Résumé de Les Essais, Livre 2 de Michel de Montaigne

Résumé de Les Essais, Livre 2 de Michel de Montaigne

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Résumé de Les Essais, Livre 2 de Michel de Montaigne

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Il est impératif de bien connaître toutes les oeuvres au programme de la première S en français pour pouvoir affronter sereinement l'oral du Bac. Découvrez donc un résumé du Livre 2 des Essais de Montaigne, réalisé par notre professeur de français et gratuitement !

I - Livre Second

1 - Chapitre I : de l'inconstance de nos actions

Montaigne explique que la plupart des connaissances humaines se contredisent (d'un homme à l'autre, d'une époque à l'autre). Chaque action de l'homme est dirigée par ses désirs, c'est ce qui le rend si inconstant. Cela peut correspondre à un équilibre instable entre la vertu et le vice. Ainsi il semble qu'on ne puisse pas juger un homme sur ses actes, qui peuvent être contradictoires, mais sur sa vérité profonde.

2 - Chapitre II : de l'ivrognerie

Montaigne discute des vices et explique qu'ils sont hiérarchisables. Il parle en particulier de l'ivrognerie qui lui paraît être un vice destructeur pour le corps et qui amène à des comportements peu vertueux. Pourtant les anciens le préconisaient avec modération. Mais Montaigne avoue ne pas apprécier la boisson et ne pas comprendre ce plaisir de boire sans soif. Puis il évoque les mœurs de l'époque de son père et introduit d'autres exemples de vices.

3 - Chapitre III : coutume à l'Ile de Céa

L'auteur discute sur le thème de la mort. Elle est associée pour certains à l'idée de liberté, elle est très facile à réaliser contrairement à la vie. Puis il évoque la question du suicide, qu'il décrit comme la dernière des solutions. Il justifie ses propos avec plusieurs histoires d'hommes et de femmes qui se sont suicidés, pour ne plus souffrir ou pour éviter la souffrance.

4 - Chapitre IV : à demain les affaires

L'auteur commence par féliciter Jacques Amyot pour la traduction de Plutarque. Puis il se définit comme un homme peu curieux et évoque des situations antiques où les politiciens remettaient à plus tard l'ouverture de leurs lettres, ce qui conduisait parfois à des drames.

5 - Chapitre V : de la conscience

Montaigne discute de la conscience qui régit nos comportements et qui fait que le mensonge ou la trahison sont difficiles à masquer. Il explique que la conscience, à cet instant, implique la crainte d'être découvert, mais qu'à certains moments elle peut impliquer la confiance en soi. Enfin, il évoque la question de la torture qui ne permet pas toujours de savoir la vérité.

6 - Chapitre VI : de l'exercice

L'auteur explique que les exercices servent aux hommes afin de parfaire leurs apprentissages. Cependant, il constate qu'une seule chose ne peut pas être exercée à l'avance : la mort. Puis il relate une chute à cheval qu'il a faite et où il a été proche de la mort. Il en déduisit que les prémices de la mort ressemblaient à ceux du sommeil. Suite à cet accident, il a découvert une nouvelle façon pertinente de s'étudier et de parler de soi. Il justifie alors ce point de vue.

7 - Chapitre VII : des récompenses d'honneur

Montaigne parle des récompenses et explique qu'elles sont importantes puisqu'elles renvoient à une valeur : l'honneur. Il réfléchit ensuite aux critères d'attribution d'un tel honneur et aux valeurs qui s'y rattachent.

8 - Chapitre VIII : de l'affection des pères aux enfants, à Mme D'Estissac

Dans un premier temps, l'auteur rend hommage à M me d'Estissac, pour avoir si bien éduqué et aimé ses enfants. Puis il évoque l'amour inconditionnel d'un père à son enfant. Il ajoute ses réflexions concernant l'éducation : rendre l'enfant responsable et droit, sans le contraindre ou faire usage de la force. Ensuite il s'exprime concernant le mariage, et confirme les propos des Anciens (le fait de se marier tardivement). Il n'estime ensuite que ses biens, même vivant, devraient être légués à ses enfants, qui en ont plus besoin que lui. Malgré la possibilité qu'ils puissent user de sa bonté et ne pas échapper à l'amour maternel inconditionnel. Enfin, il évoque une autre sorte de paternité, celle des œuvres (livre, sculpture, tableau...).

