Corrigé Français - Bac S Métropole 2016

Corrigé Français - Bac S Métropole 2016

Nous mettons à votre disposition le corrigé de Français du Bac S 2016.

Notre professeur de français a tout d'abord répondu à la question de corpus, puis a rédigé les trois travaux d'écriture, à savoir le commentaire du discrous d'Anatole France, la dissertation "Les écrivains ont-ils pour mission essentielle de célébrer ce qui fait la granderu de l'être humain ?" et l'écriture d'invention.

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Corrigé Français - Bac S Métropole 2016

Le contenu du document

 

QUESTION SUR CORPUS

→ Il faut organiser et structurer la réponse ;

Exemple de réponse :

[Phrase générale en guise d'introduction]

Les quatre textes sont des éloges d'écrivains célèbres et morts prononcés par leurs pairs (=d'autres écrivains).

→ faire quatre paragraphes, un par texte.

→ pour chaque texte, faire un sous-paragraphe par idée.

Le premier texte est l'éloge funèbre de Balzac par Victor Hugo. Le poète y célèbre son œuvre majeure, La Comédie humaine.

→ d'abord en le comparant aux plus grands écrivains reconnus: «Tacite, Suétone, Beaumarchais, Rabelais »

→ ensuite en faisant soulignant les qualités propres de l’œuvre de Balzac et ses qualités en tant qu'écrivain : « observation », « imagination », « Balzac va droit au but »

→ enfin, en soulignant l'aspect politique essentiel de La Comédie humaine : « l'auteur de cette œuvre immense et étrange est de la forte race des écrivains révolutionnaires », il voit « la fin de l'humanité » et comprend « la providence » → il est donc un génie.

Le discours aux funérailles de Maupassant est prononcé par Zola, dont il fut le maître.

→ Zola fait d'abord l'éloge de la personne elle-même → qualités humaines : « yeux clairs et rieurs », « modestie filiale », « garçon solide », « franc », « un air de gaîté », etc.

→ ensuite, il loue l’œuvre : « Boule-de-Suif, ce chef-d’œuvre » → « variété infinie », « perfection admirable », « vision forte et simple », « analyse impeccable »

→ comme Hugo, Zola le compare aux maîtres incontestés de la littérature : « La Fontaine », « Voltaire ».

Vient le tour de Zola de mourir (dans des circonstances étranges...), et c'est Anatole France qui assure son éloge funèbre.

→ Anatole France revient sur les polémiques qui ont accompagné l’œuvre de Zola (c'est évidemment l'affaire Dreyfus qui est ici sous-entendue) : « Les invectives et les apologies s'entremêlaient »

→ Puis il met l'accent sur l'aspect moral de Zola : « C'est un esprit de bonté. Zola était bon. »

→ ce ne sont pas les qualités intrinsèques de l’œuvre, mais les qualités de l'esprit de l'auteur qui sont mises en avant, et les idéaux : « foi obstinée au progrès de l'intelligence et de la justice», «haine vigoureuse» pour la «société oisive, frivole, une aristocratie basse et nuisible »,

→ c'est l'aspect politique et social que relève enfin France : « Démocrate, il ne flatta jamais le peuple et il s'efforça de lui montrer les servitudes de l'ignorance, les dangers de l'alcool », etc. « Il montra tout entier son amour fervent de l'humanité ».

C'est le poète Paul Éluard qui fait l'éloge d'un autre poète, Robert Desnos.

→ c'est ici aussi l'aspect politique qui est mis en avant, dans ce qu'il a d'idéaliste : « Desnos a lutté pour la liberté », « La poésie de Desnos, c'est la poésie du courage »

→ mais il fait aussi l'éloge de la liberté dans la forme poétique : « Il a toutes les audaces possibles de pensée et d'expression. »

→ enfin, c'est la teneur révolutionnaire de la poésie (dans la lignée surréaliste) que met en avant Éluard : la poésie est « ce ferment de révolte, de vie entière, de liberté qui exalte les hommes quand ils veulent rompre les barrières de l'esclavage et de la mort ».

[Petite conclusion]

Ces quatre textes mettent surtout en avant le rôle social de l'écrivain, sa capacité à changer les choses, à combattre selon des idéaux, mais pour des faits réels.

 

COMMENTAIRE DU TEXTE D'ANATOLE FRANCE (TEXTE C)

→ l'introduction doit comprendre une problématique + l'annonce du plan (2 grandes parties suffises) ;

→ les deux parties doivent être séparées par une transition.

