Aménager la ville - Villes et développement durable - Histoire Géographie - Seconde S

Aménager la ville - Villes et développement durable - Histoire Géographie - Seconde S

Cette fiche de révision porte sur le thème "Villes et développement durable", du chapitre "Aménager la ville", au programme de Seconde

Vous retrouverez dans ce document une étude de cas sur les villes durables des pays du Nord et des pays du Sud. Puis, une partie traitera de la croissance urbaine et des inégalités socio-spatiales. Enfin, il conviendra de se demander si l'aménagement de villes "durables" est possible aujourd'hui.

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Aménager la ville - Villes et développement durable - Histoire Géographie - Seconde S

Le contenu du document

 

PROBLEMATIQUE : Comment l’urbanisation marque-t-elle les paysages et oblige-t-elle les villes à penser à des aménagements respectant les principes du développement durable ?

 

I. CE QU’IL FAUT SAVOIR

- Notions et vocabulaire : 

Bidonville : quartier pauvre d’une ville dans lequel la population a construit ses habitations avec des matériaux de récupération. 

Eco-quartier : quartier d’une ville respectant les objectifs du développement durable.

Etalement urbain : extension des villes sur les campagnes.

Exode rural : départ définitif des populations des campagnes vers les villes. 

Mégapole : très grande ville accueillant plus de 10 millions d’habitants.

Mobilité quotidienne : déplacement quotidien des populations de leur domicile vers leur lieu de travail. 

Transition urbaine : processus au cours duquel une population en majorité rurale devient en majorité urbaine.

Ville durable : ville qui respecte les objectifs du développement durable, avec un cadre de vie agréable pour les populations grâce aux espaces verts, limitant l’usage de l’automobile et prônant la mixité sociale dans les quartiers. 

Urbanisation : processus d’extension des villes, de leur superficie et du nombre d’habitants, qui s’explique par la croissance urbaine et par les effets de l’exode rural.

 

II. ETUDES DE CAS : DES VILLES DURABLES DANS UN PAYS DU NORD ET DANS UN PAYS DU SUD

1. UNE VILLE DURABLE AU BRESIL : CURITIBA

Curitiba est une métropole brésilienne à haut niveau de vie. La ville connaît une forte croissance urbaine : en effet, sa population a été multipliée par 10 en 50 ans, tandis que son actuel taux de croissance annuel moyen est de 4%. Dans son agglomération, elle accueille 3,5 millions d’habitants en 2015. 

Cette croissance urbaine s’accompagne d’un fort étalement urbain : la métropole devient donc très étendue. Par ailleurs, l’espace urbain est densément peuplé, tandis que des bidonvilles se sont développés en périphérie, accueillant des populations issues des campagnes (exode rural).  

A Curitiba, une politique des transports a été définie dès les années 1960 grâce à un plan d’urbanisme : elle organise l’agglomération autour de 5 axes principaux et propose des infrastructures performantes de transport public. Plus de 90% de la population urbaine a accès au réseau de transports en commun. L’urbanisation est ainsi maîtrisée avec notamment l’aménagement d’espaces verts.

 

2. UNE VILLE DURABLE EN SUEDE : MALMÖ

Malmö est une ville durable du Sud de la Suède qui respecte les principes du développement urbain durable. Elle a subi une baisse démographique entre 1970 et 1985. Elle a connu une forte croissance depuis 1985 : de nos jours, elle accueille plus de 300 000 habitants (560 000 habitants dans la métropole), ce qui en fait la 3e ville de Suède. Cette ville a un passé industriel et portuaire et a réussi sa reconversion en ville écologique. Celle-ci cherche à préserver l’environnement et à offrir à ses habitants une grande qualité de vie. La diversité architecturale attire le tourisme. Des espaces densément bâtis sont situés non loin de grands espaces verts. La ville a privilégié le vélo comme moyen de transport avec la mise au point d’un vaste réseau de pistes cyclables. 

