Corrigé Histoire Géographie - Bac S Washington 2016

Corrigé Histoire Géographie - Bac S Washington 2016

Consultez gratuitement le corrigé d'Histoire Géographie du Bac S de Washington 2016.

Notre professeur d'Histoire Géo a rédigé pour vous l'intégralité de la correction du sujet d'histoire géo du bac S d'Amérique du Nord 2016. Vous trouverez donc les deux sujets de composition en géographie, ainsi que l'analyse du document d'histoire.

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Corrigé Histoire Géographie - Bac S Washington 2016

Le contenu du document

 

DES CONSEILS 

Trois heures passent vite attention donc à la gestion du temps !

1h45 à 2h maximum pour la composition soit : 

• travail préparatoire au brouillon 15 à 20 minutes

• rédaction sur la copie 1h15 à 1h30

• relecture : 10 à 15 minutes

 

1h à 1h15 pour l’analyse documentaire ou le croquis soit :

• travail préparatoire au brouillon : 10 à 15 minutes

• rédaction ou réalisation du croquis : 45 minutes à 1h

• relecture : 5 minutes

Il faut savoir :

• mobiliser les connaissances au programme en histoire géo 

• contextualiser la production des documents pour en comprendre les enjeux

• analyser et interpréter des documents à partir de notions clés

• construire des réponses argumentées

• réaliser un croquis en respectant les langages graphiques conventionnels

 

Il faut donc avoir à sa disposition tout le matériel nécessaire à cette épreuve : crayons, crayons de couleur, gomme, feutres … : vous ne pourrez pas faire appel aux camarades !!

 

PREMIERE PARTIE : COMPOSITION DE GEOGRAPHIE

SUJET 1 : L’ASIE DU SUD ET DE L’EST : LES DEFIS DE LA POPULATION ET DE LA CROISSANCE

Conseils :

• Bien définir les termes du sujet

• L’Asie du sud-est correspond à un espace assez vaste qui va de l’Inde à la Chine en incluant la péninsule indochinoise et les archipels d’Indonésie, des Philippines et du Japon.

• Population renvoie à toutes les questions démographiques (fécondité, natalité, mortalité…) mais aussi aux indicateurs permettant de mesurer le développement (IDH, scolarité..)

• Le terme croissance renvoie aux indicateurs économiques : PIB

• Il faut interroger les défis posés par cette situation c'est-à-dire les enjeux.

• Attention à bien respecter le cadre géographique !

• N’oubliez pas que la forte croissance de l’Asie du Sud et de l’Est s’inscrit dans le cadre de la mondialisation !!

• Attention à bien organiser et structurer votre devoir !

• Valoriser votre copie par des productions graphiques.

 

Proposition de plan :

En 2030, avec 1.45 milliard d’habitants, la population de l’Inde dépassera celle de la Chine et sera l’une des plus jeunes de la planète : un Indien sur deux aura moins de vingt-cinq ans ! Aujourd’hui, avec près de 4 milliards d’habitants la population d’Asie du Sud et de l’Est, soit tous les pays situés entre l’Inde et la Chine, y compris les archipels d’Indonésie, des Philippines et du Japon, représente plus de la moitié de l’humanité. La satisfaction de ses besoins essentiels représente donc un défi à relever. Pour cela, la croissance économique, c'est-à-dire l’augmentation des richesses produites est une condition indispensable. On peut donc se demander si la croissance démographique est un frein ou un potentiel pour l’essor économique des pays asiatiques ? Comment mettre la croissance économique de cet espace au service de son développement ?