9 - Chapitre IX : des armes de Parthes

Montaigne compare les armures des soldats des époques antérieures, ainsi que leur vaillance, avec celles de son époque. Il semble montrer que les armures sont désormais plus lourdes et qu'elles réduisent la rapidité des combats. Mais il fait aussi référence à la perte de courage et de force des soldats de son époque.

10 - Chapitre X : des livres

L'auteur revient sur ce qu'il écrit et tente d'expliquer que les sujets qu'il aborde ne sont pas toujours maîtrisés et qu'il ne s'agit que de montrer où en est sa connaissance au jour des   Essais. Sa connaissance, il la tire des livres notamment, et il présente les auteurs qu'il apprécie et ceux qui n'ont aucun intérêt pour lui. Il compare les livres qui font preuve d'esprit, et montre sa préférence pour Plutarque et Sénèque aux dépens de Cicéron et Platon. Il apprécie aussi les livres qui lui permettent d'étudier l'Histoire, leur contenu est toujours intéressant pour l'homme et montre la difficulté de la retranscrire de façon vraie.

11 - Chapitre XI : de la cruauté

L'auteur discute de la vertu et explique qu'il s'agit d'une attitude de lutte, et qu'elle ne semble pas être un acte naturel, mais plus un effort. L'auteur se décrit comme une personne douée de vertu, mais il rattache cela à la naïveté et semble penser qu'elle lui est innée. Il parle ensuite du vice de la cruauté, qu'il déteste : il ne comprend pas le plaisir que certains en tirent. Il discute notamment de la cruauté envers les animaux, qui lui paraît monstrueuse.

12 - Chapitre XII : apologie de Raimond de Sebonde

Montaigne discute de l'œuvre de Raimond Sebonde, au moment où la chrétienté commença à être controversée. Il énonce le premier point qui est critiqué, notamment par les athées dans ce livre : Sebonde semble prendre en compte l'action des hommes sur la foi, ce qui paraît incohérent avec la croyance religieuse. Ainsi, l'intermédiaire des hommes semble contrefaire la foi. La seconde critique concerne les arguments de Sebonde, que les détracteurs définissent comme faibles et inconsistants. L'auteur utilise la raison pour y répondre et démontre que l'animal et l'homme sont dotés d'une structure semblable (v êtements, «  armes », langage...). Ainsi il semble contredire Sebonde, sur le fait que l'homme soit supérieur à tout autre être humain. Ensuite, il discute de la science qu'il définit comme des connaissances qui semblent pouvoir amener l'homme à se croire supérieur et qui ne répondent pas à son bonheur, voire le situe dans le mal. Il critique notamment la médecine et expose que la tranquillité de l'esprit et que la sagesse n'existent que si l'homme cesse ses questionnements («  abêtir » pour accéder à la simplicité et donc au bonheur). Puis il s'exprime sur les réflexions des philosophes qui paraissent toujours vouloir débattre d'une chose et ne pas vouloir décider. Il évoque que le langage peut être source de débat et d'incompréhensions dans ces situations.
Durant cette démonstration, Montaigne s'appuie sur l'exemple de la religion et de Dieu. Il paraît montrer que l'homme le décrit selon ses propres caractéristiques. Il présente ensuite les différentes situations, définitions et rôles de l'âme, pressentis par les philosophes.
Il interpelle le destinataire de cette lettre, possiblement, Marguerite de Valois, et lui demande de protéger Sebonde, de toutes ces critiques.
Il montre ensuite que le jugement (et donc l'âme) peut être déstabilisé par plusieurs facteurs. Enfin, Montaigne reprend chacune de ses idées et se situe par rapport à elle (la vertu, la vérité, la décence, les sens et les apparences, la mort...).

13 - Chapitre XIII : de juger de la mort d'autrui

L'auteur s'intéresse à la mort des hommes et précise que certains ne pensent pas qu'ils sont arrivés à la fin de leur vie, lorsqu'ils sont en train de mourir. Puis, à travers plusieurs morts historiques, il évoque le courage plus ou moins important des hommes face à leur mort.

14 - Chapitre XIV : comme notre esprit s'empêche soi-même

Il discute du choix et montre comment l'esprit de l'homme peut se mettre dans des situations délicates, et devenir un obstacle pour lui-même.

