Le vocabulaire du théâtre - Français - Première S

Le vocabulaire du théâtre - Français - Première S

Aujourd'hui, notre professeur de Bac S a rédigé pour vous un cours de français sur le vocabulaire du théâtre de niveau première.

Après une courte présentation du théâtre, vous travaillerez tout d'abord sur une approche générale du théâtre français et de son organisation. Ensuite, vous étudierez les différents types de communication sur scène et les procédés au théâtre avant de conclure ce cours sur les règles du théâtre classique.

Téléchargez gratuitement ce cours de français sur le vocabulaire du théâtre de niveau 1ère S ci-dessous.

Le vocabulaire du théâtre - Français - Première S

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Présentation : Le théâtre est un genre littéraire à part entière. Mais c’est aussi un art de la représentation avec ses codes et ses règles. Il possède donc un vocabulaire bien à lui. Maîtriser ce vocabulaire c’est pouvoir s’exprimer avec exactitude mais c’est aussi comprendre tout l’univers qui s’inscrit autour d’une pièce. Prenez connaissance du vocabulaire qui vous est ici proposé et tentez de retenir un maximum de définition. Le jour de l’examen, votre maîtrise de la terminologie propre au théâtre ne pourra que faire bonne impression et vous aidera dans l’analyse de l’extrait qui vous sera présenté. Vous voilà prévenu…

Les mots en caractères gras dans le texte sont des mots bien spécifiques appartenant au vocabulaire du théâtre. Ils sont surlignés quand ils sont suivis de leur définition.

I. APPROCHE GENERALE

Tout d’abord, une pièce de théâtre a évidemment un auteur. On l’appelle le dramaturge. Attention, cette appellation est la même pour un auteur de pièce tragique ou comique. On peut en déduire qu’il y a deux grands genres au théâtre : la tragédie et la comédie. 

La tragédie a pour (presque toujours) mauvaise habitude de mal se terminer. Elle suscite chez le spectateur de la compassion, de la pitié et même, parfois, de la peur. La comédie, elle, a vocation à faire sourire le spectateur, à le confronter à des situations plus légères généralement issues du quotidien. Bien sûr, il y a dans le genre comique des variantes selon les époques. La farce, par exemple, qui est une création médiévale basée sur la caricature est l’ancêtre de la comédie. La commedia dell Arte, elle, est également comique mais les acteurs doivent improviser une succession de gags pour construire une intrigue plutôt rocambolesque. On ajoutera, en honneur à Molière, la Comédie-ballet qu’il a inventée. Cette comédie est particulière dans le sens où elle comprend des divertissements, c’est-à-dire des moments dansés et chantés parfaitement intégrés à l’intrigue… 

Nous avons vu que le dramaturge est l’auteur de l’œuvre écrite mais il y a un autre professionnel qui, lui, se charge de donner vie à la pièce en question. Ce professionnel se nomme le metteur en scène. C’est un véritable auteur dans le sens où il s’approprie l’œuvre écrite et en donne sa propre vision. Certains metteurs en scène prennent parfois de grandes libertés avec le texte original. Notons qu’un dramaturge peut se charger lui-même de la mise en scène de ses propres pièces. Molière en est peut-être la meilleure illustration.

Maintenant voyons commence s’organise une pièce de théâtre. 

II. L’ORGANISATION D’UNE PIECE DE THEATRE

Le début d’une pièce de théâtre se nomme l’exposition. L’intrigue démarre, on fait connaissance avec les personnages principaux, on s’imbibe de l’atmosphère… L’exposition se construit durant la première scène voire pendant tout le premier acte.  Un acte, vous le savez, est une partie de la pièce. Lui-même composé de plusieurs scènes. Comment reconnaître une scène ? C’est très simple : une scène démarre quand un personnage apparaît et s’achève quand il se retire. 