 

I. L’ASIE DU SUD ET DE L’EST : LES DEFIS DE LA POPULATION ET DE LA CROISSANCE

1. DEUX GRANDS FOYERS PEUPLEMENT MONDIAUX

2,3 milliards en Chine et 1.2 milliards en Inde = 37% de la pop mondiale

Densité élevée en moyenne : 140hab/km2

Répartition inégale : forte en Inde notamment dans la vallée du Gange, au Bangladesh, en Asie orientale (Chine littorale, Japon de l’endroit) et sur l’île indonésienne de Java (+ 251hab/km2)

Tous les pays sont engagés dans leur transition démographique. Avec cependant de fortes inégalités cf indice de fécondité encore élevé dans les pays pauvres (Laos, Népal, Afghanistan, Philippines ≥ 3.2 enfants par femme en moyenne ≠ Chine (1.6), Japon (1.4)

Ceci est souvent t le résultat de politiques malthusiennes : au Japon, la politique l de l’enfant unique en Chine dans les 1970’s, mais aussi du développement (éducation notamment en Inde, travail des femmes…) et de l’urbanisation.

Toutefois la croissance de la population reste forte du fait de l’inertie démographique (↑ du nb de jeunes femmes en âge de procréer), de la jeunesse de la population

Atout pour le marché de l’emploi : main-d’œuvre abondante, jeune, bon marché ou/et de mieux en mieux formée

Marché de consommateurs potentiels en fonction de leur niveau de vie qui pourra permettre aux pays de ne pas être trop dépendants des marchés extérieurs

 

2. UNE URBANISATION MASSIVE ET RAPIDE

L’Asie est un continent encore majoritairement rural = 60% de la population

Ce continent connaît cependant sa transition urbaine : la population urbaine est majoritaire dans les Etats développés du Japon et de Corée du Sud (+ 80%) et dans les Etats de Taiwan, Philippines, Corée du nord, Pakistan, la Malaisie (entre 20 et 49% de ruraux)

La Chine a atteint les 50% de citadins en 2011

Cette transition se fait au profit des grandes aires urbaines :

15 des 30 premières mégapoles du monde dont la plus grande mégapole : Tokyo

Plusieurs villes mondiales (Tokyo, Shanghai, Taiwan, Singapour, Séoul, Mumbai…)

Cette urbanisation est un atout dans le contexte de la mondialisation.

 

3. UN DEFI POUR LE DEVELOPPEMENT

Un accroissement des besoins en termes de santé, d’éducation, d’emplois, de logement, de ressources naturelles (manque de terres) et parfois même d’accès à la nourriture. La pauvreté, même si elle est en recul dans l’ensemble des pays et si elles à des causes multiples (dictature au Myanmar, guerre en Afghanistan), est aggravée dans les pays ayant une forte croissance démographique comme en Afghanistan et au Laos

Le vieillissement de la population : déjà fort au Japon en 2010 les + 65 ans = 23% de la pop contre 7.9% en 1975. C’est un des rares pays où l’accroissement naturel est déjà négatif. La pop° a commencé à baisser

 En quoi le vieillissement peut-il affecter les sociétés ?

→ Un manque de travailleurs : il y a déjà une pénurie de travailleurs chinois dans la zone côtière qui est la plus industrialisée 

→ Une augmentation du coût de la main-d’œuvre

→ Hausse des pensions et des dépenses de santé pour les personnes âgées qui pèsera d’autant plus qu’elle reposera sur des familles réduites

 

Le déficit des femmes (« une centaine de millions » en Asie) : quelles en sont les raisons ?

→ Infanticide, avortement sélectif, surmortalité des fillettes accrue par la réduction de la fécondité et les progrès de la médecine

→ Surmortalité féminine due aux mauvais traitements

En Chine : le sex-ratio est de 108 hommes pour 100 femmes

Les conséquences : de nombreux hommes ne trouveront pas d’épouse, hausse de la prostitution, 

Pour relever ces défis certains pays de l’Asie du Sud et de l’Est peuvent compter sur une croissance économique forte.

