Correction Bac Blanc Histoire Géo - Bac S Décembre 2017

Correction Bac Blanc Histoire Géo - Bac S Décembre 2017

On y est ! Le corrigé du Bac Blanc d'Histoire Géo série S est maintenant disponible.

Notre professeur a préparé spécialement pour vous cette correction du Bac Blanc d'Histoire Géo. Pour rappel, le sujet portait sur "l'historien et les mémoires" (Seconde Guerre mondiale et guerre d'Algérie) et "les Etats-Unis et le monde depuis 1945" en Histoire et "l'inégale intégration des territoires dans la mondialisation" en Géographie.

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Correction Bac Blanc Histoire Géo - Bac S Décembre 2017

Le contenu du document

 

PARTIE 1 : COMPOSITION D’HISTOIRE

Sujet 1 : En fonction de l’étude menée dans l’année, vous traiterez l’un des deux sujets suivants : l’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France ou l’historien et les mémoires de la Guerre d’Algérie. 

Ce sujet devait permettre à l’élève de reprendre les notions abordées dans le seul chapitre, intitulée le rapport des sociétés à leur passé du thème 1 : L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France / L’historien et les mémoires de la Guerre d’Algérie. Le chapitre implique de voir le rôle des historiens et l’évolution de la mémoire dans l’un ou l’autre des conflits. Le professeur choisissait l’un des deux conflits : il fallait bien sûr choisir le conflit qui avait été étudié en classe.    

L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France

DEMARCHE

Une composition suppose tout d’abord d’avoir bien défini les termes du sujet. 

  • Mémoire : faculté permettant de retenir des informations. Cependant, cette mémoire peut être erronée, ou biaisée par des informations extérieures ou bien par le vécu de la personne qui a mémorisé les faits. Attention, le sujet utilise le pluriel : les mémoires, il y a donc plusieurs types de mémoires.
  • Les historiens : il faut donc prendre en considération les personnes qui étudient l’histoire. 
  • Borne chronologique de début -> 1945 : fin de la Seconde Guerre mondiale, début du mythe résistancialiste. 
  • Borne chronologique de fin -> de nos jours : développement d’une mémoire plus complète. 

Il ne faut pas oublier de faire une problématique : une problématique n’est pas une simple répétition des termes du sujet sous forme de question : il faut intégrer une nouvelle notion. Elle doit rappeler que les historiens ont travaillé pour l’élaboration d’une mémoire plus liée à la réalité, après le développement de nombreuses mémoires officielles, erronées ou tronquées. 

Le sujet stipule de travailler sur une période longue : il est donc plus judicieux de faire un plan chronologique. Cela oblige à trouver des bornes chronologiques pour chaque partie. 

I. UNE HISTOIRE IMMEDIATE TRONQUEE (1945 – FIN DES ANNEES 1960)

A. L’image d’une France majoritairement résistante se développe dès la fin de la guerre.

Argument : Idée de mythe résistancialiste, soutenue par De Gaulle, ancien chef de la Résistance française. Volonté d’oublier le régime de Vichy et la politique de collaboration, mais oubli également des victimes du génocide.  

Exemple : Nombreuses célébrations organisées pour glorifier le souvenir de la Résistance, comme le transfert des cendres de Jean Moulin le 19 décembre 1964 au Panthéon. 

B. Le parti communiste cherche à faire oublier le pacte germano-soviétique et se proclame parti des « 75 000 fusillés ». 

Argument : Volonté d’oublier une entrée dans la résistance tardive suite au pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS. Le parti communiste obtient de plus en plus de voix suite aux succès de l’URSS dans la guerre. 

Exemple : Les intellectuels sympathisants comme Aragon ou Sartre participent à l’héroïsation du PC. 

C. La mémoire pétainiste essaie de justifier les actes du maréchal pendant le régime de Vichy. 

Argument : Procès de Pétain en juillet 1945. Théorie forgée par son avocat : « bouclier de la France » : Pétain aurait accepté de collaborer avec l’Allemagne pour préserver l’avenir du pays. Mémoire non durable, même si elle ressurgit suite à la découverte que Mitterrand fleurit chaque année la tombe de Pétain.  

Exemple : La thèse est défendue par l’écrivain Robert Aron (1898-1975) dans Histoire de Vichy publié en 1954 et ouvrage de référence jusqu’aux années 1970. 