Après une présentation d'ensemble et une présentation de l'extrait, nous arrivons à la problématique :

Problématiques possibles :

→ Comment l'éloge funèbre devient un discours politique ?

→ En quoi la louange de l'écrivain mort est une définition du rôle de la littérature en général ?

Plan → 1ère partie → L'éloge funèbre de Zola → 2ème partie → Le rôle de la littérature

I- Un éloge funèbre

A – Les qualités de l’œuvre

→ L'éloge commence par un résumé des qualités de l’œuvre de Zola

→ ces qualités de l’œuvre, pour France, doivent prévaloir sur la douleur : « Ce n'est pas par des plaintes et des lamentations qu'il convient de célébrer ceux qui laissent une grande mémoire, c'est par de mâles louanges et par la sincère image de leur œuvre et de leur vie »

→ cette œuvre est définie par l'esprit qui la porte, esprit « profondément moral »

→ les romans sont des « études sociales » → peinture des vices (« société oisive », « aristocratie basse et nuisible »

→ il s'attaque au « mal du temps » → « puissance de l'argent »

→ l’œuvre s'inscrit donc dans l'actualité de la société (évidemment, on songe à l'affaire Dreyfus)

B – Les qualités de l'homme

→ Les qualités de l’œuvre sont aussi les qualités de l'homme

→ il est moral : « Zola était bon. Il avait la candeur et la simplicité des grandes âmes. Il était profondément moral »

→ cette bonté s'accompagne d'un humanisme : « son amour fervent de l'humanité »

→ elle s'accompagne aussi de Positivisme : « foi obstinée au progrès de l'intelligence et de la justice »

→ France inscrit Zola dans la continuité des Lumières

→ il souligne son engagement : « il combattit le mal social partout où il le rencontra » → c'est l'idéal politique de la IIIe République qui est soutenu, celui de la « Démocratie »

C – Pour clore les polémiques

→ dans tout le texte, France revient sur l'aspect polémique de Zola

→ il le défend : « On fit parfois au puissant écrivain – je le sais moi-même – des reproches sincères, et pourtant injustes »

→ l'incise (« je le sais moi-même ») indique que France était de ceux-là mêmes qui avaient critiqué Zola

→ mais cette manière de provoquer de vives émotions est une marque de qualité et d'importance : « On admirait, on s'étonnait, on louait, on blâmait. » → L'accumulation montre ce débordement des sentiments : « Louanges et blâmes étaient poussés avec une égale véhémence », « Les invectives et les apologies s'entremêlaient ».

→ tout cela fait partie de l’œuvre : « Et l’œuvre allait grandissant ».

[Transition]

II – Le rôle de la littérature

A- Dénoncer les vices

→ Tout une série de fonctions sont attribuées à la littérature à travers l'éloge de l'écrivain

→ d'abord la dénonciation des vices : « il combattit le mal du temps », « Il combattit le mal social partout où il le rencontra »

→ l'écrivain doit être engagé dans la société

→ quels sont ces vices ? Ils touchent tout le monde : le peuple, les aristocrates, les riches et les pauvres

→ « il poursuivit d'une haine vigoureuse une société oisive, frivole, une aristocratie basse et nuisible, (...) la puissance de l'argent »

→ « il ne flatta jamais le peuple et il s'efforça de lui montrer les servitudes de l'ignorance, les dangers de l'alcool qui le livre imbécile et sans défense à toutes les oppressions, à toutes les misères, à toutes les hontes »

→ le présent utilisé par France est un présent de vérité générale : on dépasse le simple cas de l’œuvre de Zola

B – Guider le Peuple

→ Le rôle de l'écrivain est donc de guider le Peuple

→ « il s'efforça de lui montrer les servitudes », et donc de lui montrer aussi un meilleur chemin

→ « Démocrate » → nous sommes sous la IIIe République, la plus longue, mais ébranlée par les scandales politiques, par les crises (Boulanger), par les débats (Dreyfus)

→ l'écrivain est un « moraliste » : il peint les vices, il les dénonce, il encourage à la vertu.il faut noter ici l'éloge un peu paradoxal de France, qui, au passage, souligne le mauvais caractère de Zola : « une sombre humeur répandue sur plus d'une de ses pages ». → en termes d'éloge, ce n'est pas le plus grand compliment qu'on puisse faire à quelqu'un...

C – Imaginer un futur meilleur

→ Enfin, le rôle de l'écrivain et de la littérature est d'imaginer un futur meilleur

→ c'est-à-dire une société meilleure : « Il s'efforça de deviner et de prévoir une société meilleure »

→ pour France, la figure de l'écrivain est toujours celle de Hugo : guide et prophète.