 

II. UNE CROISSANCE ECONOMIQUE RAPIDE

1. LE MOTEUR ECONOMIQUE DU MONDE

• 1er pôle productif mondial avec presque le 1/3 du PIB mondial en 2011. 50 FTN asiatiques parmi 250 (ex : les FTN japonaises : Toyota, Hitachi, Sony / les FTN coréenne Samsung, Hyundai ou LG, la firme pétrolière chinoise Petrochina, l’Indien Tata et Arcelor Mittal, le Taïwanais Acer) 

• Aau cœur des échanges avec 25% des échanges mondiaux. 14 des 20 grands ports mondiaux dont 8 en Chine (Shanghai 1er port du monde en trafic en 2011), de grands groupes d’armateurs (le Taïwanais Evergreen, 2ème rang mondial) 

L’Asie est devenue le plus grand marché de consommation du monde notamment de produits de luxe. La Chine est le plus grand marché automobile du monde. C’est aussi une grande destination du tourisme mondial (la Chine est maintenant au 2ème rang mondial, Thaïlande, Malaisie, Bali, Vietnam ...)

La nouveauté ces dernières années est le développement du commerce intra-régional (52% du commerce extérieur des pays asiatiques 

• Un pôle financier : 15 places boursières parmi les 50 premières mondiales. Hong Kong, le Japon et la Chine sont parmi les principaux pays émetteurs et récepteurs d’IDE

La croissance en Asie a été initiée par le Japon selon le modèle dit de « développement en vol d’oies sauvages » : rappelez rapidement en quoi consiste le concept

Dès les années 1960 les « Dragons » bénéficient des délocalisations japonaises (notamment des industries polluantes et de forte Main- d’œuvre) et des investissements occidentaux dans les » zones franches » en Corée du Sud (Nike). Pays ateliers ils ont appuyé leur développement sur leur main-d’œuvre bon marché partageant les mêmes valeurs du travail, de l’épargne et de l’éducation, l’intervention de l’Etat

Des grands groupes nationaux se sont formés comme les Chaebol* en Corée du Sud (Samsung, Hyundai, Daewoo) qui ont entamé alors une remontée des filières (de l’acier à l’automobile). 

Ensuite les Bébés Tigres des Philippines, de Thaïlande, de Malaisie et d’Indonésie = NPI de la 2ème génération

Le processus s’étend dans un 3ème tps à la Chine littorale avec l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978 qui engage la Chine dans une économie de marché dite « socialisme de marché »  

Le décollage économique de l’Inde est lui aussi tardif car sa stratégie fut plus chaotique. De plus le pays a souffert de sa société hiérarchisée, de sa démocratie chaotique. Néanmoins aujourd’hui l’Inde est une puissance émergente qualifiée de « bureau du monde »

Aujourd’hui la stratégie de vol d’oies sauvages est remplacée par celle de la DIT c’est-à-dire de la Division Internationale du Travail.

Le Japon, qui reste le grand sumo de la zone dans la mesure où il concentre les pôles d’excellence de l’innovation et de la recherche et les capitaux, et les autres pays développés de la zone ont délocalisé la sous-traitance→ formation d’un circuit intégré alors qu’au niveau institutionnel celui-ci est moins avancé que sur d’autres continents (ASEAN)

Si tous les pays sont concernés par la croissance économique, ils ne le sont pas au même degré.

 

2. UNE CROISSANCE INEGALE

4 pays développés : Japon + 3 dragons (Corée du Sud, Singapour, Taiwan)

Pays émergents : Inde, Chine qui font partie des Brics + autres pays qui connaissent un développement accéléré comme la Thaïlande et la Malaisie

Pays en situation intermédiaire comme l’Indonésie

PMA comme le Cambodge, Laos, un pays en guerre l’Afghanistan, la dictature militaire Myanmar, Bangladesh, les petits Etats enclavés du Népal et du Bhoutan

Inégalités régionales au sein des Etats : le Japon de « l’endroit » et de « l’envers » ; la Chine ou l’Inde littorale et la Chine ou l’Inde de l’intérieur ; entre les villes, lieux de modernité, et les campagnes

Inégalités à l’échelle locale : contrastes entre CBD et bidonvilles (exemple Mumbai)

 

3. UN DEFI POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE

• Inégalités régionales

• Inégalités et revendications sociales (revendications de meilleures conditions de travail)

• Montée en gamme (le Japon relocalise ses entreprises automobiles au Japon après des problèmes de défauts de fabrication en Chine)

• Dépendance également pour les ressources naturelles en voie d’épuisement ou insuffisante pour satisfaire les besoins d’une croissance économique  énergivore. Certains pays ont entamé leur transition énergétique (nucléaire, énergies renouvelables..)