Dans le théâtre classique on croise généralement des pièces de théâtre constituées de trois, quatre ou cinq actes. Chaque acte porte en lui des évènements qui construisent l’intrigue. L’intrigue c’est une succession de nœuds, de péripéties, d’actions, d’évènements tout en étant le fil directeur de la pièce. Qu’est-ce qu’un nœud ? On dira qu’un nœud est un moment où tous les évènements de la pièce s’entremêlent pour déstabiliser le spectateur qui ne voit plus où cela va le mener. La péripétie, elle, est un évènement dans la pièce qui donne une autre teneur à l’intrigue. A ne pas confondre avec le coup de théâtre. En effet le coup de théâtre véhicule plus de surprise, plus d’inattendu pour le spectateur. Il peut bouleverser l’intrigue.

Nous voilà à la fin du paragraphe concernant la pièce de théâtre. 

Mais non, coup de théâtre, il nous manque un élément capital dans l’organisation d’une pièce de théâtre ! L’avez-vous noté ? Il s’agit de ce qu’on appelle le dénouement, c’est-à-dire ce qui constitue la fin de la pièce. C’est le moment où l’intrigue a trouvé sa résolution. Ouf, on a failli l’oublier… 

Et puisqu’on parle de dénouement, une question : qu’est-ce que le Deus ex machina ? Du latin au français on obtient : « Dieu issu de la machine ». En fait, le Deus ex machina est la personne qui, alors que la pièce s’achève, intervient de façon inopinée et, par sa présence, offre le vrai dénouement. 

Passons maintenant aux personnages d’une pièces de théâtre et à la vie sur scène.

Sur la scène…

Si vous êtes dans la salle pour voir une pièce de théâtre, c’est que vous appartenez au public qui est constitué des personnes venues, comme vous, assister au spectacle. Le spectacle étant ce qui est montré au public. Et le spectacle, au théâtre, se déroule sur une scène avec des personnages. Ce sont eux qui vont donner vie au texte du dramaturge. Et ce sont eux, avec la qualité du texte et le talent du metteur en scène, qui feront que la réception (façon dont le public a perçu la pièce) sera bonne ou mauvaise.

Avant d’aborder les personnages et la vie sur scène, une question : savez-vous ce qu’est le Dramatis personae ? C’est le texte qui présente les personnages et les rapports qui les unissent. Cette présentation est toujours proposée aux lecteurs avant le texte de la pièce.

Les acteurs jouent un personnage sur scène c’est-à-dire une entité participant d’une façon plus ou moins importante au déroulement de l’intrigue. On appelle le personnage principal ou le héros, le protagoniste. Viennent ensuite les seconds rôles et les figurants. Les personnages ont leur propre caractère, c’est-à-dire leur moralité, leur identité, parfois poussées à l’extrême et caricaturées dans le but de créer un processus d’identification ou de rejet de la part du public. On vous invite pour approfondir le sujet à consulter la fiche « les personnages au théâtre » (LIEN). Les acteurs, pour donner vie aux personnages interprètent un rôle c’est-à-dire l’ensemble des répliques qui incombe aux personnages en question. Ils jouent donc le texte du dramaturge. Ce texte peut se présenter sous diverses façons.

III. LES TYPES DE COMMUNICATION SUR SCENE

Ce peut être à travers un dialogue, c’est-à-dire un échange entre différents personnages, ou un monologue, qui consiste à énoncer un texte seul, comme si le personnage se parlait à lui-même, pensait à voix haute. Bien sûr le monologue est adressé au public. Il a pour but généralement d’exprimer des états d’âmes, des émotions, des sentiments. 

Il est un procédé fondamental au théâtre, un précédé qui est en fait l’essence même du théâtre. On l’appelle la double énonciation. Il s’agit en fait d’une double communication qui résulte du fait que toute communication verbale au théâtre est adressée au public, même lorsque deux personnages dialoguent entre eux. Ce procédé participe pleinement à l’intrigue d’une pièce de théâtre et porte en lui de nombreuses subtilités. On vous conseille fortement de lire la fiche « la double énonciation » (LIEN) consacrée à ce procédé incontournable au théâtre.

