Correction Histoire Géographie - Bac S 2017 Pondichéry

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Correction Histoire Géographie - Bac S 2017 Pondichéry

Le contenu du document


PREMIERE PARTIE : COMPOSITION DE GEOGRAPHIE

SUJET 1 – DES TERRITOIRES INEGALEMENT INTEGRES DANS LA MONDIALISATION (ESPACES MARITIMES COMPRIS)

Thèmes abordés : Les dynamiques de la mondialisation. / Des territoires inégalement intégrés dans la mondialisation. / Les espaces maritimes : approche géostratégique.

Difficultés du sujet : Il ne fallait pas omettre les espaces maritimes, qui sont une composante  essentielle du sujet posé.

Un plan en trois parties est recommandé, même si les paragraphes du développement sont inégaux.

Attention, aucun titre ne doit figurer dans la rédaction.


INTRODUCTION

Amorce : « L’émergence dans tous les domaines de l’espace mondial. » définit la mondialisation selon Jacques Lévy. Cette mutation spatiale, bien qu’elle soit en cours et inachevée, ne concerne pas tous les habitants, ni tous les territoires de la planète.

Définition du sujet : Les territoires désignent des espaces de tailles variables, socialisés et aménagés dans lesquels les habitants se reconnaissent une appartenance commune.

Les espaces maritimes sont les mers et océans du monde, mais aussi les littoraux qui les bordent ainsi que les passages (détroits, canaux) qui les relient.

L’intégration signifie le processus de connexion des territoires aux différents réseaux et flux de l’économie mondiale, d’où il en résulte des dynamiques de développement.

La mondialisation désigne un mécanisme une dynamique économique qui résulte de l’extension du capitalisme, qui a des conséquences géographiques nombreuses.

Problématique : Dans quelle mesure la mondialisation provoque-t-elle une inégale intégration des territoires (espaces maritimes compris) à toutes les échelles géographiques ?

Plan : D’une part, certains territoires, considérés comme des centres d’impulsion sont très bien intégrés.

D’autre part, certains espaces sont privilégiés à plus grande échelle.

Enfin, il existe des territoires plus ou moins intermédiaires ou marginalisés dans un système-monde concurrentiel.


DEVELOPPEMENT

I. L’INTEGRATION TOTALE DES CENTRES D’IMPULSION DE LA MONDIALISATION

1. Les centres d’impulsion

- L’oligopole mondial (Olivier Dolfus)

- La Triade, les trois aires de puissance (Etats-Unis, Union européenne, Asie orientale)

- La maîtrise des leviers de la mondialisation.


2. Des pôles compétitifs

- L’hyperpuissance des Etats-Unis

- La puissance commerciale européenne.

- L’Asie orientale, une aire de puissance polycentrique en expansion.


3. Les espaces émergents

- L’affirmation des BRICS (puissances émergentes : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

- Un monde devenu géographiquement multipolaire.


II. LES ESPACES PRIVILEGIES A PLUS GRANDE ECHELLE

1. Les interfaces terrestres

- Le dynamisme des espaces frontaliers ouverts.

- Des flux et des réseaux massifs et variés.

- L’exemple de la LINEA (Mexamérique entre les Etats-Unis et le Mexique).


2. Les espaces maritimes

- Les littoraux, des espaces attractifs et dynamiques.

- Les façades maritimes (Nord-Est de l’Amérique du Nord, Northern Range, Asie orientale)

- Les métropoles de front de mer (Rotterdam, Shanghai…)

- Les ZIP (Zones Industrialo-Portuaires).

- Des espaces stratégiques de la mondialisation.

- Une croissance de leur importance stratégique.

- Des voies de communication essentielles.

- Mers et océans sont des vecteurs des flux et de connexion des littoraux.

- Des lieux de ressources et d’aménagement.

- L’importance des Zones Economiques Exclusives.


3. Les mégalopoles et les villes-mondiales (globales)

- Les mégalopoles (Megalopolis, Dorsale européenne, Archipel mégalopolitain asiatique).

- Les villes mondiales ou globales.

- Des fonctionnements en réseau.

- Les quartiers des affaires


III. DES TERRITOIRES INTERMEDIAIRES OU MARGINALISES

1. Des espaces intermédiaires

- Les pays en situation intermédiaire : Amérique latine, Asie du Sud, Afrique.