• Problèmes environnementaux : l’industrialisation accélérée s’est faite sans considération sécuritaire et écologique entraînant la pollution de l’eau et de l’air (la Chine est devenue le 1er émetteur de Gaz à effet de serre ; Pékin une des villes les plus polluées au monde), la déforestation (la déforestation de Bornéo liée à l’essor de la culture de u palmier à huile), la salinisation des sols avec l’irrigation intensive de la révolution verte en Asie , l’avancée des déserts en chine, la concentration en arsenic dans les nappes phréatiques du Bangladesh…, des catastrophes technologiques comme l’explosion d’une usine de pesticides en 1984 à Bhopal en Inde ou encore les dégâts de  la centrale nucléaire de Fukushima en 2011 liée à l’industrialisation intensive de littoraux exposés aux risques de tsunamis et de séismes 

Les opinions publiques asiatiques sont aujourd’hui de plus en plus sensibles aux questions de santé liées à la pollution. Des associations écologiques se multiplient et les gouvernements commencent à développer des véritables politiques environnementales mais celles-ci se heurtent là aussi aux enjeux financiers et économiques.

 

CONCLUSION

L’Asie du Sud et de l’Est est donc confrontée à un défi d’une ampleur inédite : trouver les conditions d’un développement durable et d’une croissance soutenue pour répondre aux besoins de plus de la moitié de la population. Cependant, la satisfaction des besoins de cette population se heurte aux défis environnementaux il faut donc inventer un nouveau modèle.

 

 

SUJET 2 : LA MONDIALISATION : ACTEURS, FLUX, DEBATS

Définition des termes du sujet :

• Mondialisation

• Acteurs : individus ou groupes d’individus : Etats, FTN, ONG, citoyens…

• Flux : circulation d’hommes, de marchandises, de biens, de capitaux, d’informations qui s’inscrivent dans des réseaux

• Débats : discussions sur les enjeux de la mondialisation

• Ne pas évoquer l’histoire de la mondialisation ou bien la hiérarchisation de territoires !

Valoriser votre copie par des productions graphiques et des exemples que vous développerez

 

INTRODUCTION

Processus d’interdépendance croissante des hommes et des territoires, la mondialisation implique ainsi le développement de flux de toutes natures à l’image d’Apple, FTN américaine, elle repose également sur l’implication de nombreux acteurs spatiaux. La mondialisation suscite donc débats et résistances auxquels tous les acteurs de la mondialisation prennent part. En quoi le processus de mondialisation repose-t-il sur la mise en relation d ‘acteurs et le développement de flux ? pourquoi est-il controversé ?

 

I. LES ACTEURS DE LA MONDIALISATION

1. LES ACTEURS QUI ENCOURAGENT LA MONDIALISATION

• Les États sont des acteurs centraux de la mondialisation.  La stratégie des plus dynamiques consiste à développer leur économie par des aménagements attractifs ou en signant des traités. Ils aménagent leur territoire (plate-forme multimodales, zones portuaires, ZES chinoise, stations balnéaires comme Tanger Med). Ils ratifient ou non des traités internationaux ouvrant leurs systèmes économiques (rôle de l’OMC). A noter, la puissance (et donc l’influence) très inégal des États. Ils mènent une politique fiscale plus ou moins attractive. 

• Organisations intergouvernementales ou supranationales : OMC, FMI, G 8 et G23, marchés régionaux : UE, ALENA, ASEAN. Vont dans le sens d’une ouverture des marchés. 

