impose définitivement au sein de son parti avec « la nuit des longs couteaux » qui voit la suppression des SA (sections d'assaut) qui contestaient les choix politiques d'Hitler. Les chefs SA sont exécutés et le parti nazi se retrouve entièrement inféodé à Hitler. Le 2 Août 1934, après la mort du président Hindenburg, le chancelier Hitler annonce qu'il prendra le titre de président et de chancelier du Reich, devenant ainsi le guide du peuple allemand, le Führer. Hitler fait voter des lois antisémites et commence à persécuter ses opposants et met en place des camps de concentration. Les jeunes sont enrôlés dans les Hilerjugend (jeunesses hitlériennes) et la population se militarise. Les milices, surtout les SA mais aussi dans une moindre mesure les SS (sections de protections) englobent une partie importante de la population. Le führer jouit d'un culte de personnalité et le principe du Führerprinzip selon lequel tout le monde doit obéir à Hitler est affirmé. La propagande du régime bat son plein et les nazis contrôlent la société entière. Cependant il n'y a aura pas de tueries de masse en Allemagne jusqu'à la seconde guerre mondiale, ce qui n'empêche pas des assassinats d'opposants comme lors de la nuit des longs couteaux. On soulignera cependant que « la nuit de cristal » du 9 Novembre 1938 entraîna la mort d'environ 2500 juifs. On remarquera quele nombre de morts du régime nazi de 1933 à 1939 estbien moindre comparésaux millions de personnes tués par Staline durant la même période. La police politique du régime nazi, la Gestapo fait régner la terreur en Allemagne en étouffant toute tentative d'opposition.
Dans le domaine économique, le totalitarisme allemand se manifeste par une politique active dans le domaine industriel : les millions de chômeurs allemands que comptait l'Allemagne sont enrôlés dans l'armée et dans l'industrie de guerre qui connaît un essor considérable. Petit à petit, le chômage disparaît et le pays retrouve une santé économique et une puissance militaire inédites depuis la première guerre mondiale. Le Keynésianisme militaire de l'Allemagne permet le relèvement du pays qui était au début des années 1930 ruiné par la crise de 1929.

IV - Les idéologies des différents régimes totalitaires

L'idéologie italienne se caractérise par l'idéal romain. En effet, le fascisme italien possède une profonde dimension mystique et cultive le rêve d'une « mare nostrum », c'est-à-dire de retrouver la puissance de l'Empire romain qui contrôlait toute la mer méditerranéenne. Ce rêve de puissance passée sera le moteur de revendications italiennes en Afrique mais aussi en Europe méditerranéenne. La politique étrangère du Duce est donc tournée vers la volonté de constituer un « lac intérieur » en méditerranée et de se constituer un puissant Empire colonial. C'est pourquoi Mussolini colonisera l'Ethiopie en 1935-1936, annexera l'Albanie en Avril 1939, et attaquera la Grèce en Octobre 1940. L'antisémitisme italien instauré par des lois en 1938 en prenant exemple sur l'Allemagne ne sera pas ou peu appliqué, la population italienne, catholique rejetant ces mesures discriminatoires. On remarquera aussi le rôle important de l'Eglise, puisque celle-ci devient la religion d'Etat italienne en vertu des accords de Latran signé en 1929 entre le Pape et Mussolini. Ces accords règlent aussi la question du Vatican, le Pape se considérant comme prisonnier depuis l'annexion des Etats pontificaux en 1870 par l'Italie. Le Pape se voit reconnaître sa souveraineté sur le Vatican, ce qui règle définitivement ce que l'on a appelé « la question romaine ».
Le communisme soviétique pose comme principe que le Parti communiste (le Parti dans le langage courant) doit tout diriger car il représente les travailleurs. Le communisme soviétique prône l'abolition de la propriété privée avec la collectivisation, la lutte des classes avec l'élimination des Koulaks (paysans enrichis) et des bourgeois. La dictature du prolétariat (c'est à dire des personnes à revenus modestes ne disposant que de leur force de travail) doit permettre à tous d'être prospères et d'envisager la disparition à terme de l'Etat. Tous les opposants sont « des ennemis du peuple » qui doivent être éliminés. La collectivisation des moyens de production (le capital) doit fournir un juste revenu à tous. L'égalité entre les individus est l'idée principale du communisme, et cette notion doit l'emporter sur tous les autres, même la liberté.
Le fascisme allemand, à savoir le nazisme, vit dans le rêve de constituer un « grand Reich », rassemblant tous les allemands dans un même Empire. C'est pourquoi il préconise l'instauration d'un « lebensraum », espace vital s'étendant à l'Est au détriment des Slaves permettant aux allemands de bénéficier d'un espace suffisant pour vivre. L'idéologie nazie est résumée dans Mein Kampf (mon combat), livre écrit par Hitler en 1924. Elle est marquée par un racisme pseudo-scientifique se fondant sur la supériorité de la race aryenne par rapport à toutes les autres races. Les races inférieures seraient par exemple les juifs, qui devront être expulsés ou éliminés afin de rendre sa « pureté » à la race allemande. Les slaves, eux, sont destinés à être esclavesdes aryens. Le régime nazi est violemment anti-communiste et persécute tous les communistes.Cette conception mystique de la destinée de l'Allemagne l'a conduit à étendre son territoire de plus en plus avec une politique expansionniste au risque de provoquer des conflits, ce qui provoquera le déclenchement de la seconde guerre mondiale.