- Les pays pétroliers.


2. Les territoires exclus de la mondialisation

- Les PMA (Pays les Moins Avancés au nombre de 48 selon l’ONU).

- Des handicaps persistants et des manques d’attractivité.

- Quelques points d’ancrage néanmoins (ports).

- Les bidonvilles, des quartiers écartés.

- Les pays enclavés, en situation de crise ou de guerre.


CONCLUSION

Bilan : Indéniablement, la mondialisation apparait comme un mécanisme d’inégale intégration des différentes parties du globe, organisé autour et par les grands centres d’impulsion. Elle contraint les territoires à une rude concurrence où chacun cherche à valoriser ses atouts afin de devenir attractif. Mais tous les territoires, qu’ils soient terrestres ou maritimes ne disposent pas des mêmes aménités et les disparités s’accentuent entre les territoires et situation d’intégration et ceux en situation de marginalisation.

Ouverture : Dans le « système-monde » actuel, la mondialisation est perçue majoritairement comme un mécanisme inégalitaire et pose l’idée d’une nouvelle gouvernance mondiale afin que chaque territoire puisse accéder à une mondialisation durable, qui soit plus équitable, viable et vivable dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux.


SUJET 2 – JAPON-CHINE : CONCURRENCES REGIONALES, AMBITIONS MONDIALES.

Thèmes abordés : Dynamiques géographiques de grandes aires continentales. / L’Asie du Sud et de l’Est : les enjeux de la croissance. / Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales.

Difficultés du sujet : Pas de difficultés majeures, car le sujet proposé correspond au titre d’un thème de géographie. Cependant, le plan doit intégrer une dimension multi scalaire à différentes échelles géographiques : régionale ET mondiale).

Il ne faut absolument pas se contenter d’un plan qui proposerait basiquement un développement axé d’une part sur le Japon et d’autre part sur la Chine, car c’est bien une confrontation, un comparatif entre les deux pays qui est attendue.

Le pluriel invite à réfléchir à toutes les ambitions que nourrissent les deux puissances et les poussent à se concurrencer.

Un plan en deux parties est tout à fait acceptable. Attention, aucun titre ne doit figurer dans la rédaction.


INTRODUCTION

Amorce : En novembre 2014, le sommet Asie-Pacifique est l’occasion d’une rencontre plus ou moins tendue entre le Président chinois et le Premier Ministre japonais, car les deux pays se disputent les îles Senkaku/Diaoyu.

Définition du sujet : Le Japon et la Chine sont deux puissances motrices d’Asie orientale et puissances économiques majeures dans la mondialisation. L’Empire du Milieu et le pays du Soleil Levant sont à la fois partenaires et concurrents aux échelles régionales et planétaires. Depuis 2016, selon le FMI, la Chine serait la Première puissance mondiale en termes de PIB. C’est une véritable puissance émergente, alors que le Japon est un pays de la Triade depuis des décennies. Ces deux leaders rivalisent pour s’imposer en Asie et pour peser sur les décisions planétaires.

Problématique : Comment se manifestent la compétition et les convoitises du Japon et de la Chine à l’échelle régionale et à l’échelle mondiale ?

Plan : D’une part, ces deux Etats sont rivaux et interdépendants à l’échelle régionale (continentale de l’Asie). D’autre part, leur influence et leurs projets pour s’imposer dans tous les domaines s’effectuent à l’échelle mondiale.


DEVELOPPEMENT

I. A L’ECHELLE REGIONALE : DEUX PUISSANCES MOTRICES EN ASIE

1. Deux puissances économiques concurrentes

- PIB de 9 240 milliards de dollars pour la Chine.

- PIB de 4 900 milliards de dollars pour le Japon.

- 70% du PIB de l’Asie.

- Le Japon, un modèle économique : croissance et développement avec le « vol d’oies sauvages » (Akamatsu) ; un exemple pour les Dragons, puis les Tigres.

- Un rééquilibrage des puissances économiques : le Japon pays de la Triade, les NPIA, l’émergence de la Chine.

- Japon et Chine : deux puissances rivales : diaspora chinoise, accord de libre-échange CAFTA avec Taiwan, monnaie internationale.


2. Une interdépendance croissante

- Des partenaires commerciaux : la Chine est le premier partenaire commercial du Japon.

- Des investissements croisés : 20.000 entreprises nippones sont présentes sur le territoire chinois.