Le quartier de Västra Hamnen, accueillant 30 000 habitants, est un ancien port industriel est devenu un éco-quartier. L’énergie est produite localement. 

 

III. CROISSANCE URBAINE, ETALEMENT URBAIN, INEGALITES SOCIO-SPATIALES

1. UNE POPULATION MONDIALE MAJORITAIREMENT URBAINE

Plus de 50% de la population mondiale vit en ville et ce du fait de la transition urbaine : les populations, autrefois en majorité rurale, sont de nos jours en majorité urbaine. On dénombre actuellement 500 agglomérations de plus d’un million d’habitants. Par ailleurs, cette croissance a engendré la naissance de grandes métropoles, comme New York ou Londres, qui accueillent une population nombreuse mais ont également une influence économique, politique et culturelle mondiale. Cependant, la majorité des mégapoles (c’est-à-dire des villes qui dépassent 10 millions d’habitants) du monde se localisent dans les pays en développement. Mexico (Mexique), Delhi (Inde) ou Shanghai (Chine) sont ainsi des mégapoles. L’étalement urbain a aussi pour conséquence la création de mégalopoles, vastes régions à l’urbanisation continue : trois mégalopoles existent dans le monde : 

- La Mégalopolis, à l’Est des Etats-Unis, allant de Boston à Washington ;

- La mégalopole japonaise, au sud de l’île de Honshu, et au nord des îles de Kyushu et Shikoku, comprenant notamment la capitale du pays, Tokyo ;

- La mégalopole européenne, ou dorsale européenne, qui s’étire de Londres (au Royaume-Uni) à Milan (en Italie).

Cette croissance urbaine modifie les paysages et a des conséquences sur l’environnement.

Par ailleurs, elle s’accompagne d’une extension des banlieues et des couronnes périurbaines : il s’agit du phénomène d’étalement urbain, ou de périurbanisation, c’est-à-dire l’extension des zones urbaines sur les campagnes. Ce phénomène engendre une augmentation des mobilités quotidiennes, puisque, de plus en plus, les populations habitent dans les campagnes ou les couronnes périurbaines et rejoignent les villes pour leur travail. 

 

2. UNE CROISSANCE URBAINE DANS LE MONDE

Dans les pays riches, près de 75% de la population vit dans une ville, notamment car cette croissance urbaine a commencé dès l’industrialisation des pays, au XIXe siècle. De nos jours, la croissance urbaine est lente (plus particulièrement en Europe qu’en Amérique du Nord) et peut donc être planifiée. L’environnement est pris en compte dans les aménagements. 

Dans les pays pauvres, l’urbanisation est plus récente, mais la croissance urbaine est exponentielle et incontrôlée. Seule 35% de la population vit en ville, cependant les pays du Sud sont marqués par un fort exode rural et une grande croissance démographique, causée notamment par une fécondité élevée. L’environnement n’est que peu pris en compte : seules quelques opérations spectaculaires sont organisées, mais elles sont sans lendemain. 

 

3. DES INEGALITES CROISSANTES

On constate l’existence de deux phénomènes en lien avec l’urbanisation : 

- D’une part, le phénomène d’étalement urbain provoque une fragmentation urbaine entre les zones d’habitations et d’activités, ce qui fragilise la ville. 

- Ce phénomène renforce les ségrégations sociales et spatiales : les populations sont séparées au sein des villes entre riches et pauvres. Cela se manifeste particulièrement dans les villes du Sud, dans lesquelles les populations riches s’installent dans des quartiers fermés, tandis que les populations pauvres construisent des logements de fortune avec des matériaux de récupération dans des bidonvilles. C’est le cas notamment de la ville de Rio de Janeiro, au Brésil.  Environ 1/3 des urbains vivent dans des bidonvilles ou dans des quartiers insalubres. Dans les pays du Nord notamment, les centres villes réhabilités deviennent trop chers pour certaines populations, qui doivent déménager en périphérie : c’est la gentrification. 

