La nuit de Valognes : deux résumés - Français - Première S

La nuit de Valognes : deux résumés - Français - Première S

Nous vous invitons à découvrir en Bac S français, les deux résumés de la Nuit de Valognes.

Dans ce cours, vous y verrez un résumé sommaire et un autre détaillé acte par acte.

Téléchargez ci-dessous les deux résumés de La nuit de Valognes de 1ère S français.

La nuit de Valognes : deux résumés - Français - Première S

Le contenu du document

 

Cette fiche propose deux résumés un court et un très détaillé, afin de pouvoir répondre à toutes les problématiques.

 

Résumé sommaire 

 

La Nuit de Valognes raconte l'histoire du procès de Don Juan. La duchesse de Vaubricourt convoque toutes les victimes de Don Juan, qui ont un jour été séduites et trompées par lui. Don Juan pense aller à un bal, il ne sait pas que ces cinq femmes qu'il a bafouées, défaites, l'attendent pour son procès.

 

En punition, il doit épouser Angélique de Chiffreville, sa dernière victime, lui être fidèle et la rendre heureuse. En entendant son nom, Don Juan change subitement et accepte la réparation. Sganarelle joue le rôle de la conscience et s'étonne du mariage. Ici, deux conceptions de l'amour s'opposent : le plaisir consommé dans l'instant ou l'engagement éternel qu'il compare à une comédie sociale jouée uniquement au nom d'un code moral. Certes, il a abandonné Angélique mais à présent il accepte de l'épouser. Angélique comprend qu'il ne veut pas réellement se marier, le procès est abandonné puis repris mais Don Juan est totalement changé, vieilli.

 

En réalité, Don Juan est tombé amoureux d'un jeune homme, qui n'est que le frère d'Angélique, le Chevalier de Chiffreville. Celui-ci est mort sous l'épée de Don Juan en voulant venger sa sœur. Tous les deux s'aimaient. En réalité, le jeune homme s'est jeté de lui-même sur l'épée de Don Juan. Cet amour différent de tout ce qu'il a connu lui a ouvert les yeux, il s'ouvre à autrui. Il veut épouser Angélique pour la rendre heureuse mais Angélique ne veut pas de ce Don Juan, celui qu'elle veut c'est le Don Juan égoïste qu'il était avant. Don Juan renaît. Mais en trahissant ces femmes, il leur a appris le goût du péché :

 

« J'ai appris règle par règle, ton catéchisme. J'ai appris qu'en amour il n'y avait pas d'amour, mais des vainqueurs et des vaincus [...] tout cela, je te le dois, c'est ma fidélité. Viens. »

 

 

Résumé détaillé (acte par acte) 

 

Nous sommes dans le château de Valognes au milieu du XVIIIe siècle, au cœur de la campagne normande, cinq anciennes amantes du séducteur Don Juan veulent instruire son procès pour le forcer à épouser la dernière demoiselle qu’il a séduite, Angélique. A leur grande surprise, Don Juan va accepter.

 

ACTE I

La duchesse de Vaubricourt a mystérieusement convoqué la comtesse de la Roche-Piquet qui, en arrivant, se plaint à Marion, la servante de la Duchesse, du caractère improvisé de cette invitation (scène 1).

Marion fait entrer une religieuse qui fut jadis Hortense de Hauteclaire. Elle aussi se plaint de ne pas comprendre le motif de l’invitation. Elle est troublée, comme le fut la Comtesse auparavant, par un portrait (scène 2).

La religieuse est sommée de rester. Marion introduit une nouvelle invitée, Mlle de la Tringle, une romancière à succès, auteur de romans sentimentaux, lus en cachette dans les couvents. La Comtesse manifeste d’emblée une extrême agressivité à l’égard de ces deux arrivantes. La religieuse la désamorce en détournant la conversation sur la raison qui les réunit toutes trois, et qui semble également mystérieuse. 

Melle de la Tringle ne manifeste aucun trouble à la vue du portrait (scène 3).

Une troisième invitée fait son entrée, Mme Cassin, qui défaille en apercevant ce fameux portrait. C’est une bourgeoise, épouse d’un orfèvre du roi (scène 4).

La duchesse de Vaubricourt apparaît enfin et, pour exacerber l’attente de ses invitées, elle leur annonce l’agonie de son paon favori, qui a le même âge qu’elle. 

L’heure est venue de révéler pourquoi ces femmes sont réunies : elles ont toutes un point commun : Don Juan. La Duchesse a convoqué celui qui fut, à un moment important de la vie de chacune, leur bourreau. La Duchesse se propose d’instruire un procès. La sentence est prévue : Don Juan devra épouser sa dernière victime, la filleule de la Duchesse, sous peine d’être embastillé. Par orgueil ou pudeur, certaines des femmes réunies refusent d’avouer qu’elles aient connu Don Juan. Leur résistance est balayée lorsque la Duchesse montre le carnet dans lequel Sganarelle, le fidèle valet de Don Juan, a méthodiquement consigné le nom de toutes les conquêtes de son maître.

