Corrigé Histoire Géographie - Bac S Liban 2016

Corrigé Histoire Géographie - Bac S Liban 2016

Nous mettons à votre disposition le corrigé d'Histoire Géographie du Bac S du Liban 2016.

Notre professeur a rédigé les deux sujets de composition au choix, et a répondu à l'étude de documents afin que vous puissiez vous entraîner et mieux comprendre ce qui vous attend le jour de l'examen final de Métropole.

Téléchargez gratuitement ci-dessous le sujet corrigé d'Histoire Géo du Bac S du Liban 2016 !
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Corrigé Histoire Géographie - Bac S Liban 2016

Le contenu du document



DES CONSEILS 

Trois heures passent vite attention donc à la gestion du temps !

1h45 à 2h maximum pour la composition soit : 

  • travail préparatoire au brouillon 15 à 20 minutes
  • rédaction sur la copie 1h15 à 1h30
  • relecture : 10 à 15 minutes

1h à 1h15 pour l’analyse documentaire ou le croquis soit :

  • travail préparatoire au brouillon : 10 à 15 minutes
  • rédaction ou réalisation du croquis : 45 minutes à 1h
  • relecture : 5 minutes

Il faut savoir :

  • mobiliser les connaissances au programme en histoire géo 
  • contextualiser la production des documents pour en comprendre les enjeux
  • analyser et interpréter des documents à partir de notions clés
  • construire des réponses argumentées
  • réaliser un croquis en respectant les langages graphiques conventionnels


              

Il faut donc avoir à sa disposition tout le matériel nécessaire à cette épreuve : crayons, crayons de couleur, gomme, feutres … : vous ne pourrez pas faire appel aux camarades !!


ETATS-UNIS-BRESIL : DYNAMIQUES TERRITORIALES

Le continent américain se caractérise par son immensité (L'Amérique, cet immense continent qui s'étire du Nord au Sud du globe, de l'Océan glacial Arctique à l'Antarctique+ : l'Amérique du Nord, regroupant le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, l'Amérique centrale puis l'Amérique du sud de Panama à la Terre de feu) et sa diversité géographiques, éco, pol, culturelle→ des Amériques.

Deux géants au rôle mondial majeur mais inégal même si ensemble, ces puissances témoignent de la résistance de l’Amérique à la montée en puissance de l’Asie. Toutes deux montrent des dynamiques territoriales directement induites par la mondialisation, qui sont le reflet de leur puissance respective.


1. LE ROLE MONDIAL DES ETATS-UNIS et DU BRESIL

2 Géants : 

  • 2 Etats-continents : 9.6M de km2 (4ème rang pour) les EU 
  • 8.5 millions de km2 (5ème rang) 


Elément de leur puissance car riche en matières 1ères et sols fertiles et cours d’eau. 

  • 2 Etats fédéraux : 50 Etats et 26 Etats pour le Brésil
  • 2 géants démographiques : avec 312 M d’habitants les Eu sont le 3ème pays le plus peuplé et le Brésil avec 201 millions d’habitants, le 5ème 
  • 2 puissances mondiales : 2 pays bien intégrés à la mondialisation mais au poids économique est différent 


Etats-Unis et Brésil : deux géants économiques, fortement insérés dans l’économie mondiale mais avec un poids différent

A. Les Etats-Unis dominent nettement l’économie mondiale 

 1ère puissance éco du monde avec un PIB (15 000 milliards de dollars) qui dominent la Triade 6 fois supérieur à celui du Brésil, 6ème puissance éco du monde en 2011 (devant le RU), mais croissance ralentie par la crise de 2008

le Brésil s’affirme puissance émergente, (taux de croissance élevé en 2010 7.5% mais en berne depuis 0.9% en 2012) = la 1ère puissance d’Amérique latine et de l’hémisphère Sud.  Fait partie des BRICS (acronyme de l’économiste Goldman Sachs) 