 

IV. TRANSPORTS ET MOBILITES

1. LA QUESTION DE LA MOBILITE EN VILLE

Les flux sont multipliés, du fait de l’étalement urbain (avec l’augmentation des mobilités quotidiennes), de la croissance démographique et du développement économique (avec la hausse des échanges). En conséquence, les centres sont saturés, et les déplacements quotidiens en augmentation. En effet, les centres villes accueillent souvent des activités tandis que les populations habitent de plus en plus en périphérie des villes. Ces déplacements ont donc renforcé le rôle de l’automobile et forcé les pays à mettre en place des politiques de transports durables. 

Les villes ont donc dû adapter leurs transports : la ville avait longtemps été organisée avec l’utilisation de véhicules personnels (automobile), mais de nos jours elle propose des transports collectifs et des modes durables. Certaines villes, comme Londres, ont choisi de mettre en place un péage urbain. 

 

2. UN CONTRASTE NORD-SUD

Les métropoles du Nord sont fortement dépendantes de l’automobile, car elle était le symbole de la réussite sociale dans le milieu du XXe siècle : elles s’étendent sur de larges superficies, comme Los Angeles (1302 km²). 

Dans les métropoles du Sud, la pauvreté empêche l’achat d’une voiture personnelle. Le transport informel (non contrôlé par les gouvernements, comme les taxis collectifs) est important. Les transports publics sont en cours d’amélioration, mais ils ne sont pas encore assez développés, tandis que les durées de déplacement sont très longues. 

Les pays ont donc des situations inégales : cela dépend de leurs moyens économiques et d’une volonté politique. 


 

V. AMENAGER DES VILLES « DURABLES » ? 

1. DES PROBLEMES ENVIRONNEMENTAUX 

 L’environnement est touché par l’urbanisation : les paysages sont dégradés, tout comme le cadre de vie des citadins. La pollution augmente, en lien avec la hausse des mobilités quotidienne et la croissance urbaine. Les villes éprouvent aussi des problèmes pour gérer les déchets venant des villes et pour traiter l’eau consommée par les populations urbaines. Par ailleurs, l’étalement urbain expose les populations à certains risques sanitaires, particulièrement dans les bidonvilles. De plus, ¾ de la consommation en énergie a lieu en ville. L’environnement doit donc être protégé.

Par ailleurs, les villes doivent aussi tenter de réduire les inégalités socio-spatiales qui sont renforcées avec l’urbanisation. En effet, avec la réhabilitation du bâti, notamment dans les centres villes, les populations aux moyens plus modestes doivent quitter les villes pour les banlieues, du fait de la cherté des loyers. Par ailleurs, les embouteillages accentuent aussi le stress des populations. 

 

2. COMMENT AMENAGER DES VILLES DURABLES ?

 L’objectif d’une ville durable est d’améliorer la qualité de vie, en créant des espaces verts, en aménageant des approvisionnements en eau, en mettant en place des moyens de transport propres et en faisant en sorte que les villes soient économes en énergie. Cependant, ces aménagements pèsent sur les finances collectives et demandent des arbitrages politiques nombreux et des processus de décisions souvent complexes. 

Pour faire face à ces problèmes environnementaux, les éco-quartiers se multiplient, comme celui de Lyon Confluence, dont le but est de produire l’énergie consommée par ses habitants. Les pays du Nord détruisent également les grandes cités de banlieues. Par ailleurs, des transports durables voient le jour : les transports en commun se développent, pour répondre aux besoins des populations, comme le tramway dans de nombreuses villes de France. Par ailleurs, des espaces verts sont aménagés pour servir de zones récréatives aux populations habitant en ville. Cependant, ces quartiers ne sont pas toujours accessibles à toutes les catégories socio-professionnelles en raison de la cherté des logements. 

Afin de réduire les effets négatifs sur l’environnement, il faudrait diminuer la densité dans les pays du Nord et utiliser des moyens financiers importants. Or, les pays du Sud ne parviennent pas à enrayer l’urbanisation des villes et ne peuvent pas injecter des finances suffisantes pour protéger l’environnement. 

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