Résumé complet - La vingt cinquième heure - Français - Terminale S

Résumé complet - La vingt cinquième heure - Français - Terminale S

DigiSchool vous propose ce résumé gratuit du roman La vingt cinquième heure de Virgil GheorghiuCe cours écrit par un professeur de français est au programme du Bac S

Document rédigé par un prof Résumé complet - La vingt cinquième heure - Français - Terminale S

Le contenu du document

Dans la première partie de ce cours, vous trouverez une présentation du roman de Virgil Gheorghiu publié en 1949. Notre professeur de français vous livre le contexte social durant lequel Virgil Gheorghiu a rédigé ce livre. La seconde partie est conscrée au résumé complet et détaillé de La vingt cinquième heure.


Accédez au contenu de ce cours en le téléchargeant gratuitement.

 

Introduction

 

La Vingt-cinquième heure est un roman de l'écrivain d'origine roumaine Virghil Gheorghiu, publié en 1949.

 

Ce texte a la particularité d'aborder le thème de l'homme dans la Seconde Guerre Mondiale d'une perspective particulière : non seulement ses personnages, venant de pays de l'Europe de l'Est, connaissent-ils une destinée historique différente de la plupart des destinées romanesques ayant lieu dans le cadre de l'Europe en guerre ; mais surtout, l'auteur tire de son récit des leçons philosophiques, sur le nouveau rôle de l'homme dans une civilisation moderne, qui réduit l'individu à un objet.

 

Roman social, roman audacieux narrativement parlant, roman historique, la Vingt-cinquième heure est reconnu comme l'un des meilleurs textes de fiction sur la Seconde Guerre Mondiale. Il fut adapté pour le cinéma en 1967 par Henri Verneuil, avec Antony Quinn dans le rôle principal.

 

La Vingt-Cinquième heure n'est pas un texte aisé à résumer, tant les destinées des différents personnages se mêlent et se démêlent, afin de démontrer le propos ontologique de son auteur.

 

 

La vie à Fantana

 

Une histoire d'amour

 

Le personnage principal du roman est un paysan, du petit village de Fantana, en Roumanie : Iohann Moritz. Le jeune Iohann est amoureux, depuis plusieurs années, de Suzanna, fille du plus grand propriétaire terrien du village. Cependant, ce dernier, homme très violent, tue son épouse sous le coup de la colère lorsqu'il réalise que sa fille a une liaison. Pour protéger Suzanna, Moritz l'emmène d'abord chez ses parents : son père est d'un tempérament doux, mais très malade ; sa mère, Aristitza, est l'archétype de la paysanne roumaine, rustre, mais honnête. Elle refuse de garder Suzanna sous son toit lorsqu'elle se rend compte qu'elle attend un enfant, et surtout qu'elle ne pourra espérer aucune dot de ce mariage, puisque le père de Suzanna ne lui donnera rien.

 

 

 

La rencontre avec Traian Koruga

 

Pour protéger Suzanna de la revanche de son père, Moritz l'emmène chez le prêtre Koruga, pour lequel il travaille. Chez lui, il rencontre le fils du prêtre, le célèbre écrivain Traian Koruga, qui parle d'un projet de roman dans lequel il décrira l'esclavage technique : il s'agit d'une théorie selon laquelle la civilisation moderne possède, grâce à la technologie, des centaines et des milliers de petits esclaves technologiques invisibles, qui, bien qu'invisibles aux yeux de l'homme moderne, sont à son service. Il y rencontre également le procureur, ami de Traian Koruga, qui a emprisonné le père de Suzanna pour le meurtre de sa femme, le matin même.

 

Emu par le sort de Iohann Moritz, Traian Koruga décide de lui faire don de l'argent qu'il avait économisé pour s'acheter une maison. Cet argent permettra à Moritz d'épouser Suzanna, et d'avoir ses enfants.

 

 

 

Le début des troubles

 

La Vingt-Cinquième heure a la particularité d'évoquer les événements historiques à travers la manière dont ils sont perçus par les individus.

 

Le camp de travail pour prisonniers juifs

 

Les premières lois antijuives en Roumanie se manifestent donc par les arrestations que fait le gendarme du village. Iohann Moritz a déjà eu deux enfants, et mène une vie heureuse avec Suzanna, lorsqu'il est dénoncé injustement comme étant juif, par le gendarme du village, qui souhaitait l'éloigner pour pouvoir se rapprocher de sa jeune épouse.

 

Iohann Moritz est donc envoyé dans un camp de travail pour juifs : les prisonniers doivent creuser un fossé, sensé empêcher la progression de l'armée russe. Iohann s'y résoud, en pensant qu'il sera libéré dès qu'on se rendra compte qu'il n'est pas juif. Cependant, il est confronté pour la première fois à la machine administrative : il ne peut pas faire admettre à ses geôliers qu'il n'est pas juif.