• Les F .T.N ( : très grande entreprise possédant des filiales dans au moins cinq pays en dehors de celui où elle a son siège social).  Elle est organisée en réseau et fonctionne aussi avec des sous-traitants. En 2010, 82000 FTN possédaient 815000 filiales à l’étranger. Elles employaient 80 millions de personnes soit 4 % de la main d’œuvre mondial.  

Ce sont les FTN qui imposent leur division internationale du travail et gère l’espace mondial en fonction de leurs intérêts.  

 

2. LES ACTEURS QUI COMPOSENT AVEC LA MONDIALISATION

Réseaux illégaux et criminels : Des mafias s’appuient sur des diasporas nationales (Italiens, chinois, russes, ukrainiens…) pour développer toutes sortes de trafics : drogues, armes, prostitutions, contrefaçons…

Les individus : les salariés qui doivent faire face aux fermetures d’usines en occident ou aux difficiles conditions de travail en Chine ou en Afrique du Sud (massacre des grévistes d’une mine de diamant en août 2012). Les migrants économiques etc. Les consommateurs par leur choix, leur goûts, leurs attentes, leurs protestations (boycott).

 

3. LES ACTEURS QUI TENTENT DE LA REGULER

Des O.N.G. : évoqués dans la charte des nations unis de 1946, elles sont d’origine privée ; elles fonctionnent avec des bénévoles et des salariés (certaines ont des budgets très conséquents) et les plus importantes ont une vocation internationale. 

Au moyen d’action médiatique ou par des interventions directes, elles agissent sur l’aide au développement (Oxfam, médecins du monde), la protection de l’environnement (Greenpeace) la protection des individus (Amnesty international).

Elles ont donc vocation à corriger des excès de la mondialisation.

Des instances internationales): L’ONU (compétence universelle et vocation généraliste) dont FAO, UNICEF aux vocations spécifiques ; la banque mondiale qui a vocation a favorisé le développement, mais son action a été dénoncé par son vice-président démissionnaire, L’action du FMI est également très controversé (Voir « le consensus de Washington » 1989).  Le paradoxe est que ces institutions prétendent encadrer la mondialisation tout en préconisant des politiques (ultra)libérales et le maximum d’ouverture. Le FAO et l’UNICEF, tout en étant critiquables dans leurs actions, apparaissent plus crédibles néanmoins.

 

II. MOBILITES, FLUX ET RESEAUX

1. FLUX ET RESEAUX

La mondialisation est possible grâce à de nombreuses technologies : réseaux physiques et flux de données informatiques (réseaux numériques).

Ces réseaux structurent et hiérarchisent les territoires en fonction de leur intégration plus ou moins avancée : (autoroutes maritimes, grandes places portuaires ; toile numérique). 

 

2. DES FLUX DE MARCHANDISES FORMENT DES RESEAUX DIVERSIFIES

Plus de 31% de la production mondiale est échangée. Les exportations/importations sont assurées à l’échelle mondiale par le transport maritime, qui est de plus important en tonnage et qui s’appuie sur des flottes spécialisées : pétroliers, méthaniers, vraquiers, porte-conteneurs… 

 A noter, l’importance du commerce intra-zone, ce qui suggère l’importante aussi du trafic routier, majoritairement par camions, mais aussi par train ou péniche. 

Les ports, les aéroports, les plateformes multimodales sont les pôles, qui avec les principaux axes forment les réseaux de transports. 

 

3. LES FLUX IMMATERIELS SONT DEVENUS QUASI INSTANTANES

Le déplacement de biens immatériels (capitaux, informations, images, langages) est à considérer comme une authentique mobilité, puissamment organisatrice d’agencement spatiaux, et à toutes les échelles (du bureau où l’on se connecte à Internet, au Monde). 

Internet a permis une circulation plus facile des capitaux et des idées. 

Aujourd’hui, le marché des capitaux est parfaitement mondialisé (il n’y a plus de frontières).  Les IDE permettent de développer, d’acheter ou de créer une entreprise partout dans le monde. Ils représentent 1200 milliards de dollars en 2010.