B. Deux grandes puissances agricoles

EU : (36% de la production mondiale) et la 1ère puissance agroalimentaire :

1er pour le maïs et soja (alimentation de base du bétail), viande et lait

2ème pour le coton 

3ème pour le blé

Brésil : grande puissance agricole (+ grand exportateur de sucre, viande bovine, poulet, café ; soja 2e rang et 50% de la production de jus d’orange mondiale


C. Puissances industrielles

EU : industries de haute technologie aéronautique avec Boeing aérospatial avec la NASA ; électronique avec Intel ; les NTIC : informatique avec Microsoft ou IBM, biotechnologies, 

Autres secteurs performants : l’agro - alimentaire, l’automobile (GM, Ford…50% de la production à l’étranger), la chimie (Union Carde, Dupont de Nemours ?).

29 des 100 1ères FTN mondiales sont américaines (133 parmi les 500 premières). Exemples : Agroalimentaire : Cargill, informatique : Microsoft, IBM, Apple.


Brésil : (énergie. De + la découverte récente en 2007 de l’un des plus grands gisements de pétrole au monde, au large des côtes du S devrait en faire un producteur majeur à l’avenir ; chimie, aéronautique) 7 FTN pour le Brésil parmi les 500 premières mondiales : Vale en minière ; s’affirment surtout en Amérique latine ; Pétrobas


2. DES DYNAMIQUES TERRITORIALES AUX FONDEMENTS COMMUNS

Des pays « neufs » : de grands territoires aux potentialités importantes mais inégalement mis en valeur

A. Points communs

Des Etats-continents construits progressivement à partir du littoral : immigrants venus d’Europe + esclaves d’Afrique noire. Inégale répartition de la population est l’héritage de cette histoire pionnière. Les dynamiques actuelles, liées à la mondialisation, renforcent ce contraste. -Littoralisation du peuplement : 2/3 de la population aux EU (surtout littoral atlantique et Grands Lacs) et 4/5ème au Brésil.


Conquête des fronts pionniers a permis la mise en valeur de territoires aux ressources considérables :

  • EU et Brésil : Importantes surfaces utiles notamment pour l’agriculture >deux agricultures intensives et productivistes qui se livrent une forte concurrence sur les marchés mondiaux ; importance de l’agrobusiness qui est un facteur d’organisation des territoires brésiliens et américains : vastes exploitations (EU : grandes Plaines du Midwest ; Brésil : sud du Brésil et Mato Grosso + cultures spécialisées près des centres urbains et des littoraux. 


> Affirmation du Brésil comme puissance agricole, grâce à l’amélioration de la productivité (+140% depuis le début des années 1990) notamment dans le domaine des biocarburants. Adaptation à la mondialisation : développement récent soja, canne à sucre > 1er producteur mondial d’éthanol grâce mise en culture savane (très grandes exploitations) 


  • Importantes réserves de ressources non renouvelables, notamment hydrocarbures et minerais (fer) (ex : mines de Carajas Brésil : 2ème producteur de fer+ aussi du cuivre, manganèse, or ; Les Rocheuses aux EU ; Le Brésil avec ses nouvelles découvertes est autosuffisant en pétrole) + ressources renouvelables (énergie hydraulique au Brésil ex : barrage de Belo Monte ; la biomasse avec la forêt amazonienne ou solaire dans l’ouest américain).


B. Maîtrise inégale du territoire

Vastes espaces en réserve, densités assez faibles. (34/hab EU/24/hab Brésil)

EU totalité du territoire est maitrisé grâce à un réseau de transport parmi les+ denses et les + modernes du monde (pont transcontinental) Un pont intercontinental traverse les EU connectés par des plates-formes multimodales (hubs*, ports). Il relie les principales métropoles du pays et les 2 façades maritimes et la région des Grands lacs au golfe du Mexique par la voie d’eau.