Marion va annoncer l’arrivée de Don Juan, ce qui a pour conséquence de provoquer un élan de coquetterie, que la Duchesse réprouve, en priant ses invitées de s’abstenir de toute envie de séduction (scène 5).

Don Juan fait irruption. Il est invité à identifier ses anciennes victimes, qui, pour leur part, essaient de respecter la règle du jeu de la non-séduction.  Puis c’est ce que l’on pourrait appeler la scène de la reconstitution du crime, interprétée par la Comtesse, la Religieuse et Mme Cassin. Le procès peut débuter. Lorsque les accusatrices révèlent la sentence prévue, à savoir le mariage obligé avec la jeune Angélique de Chiffreville, dont le frère a été tué en duel par Don Juan, celui-ci, contre toute attente, il accepte (scène 6).

La Duchesse, seule avec Marion, lui confie son inquiétude (scène 7).

 

ACTE II

Après quelques heures d’instruction, la Comtesse exige que Don Juan soit exclu des débats car il trouble les dames (scène 1).

Don Juan reste alors en compagnie de Sganarelle que les ronds de fumée de sa pipe, dans lesquels il prétend lire l’avenir, rend fort dubitatif sur un projet de mariage où il ne reconnaît pas son maître (scène 2).

Angélique, la jeune promise, fait son apparition en toilette de nuit. Le dialogue s’engage : Angélique tient tête au cynisme de son séducteur, avant de s’abandonner un moment, à l’évocation de leur prochain mariage. Mais la révélation par Don Juan de la raison de son consentement la plonge dans la colère, dont elle s’arrache crânement en tentant de faire croire au séducteur que c’est elle qui a conçu tout ce scénario, qu’elle mènera jusqu’à sa fin en trompant Don Juan lorsqu’ils seront mariés. L’insensibilité entêtée de Don Juan lui coupe ses effets. Elle lui avoue son amour et le libertin lui donnerait à penser qu’il sait ce qu’est l’amour. Il s’esquive en laissant Angélique croire qu’il vient enfin de lui ouvrir son cœur (scène 3).

La Duchesse sort de sa cachette où elle a épié la scène (scène 4).

Elle annonce à ses acolytes que ce qu’elle vient d’apprendre impose un changement de stratégie (scène 5).

 

ACTE III

Avant l’aube, la Duchesse apprend aux femmes réunies que son paon vient de mourir (scène 1). Cette mort la rend fort raisonneuse (scène 2).

Dans un éclair, Don Juan, précédé de Sganarelle et de Marion, apparaît fatigué. La Duchesse, qui n’entend pas les supplications d’Angélique, hâte le procès. La Duchesse énonce le nouveau chef d’accusation Don Juan n’est plus Don Juan. Sganarelle est appelé à témoigner le premier. Il y déploie une brillante tirade dialectique sur le bien et la trahison, avant de se lancer dans la narration d’un événement qui a eu lieu six mois auparavant (scène 3).

Retour en arrière : Sganarelle et Don Juan rencontrent dans la nuit une statue, qui se révèle être un jeune chevalier au désespoir et alcoolisé (scène 4).

Après un bref retour au présent (scène 5), on retrouve Don Juan dans la taverne où le chevalier l’avait initialement convié à boire : il y est seul, et, par jeu de voix off reprenant les mots mêmes utilisés par Angélique pour définir un cœur amoureux, on comprend que c’est l’état même du cœur de Don Juan en cet instant où il attend le jeune chevalier, frère d’Angélique (scène 6).

Nouvelle interruption du procès : Sganarelle évoque le désespoir de son maître, puis annonce une scène décisive (scène 7) : c’est la visite nocturne chez Don Juan d’Angélique, pour l’informer des dérèglements de son frère, depuis qu’il fuit Don Juan. Il viole la jeune fille (scène 8).

La scène suivante présente les retrouvailles de Don Juan et du chevalier, qui a défié le séducteur traître en duel pour venger l’honneur de sa sœur. Don Juan refuse le combat, mais le chevalier, qui force son adversaire à ouvrir les yeux sur l’enjeu homosexuel de leur affrontement, dans un ultime mouvement de désespoir, s’embroche volontairement sur l’épée de Don Juan, et agonise en avouant son amour, quoique d’une façon encore détournée (scène 9).

Pour la dernière fois, on revient au présent : Don Juan est enfin lucide, et il propose sincèrement à Angélique de la rendre heureuse. Celle-ci refuse cette offre dénaturée et quitte la scène en pleurant (scène 10).

Ce dénouement révolte la Religieuse, qui s’en va en maudissant Dieu (scène 11).

Puis c’est Mlle de la Tringle qui s’emporte contre Don Juan en le giflant violemment, avant que la Comtesse ne lui propose un pacte diabolique, qu’il refuse (scène 12). Dans le jour qui se lève, Don Juan quitte la Duchesse vers une nouvelle naissance. Sganarelle son fidèle serviteur lance « Mes gages, Madame, mes gages…. Il me les a donnés ! » (scène 13).

Fin de l'extrait

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