V - La marche à la guerre

Des 3 pays totalitaires, l'Allemagne est celui qui a cherché à déclencher la seconde guerre mondiale. Mais les 2 autres pays ne sont pas étrangers à l'accroissement des tensions des années 1930. La SDN a aussi sa part de responsabilité car elle se montrera impuissante à empêcher la guerre. L'état d'esprit guerrier japonais jouera aussi un grand rôle.
L'Italie envahit l'Ethiopie en 1935. Le pays, un des derniers pays d'Afrique à être encore indépendant devient colonie italienne. Mussolini désirait en envahissant ce pays, venger la défaite italienne d'Adoua en 1896 qui avait vu la déroute des troupes italiennes face à celles du Négus (l'empereur d'Ethiopie). L'Italie est sanctionnée par la SDN, la société des Nations mais celle-ci se montre impuissante à empêcher la multiplication des agressions et à calmer les tensions internationales. Son échec s'explique par l'absence de recours à la force de la SDN car celle-ci ne dispose pas de force armée. L'Italie quitte la SDN et se rapproche de l'Allemagne, constituant ainsi l'Axe Rome-Berlin. Mussolini envahit aussi l'Albanie en 1939, augmentant encore les tensions européennes. Mais le pays ne veut pas la guerre car le Duce sait très bien que son pays n'est pas prêt militairement pour la faire.
L'URSS ne veut pas la guerre du moins pas avant 1942, date à laquelle Staline estime que son armée sera prête. Celui-ci juge comme Hitler l'affrontement du fascisme et du communisme inévitable. Le pacte Germano-soviétique du 30 Août 1939 permettra de retarder cette lutte programmée entre les deux grandes idéologies qui ne se produira qu'en Juin 1941 avec l'attaque de l'URSS par l'Allemagne.
L'Allemagne veut la guerre. Elle profite de la faiblesse et de l'impuissance des démocraties occidentales (France et Angleterre) pour mener une politique de coups de force : Hitler rétabli le service militaire et dénonce les clauses de réarmement du traité de Versailles en 1935. En 1936, la remilitarisation de la Rhénanie a lieu sans que les puissances occidentales ne réagissent. Durant la guerre civile espagnole (1936-1939), Hitler soutient les nationalistes du général Franco face aux républicains et teste là-bas l'efficacité de son nouveau matériel militaire.En Mars 1938, Hitler réussit l'Anschluss et rattache l'Autriche à l'Allemagne sans employer la force. EnSeptembre 1938, Hitler réclame l'annexion des Sudètes, région de Tchécoslovaquie peuplée majoritairement d'Allemands. La France et l'Angleterre, pourtant alliées de la Tchécoslovaquie décident lors de la conférence de Munich d'abandonner leur allié pour sauver ou du moins retarder le conflit mondial qui s'annonce. Cela encourage Hitler à poursuivre ses actions et celui-ci annexe Prague et sa région en Mars 1939. La Tchécoslovaquie n'existe plus. Hitler poursuit ses coups de force en réclamant le rattachement du corridor de Dantzig au troisième Reich, la Pologne refuse, et Hitler déclare la guerre à la Pologne en Septembre 1939, ce qui entraîne le début de la seconde guerre mondiale.
Le Japon poursuit lui aussi une expansion en Asie. Il envahit la Mandchourie, région chinoise en 1931, et profitant de l'impuissance de la SDN et de la faiblesse de la Chine, en proie à la guerre civile entre nationalistes dirigés par le général Tchang-Kai-Chek et communistes dirigés par Mao Zedong, attaque la Chine en 1937. Le Japon entretient des rapports de plus en plus tendus avec les Etats-Unis, ce qui se traduira par la guerre entre les deux pays en 1941, étendant la guerre à la planète entière.
Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

RamDG
5 5 0
20/20

Super la fiche merci beaucoup, ce sera plus facile de réviser avec ça !

par - le 11/05/2015

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