Aucun espace enclavé. Ce réseau est bien intégré au continent (ALENA) et au réseau mondial, 

+ Réseau d’oléoducs cf : Alaska fondement essentiel de la puissance

Territoire est largement valorisé (: parcs naturels) Plus de fronts pionniers car totalité territoire maitrisée en voie de valorisation comme l’Alaska, réserve d’espace 

34h/km2 Alaska.  


Brésil : 24h/km2 a aussi des réserves d’espaces encore en marge ou en cours d’intégration (Amazonie, Mato Grosso) fronts pionniers constituent encore un important facteur de peuplement et de développement du sud-est vers le nord-ouest. 

Des marges qui sont des réserves de puissance mais débat sur la mise en valeur de l’Amazonie (54% du territoire brésilien), très prédatrice pour l’environnement (forêt, centres miniers…) et qui cède peu à peu la place à un développement durable. Exemple de l’Etat Acre dans la région Nord.

Le rythme actuel de déforestation, au Brésil, est de l’ordre de 20 à 25 000 km2 par an (26 130 km2 en 2004). On estime à près de 700 000 km2 la surface forestière déjà détruite (on approche donc des 20% de la surface initiale). Ceci veut dire que de nombreuses ressources biologiques ont déjà définitivement disparu. Cela se traduit souvent par défrichement de la forêt, appropriation des terres (aux dépens des pop trad) et leur mise en culture


Mais surtout les transports sont encore insuffisants malgré les progrès (transport aérien a x 2 entre 2004-2010) : gradient décroissant du Sud-est (mais goulet étranglement) vers le Nord-Ouest ; en cours d’aménagement : couloir bi-océanique, percées de l’Amazonie. Ex : Transamazonienne (entre Atlantique et Pérou) : se limite encore à une vaste route pénétrante, souvent non asphaltée et encore inachevée.

La gestion des risques est également moins performante aux aléas tropicaux (des milliers de pers tuées près de Rio en 2011par des inondations)


Le peuplement des deux pays s’est fait à partir du littoral. Déplacement de la pop en quête emploi ou amélioration conditions de vie : vers les littoraux

EU : vers Sun Belt (Sud et Ouest) : +flux externes : immigration)

Brésil : départs du Nordeste en crise au profit du Sudeste en pleine croissance.

Mais les principales dynamiques territoriales sont articulées par les métropoles.


3. Des métropoles qui structurent des territoires marques par les inégalités territoriales (+ fortes au Brésil)

Des régions « centres » dominées par les métropoles, moteurs de l’économie

Taux d’urbanisation comparable aux EU et au Brésil (86% Brésil et 82% EU).

L’essentiel des dynamiques territoriales repose sur les villes, notamment les métropoles. Les principales sont sur les littoraux. 


A. Le processus de métropolisation : un phénomène mondial, qui touche les Etats-Unis comme le Brésil

Mais des différences, à l’échelle des territoires étatsunien et brésilien : 

Métropolisation plus importante sur le territoire des Etats-Unis qu’au Brésil.

Hiérarchie urbaine plus déséquilibrée au Brésil qu’aux Etats-Unis. Existence de métropoles secondaires d’échelle régionale ou nationale : plus nombreuses aux Etats-Unis qu’au Brésil. Exemple : 39 villes de plus d’1 million d’habitants aux Etats-Unis.

Brésil : Sao Paulo domine la hiérarchie urbaine, avec presque 20 millions habitants et 25 % de la richesse nationale ; une métropole décisionnelle majeure (risque de macrocéphalie) >mégapole). Rio de Janeiro (11,5 millions habitants) et Belo Horizonte (5,1 millions habitants).