II. UNE APPROCHE HISTORIQUE MEMORIELLE A LA FIN DES ANNEES 1960

A. La fin du mythe résistancialiste laisse apparaître une France peu résistante

Argument : Idée qui apparaît selon laquelle peu de gens ont été résistants : la majorité de la population a laissé faire. L’ouvrage La France de Vichy de Paxton paru en 1973 montre que c’est le régime de Vichy qui a eu l’initiative de la collaboration et de la législation antisémite. 

Exemple : Le film Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls (sorti en 1971) démontre, à travers l’exemple de Clermont-Ferrand en 1940 à 1944, que la Résistance était un phénomène minoritaire. Il met l’accent sur les comportements quotidiens à l’égard de l’occupant, ambigus ou de collaboration. 

B. Le développement d’une politique mémorielle

Argument : Afin de perpétuer la politique mémorielle, des lieux de mémoires sont élaborés dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils permettent d’honorer les participants à la résistance, comme les soldats venant des colonies ou de lieux emblématiques de la Seconde Guerre Mondiale.

Exemple : Exemple de persécution des civils, comme le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane qui commémore un massacre de 642 civils par des SS en juin 1944.  

C. Le début de la mémoire de la Shoah

Argument : La déportation dans les camps nazis est évoquée pour montrer la violence de la guerre, mais la mémoire ne parle pas d’un génocide juif ou tzigane. Seuls 3% des déportés juifs sont revenus des camps. Progressivement, une mémoire de la Shoah se développe avec la multiplication des témoignages et le procès d’Eichmann (1961), dirigeant nazi qui a été reconnu couple des déportations juives pendant la guerre. 

Exemple : Les témoignages écrits se multiplient, notamment celui de Primo Levi, paru en 1987 en France (alors qu’il est paru en Italie en 1947).

III. DE NOUVEAUX ENJEUX MEMORIELS A LA FIN DU XXE SIECLE ET AU XXIE SIECLE 

A. Le devoir de mémoire

Argument : Devoir de mémoire qui se centre sur la commémoration du génocide juif. Mise en place d’une transmission officielle de la mémoire : ainsi, l’Etat met en place des lois mémorielles. Mais ces lois sont souvent critiquées par les historiens. 

Exemple : Loi Gayssot, en 1990, interdit le négationnisme.

B. La recherche des coupables implique la création de procès

Argument : Le procès Eichmann provoque la multiplication de grands procès dans les années 1980-1990 en France, après le vote de la loi introduisant le caractère imprescriptible du crime contre l’humanité. Ainsi, des dirigeants du régime de Vichy ou du 3e Reich sont jugés en France.

Exemple : Procès Klaus Barbie en 1987 : ancien chef de la Gestapo, il a été jugé à Lyon. Son procès a été entièrement filmé, permettant de l’utiliser en tant que témoignage historique. 

C. Les reconnaissances officielles permettent de mettre en lumière des faits occultés

Argument : La reconnaissance politique de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs par Jacques Chirac en 1995. Déclaration de repentance des évêques en 1997 qui évoque le génocide et leur neutralité. 

Exemple : Les Français qui ont caché des Juifs sont aussi célébrés, sous le nom de Justes. Titre octroyé par les personnes qui ont contribué à sauver des Juifs.  

Ceci n’est qu’un plan très détaillé : en effet, chaque sous partie nécessite un argument bien développé et un exemple précis. Des schémas peuvent être réalisés au sein de la dissertation pour préciser les informations données dans le développement. 

En conclusion, il faut répondre à la problématique posée au début : les historiens ont travaillé pour l’élaboration d’une mémoire plus liée à la réalité.

L’historien et les mémoires de la Guerre d’Algérie

DEMARCHE

Une composition suppose tout d’abord d’avoir bien défini les termes du sujet. 

  • Mémoire : faculté permettant de retenir des informations. Cependant, cette mémoire peut être erronée, ou biaisée par des informations extérieures ou bien par le vécu de la personne qui a mémorisé les faits. Attention, le sujet utilise le pluriel : les mémoires, il y a donc plusieurs types de mémoires.
  • Les historiens : il faut donc prendre en considération les personnes qui étudient l’histoire.
  • Guerre d’Algérie : guerre de décolonisation de l’Algérie avec sa métropole, la France, qui a duré de 1954 à 1962.
  • Borne chronologique de début -> les mémoires commencent donc à la fin du conflit, en 1962.  
  • Borne chronologique de fin -> l’élaboration des mémoires perdure aujourd’hui. 