- Des flux humains plus nombreux : 500.000 Chinois s’installent au Japon ; 130.000 Japonais s’installent en Chine.


3. Des contentieux omniprésents

- Des tensions anciennes.

- 1972 : normalisation diplomatique des relations.

- 1894-1895 : première guerre sino-japonaise.

- 1931 : annexion de la Mandchourie par les Japonais.

- 1937 : massacre de Nankin.

- Des tensions frontalières en mer de Chine : îlots de Senkaku/Diaoyu.

- Des rivalités de puissances régionales : recherche du contrôle des voies maritimes, extension des ZEE (Zones Economiques Exclusives).


II. A L’ECHELLE MONDIALE : DEUX GRANDES PUISSANCES AMBITIEUSES

1. Deux puissances économiques au centre de la mondialisation

- Le Japon cherche à rester une puissance économique mondiale.

- La Chine tente de devenir la première puissance économique mondiale.


2. Deux puissances économiques au centre de la mondialisation

- Le Japon cherche à rester une puissance économique mondiale.

- La Chine tente de devenir la première puissance économique mondiale.


3. Des ambitions géopolitiques qui attisent les rivalités entre les deux Etats

- Des ambitions politiques et militaires.

- La Chine dispose d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU.

- Le Japon revendique un siège.

- Le Japon investit dans le domaine militaire.

- Le Japon participe à des opérations de maintien de la paix de l’ONU ou à des opérations humanitaires.

- Chine : 2eme budget militaire mondial ; Japon : 5eme budget militaire mondial.

- La marine japonaise surveille les voies maritimes et lutte contre la piraterie


4. Des ambitions culturelles

- Le Soft Power japonais : « cool Japan ».

- La Chine : jeux olympiques de 2008, exposition universelle de Shanghai de 2010, diaspora nombreuse et active.


5. Des ambitions limitées par des défis

- Le Japon : une puissance fragilisée ; les effets de la crise de 2008, menace de l’émergence économique de la Chine, vieillissement démographique, vulnérabilité face aux risques naturels et technologiques.

- La Chine : les faiblesses d’un pays émergent ; dépendance de l’extérieur, ralentissement économique, croissance fluctuante, sacrifice du développement durable, contestations sociales, émancipation du Tibet, censure.


CONCLUSION

Bilan : Indéniablement, les relations entre la Chine et le Japon, seconde et troisième puissance mondiale sont traversées par des rivalités économiques mais aussi par des questions géopolitiques régionales et planétaires. La montée en puissance de la Chine modifie les équilibres. Face à l’affirmation de l’Empire du Milieu, le Pays du Soleil Levant est obligé de développer de nouvelles stratégies pour maintenir son influence en Asie et dans le monde.

Ouverture : En dépit de tensions, le Japon et la Chine fêtent en 2012 le 40 eme anniversaire de la normalisation de leurs relations diplomatiques. Ces deux pays n’ont d’autres choix que de s’orienter vers une coopération renforcée qui leur permettra de peser davantage dans la mondialisation, car le principal concurrent pour la Chine semble être davantage l’hyperpuissances des Etats-Unis que la puissance nippone.


DEUXIEME PARTIE : ANALYSE D’UN DOCUMENT EN HISTOIRE

SUJET DU THEME : LE PROCHE ET LE MOYEN-ORIENT, UN FOYER DE CONFLITS

Document – Introduction d’un rapport du Sénat français le 22 septembre 2008.

Thèmes abordés : Grandes puissances et conflits dans le monde depuis 1945. / Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits.

Difficultés du sujet : Il s’agit d’étudier un foyer de conflits particulier, le Moyen-Orient.

Certains éléments du chapitre sur « Les Etats-Unis et le monde depuis 1945 » peuvent être mobilisés.

La profusion des faits et leur complexité imposent de traiter ce sujet de façon systématique en privilégiant sa problématisation.


INTRODUCTION

Le Proche et le Moyen-Orient sont des termes forgés par les puissances occidentales au début du XXe siècle et ont une visée géopolitique plus que géographique et désignent des régions aux contours fluctuants. Le Proche-Orient désigne les « régions du Levant », c’est-à-dire les pays de l’Est du bassin méditerranéen, de la Turquie à l’Egypte. Le terme de Moyen-Orient, qui s’impose dans le monde anglo-saxon, désigne l’ensemble des pays de l’Asie de l’Ouest (de la Turquie à l’Iran voire l’Afghanistan) et du Sud-Ouest (Péninsule arabique) et l’Egypte.