Des métropoles secondaires d’échelle régionale ou nationale 

Etats-Unis : Los Angeles : 2ème aire urbaine des EU (17M) et la mégapole la plus étendue de la planète. Nombreuses fonctions : centre financier, 3ème éco urbaine derrière NY et Tokyo, Centre culturel avec Hollywood, technopôle de la Sun belt, Région transfrontalière : Mexamerica

D’autres régions urbaines : mégalopolis de Boston à Washington+ Grands Lacs + Etat de Washington (Seattle) et le Sud (Dallas, Houston, Atlanta, Miami)


B. Conséquences territoriales du phénomène de métropolisation, à différentes échelles :

 Les dynamiques à l’échelle des territoires :

  • à l’échelle des villes : 

Certaine uniformisation des CBD Les paysages urbains de ces métropoles reflètent leur puissance à l’échelle mondiale, concentrée dans quartiers centraux (CBD : gratte-ciels). 

Le manque d’espace dans les centres se traduit par un étalement urbain (1H30 à 2H pour traverser Los Angeles ou Sao Paulo)

Exemple aux Etats-Unis : apparitions de centres secondaires : edge cities.

Les paysages urbains étatsunien et surtout brésilien sont marqués par l’existence de quartiers aux dynamiques très différenciées qu’il s’agisse de la richesse (+ségrégation sociale, ethnique) ou de l’intégration à l’économie nationale et mondiale. 

Exemple de ségrégation socio-spatiale : : gentrification, quartiers fermés pour des populations aisées (gated communities aux Etats-Unis ou condominios fechados au Brésil) qui contrastent avec des quartiers défavorisés (exemple : au Brésil, des favelas, quartiers d’habitat informel. Ces inégalités socio-spatiales sont plus fortes au Brésil qu’aux Etats-Unis : elles génèrent une importante violence urbaine.


  • À l’échelle des Etats :

Ce sont les métropoles des régions dynamiques, les mieux reliées au monde (Sun Belt aux Etats-Unis, Sudeste au Brésil) qui ont connu la plus forte croissance. 

EU : cela entraîne un rééquilibrage entre les métropoles de la Mégalopolis et celles de la Sun Belt.

Etats-Unis : le « centre » reste au Nord-Est mais le croissant périphérique est l’espace le plus dynamique (nouvelles technologies, pétrole.) 

Nord-Est : 2 pôles : Mégalopolis, centre décisionnel planétaire + grands Lacs en reconversion : Manufacturing Belt.

Sun Belt : Plusieurs pôles :  Californie (Silicon Valley..), Floride, Texas  : fort essor démographique et économique.

Intérieur du pays = périphérie peu peuplée : exploitée (agriculture Grandes Plaines) ou valorisée (parcs nationaux) 

Alaska : un front pionnier en voie d’intégration grâce à ses ressources pétrolières (Prudhoe Bay). Hawaï.


C. Brésil : cela entraîne un accroissement des inégalités territoriales entre région centre (Sudeste) et le reste du pays

Très fortes inégalités territoriales entre les grandes régions administratives (Théry à propos du Brésil = « Suisse, Pakistan, far West »). - Des contrastes territoriaux littoraux/intérieur, centres/périphéries mais beaucoup plus marqués et qui s’aggravent au Brésil : contrastes de développement (IDH à l’échelle des régions) et inégalités territoriales très fortes : la misère domine dans les espaces où les dynamiques territoriales sont négatives>>un frein et un impact à l’échelle mondiale

Sudeste : « centre » du Brésil (70% de la production industrielle) + Sud

Nordeste (canne à sucre) : région en crise profonde aujourd’hui.

Centre-Ouest (Mato Grosso) et Amazonie : dynamisés par la politique volontariste de conquête du territoire (Brasilia : 160 000 habitants en 1960 > + de 2,5 millions en 2010).


  • à l’échelle continentale et mondiale

Les principales interfaces avec l’extérieur : des territoires intégrés à la mondialisation 

- La mondialisation provoque la concentration des activités et des hommes au sein de très grandes villes dotées de fonctions de commandement. Ces grandes métropoles fonctionnent en réseaux : nombreux flux (financiers, économiques, informations) >>formation d’un archipel métropolitain au sein duquel les métropoles sont des centres d’impulsion.

