Le personnage de roman - Français - Premiere S

Le personnage de roman - Français - Premiere S

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Le personnage de roman - Français - Premiere S

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I. A L’ORIGINE, LE PERSONNAGE OU « HÉROS »

L’épopée, long poème narratif en vers qui chante les exploits de héros, est sans doute l’ancêtre du roman, apparu plus tard dans l’Antiquité. L’Iliade et l’Odyssée d’Homère sont les œuvres paradigmatiques, socles de la culture occidentale qui mettent en scène l’inépuisable mythologie gréco-romaine. Par définition le héros est mi-homme mi-dieu, hors norme. 

A partir du IIème siècle ap. JC connaît la vogue des premiers romans grecs. Le sujet en est toujours l’amour entre deux jeunes gens qui se perdent, puis se retrouvent après de nombreuses péripéties qui les mènent dans plusieurs endroits ou pays : citons Leucippé et Clitophon d’Achille Tatius, Daphnis et Chloé de Longus ou, pour les latins, L’Ane d’or ou les Métamorphoses d’Apulée.

 

II. CARACTÉRISATION DU PERSONNAGE

Le roman, genre mimétique, offre le spectacle de personnages qui, toute création formelle qu’ils sont, s’apparentent peu ou prou à des personnes. 

Or pour produire cette illusion de la vie, le personnage exige d’être caractérisé. Cette caractérisation recouvre des formes variées, mais il semble bien que le nom constitue l’impératif catégorique du personnage. La notion de personnage éponyme illustre cet impératif.

Le nom confère donc une identité au personnage, l’inscrit dans une généalogie, le rend membre d’une famille et constitue aussi un marqueur social, mais il se charge aussi de valeurs symboliques. Pour lui donner vie, l’écrivain inscrit également le personnage dans une époque, un milieu social, une famille. 

 

III. INDIVIDUALISATION DU PERSONNAGE

Il faut attendre le XVIème siècle pour que le roman adopte les caractéristiques que nous connaissons encore aujourd’hui : une œuvre en prose assez longue qui met en scène des personnages ancrés dans le réel et dont le lecteur suit le parcours. Mais le genre évolue encore jusqu’au XIXe siècle.

Plus tard au XVIIe siècle le genre romanesque fait une évolution capitale qui ouvre la voie aux fondements du roman moderne. La narration retrace les mouvements de conscience du personnage au plus intime : c’est un « je » qui exprime ses pensées dans le roman sans pour autant prendre la parole. Alors que le théâtre doit mettre en place des stratégies artificielles pour que le personnage ouvre son cœu, le roman invente une technique, plus naturelle, amenant le lecteur à adhérer à l’histoire qu’on lui raconte et à s’identifier au personnage.

D’autres stratégies peuvent donner accès aux pensées des personnages. C’est le cas notamment du roman épistolaire. L’échange des lettres permet de donner libre cours à l’expression des sentiments. 

 

IV. LE PERSONNAGE ET LA SOCIÉTÉ

Il faut attendre le XIXe siècle pour que le roman acquière véritablement ses lettres de noblesse. S’inspirant de la démarche des scientifiques qui observent le réel et l’expérimentent, toute une génération d’auteurs va construire des œuvres rendant compte du réel et mettant en scène les mutations de leur temps : c’est l’ère du réalisme et du naturalisme.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les romanciers créent des types romanesques dans lesquels les lecteurs peuvent se retrouver. L’histoire racontée dans le roman pourrait être la leur.

 

V. PERSONNAGES SYMBOLIQUES

Même si les personnages de romans réalistes semblent croqués sur le vif. En effet, ils ne peuvent prétendre à la complexité du réel. Ainsi, ils sont souvent des types incarnant une idée.

 

VI. LA CRISE DE LA REPRÉSENTATION

Le XXème siècle remet en question la place centrale du personnage dans le roman. C’est l’«ère du soupçon». Alors que le genre est presque exclusivement fondé sur le modèle biographique (l’histoire suit l’évolution personnelle d’un héros), le Nouveau Roman va privilégier « l’aventure d’une écriture » à l’écriture d’une aventure. 

L’Ecole du Nouveau Roman entend, depuis les années 50, exhiber les conventions du récit pour les dénoncer et briser définitivement l’illusion romanesque, constamment remise en cause depuis les origines du genre. L’abondance du discours et la réduction de l’identité des personnages en sont les traits principaux.

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