15 - Chapitre XV : que notre désir s'accroît par la malfaisance

Montaigne explique que la difficulté de garder ou d'avoir une chose, lui donne plus d'importance et réciproquement, l'abondance ou la facilité amène à la méprise de la chose. Il semble exprimer, à l'aide d'exemples, que ce principe peut s'appliquer aux relations amoureuses et à la politique intérieure.

16 - Chapitre XVI : de la gloire

Dans ce chapitre, Montaigne exprime que la gloire est un besoin secondaire, qui ne devrait être attribué qu'à Dieu et qui est dangereuse pour l'homme. En effet, la gloire naît d'un jugement, elle n'est pas une valeur morale et elle n'est pas viable (incertaine ou fruit du hasard ou mal attribuée).

17 - Chapitre XVII : de la présomption

Montaigne discute de la vision que l'on a de soi-même ou des autres, sans qu'on les connaisse réellement. Des signes inconscients nous indiquent la réelle nature des individus. Puis il poursuit en expliquant que le jugement qu'il a sur lui-même est plutôt négatif et qu'il sous-estime toutes ses actions. Il explique alors son point de vue en se décrivant (langue, beauté, santé, agilité, mémoire...). Il semble, ensuite, évoquer le jugement, qu'il espère ne pas être trop rude, compte tenu du fait qu'il se dévoile.
Puis il expose que sa présomption fait que néanmoins, il assume ses idées et les apprécie. Il termine sur la présomption qu'il a des autres et expose que les personnalités qu'il apprécie, à son époque ne sont pas nombreuses. Il semble regretter que les hommes de son époque, ne fassent pas autant preuve de grandeur, que ceux de l'Antiquité.

18 - Chapitre XVIII : de démentir

Ce chapitre continue le débat du chapitre précédent. Montaigne explique pourquoi il écrit ses Essais, malgré sa faible célébrité. Il se dépeint comme un homme simple, qui ne va pas enjoliver sa vie et mentir. Il s'interroge alors sur l'utilité de ce livre, puis sur le mensonge et le démenti.

19 - Chapitre XIX : de la liberté de conscience

Montaigne explique qu'un trop vif engouement pour un principe ou une cause peut mener à l'extrême et à des actes répréhensibles. Il montre l'exemple de la religion chrétienne qui mena à des censures. Mais il ajoute que certains ont utilisé cela à des fins politiques : en semant la discorde dans le peuple (appui sur la liberté de conscience), ils se protégeaient des oppositions.

20 - Chapitre XX : nous ne goûtons rien de pur

L'auteur explique que rien de ce que l'on ressent, de ce que l'on fait, de ce que l'on ingère, n'est homogène : tout est mélangé. Ainsi, pour lui, le plaisir n'est jamais entier et révèle souvent une partie noire (angoisse, peine...). Il semble en être de même pour la justice et l'injustice, ainsi que pour les relations humaines ( hypocrisie ou franchise).

21 - Chapitre XXI : contre la fainéantise

Dans ce chapitre, l'auteur s'exprime sur la fainéantise des chefs politiques. Il utilise différents exemples pour en rendre compte. Puis il les oppose aux chefs qui ont fait preuve d'ardeur, notamment aux combats, même proche de la mort.

22 - Chapitre XXII : des postes

Montaigne parle du travail de messager qu'il a embrassé un temps. Il présente différents exemples de transmission rapide de messages, ainsi que les difficultés notoires.

23 - Chapitre XXIII : des mauvais moyens employés à bonne fin

L'auteur fait un parallèle entre les pays et les hommes. Il explique que les deux sont soumis à des excès d'humeur, qu'ils doivent limiter. Cette limitation semble pouvoir se traduire au sein des pays, comme une mise à l'écart d'une certaine population. Puis il évoque les combats de gladiateurs, symboles de courage.

24 - Chapitre XXIV : de la grandeur romaine

L'auteur évoque la puissance romaine dans l'établissement de son empire.

25 - Chapitre XXV : de ne contrefaire le malade

Montaigne explique, à travers plusieurs exemples, qu'à trop vouloir imiter la maladie (pour se protéger, pour feindre...) elle apparaît vraiment. Puis il cite Sénèque qui a constaté que le handicap, la maladie ou d'autres caractères restrictifs ne sont pas toujours reconnus par la personne qui les a. Il prône la philosophie pour se soigner.