- Rôle des métropoles pour l’ouverture sur la mondialisation = principales interfaces entre territoire national et espace mondialisé.

Elles sont, pour la plupart d’entre elles, inscrites dans la mondialisation dont elles sont, soit l’un des éléments moteurs : New York, Washington ou un relais : Sao Paulo, Chicago, San Francisco.

Différences Etats-Unis/Brésil : plusieurs villes mondiales aux Etats-Unis ; une seule de rayonnement mondial au Brésil

Chicago, Los Angeles New York : à l’échelle mondiale : un siège du pouvoir politique (siège ONU), centre financier, des flux aériens et portuaires (hub), du commerce et de l’économie (concentration des sièges sociaux). Lieu d’innovation (technologie, culture, mode).

Sao Paulo : puissance moindre mais concentre avec Rio, les acteurs brésiliens de la mondialisation. Porte d’entrée/investisseurs étrangers.


- Littoralisation : des interfaces maritimes essentielles pour l’ouverture sur la mondialisation

Etats-Unis : 3 interfaces maritimes : une ouverture vraiment mondiale. (Rôle des ports…)

Brésil : 1 interface maritime majeure, une autre en cours de développement


- Des régions transfrontalières plus ou moins actives : rôle des interfaces continentales pour l’ouverture sur la mondialisation 

Des flux humains, commerciaux, de capitaux qui contribuent à la formation de régions transfrontalières.

Etats-Unis : 2 interfaces terrestres différentes dans le cadre de l’ALENA : avec un pays développé (Canada) et un pays en développement (Mexique) : attraction de main d’œuvre, vitalité de la région transfrontalière (Mexamérique). 

Brésil : échanges avec les pays partenaires du MERCOSUR ; dynamique transfrontalière en cours (mais aussi tensions) avec l’Argentine.


CONCLUSION

Dynamiques territoriales aux fondements comparables (ressources, population nombreuse et dynamique, forte métropolisation, littoralisation.). 

Mais inégalités dans la puissance des ensembles territoriaux à l’échelle mondiale, liées à la maîtrise plus grande des Etats-Unis face à leur territoire. Cela leur permet de jouer un rôle mondial plus important, alors qu’au Brésil, le potentiel n’est pas encore exploité + nécessité de faire face à d’importants contrastes de développement, inégalités socio-spatiales (+ fortes au Brésil qu’aux Etats-Unis).


LE SAHARA, RESSOURCES, CONFLIT

Le Sahara : introduction

Le Sahara est le plus grand désert du monde.il a longtemps fait figure d’espace en sommeil. Or, depuis cinquante ans il devient un espace attractif et dynamique. Le Sahara est convoité pour les ressources de son sous-sol. Son découpage en dix Etats attise les conflits. Quels sont les enjeux économiques et géopolitiques de l’ensemble saharien au regard des ressources qu’il recèle ? Quelles sont les multiples convoitises qui s’y manifestent ? 


1. Un désert aux multiples ressources 

Le Sahara, peu peuplé, hormis le couloir du Nil dispose de nombreuses ressources principalement souterraines : fer, uranium, phosphates, hydrocarbures, nappes aquatique fossiles. Cet espace désertique a été très fréquenté au Moyen-âge (route caravanière trans-désertique) délaissé à partir du XVIe s. (cf. Route maritime).

Renouveau à partir des années 50 en relation avec l'exploitation des ressources stratégiques (hydrocarbures, minerais [phosphates, fer, uranium]), le développement des fronts pionniers et du tourisme d'aventure haut de gamme, mêlant souvent spiritualité et effort physique, s'adressant à des populations à fort pouvoir d'achat.

Le nom même, al-sahrà (désert) de cet immense espace (8,5 millions de km²) suggère la contrainte radicale de l'aridité= large bande désertique aride (moins de 100 mm d'eau/an) de part et d'autre du Tropique du Cancer.