Il ne faut pas oublier de faire une problématique : une problématique n’est pas une simple répétition des termes du sujet sous forme de question : il faut intégrer une nouvelle notion. Il s’agissait de savoir comment l’historien fait face à la multiplication de mémoires de cette guerre. 

Le sujet stipule de travailler sur une période longue : il est donc plus judicieux de faire un plan chronologique. Cela oblige à trouver des bornes chronologiques pour chaque partie. Le plan impliquait de montrer les changements de discours et du travail des historiens au fur et à mesure des années :

  • L’historien doit travailler avec deux mémoires officielles immédiates.
  • L’historien participe à la déconstruction de cette mémoire officielle, mais se heurte au refus d’ouverture des archives. 
  • La difficile mise au point d’UNE mémoire. 

I. L’HISTORIEN DOIT TRAVAILLER AVEC DEUX MEMOIRES OFFICIELLES IMMEDIATES

A. La France pratique une politique d’amnistie

Argument : La France se refuse à considérer ce conflit comme une guerre et préfère pratiquer une politique d’amnistie. Celle-ci est même une clause des accords d’Evian, empêchant donc les historiens qui souhaitent travailler sur ce conflit de se documenter. 

Exemple : Des lois votent l’amnistie de généraux français ayant participé à l’Organisation de l’armée secrète. 

B. L’Algérie considère le conflit comme une nouvelle naissance de la nation

Argument : Le FLN, au pouvoir, cherche à montrer que la guerre de décolonisation a fait un véritable consensus auprès des Algériens. Cependant, le parti détourne la vérité. La guerre a permis, selon les membres du FLN, de créer une véritable identité à la nation algérienne. 

Exemple : Exaltation du peuple et du parti, qui passe par la destruction des monuments commémoratifs français (notamment de la Première et de la Deuxième guerre mondiale)

C. Le début du travail des historiens

Argument : Les historiens commencent à travailler sur le conflit, en essayant de fournir un travail objectif.

Exemple : Le travail de Pierre Nora, dans Les Français d’Algérie en 1961.  

II. DES MEMOIRES REMISES EN CAUSE

A. Les mémoires officielles sont remises en cause par l’opinion publique

Argument : L’opinion publique rappelle que ces mémoires sont tronquées, notamment en Algérie avec les populations berbères. Par ailleurs, la publication de témoignages permet l’entretien de différentes mémoires, comme celle des harkis. Néanmoins, le régime estime que la guerre a permis de libérer le pays.

Exemple : Il fait ainsi construire un monument à la mémoire des martyrs à Alger. 

B. Un travail des historiens rendu difficile

Argument : Le travail des historiens est délicat car aussi bien en France qu’en Algérie, les archives ne sont pas accessibles aux historiens. 

Exemple : Ces derniers sont par ailleurs contrôlés, notamment en Algérie.

C. Quelques travaux sont élaborés

Argument : Ces difficultés n’empêchent pas la constitution de travaux, élaborés aussi bien en Algérie qu’en France. 

Exemple : Deux colloques, un en France sur la guerre d’Algérie et les Français en 1988 et un en Algérie contrôlé cependant par l’Etat sur le retentissement de la guerre (1984). 

III. LA DIFFICILE MISE AU POINT D’UNE MEMOIRE

A. Les historiens tentent de construire un savoir objectif

Argument : Les historiens tentent de dépasser les mémoires nationales afin de construire un savoir objectif à l’époque où la France commence à reconnaître la Guerre d’Algérie (1999). Ce travail est facilité par l’ouverture d’une grande partie des archives françaises sur la Guerre d’Algérie

Exemple : Le travail de l’historien Benjamin Stora, qui publie La Gangrène et l’oubli en 1999. 

B. Un travail qui se facilite en Algérie

Argument : Après la libéralisation du régime en 1988, en Algérie, les historiens peuvent travailler plus facilement sur le conflit, même si cette libéralisation est assez restreinte. En effet, les archives algériennes restent encore inaccessibles aux historiens.  

Exemple : Ainsi, en 2006, le président Bouteflika avait admis que les connaissances sur cette guerre n’étaient pas complètes. 

C. Un conflit toujours présent 

Argument : Le conflit est toujours présent, notamment dans les relations entre les deux pays qui sont parfois difficiles. 

Exemple : L’Algérie évoque parfois l’idée d’obtenir des réparations financières pour les années de colonisation et de guerre. 