Les flux d’informations et d’idées peuvent être de puissants vecteurs d’acculturation, bien que les identités culturelles fassent résistance. Elles peuvent avoir aussi un fort impact géopolitique, si on songe aux révolutions arabes (effets dominos, importances des photos prises par les téléphones mobiles), à la contestation de Poutine en Russie (importance de l’image…) ou aux scandales réguliers concernant la Chine (accidents, pollutions, séisme, dissidents). 

 

4. DE PLUS EN PLUS DE DEPLACEMENTS HUMAINS

En ce qui concerne, les migrations, elles ont été multipliées par deux depuis 1975. Elles concernent toutes les régions du monde. Elles sont le reflet des hiérarchies économiques et géopolitiques du monde. Les situations de départ sont plus ou moins choisies selon que les individus fuient un conflit, une situation de pauvreté, ou décident de migrer pour améliorer leurs conditions de vie, faire des études, trouver un nouvel emploi. 

La mobilité des élites : un mouvement en augmentation, même si quantitativement faible. Ce mouvement est favorisé par le développement des FMN. Ces élites souvent ne se fixent pas définitivement dans le pays d’accueil.

Les migrations liées à l’emploi servent la nouvelle division internationale du travail (NDIT).  Elles s’accompagnent de transferts financiers Les fuites de cerveaux peuvent aussi nuire au pays de départ. Les diasporas mondialisées (arménienne, juive, libanaise, arabe, chinoise…) créent des réseaux socio-économiques à l’échelle mondiale.

Les réfugiés sont environ 40 millions : ils fuient des conflits de toute nature.  Ces flux sont majoritairement Sud/Sud. 

La réduction de l’espace-temps et la réduction des coûts dus à l’amélioration de la densité et de la qualité des réseaux favorisent ces déplacements. Les déplacements touristiques apparaissent ainsi comme porteur d’apprentissage de la maîtrise des déplacements, qui renferme une valeur sociale et culturelle. 

Ce mouvement est favorisé aussi par l’ouverture des frontières (espace Schengen en Europe) et le développement d’infrastructures balnéaires par exemple en Afrique ou en Asie. Ainsi, la direction des flux touristiques s’élargit. 

Les mobilités, les flux et les systèmes de communication matériels et immatériels jouent un rôle majeur dans la mondialisation. Ils sont le résultat de stratégies consciente ou inconsciente de nombreux acteurs (FMN, Etats, consommateurs).  

 

III. LA MONDIALISATION FAIT NAITRE DEBATS ET CONTESTATIONS

L’essor de la mondialisation et les conséquences engendrées ont conduit à de nombreuses réflexions et de nombreuses contestations. 

 

1. LA QUESTION DE LA GOUVERNANCE MONDIALE

Si sa nécessité n’est plus contestée notamment pour affronter des défis planétaires comme les changements climatiques, les problèmes de pandémies ou les menaces terroristes, son organisation fait l’objet de débat et de critiques :

→ Le contrôle de la mondialisation n’est pas parfait pour éviter les fraudes, la contrebande, les inégalités, les attaques terroristes.

→ Sur le plan politique l’ONU reste limitée par ses moyens d’intervention, et son fonctionnement avec le conseil permanent de sécurité qui octroie un droit de veto à 5 pays, droit de véto qui en 2003 n’a pas été respecté par les Etats-Unis

→ Sur le plan financier, le FMI et la BM (acteurs de la régulation financière mondiale) st accusés, entre autres, d’être dominés par les pays riches. Néanmoins en 2010 une réforme du FMI a fait passer la Chine du 9 ème rang au 3ème rang des actionnaires et a redéfini la mission du FMI le chargeant de surveiller plus étroitement les politiques économiques des Etats membres, dans un contexte de crise financière

→ Sur le plan éco : L’OMC (155 pays) où les décisions se prennent normalement à l’unanimité. Mais où les pays du Nord ont davantage les moyens d’envoyer un représentant à Genève, de communiquer dans les langues internationales ou de s’entourer d’experts. Aujourd’hui un projet de réforme de l’OMC est envisagé d’autant que le cycle des négociations débuté à Doha en 2001 reste bloqué (suspendu en 2006) faute d’un accord sur les échanges agricoles entre les pays de la Triade et les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine. Quant au G8, il semble évident qu’il manque de légitimité à défendre les intérêts du monde entier.