À laquelle s'ajoutent de forts contrastes thermiques. L'exploitation énergétique doit s'accommoder de la faiblesse des ressources en eau. La localisation des gisements loin des foyers de peuplement et de consommation constitue un problème majeur.

Pour les États du Maghreb ou du Machrek, tournés vers la Méditerranée, les territoires sahariens constituent des arrière-pays en voie d'intégration que les infrastructures de transports (autoroutes) connectent à la mondialisation. Les États saharo-sahéliens (Mali, Niger, Tchad) dépourvus de façade maritime sont davantage pénalisés par l'enclavement. Le tourisme, même peu développé constitue un facteur d'intégration

Les espaces sahariens suscitent de nombreuses convoitises entre de multiples acteurs internes ou extérieurs à l'Afrique. Elles se manifestent dans les investissements en provenance, le plus souvent, d'autres parties du monde. Les revenus de l'extraction échappent le plus souvent aux populations locales. Le tourisme induit des revenus plus diffus, impliquant des acteurs locaux mais l'essentiel du secteur, dont le développement est menacé par une insécurité croissante, est contrôlé par les grandes agences du Nord.


2. La montée des conflits dans un espace fragmenté

Largement héritées de la colonisation et validées par les États africains, les frontières ne tiennent pas toujours compte des réalités humaines. Contesté par certaines populations (cf. Touaregs) ce découpage est source de tensions intra et inter-étatiques poussant certains groupes à l'exil et/ou la rébellion. 

Nombreux conflits internes aux territoires nationaux (cf. Touaregs au Mali, Sahraouis au Maroc, chrétiens contre musulmans, Blancs contre Noirs, etc.) mais mobilisant également des acteurs étrangers (États du Nord, États voisins, pays émergents, FMN).

Processus de division d'États (Sud-Soudan/Nord-Soudan en 2011) sans doute inachevé (quid du Mali ?)

Le printemps arabe a engagé des processus démocratiques au Nord du Sahara mais a également déstabilisé de nombreux territoires plus au Sud, déjà marqués par l'influence grandissante d'Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Le Sahel est l'objet d'une compétition entre groupes armés et États fragiles souvent dénoncés pour leur mal gouvernance et la corruption de leurs dirigeants. L'instabilité politique perturbe la marche vers le développement et le développement de l’activité touristique. Elle se fait également par le biais des migrations intercontinentales, légales ou clandestines et l'intégration de portions de territoires sahéliens dans des trafics illicites. 


3. Un espace convoité

Avec la mondialisation et le développement économique des pays émergents contexte de forte demande sur les ressources dont regorge le Sahara. Les pays du Sahara s’intègrent aux échanges mondiaux grâce aux richesses de leur sous-sol. Dans les états du Maghreb, exploitation des ressources opérée par des entreprises publiques.

Pour les pays plus pauvres nécessité de faire intervenir des compagnies étrangères comme Exxon, BP, Total.

Présence ancienne des puissances occidentales dans l’exploitation des ressources : France a des intérêts stratégiques au Niger avec l’uranium extrait par Areva qui assure la production d’électricité d’origine nucléaire et donc l’indépendance énergétique nationale.

Vice concurrence avec l’arrivée des compagnies pétrolières des puissances émergentes comme la Chine et l’Inde qui pratiquent la « diplomatie du cadeau » : don d’infrastructures, de raffineries.

Les enjeux géopolitiques et économiques des espaces sahariens suscitent de nombreuses convoitises entre de multiples acteurs internes à l’Afrique ou extérieurs : zones d’influence, contrôles de territoires (10 États indépendants soucieux de contrôler (politique, économique, démographique, stratégique) leur « part » de désert.), exploitation de ressources (pétrole, uranium, par exemple). 