Il n’y a pas que le monologue et le dialogue au théâtre. On trouve également la tirade qui est une série de phrases énoncées par un personnage sans qu’il y ait intervention des autres personnages (rappelez-vous de « la tirade du nez » de Cyrano !), l’aparté qui est l’expression de la pensée d’un personnage que seul le public entend, le soliloque, c’est-à-dire le fait qu’un personnage seul sur scène parle tout seul et s’adresse à lui-même ou encore la stichomythie qui est un dialogue très vif entre deux personnages. Généralement la stichomythie exprime un conflit. La réplique (élément de dialogue prononcé par un personnage) est courte dans une stichomythie.

- Non ?

- - Si !

- Je ne te crois pas !

- Et bien tant pis…  

Mais les acteurs ne sont pas au service uniquement d’un texte. Ils doivent tenir compte également de ce qu’on appelle les didascalies. Une didascalie est une précision indiquée par l’auteur pour permettre à l’acteur de mieux s’approprier le rôle. Ce peut être des indications sur l’élocution (façon de s’exprimer de l’acteur), sur un déplacement, un geste etc. Mais les didascalies originales peuvent être modifiées selon la vision du metteur en scène. 

On finira cette fiche consacrée au vocabulaire du théâtre en s’attardant sur les procédés littéraires du théâtre puis sur certaines règles qui ont caractérisé cet art au XVIIème siècle.

IV. LES PROCEDES AU THEATRE 

Un dramaturge tente de créer une intrigue en s’appuyant sur des personnages et leurs relations. Pour cela il doit leur faire exprimer des sentiments qui se situent dans des registres variables. Le but étant d’amener le public à exprimer à son tour d’autres sentiments. 

Ainsi l’auteur peut tenter de créer une situation comique qui consiste à provoquer le rire. Cette expression peut passer par le texte (comique de mot), par les mimiques du comédien (comique de geste) par l’histoire et son intrigue (comique de situation). Le quiproquo, qui consiste à mettre en scène, par exemple, un personnage prenant un autre personnage pour quelqu’un d’autre, est un procédé très utilisé au théâtre pour créer des situations comiques. 

A l’inverse, l’auteur peut vouloir inventer une situation pathétique où le public se sent mal à l’aise pour le personnage. Les situations pathétiques sont fréquentes chez Molière. Ce sentiment est souvent engendré par la caricature des personnages. 

Ou encore une situation satirique dont la finalité est la critique, la moquerie, la raillerie… Toujours Molière et son talent de caricaturiste. 

On peut également noter la mise en abyme. C’est un procédé qu’on rencontre aussi en peinture ou en littérature. Au théâtre, c’est la volonté de l’auteur de créer une pièce ou une situation dans la pièce qui serait elle-même du théâtre. Du théâtre dans le théâtre si vous voulez. Un exemple célèbre existe chez Corneille dans sa pièce l’illusion comique. En effet Clindor et Isabelle, deux des personnages, jouent le rôle…d’acteurs…qui jouent un rôle ! La mise en abyme veut susciter la réflexion chez le public.

Mais si l’auteur peut user de procédés (et de talent) pour faire rire, pleurer ou réfléchir, il doit parfois accepter quelques contraintes inhérentes à son art. On pense évidemment au théâtre classique et à ses fameuses règles.

V. LES REGLES DU THEATRE CLASSIQUE

Dans le vocabulaire du théâtre, il y a les 3 règles d’unité représentatives de l’art théâtral du XVIIème siècle. 

La règle de l’Unité d'action qui impose une seule et unique intrigue dans une pièce de théâtre.

La règle de l’unité de lieu qui laisse entendre qu’une pièce de théâtre doit mettre en scène une histoire se déroulant sur un unique lieu. 

La règle de l’unité de temps qui demande à ce que l’intrigue se déroule sur 24h.

On trouve également la règle de bienséance afin d’éviter toute scène touchant à la violence, à la vulgarité et permettant de moraliser le déroulement de l’intrigue. 

Ces règles, propres au théâtre classique, doivent être connues sur le bout des doigts. Nous vous invitons donc à approfondir ce sujet en consultant la fiche « Les règles d’unité du théâtre classique ». (LIEN)

Fin de l'extrait

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