Les mouvements littéraires - Français - Première S

Les mouvements littéraires - Français - Première S

DigiSchool vous propose un cours écrit par un professeur de français, sur les principaux mouvements littéraires français. Cette leçon est au programme de première S.

Les mouvements littéraires - Français - Première S

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Dans la première partie de ce cours en ligne vous pourrez découvrir la définition d'un mouvement littéraire. La seconde partie est consacrée à l'histoire des principaux mouvements littéraires, du XVIème siècle à aujourd'hui. Vous pourrez découvrir entre autres la Pléiade, le naturalisme, le romantisme...

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Qu'est-ce qu'un mouvement littéraire ?

Un mouvement littéraire correspond à une période importante dans l'histoire de la littérature où un groupe d'auteurs s'est réuni autour d'idées communes.

Au sein d'un mouvement, les écrivains partagent des valeurs et une vision esthétique similaire. Ainsi, les œuvres littéraires qui s'inscrivent dans un même mouvement auront nécessairement des caractéristiques semblables.

Les grands mouvements littéraires se succèdent dans le temps, et sont étroitement liés aux évènements culturels et politiques du moment.

 

Les principaux mouvements littéraires du XVIème siècle à nos jours

 

XVIème siècle – La Renaissance

Après le Moyen-âge, les écrivains et les artistes, redécouvrent l'Antiquité gréco-romaine : c'est la Renaissance. A cette période se développe l'Humanisme, mouvement qui met l'homme au centre de ses préoccupations.

    L'Humanisme : 

  • retour aux sources grecques et latines
  • importance accordée au savoir, à l'homme et à son éducation
  • recherche d'une sagesse visant à faire de l'homme un être accompli.
  • Auteurs : Rabelais (Gargantua), Montaigne (Essais).

 

      La Pléiade : 

Il s'agit d'un groupe de poètes humanistes qui prend le nom de « La Pléiade », en référence à la mythologie grecque. Les poètes de la Pléiade créent une poésie riche et érudite.

  • promotion de la langue française
  • renouveau de la poésie (importance accordée au sonnet, à la poésie lyrique et au thème de la fuite du temps).
  • Auteurs : Du Bellay, Ronsard.

 

XVIIème siècle – Louis XIV – La Monarchie absolue

    Le Baroque :

Caractérisé par le goût de l'excès et de l'exubérance, le Baroque ne suit pas de règles et met en avant l'art de l'illusion et du mouvement. L'esthétique baroque produit des œuvres riches en images et en effets saisissants.

Auteurs : Corneille (L'illusion comique), de Viau.

 

     La Préciosité :

A l'intérieur du mouvement baroque se développe un autre mouvement qui est la « pointe extrême » : la Préciosité. S'ils ont en commun le goût pour la recherche de style, la Préciosité se démarque du Baroque proprement dit. Elle est avant tout un phénomène social.

Les activités intellectuelles occupent largement les salons et le thème de prédilection est l'amour.

Les Précieux cherchent à se distinguer par le vocabulaire comme par le style de vie. 

Auteurs : D'Urfé, Voiture, Scudéry.

 

     Le Classicisme : 

Opposé à la sensibilité baroque, le Classicisme privilégie la simplicité, l'équilibre, et le respect des règles.

  • Correction et pureté de la langue
  • Clarté du raisonnement
  • Lexique rigoureux
  • Le mot d'ordre : « plaire et instruire »
  • Equilibre et mesure.

Auteurs : La Fontaine, La Bruyère.

 

XVIIIème siècle – Le siècle des Lumières

Au XVIIIème siècle, les découvertes scientifiques encouragent l'esprit critique.

      Les Lumières : 

Le mouvement des Lumières se caractérise par une littérature d'idées qui s'intéresse au domaine politique, social et religieux. Les philosophes des Lumières, fascinés par la science et le progrès,  luttent contre les préjugés et privilégient la clarté de l'esprit et du raisonnement. A travers des formes littéraires variées, qui vont du conte philosophique à l'essai, les philosophes des Lumières expriment :

  • Une critique de la tradition et de l'autorité
  • Un intérêt majeur pour la science et le progrès
  • Le rejet des superstitions
  • Une réflexion sur un régime politique idéal.

Auteurs : Voltaire (Candide), Montesquieu (L'Esprit des lois), Rousseau (Du contrat social).

 

XIXème siècle – Le siècle de l'Empire :

Napoléon 1er – La Restauration – Napoléon III

La société voit la bourgeoisie accéder au pouvoir et imposer ses valeurs de profit, de progrès et d'ordre moral. Les artistes se définissent par opposition aux valeurs économiques de la société.

     Le Romantisme :

Le Romantisme désigne une génération d'artistes qui rejettent les règles classiques ainsi que le rationalisme des Lumières. Les romantiques souffrent du mal du siècle ; ils s'intéressent au « moi », à la nature, et à la fuite du temps.

Les poètes, romanciers, ou dramaturges romantiques, sont tourmentés et insatisfaits. Ils recherchent à travers la création littéraire un moyen d'échapper à leur triste réalité et à accéder au bonheur. Le Romantisme c'est :

  • Le mal du siècle
  • L'importance du lyrisme
  • La recherche de l'évasion
  • Un nouveau type de héros : désespéré et isolé.

Auteurs : Chateaubriand, Hugo, Lamartine, Musset.

 

      Le Parnasse : 

Le Parnasse est un groupe de poètes qui réagit aux prétentions sociales des romantiques. Les parnassiens valorisent la forme et le culte de l'art pour l'art, à la recherche de la perfection et de la beauté. Ils ont un goût prononcé pour la description et créent une poésie de l'érudition notamment par l'utilisation d'un vocabulaire riche et précis.