Ces convoitises se manifestent dans les investissements en provenance, le plus souvent, d’autres parties du monde, et s’expriment, entre autres, dans des conflits intra et interétatiques dont les populations subissent les effets, conjugués à ceux de la mal gouvernance 

Un espace de circulation

Mise en place d'infrastructures de transport (routes, aéroports) et stimulation de l'urbanisation (90% de la population)

Réactivation des échanges transsahariens (biens de consommation, carburants, bétail, drogues, armes, etc.) et des migrations.


Conclusion

La découverte au milieu du XXè siècle des ressources abondantes du sous-sol saharien puis aujourd’hui la concurrence entre puissances occidentales et puissances émergentes dans l’accès aux sources d’énergie et aux matières premières expliquent l’intérêt et la convoitise que suscite cet espace longtemps délaissé. Proche de l’Europe, tout en étant isolé, difficile à contrôler, il devient un sanctuaire pour des organisations terroristes. Le contrôle politique du Sahara, déstabilisé par les révolutions arabes de 2010-2011, prend donc un nouvel orme tant les enjeux géostratégiques de cette région comptent et ce au-delà de ses propres frontières.



ETUDE DE DOCUMENTS

CONSEILS :

Bien lire le document !

  • Il faut réfléchir ici à la notion de gouvernance économique c'est-à-dire aux mesures et mécanismes de régulation du système économique.
  • Il faut insister sur les acteurs et domaines de compétence de cette gouvernance mais aussi sur les contestations.
  • Il faut déterminer l’enjeu du sujet : ici vous devez discuter des formes et principes actuellement à l’œuvre pour organiser la gouvernance économique mondiale mais aussi de la remise en cause portée par certains acteurs. Qui assure la gouvernance économique mondiale ? Selon quels principes ?
  • Structurer votre devoir
  • Pour valoriser votre copie partez du document que vous citerez brièvement pour éviter la paraphrase puis expliciter les idées relevées à l’aide de vos connaissances personnelles.


CORRECTION :

Dominée, à tous points de vue, par les puissances étrangères (Europe, États-Unis, Japon) durant la première moitié du XXe s., la Chine s'affirme tout d'abord comme une puissance idéologique après la victoire des communistes en 1949, puis comme une puissance économique à l'essor spectaculaire à partir des années 80-90. Cette « résurrection », opérée à marche forcée, bien que mettant fréquemment le pays en rivalité avec les États-Unis ou les états voisins d'Asie, ne semble s'accompagner d'aucune volonté de promouvoir un modèle économique et politique spécifique. 

Le 27 Mars 2014, Xi Jinping, président chinois vient en visite en France et rencontre à cette occasion François Hollande, chef d’état français. On est ici en présence d’un extrait de discours prononcé par François Hollande à l’occasion du chef d’état ; ce document officiel est extrait du site internet de l’Elysée.

On peut donc se demander quelle est l’image de la Chine dressée par François Holland à cette occasion ?


1. Une reconnaissance internationale

Rivalité avec Moscou conduit Pékin à se tourner vers le monde capitaliste. En 1964, la RPC est reconnue par la France (lignes 2-5) bientôt suivie par d’autres États.

En 1971, la RPC prend la place de Taiwan à l’ONU.A cette date, les Etats Unis veulent se désengager de la guerre du Vietnam en évitant que leur retrait ne profite à l’URSS, principale alliée du Vietnam communiste. Ils normalisent leurs relations avec la RPC qui s’inquiète de l’influence croissante de l’URSS au Vietnam.

Malgré ses succès, les échanges de la Chine avec le reste du monde restent modestes car son ouverture économique est insuffisante. Hors d’Asie, la RPC ne s’implante vraiment qu’en Afrique. A la mort de Mao, en 1976, la RPC n’est pas une puissance mondiale.


2.  Modernisation et ouverture sur le monde

A. Priorité à l’essor économique

En s’appuyant sur les lignes 6 à 10, parler de la libéralisation économique mis en place par Den Xiaoping à partir de 1978.Création des ZES pour développer des industries d’exportation, ouverture du littoral aux capitaux étrangers.