26 - Chapitre XXVI : des pouces

L'auteur discute de l'utilité des pouces et de leur puissance, notamment dans la Rome Antique.

27 - Chapitre XXVII : couardise, mère de la cruauté

Montaigne explique que la lâcheté mène à la cruauté car il semble plus difficile de tuer un homme que de le faire souffrir. Il ne comprend pas la vengeance qui découle de cette cruauté et présente différents exemples de mise à mort cruelles.

28 - Chapitre XXVIII : toutes choses ont leur saison

En comparant Caton le Censeur et Caton le Jeune, il explique que chaque apprentissage se fait à un âge donné. Il critique les hommes âgés qui se mettent dans l'idée d'apprendre des choses qu'ils auraient dû apprendre plus tôt. Ces apprentissages n'ont plus d'intérêt pour eux.

29 - Chapitre XXIX : de la vertu

L'auteur paraît discuter des accès de passion qui conduisent l'homme à associer des actes à sa colère. Il semble définir ces penchants de l'âme, comme une ligne directrice, une vertu à laquelle on se rattache.

30 - Chapitre XXX : d'un enfant monstrueux

L'auteur, à travers la description d'un enfant siamois, montre que l'anormalité ne l'est que parce que c'est un fait inhabituel.

31 - Chapitre XXXI : de la colère

L'auteur explique qu'il serait important d'éditer des lois pour l'éducation des enfants et ne pas la laisser aux seuls parents. Il complète son propos en expliquant que la colère est une passion qui dérègle le jugement, la raison et amène à la violence.

32 - Chapitre XXXII : défense de Sénèque et Plutarque

Montaigne discute des propos tenus sur Plutarque et Sénèque par des auteurs contemporains. Il réfute les critiques qu'ils leur attribuent et justifie ses propos en citant l'Histoire antique.

33 - Chapitre XXXIII : l'histoire de Spurina

L'auteur discute des passions qui créent des conflits avec d'autres désirs (passion amoureuse et ambition, par exemple). Il fait référence à César dont l'ambition ruina sa réputation d'homme généreux et humain. Il termine en expliquant que le fait de freiner ses passions doit répondre à sa propre volonté et non au regard des autres.

34 - Chapitre XXXIV : observation sur les moyens de faire la guerre, de Jules César

Montaigne évoque la grandeur de César concernant ses stratégies et son commandement militaire. Puis il le compare à celui d'Alexandre et montre la prudence de César et ses capacités à gouverner ses hommes.

35 - Chapitre XXXV : des trois bonnes femmes

L'auteur discute des veuves qui s'émeuvent, de façon fausse, à la mort de leur mari. Il utilise l'exemple de trois femmes qui ont accompagné leur mari dans leur mort inévitable. Il termine sur la mort de Paulina et Sénèque, et montre la grandeur de celui-ci dans ses derniers moments.

36 - Chapitre XXXVI : des plus excellents hommes

Montaigne distingue trois hommes dans l'Histoire, qui sont, pour lui, les plus grands. Il évoque Homère et ses compétences littéraires et humaines inégalées. Puis Alexandre Le Grand, dont il présente la qualité de son autorité, de sa vertu ainsi que de sa connaissance. Enfin, il ajoute, Epaminondas, moins glorieux que les autres, mais montrant plus de vertu dans sa conduite.

37 - 1.37) Chapitre XXXVII : de la ressemblance des enfants au père

L'auteur évoque la maladie qui le ronge et le fait souffrir, malgré la force qu'il use pour équilibrer sa douleur. Puis il s'interroge sur les ressemblances dans les familles ( il veut parler des gènes, qui n'ont pas encore été découverts à son époque) et parle de ses ancêtres face à la maladie. Ensuite, il présente l'importance de la « bonne » santé et paraît se détacher de la médecine, qui, pour lui, ne guérit pas. Il la décrit comme une science antique, dont ses acteurs nourrissent leur réputation plus que le rétablissement de la personne, à travers des procédés mystérieux et suspects. Il continue cette discussion en parlant des «  eaux » ( thermales) qui semblent être pour lui, le remède le plus efficace à toute maladie légère. Enfin, il termine sur les remèdes qui sont propres à chacun et il s'interroge sur leur efficacité et leur fabrication.
Enfin, il s'adresse à M me de Duras et se justifie d'attaquer ainsi la médecine qu'elle semble suivre.
Fin de l'extrait

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