  • Poésie qui recherche la perfection et qui n'a d'autres buts que la beauté.

Auteurs : Heredia, Banville, Leconte de Lisle.

 

      Le Réalisme : 

Le Réalisme est un mouvement en relation étroite avec l'évolution des mentalités et des données sociales. La Révolution industrielle, l'importance prise par le prolétariat et les mouvements ouvriers, déterminent de nouvelles sources d'intérêt pour les artistes. Le progrès des sciences et la découverte de la photographie, comme stricte reproduction du réel, ont également une influence majeure.

Les écrivains réalistes veulent peindre la réalité telle quelle est, sans chercher à la modifier, sans chercher à l'embellir. Cette exigence de vérité, opposée aux illusions romantiques, les pousse à représenter tous les milieux sociaux, même les plus défavorisés.

Les écrivains s'intéressent aux gens et aux situations qui n'étaient pas, jusque-là, considérés comme artistiques.

Ainsi, on peut remarquer, dans les œuvres réalistes :

  • L'imitation du réel
  • Des personnages ordinaires voire médiocres
  • L'importance de la description et du détail qui fait « vrai ».

Auteurs : Balzac, Stendhal, Flaubert.

 

   Le Naturalisme :

Le Naturalisme définit plus rigoureusement l'esthétique de la vérité initiée par les réalistes en se référant au modèle des sciences.

Le Naturalisme est défini par Zola comme « la formule de la science moderne appliquée à la littérature ». Il faut donc chercher ses sources dans l'évolution scientifique du siècle.

Les naturalistes vont appliquer la science à la littérature.

Le romancier, inspiré par la méthode expérimentale, utilise les modes de raisonnement des sciences. Il invente une situation ; il place un personnage chargé d'une lourde hérédité dans un milieu particulier (monde ouvrier, milieu artistique…). Il se donne pour objectif d'observer la situation et de l'expliquer, avec une objectivité scientifique. L'ensemble des Rougon-Macquart correspond à cette ambition. Chaque roman apparaît comme une expérimentation nouvelle.

Les naturalistes ont les mêmes intentions que les réalistes mais adoptent une démarche plus scientifique.

  • Description minutieuse
  • Méthode quasi-scientifique : double déterminisme (rapport hérédité/milieu), recherche sur l'évolution, intérêt pour le corps humain
  • Langage adapté au milieu.

Auteurs : Zola, Huysmans.

 

    Le Symbolisme : 

Anti-naturaliste, le Symbolisme confirme un retour à l'irrationnel. Ce mouvement qui regroupe les poètes de la fin du XIXème siècle cherche à saisir le sens de la vie intérieure et du mystère. Le langage poétique doit révéler des vérités cachées. Les symbolistes sont profondément attachés aux symboles tout comme aux cinq sens, au goût pour la musicalité et à une versification plus libre.

Auteurs : Baudelaire (précurseur), Mallarmé, Verlaine, Rimbaud.

 

Dès la fin du XIXème siècle, les mouvements se multiplient, se font écho et s'influencent mutuellement. 

Il devient alors de plus en plus difficile de « classer » un écrivain, chacun adoptant une voie personnelle qui fait que, très souvent, il n'entre dans aucune école. 

Le XXème siècle confirme cette tendance. 

 

Tous les écrivains ne peuvent pas être « classés ». 

Parfois, il n'est pas possible de les rattacher à un mouvement. 

 

XXème siècle – Renouveau et incertitudes

Au début du siècle, les écoles (naturaliste et symboliste) s'effacent. Les écrivains prônent la liberté poétique (Apollinaire) ou l'exploration romanesque du « moi » (Proust). La civilisation, ébranlée par les deux guerres mondiales, connaîtra des formes nouvelles.

       Le Surréalisme :

Héritier du courant Dada, le Surréalisme est un mouvement artistique qui s'est développé entre les deux guerres. Il doit son nom à Apollinaire et se trouve défini par André Breton, dans le Manifeste du Surréalisme, comme la « dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale ». A cette définition se rattachent les caractéristiques suivantes :

  • Le refus du réel et de la logique
  • L'écriture automatique (laisser aller sa plume sans contrôle de la raison)
  • Le jaillissement d'images insolites.

Auteurs : Breton, Eluard, Aragon, Desnos.

 

     L'existentialisme : 

Il s'agit avant tout d'un mouvement philosophique qui met en avant la liberté individuelle. Certaines œuvres littéraires illustrent cette philosophie. A l'existentialisme s'associent des thèmes comme l'absurdité, le libre choix et la nécessité de l'engagement.

Auteur : Sartre.

 

     L'absurde :

Le mouvement littéraire de l'absurde met en valeur le tragique de la condition humaine. Il s'exprime notamment à travers le théâtre de l'absurde ; théâtre qui souligne l'absurdité de l'existence.

  • Les personnages sont perdus et souffrent
  • Le langage ne permet plus de se comprendre
  • La vie n'a plus de sens
  • Le tragique et le comique se mêlent.

Auteurs : Beckett, Ionesco

 

     Le Nouveau Roman :

Le Nouveau Roman est un mouvement littéraire qui apparaît au début des années 1950 et qui souhaite rompre avec le roman traditionnel. Les romanciers refusent de continuer à écrire à la manière de Balzac et remettent en question la notion de personnage qu'ils considèrent comme « périmée ».

Le Nouveau Roman efface les repères familiers du lecteur par :

  • Des personnages sans nom
  • Une intrigue dissoute
  • Une plus grande place accordée à l'objet
  • Des repères temporels brouillés.

Auteurs : Butor, Sarraute, Robbe-Grillet.

 

Fin de l'extrait

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