Les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres se sont creusées, même si certains pays ont connu un décollage économique (« les dragons »)

→ Sur le plan judiciaire : tous les pays n’ont pas ratifié la CPI

→ Sur le plan environnemental : la conférence de Durban en 2011 n’a pas réussi à donner suite au protocole de Kyoto concernant le changement climatique qui se termine en 2012

→ Sur le plan culturel : certains dénoncent l’uniformisation culturelle engendrée par le phénomène de mondialisation 

 

2. UNE AUTRE MONDIALISATION

D’abord antimondialiste, la contestation est devenue altermondialiste dans les années 1990. En 1999 les altermondialistes se font remarquer en faisant échouer le sommet de l’OMC en 1999 à Seattle.

En 2001 ils organisent le premier forum social mondial (FSM) à Porto Alegre (+ 6000 personnes provenant de 123 pays)

Leurs revendications ?

Une meilleure répartition des richesses 

Le développement des pays pauvres (annulation ou réduction de leurs dettes ; taxe de solidarité internationale sur les billets d’avion mise en place en juillet 2006 à l’initiative de J Chirac pour aider à l’achat de médicament à moindre coût)

Le maintien des Etats-Providence pour aider les plus faibles et la limitation du libre-échange mondial

La lutte contre la corruption et les paradis fiscaux

La non marchandisation de certains produits ou services reconnus considérés comme biens mondiaux et universels comme l’eau, l’air ...

Le développement durable,  l’interdiction des  OGM

La démocratie mondiale et une participation citoyenne

La préservation des identités culturelles

 

Avec la crise qui a débuté en 2008 est apparu un nouveau courant, celui de la démondialisation qui réclame un retour au national et au protectionnisme ciblé pour se protéger des crises extérieures et conteste la croissance encouragée par la mondialisation libérale (idée de décroissance)

Tous ces mouvements veulent donc réguler le capitalisme libéral et mettre en place une nouvelle gouvernance mondiale 

 

 

SECONDE PARTIE : ANALYSE D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

Conseils :

Bien lire le document !

• Il faut réfléchir ici à la notion de gouvernance économique c'est-à-dire aux mesures et mécanismes de régulation du système économique.

• Il faut insister sur les acteurs et domaines de compétence de cette gouvernance mais aussi sur les contestations.

• Il faut déterminer l’enjeu du sujet : ici vous devez discuter des formes et principes actuellement à l’œuvre pour organiser la gouvernance économique mondiale mais aussi de la remise en cause portée par certains acteurs. Qui assure la gouvernance économique mondiale ? selon quels principes ?

• Structurer votre devoir

• Pour valoriser votre copie partez du document que vous citerez brièvement pour éviter la paraphrase puis expliciter les idées relevées à l’aide de vos connaissances personnelles.

 

INTRODUCTION

A l’échelle internationale, la gouvernance économique caractérise les modalités de prises de décisions fondées sur la concertation entre états, les organisations internationales et les acteurs privés. Néanmoins, cette gouvernance semble mal fonctionnée comme le montre cet extrait de l’intervention de Pascal Lamy, ancien président de l’OMC, organisation du commerce mondial fondé en 1995. Il prononça cette intervention le28 octobre 2013 suite à la crise économique de 2008 qui toucha Le monde entier.

On peut donc se demander quels sont les liens existants entre mondialisation et gouvernance mondiale ?