 

Pendant ce temps, Suzanna se voit, elle aussi, menacée : le gendarme la force à signer des papiers la divorçant de Iohann Moritz, sous peine de devoir la déporter également. Elle le fait pour ne pas perdre la maison, tout en jurant fidélité à son époux. Cependant, Moritz est informé que sa femme a divorcé de lui, et perd ainsi toute raison de vouloir revenir à Fantana.

 

La vie de Traian Koruga à Bucarest

 

A Bucarest, on suit la vie calme et bourgeoise de l'écrivain Traian Koruga, qui vit depuis plusieurs années une liaison avec une femme belle et intelligente, Eleonora West. Traian a commencé la rédaction de son roman, La Vingt-Cinquième heure, qui traite de la réduction de l'homme à l'état d'objet dans les civilisations modernes, et le fait percevoir comme une menace ontologique.

 

Face aux menaces de discrimination envers les juifs, Eleonora tente de faire disparaître toute trace de ses origines, et épouse Traian Koruga non seulement par amour, mais aussi pour prendre son nom.

 

Cela ne l'empêche pas d'être repérée par les services de sécurité. Avec Traian, elle fuit la Roumanie vers la Hongrie, où il n'y a pas encore de mesures antisémites.

 

Iohann Moritz se voit proposer, par un docteur et d'autres prisonniers mieux placés, de les aider à fuir vers la Hongrie, comme serviteur. Il accepte.

 

 

La Hongrie

 

A Budapest, Iohann Moritz pense pouvoir se reconstruire une nouvelle vie. Les autres prisonniers qu'il a aidé à s'enfuir du camp reprennent leur existence bourgeoise, l'ignorant ; il devient très ami avec une jeune servante travaillant dans la maison des amis du docteur, et envisage de reconstruire sa vie avec elle.

 

Cependant, il est pris dans une rafle de la police, et est interpellé en tant que prisonnier roumain. Il est torturé par les services de police hongrois, qui tentent de lui faire avouer qu'il est un espion à la solde de la Roumanie. Les gens pour lesquels il a travaillé nient l'avoir jamais rencontré, ce qui le fait passer pour un menteur : Iohann est, une fois de plus, arraché à tout contexte social.

 

L'Allemagne nazie somme alors la Hongrie de leur faire parvenir des milliers de prisonniers. Les dirigeants hongrois décident d'envoyer en priorité les prisonniers étrangers : Iohann Moritz est donc déporté vers les camps de travail allemands, cette fois non plus en tant que prisonnier juif, mais en tant que prisonnier roumain. Au passage, les autorités écorchent son prénom, le renommant Ian.

 

 

Les camps de travail allemands

 

La vie de prisonnier en Allemagne

 

Sous un nouveau nom, Iohann Moritz est employé dans une usine, qui fabrique probablement des armes, sans qu'il n'en sache rien. Là, il rencontre un français, avec lequel il devient ami : c'est le début de sa fascination pour la France, symbole de salvation tout au long du roman.

 

Puis, Moritz est déporté dans un autre camp de travail. Les conditions de vie dans le camp sont secondaires pour le romancier, qui s'intéresse d'abord à la vie intérieure de son personnage, ses réflexions, sa réduction, petit à petit, au statut d'objet.

 

 

Un ancien prisonnier devenu SS

 

Là, il est repéré par un médecin, théoricien de l'eugénisme, qui croit que l'espèce humaine est composée de différentes races. Il identifie immédiatement Moritz comme un représentant unique d'une des races qu'il cherche à définir, et ordonne qu'il soit bien traité.

 

Moritz se voit alors offrir le statut de SS dans un camp : il garde les autres prisonniers. Il épouse une Allemande, très patriote, avec laquelle il a un jeune enfant.

 

Il retrouve dans le camp l'ami français qu'il avait rencontré à l'usine, qui a rencontré d'autres compatriotes. Il les garde en faisant illusion, mais dès que personne ne les observe, il fait ce qu'il peut pour les aider, allant jusqu'à leur faire parvenir de la nourriture, ou à les aider dans leurs travaux. Un jour, les prisonniers français, arguant de l'avancée des soviétiques dans l'Allemagne nazie, le convainquent de s'enfuir avec eux - il pourra revenir chercher son épouse et son fils plus tard, quand l'Allemagne sera libérée. Moritz accepte.

 

Ils réussissent à atteindre la zone libérée, à l'ouest, et pendant quelques temps, Moritz est traité comme un héros par les soldats américains, qui lui donnent même des vêtements et de la nourriture. Puis, la Roumanie refusant de signer les accords alliés, Iohann Moritz est de nouveau arrêté, sans n'avoir rien fait, en tant qu'ancien SS et que ressortissant roumain. Il est renvoyé dans un camp de travail.