Le terme de conflits désigne ici des oppositions violentes, de diverses natures, qui prennent le plus souvent la forme de luttes plus ou moins armées. Le sujet commence en 1945, après la Seconde Guerre mondiale. La région s’émancipe de la tutelle avec la fin des « mandats ».

Cet extrait de l’introduction d’un rapport de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat français (source officielle), daté du 22 septembre 2008 met en lumière les logiques qui font du Proche et du Moyen-Orient un foyer de conflits. En effet, d’après les informations du document, le Proche et le Moyen-Orient forment une région particulièrement instable, une des plus conflictuelles du monde, et ce depuis 1945. Ces conflits ont une grande résonnance sur le plan médiatique, géopolitique et diplomatique. De multiples facteurs font du Proche et du Moyen-Orient une terre d’affrontements et en enjeu majeur des relations internationales.

Dès lors, en quoi ce document évoque les facteurs qui font du Proche et du Moyen-Orient un foyer de conflits aux répercussions majeures ?

D’une part, les facteurs et les motifs de tensions sont multiples, faisan du Proche et du Moyen-Orient une véritable poudrière ?

D’autre part, les évènements qui se déroulent aux Proche et au Moyen-Orient ont des impacts pour d’autres territoires continentaux.


DEVELOPPEMENT

I. DES FACTEURS DE TENSIONS MULTIFORMES

1. Facteur militaire/armement

Ligne 1 : « Si l’Iran arrivait à se doter de l’arme nucléaire. »

Depuis 2002, l’Iran au mépris des conventions internationales, essaie de développer une technologie militaire nucléaire.

Ligne 8 : « le fait nucléaire ».

Ligne 9 : « Israël possèderait la bombe atomique. »

Israël possède, sans l’avouer officiellement l’arme nucléaire.


2. Facteur terroriste

Ligne 5 : « réislamisation ».

En 1979, la révolution iranienne donne naissance au premier régime islamiste chiite. L’islamisme s’impose comme une idéologie politique dénonçant l’influence occidentale.

L’influence de l’islamisme (idéologie politique qui prend sa source dans une interprétation radicale de l’Islam et vise à établir les textes sacrés comme seule source du droit), revitalisé par la présence de forces américaines sur la terre sainte d’Arabie Saoudite, l’islamisme rejette l’influence occidentale et son soutien à Israël. Ce courant est porté par le mouvement Al-Qaida d’Oussama Ben Laden, mais aussi par le Hezbollah libanais et le Hamas (mouvement terroriste et parti politique islamiste sunnite né en 1987, soutenu par l’Arabie Saoudite, qui prône la destruction d’Israël) palestinien. Al-Qaida lance dès 1993 une campagne d’attentats qui culmine le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et qui se poursuivent en Europe.

En Syrie et en Irak, où sévit une guerre civile, une coalition internationale de pays confrontés au terrorisme combat l’« Etat islamique ».


3. Facteur religieux

Ligne 10-11 : « une religion qui divise autant qu’elle unit les pays de la région. »

Les tensions dans le monde musulman, notamment entre chiites (musulmans minoritaires, moins de 15% qui considèrent que la descendance du prophète Mahomet a été usurpée et sont partisans de l’iman Ali et de ses descendants) et sunnites (musulmans fidèles aux préceptes de la Sunna, le recueil des préceptes tirés des pratiques du Prophète Mahomet), les Frères musulmans (association de bienfaisance, confrérie, fondée en 1928 par l’instituteur Hassan el-Banna, qui se donne pour but politique d’instaurer un grand Etat islamique fondé sur l’application de la Charia) et salafistes (mouvement fondamentaliste sunnite qui souhaite un retour à l’islam des origines fondé sur le Coran et la Sunna) s’avivent depuis le « Printemps arabe ».


4. Facteur nationaliste

Ligne 5-6 : « mutation du « panarabisme », ce rêve de l’unité du monde arabe port » par Nasser ».