 

I. LES ACTEURS ET LES DOMAINES DE COMPETENCE DE LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE MONDIALE

• Intensification du commerce donc multiplication des FTN puissantes et développement de la mondialisation libérale cf. première ligne

• 1970-1980 : décloisonnement des marchés financiers : mondialisation financière facilitée par les nouvelles technologies entraine une circulation de capitaux et interdépendance des marchés financiers : si une crise survient à un endroit celle-ci se propage dans le monde (ligne 8-9-10)

• Les Etats, dans une logique néolibérale, multiplient les lois pour attirer les investissements des firmes : privatisation des entreprises publiques, réduction d’impôts et dérégulation c'est-à-dire suppression ou simplification des contrôles  sur les acteurs financiers et les entreprises pour encourager la concurrence et l’innovation.

• Institutions internationales, acteurs clés de la gouvernance, poussent dès les années 1960 les pays du tiers monde à emprunter pour valoriser leurs ressources et se développer. Les Etats du sud se retrouvent alors prisonniers d’une dette : permet de mettre des états sous tutelle.

• Entre 1970 et 1980, dette des pays du sud multipliée par 33 : incapables de rembourser leurs emprunts ces derniers font appel au FMI et à la banque mondiale qui imposent en échange des programmes de stabilisation et d’ajustement structurel ce qui se traduit par l’ouverture de l’économie à la concurrence, la privatisation, la réduction des services publics.

• D’autre part, l’OMC qui succède au GATT en 1995 approfondit le libre-échange et s’occupe désormais en plus de l’industrie, de l’agriculture, des services et de la propriété intellectuelle.

 

II. LA REMISE EN CAUSE DE LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE MONDIALE

Lignes 15-16 : remise en cause de ce mode de gouvernance comme l’atteste la multiplication des crises financières depuis 1990 : en 1995 au Mexique , en 1997 en Asie : l’arrivée massive des capitaux mondiaux , motivés par les profits à court terme encourage d’abord l’endettement des entreprises et particuliers avant que le reflux des investissements ne provoque cessation de paiements , récession économique de toute une zone dans le cadre d’une mondialisation accélérée , forte poussée du chômage et pauvreté.

Eté 2007 : crise des subprimes : une partie du système financier mondial s’écroule le monde connaît une violente récession. Les états, à leur tour, s’endettent lourdement pour aider les entreprises. Or cela provoque une nouvelle crise en 2010 car les investisseurs refusent de prêter de l’argent à des états menacés de faillite comme la Grèce ou l’Espagne mettant en péril toute la zone euro.

Ainsi, les mécanismes censés assurer une gouvernance économique mondiale profitent en fait des acteurs économiques les plus puissants. (ligne 25)

• Le FMI et l’OMC n’arrivent pas à jouer leur rôle

• Réunions annuelles du G6, devenu G8 en 1998  puis G20 n e remettent jamais en cause la financiarisation de l’économie

• L. 16-17 : remise en cause de cette gouvernance. De nombreux acteurs revendiquent de nouvelles règles de gouvernance : mouvements issus de l’altermondialisme : se sont fait connaître lors de la réunion de l’OMC à Seattle en 1999 puis à Porto Alegre lors du 1er forum mondial. Ils dénoncent les inégalités aggravées par la gouvernance néo libérale et la mondialisation. Ce mouvement veut annuler la dette publique des pays du sud pour qu’ils accèdent au développement.

Ils cherchent aussi à réguler les marchés financiers en mettant en place des taxes sur les transactions internationales comme la taxe Tobin.

 

CONCLUSION

De 1976 à nos jours, les mécanismes mis en place par les institutions de gouvernance économique mondiale ont ancré le monde dans une logique économique libérale, sur le modèle occidental. L’effacement de la réglementation ont accéléré la mondialisation et la financiarisation de l’économie, les placements de capitaux touchant tous les secteurs et visant les rentabilités les plus massives et rapides. Pour beaucoup endettés, les états peinent aujourd’hui à réguler l’activité économique mondiale.

Les Etats doivent donc reprendre en main cette gouvernance économique ce qui implique que la banque mondiale, l’OMC, le FMI soient incorporées dans le mécanisme de décision des Nations Unies.

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