 

Il reste sans nouvelle de Suzanna, comme de sa dernière épouse. Toutefois, celle-ci est morte dans un incendie avec son enfant, alors que les soviétiques investissaient la ville.

 

 

La triste destinée de Traian Koruga et de Nora West

 

Pendant ce temps, le lecteur retrouve Traian Koruga et son épouse, Eleonora West. Les deux personnages, épuisés, ont enfin atteint la zone libérée sans se faire arrêter. Cependant, ils sont arrêtés en raison de leur nationalité roumaine, séparés, et envoyés dans des camps de travail.

 

 

La situation à Fantana

 

A Fantana, la situation a évolué de manière préoccupante, avec l'arrivée des soviétiques dans le petit village. Un tribunal populaire est mis en place, sous la direction d'un communiste, ancien compagnon d'infortune de Moritz dans le camp de travail en Hongrie. Celui-ci juge très arbitrairement les responsables du village, condamnant à mort sans aucune raison valable de nombreux représentants du village. Il fait ainsi assassiner d'une balle dans la tête, au bord d'une fosse commune, certains jeunes gens qui avaient tenté de fuir, comme l'ami de Traian Koruga, le procureur. Il exécute également le prêtre Koruga, mais Aristitza et Suzanna le retrouvent vivant. Elles l'emmènent alors à travers la forêt, et le remettent aux mains d'un escadron allemand, qui emportent le blessé sans donner aucune information.

 

La mère de Traian Koruga, violée par les soldats soviétiques, met fin à ses jours.

 

 

Le dernier camp de travail ?

 

De nouveau interné, cette fois dans un camp de travail mis en place par les américains, Iohann Moritz retrouve Traian Koruga, ainsi que le prêtre Koruga. Ce dernier meurt dans le camp, laissant son fils désespéré.

 

Traian écrit des requêtes, intitulées "Pétitions", adressées aux dirigeants du camp, dans lesquelles il poursuit les objectifs des premiers chapitres de son roman : dénonciation de la réduction de l'homme à l'état d'objet, d'outil, condamnation de la volonté de profit, etc.

 

Il entame une grève de la faim pour que les autorités reconnaissent son innocence ; mais la direction le fait passer pour fou, et l'interne dans un asile. Réussissant à prouver qu'il est sain d'esprit en se résignant à manger de nouveau, Traian Koruga est renvoyé dans le camp. De nouveau confronté à l'administration, et à la négation de son statut ontologique, il décide de se suicider, en transgressant une ligne que les prisonniers n'ont pas le droit de franchir, afin que la sentinelle le tue. Auparavant, il avait remis à Iohann Moritz son dernier bien, ses lunettes d'écailles, afin que ce dernier les remette à Eleonora, s'il devait la rencontrer un jour.

 

 

 

L'homme libre est-il encore possible ?

 

La libération

 

Iohann Moritz est finalement libéré comme il avait été emprisonné, sans explication. Il retrouve Suzanna et ses enfants, dans une petite ville d'Allemagne, après treize années d'absence ; les épreuves n'ont pas entamé leur amour. Pourtant, Suzanna avait été violentée et violée par les soldats de l'URSS lorsqu'ils ont pris la ville. Elle était tombée enceinte à la suite d'un de ces viols, et avait eu un troisième enfant. Suzanna ayant dû fuir l'avancée des soviétiques, ses enfants ne parlent pas le roumain, langue maternelle de leurs parents.

 

A peine dix-huit heures après sa libération, toute la famille est arrêtée, sans explications, et envoyée vers un nouveau camp.

 

 

Epilogue : une rencontre

 

L'épilogue montre Eleonora West, que la narration n'avait pas suivie depuis sa séparation d'avec Traian. Encore internée, en tant que roumaine, elle travaille dans l'administration du camp. Elle est en conversation avec l'un des dirigeants américains, qui défend l'idée que les hommes de leur camp sont libres et s'engagent volontairement dans l'armée alliée, lorsqu'elle reçoit la famille de Iohann Moritz, exemple évident de la fin de la liberté de l'homme.

 

Eleonora et Iohann, qui ne se sont jamais rencontrés, se reconnaissent, car Traian leur a parlé l'un de l'autre. Iohann remet les lunettes de son ami à Eleonora ; et les deux personnages promettent de se revoir bientôt. La rencontre de ces deux personnages principaux, dont les destinées se sont fait écho tout au long du texte sans jamais qu'ils ne se rencontrent, symbolise donc l'espoir d'une humanité, dans un monde broyé par l'automatisation et à la guerre.

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac S le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac S

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac S

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?