  • Chine privilégie l’économie aux dépens de l’idéologie et tente de rassurer le monde capitaliste. Elle intègre la banque mondiale et le FMI en 1980, multiplie les accords commerciaux avec les pays occidentaux.
  • Coopération scientifique et culturelle se développe (v l9-10), de jeunes Chinois étudie à l’étranger.
  • Non-respect des droits de l’Homme et répression du nationalisme tibétain entrainent des tensions qui ne remettent cependant pas en cause ses relations avec l’occident


B. L’émergence d’une grande puissance

Croissance économique spectaculaire (› 10% /an depuis 1978) lui permettant d'intégrer tous les organismes économiques internationaux Lignes 9-10 : La Chine occupe le deuxième rang économique mondial depuis 2010 ; elle est l’atelier du monde. Elle mise sur l’innovation et ses entreprises investissent hors du pays (l 30-31).2001 Chine intègre l’OMC, 2008 elle intègre le G20Elle remplace le Japon en crise comme moteur de la croissance en Asie.


C. Une puissance politique ?

La Chine cultive le patriotisme pour renforcer son régime, elle n’accepte pas les ingérences des démocraties en faveur du Tibet, des droits de l’homme ou Taiwan. Elle élimine les vestiges des traités inégaux en récupérant Hong Kong en 1997 et Macao en 1999.


3. Puissance mondiale

Membre de l’OMC, membre du conseil permanent de sécurité de l’ONU, puissance nucléaire ligne 26

Néanmoins elle ne peut rivaliser encore avec les EU : pas d’intervention dans les grands conflits récents (guerre du Golfe, Afghanistan, Irak)

Elle est obligée de ménager les EU pour des raisons économiques mais aussi militaires car ils st présents en Asie (bases, alliés)

La Chine a néanmoins triplé son budget militaire entre 1991 et 1995. Elle montre qu’elle est capable de se défendre.


Pour l’instant sa politique étrangère internationale est au service des intérêts économiques ligne 30-31 ( : approvisionnement en EMP, besoin en technologies, libre circulation maritime)- d’où son intérêt pour l’Afrique-  et la conduit à des prises de position prudentes (pas d'ingérence politique, développement du soft power [multiplication des instituts Confucius] comme en France comme le montre l’importance de la diaspora chinoise  ligne 15 1 » million 500 000 Chinois vivent en France »), et  ménageant les États-Unis  dénoncés pour ses ambitions hégémoniques mais indispensable partenaire.


4. Avant tout une puissance régionale

Toutefois il n’est pas certain que la Chine soit en mesure de traduire sa puissance économique en puissance politique. La Chine reste un PED où les questions intérieures sont considérables et les risques d’instabilité toujours possibles. Plutôt que de se lancer dans une politique étrangère aux ambitions globales, les responsables chinois se concentrent sur leur pays et se contenter sur le plan international à la défense de leurs intérêts. 

Toutefois l’interdépendance économique engendrée par la mondialisation et qui prévaut aujourd’hui est porteuse d’une interdépendance politique et la Chine devra donc prendre ses responsabilités à l’échelle mondiale. Elle pourrait être un lien entre les PDEM et les PED avec qui elle entretient des relations d’aide et de coopération plus ou moins intéressées : en effet, la Chine représente aujourd’hui « 12% de l’économie mondiale » on ne peut donc faire sans elle.


Conclusion

En une trentaine d’années la Chine a acquis le statut de puissance économique et financière de premier rang et s’impose aujourd’hui comme un nouveau centre géopolitique en Asie orientale. Longtemps centré sur l’Asie sa conception de puissance évolue rapidement relayée par une diaspora présente sur tous les continents. Toutefois elle n’a pas encore tous les attributs d’une superpuissance (au niveau mil, modèle.) et doit faire face à de nombreux défis qui interrogent l’avenir et risquent de remettre en cause la priorité absolue donnée à la croissance économique.

Fin de l'extrait

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