Le panarabisme, forgé au XIXe siècle, est un idéal de retour à la puissance d’une nation arabe unie, perdue face à l’Empire ottoman et à l’influence occidentale. Nasser incarne ce mouvement et le lie à celui de l’affirmation du tiers-monde. L’échec de la lutte contre l’Etat d’Israël, ciment du mouvement, lui fait perdre de l’influence au profit de l’islamisme. C’est cette idéologie politique fondée sur l’islam qui incarne de plus en plus la lutte des peuples arabes contre l’Occident.


II. UNE TERRE D’ENJEUX STRATEGIQUES

1. Une dépendance réciproque et dissymétrique entre l’Europe et le Moyen-Orient

Ligne 13 : « L’énergie et les enjeux commerciaux. »

Ligne 13-14 : « L’Europe dépend du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole et de gaz ».

Avec plus de 60% des réserves mondiales prouvées, le Moyen-Orient est, depuis les années 1960, la plus importante zone mondiale de production d’hydrocarbures. Cette particularité explique largement l’attention des grandes puissances aux guerres et révolutions qui agitent la région. Les pays industrialisés (européens) n’hésitent pas à intervenir pour sécuriser leur approvisionnement en pétrole. De leur côté, les pays du Moyen-Orient tentent de mieux contrôler leurs ressources et s’en servent comme arme géopolitique.

Les pays occidentaux sont de plus en plus dépendants de la production pétrolière du Moyen-Orient.

Ligne 14-15 : « Inversement, l’Europe exporte quantité de biens et de services vers cette région. »

Le Moyen-Orient est un client privilégié de l’Europe et l’Europe reste un fournisseur majeur du Moyen-Orient pour des flux de marchandises, de biens de consommation, des biens manufacturés, …

Il y a un partenariat économique et commercial d’ampleur entre l’Europe et le Moyen-Orient.


2. Un foyer de conflits qui inquiète

Ligne 16-17 : « La sécurité, le terrorisme inquiète les Européens, Américains et gouvernements du Moyen-Orient. »

Depuis quelques années, les attentats et actes terroristes inondent les pays et territoires du Moyen-Orient. C’est l’escalade et l’engrenage de la violence. Des groupuscules déstabilisent la région. Dans le même temps, l’Etat islamique, organisation terroriste djihadiste, créée en 2006 en Irak à partir de groupes djihadistes sunnites, est liée à l’origine à Al-Qaida. Puis cette organisation s’en émancipe pour devenir en 2013, « l’Etat islamique en Irak et au Levant » (Daesh selon l’acronyme en arabe), qui est implantée en Irak et en Syrie et étend son influence sur d’autres groupes djihadistes.

Ligne 17-18 : « De jeunes Européens prennent le chemin des madrasas, au Yémen ou ailleurs. »

Le djihad attire certains européens qui se font enrôler, embrigader. Ils partent effectuer la guerre sainte au Moyen-Orient ou commettent des actes terroristes en Europe. Les autorités européennes peinent à stopper cette nouvelle forme de conflictualité, malgré la mise en place de moyens de prévention, de dissuasion, de coercition.

Ligne 18-19 : « D’autres meurent dans des attentats au Caire, à Londres ou à Madrid. »

Les attentats terroristes se déploient partout, il n’y a pas un territoire qui en échappe.

Actuellement les espaces de la démocratie libérale occidentale, notamment les grandes capitales subissent ces actes violents, sabotages, attentats, assassinats, prises d’otages, visant le plus souvent des civils. Il s’agit par la terreur de faire pression sur des Etats ou d’internationaliser cette cause. Ces attentats revendiqués touchent aussi bien des populations locales que internationales et européennes.

1997-2004-2005 : attentats au Caire

2005 : attentats à Londres

2004 : attentats à Madrid

Qui sont perpétrés par la nébuleuse d’organisations islamistes et terroristes internationales d’Al-Qaida, fondée en 1987.


CONCLUSION

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’équilibre géopolitique au Proche et au Moyen-Orient est bouleversé. Les facteurs de tensions sont nombreux et variés et restent intimement liés. L’islamisme voit son développement s’accélérer, suivant le modèle iranien ou l’influence sunnite, après l’échec du panarabisme. L’ensemble de ces enjeux font donc de la région un espace particulièrement sensible aux tensions. Parallèlement, les enjeux énergétiques liés au pétrole et au nucléaire font de la région une zone stratégique à l’équilibre fragile. Enfin, l’Occident surveille activement cette région, considérée comme un foyer majeur du terrorisme international.

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