Ceci n’est qu’un plan très détaillé : en effet, chaque sous partie nécessite un argument bien développé et un exemple précis. 

En conclusion, il faut répondre à la problématique posée au début : les historiens ont travaillé pour l’élaboration d’une mémoire plus liée à la réalité. Le contexte particulier de la Guerre d’Algérie a nourri plusieurs mémoires, et notamment une mémoire officielle algérienne. Ces mémoires divergentes existent encore, malgré le travail des historiens. 

Sujet 2 : La puissance américaine dans le monde depuis 1945

DEMARCHE

Une composition suppose tout d’abord d’avoir bien défini les termes du sujet. 

  • Puissance : capacité d’un Etat à imposer sa volonté aux autres Etats. 
  • Puissance américaine : formée sur le Hard et le Soft power, c’est une économie monde. 
  • Borne chronologique de début -> 1945 : Fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis sortent vainqueurs et auréolés de gloire. C’est une superpuissance. 
  • Borne chronologique de fin -> de nos jours : le pays est la seule puissance globale du monde, néanmoins elle est de plus en plus concurrencée et contestée. 

Il ne faut pas oublier de faire une problématique : une problématique n’est pas une simple répétition des termes du sujet sous forme de question : il faut intégrer une nouvelle notion. En quoi les Etats-Unis sont-ils restés une puissance mondiale depuis 1945 malgré les mutations géopolitiques mondiales, subissant cependant des contestations ? 

Le sujet stipule de travailler sur une période longue : il est donc plus judicieux de faire un plan chronologique. Cela oblige à trouver des bornes chronologiques pour chaque partie. 

I. UNE PUISSANCE MONDIALE QUI SE DEVELOPPE PENDANT LA GUERRE FROIDE

A. Un hard power dominant

Argument : Les Etats-Unis sont une puissance économique, financière et militaire forte au sortir de la Seconde Guerre mondiale.  

Exemple : Ils sont à la tête d’une armée moderne, possédant l’arme nucléaire. 

B. Un soft power véhiculant un modèle culturel

Argument : Les Etats-Unis influencent les pays du monde, du fait de leurs exportations de biens et de films. 

Exemple : Le cinéma hollywoodien véhicule ainsi l’American Way of Life, permettant ainsi de développer un modèle à suivre pour les autres pays. 

C. Une puissance en développement qui cherche à contrer le communisme

Argument : Les Etats-Unis sont à la tête du bloc occidental, qui s’oppose au bloc communiste, avec à leur tête l’URSS. Développement de doctrines différentes, avec la doctrine Truman et le containment. 

Exemple : Les Etats-Unis et l’URSS s’opposent ainsi lors de plusieurs crises à Berlin, mais aussi lors de la crise des missiles de Cuba en 1961. 

II. UNE PUISSANCE MONDIALE CONCURRENCEE DEPUIS 1991

A. Les gendarmes du monde libre

Argument : Les Etats-Unis sont à la tête d’une armée moderne et d’une économie florissante grâce aux différentes organisations économiques mondiales. Ils participent à différents conflits pour maintenir la paix dans le monde au sein d’organisations internationales.

Exemple : Les Etats-Unis font partie de la coalition pour libérer le Koweït en 1991 de l’invasion irakienne.

B. Une puissance concurrencée

Argument : La puissance économique s’érode progressivement, avec plusieurs dévaluations du dollar et le développement de puissances émergentes en Asie (Chine et Inde) et en Amérique latine (Brésil). 

Exemple : Les exportations du pays ont considérablement chuté, passant de 25% en 1950 à 9% de nos jours, alors que les importations du pays représentent encore environ ¼ du total mondial. 

C. Une puissance remise en cause

Argument : Le modèle est remis en cause par l’antiaméricanisme qui se développe depuis le début des années 2000.

Exemple : Les attentats du 11 septembre 2001.

Ceci n’est qu’un plan très détaillé : en effet, chaque sous partie nécessite un argument bien développé et un exemple précis. Des schémas peuvent être réalisés au sein de la dissertation pour préciser les informations données dans le développement. 

En conclusion, il faut répondre à la problématique posée au début : les historiens ont travaillé pour l’élaboration d’une mémoire plus liée à la réalité.

PARTIE 2 : REALISATION D’UN CROQUIS DE GEOGRAPHIE

Croquis Bac Blanc Histoire Géo - Bac S Décembre 2017

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