→ c'est pourquoi il insiste sur la « bonté » de Zola, garante de sa volonté d'aider les gens

→ « Dans ses derniers livres, il montra tout entier son amour fervent de l'humanité »

→ c'est donc « l'optimisme » qui prévaut sur le « pessimisme », même si celui-ci semble plus évident : « Son pessimisme apparent (...) cache mal un optimisme réel ».

[Conclusion]

→ reprendre ce qui a été dit : L'éloge funèbre de Zola est pour Anatole France plus que l'occasion de rendre hommage à un grand écrivain (dont il n'était pas, du reste, le plus proche ami...), c'est surtout l'occasion de définir le rôle de l'écrivain en général, de la littérature.

→ clore sur de manière originale : Mais la vision de France ne paraît pas très moderne : définir l'écrivain comme prophète et homme providentiel est davantage une vision du XIXe siècle que du XXe siècle, et bientôt, cette vision sera changée contre une autre...

 

DISSERTATION

« Les écrivains ont-ils pour mission essentielle de célébrer ce qui fait la grandeur de l'être humain ? »

→ Il est recommandé évidemment de s'appuyer sur les textes du corpus → mais il faut aussi citer d'autres textes (ceux étudiés durant l'année).

→ l'introduction comprend, comme le commentaire, une introduction au sujet + problématique + plan en deux ou 3 parties.

→ il est apprécié que la problématique donnée soit reformulée.

Introduction

[Introduction générale → prendre un exemple / comparer avec le cinéma / avec la vraie vie, etc.]

Le sujet posé est celui du rôle de l'écrivain

[Problématiques possibles :]

→ (celle donnée:) Les écrivains ont-ils pour mission essentielle de célébrer ce qui fait la grandeur de l'être humain ?

→ L'écrivain doit-il célébrer la grandeur ou la misère de l'Homme ? Etc.

I – L'engagement

A – Dénoncer le vice et les travers de l'humanité

→ L'écrivain célèbre la grandeur de l'être humain : sa capacité d'amour, de générosité, d'inventivité, etc.

→ mais il cette « grandeur » est faite aussi des défauts de l'être humain. Si l'être humain peut être « grand », c'est aussi parce qu'il peut être « petit »

→ ainsi, l'écrivain préfère peindre les vices plutôt que les vertus, afin de mieux faire ressortir la possibilité d'être vertueux.

→ exemple : Les Liaisons dangereuses de Chaderlos de Laclos.

→ En dénonçant les vices des libertins, il incite à choisir la voie de la vertu.

→ l'écrivain est un « moraliste » : il dépeint les travers de l'Homme pour mieux le rappeler à sa grandeur : c'est La Fontaine, La Bruyère, La Rochefoucauld.

B – L'intellectuel engagé

→ de plus en plus l'écrivain devient la figure de l'intellectuel engagé

→ en peignant les vices, en l'incitant à devenir meilleur, l'écrivain tend de plus en plus à s'engager dans la société qui est la sienne

→ cela vient du XVIIIe siècle, siècle des philosophes des Lumières, mais se réalise surtout au XIXe siècle

→ c'est l'affaire Dreyfus qui confirme l'écrivain dans son rôle social : Zola écrit l'article « J'accuse » dans Aurore

→ mais Victor Hugo, déjà, s'engageait dans la vie sociale : Le Dernier jour d'un condamné et, bien sûr, Les Châtiments, réquisitoire contre Napoléon III

→ plus proche de nous, Sartre et Bourdieu représentent les grands intellectuels engagés, mais le premier, même romancier, est surtout philosophe, et le second sociologue.

C – Guider le peuple

→ Le rôle de l'écrivain est de guider le Peuple

→ non seulement en lui tendant un miroir avec ses vices et sa capacité de s'améliorer

→ mais aussi en le faisant rêver : c'est en imaginant une société meilleure que l'écrivain agit sur la communauté

→ ce sont les utopies, celle de Moore ou celle de Gulliver

→ mais encore une fois, l'écrivain préfère mettre en garde le Peuple en décrivant des dystopies (qui sont des contre-utopies)

→ c'est Le Meilleur des mondes de Huxley ou 1984 d'Orwell

→ au XXe siècle, plus que guider le peuple, c'est davantage montrer les voies sans issues

→ ce n'est plus le prophète Hugo, mais les alertes de Cassandre

[Transition]

II – La portée universelle

A – Peindre la diversité du monde

→ Mais l'écrivain ne doit pas rester enfermé dans l'actualité la plus chaude

→ en parlant du particulier, il parle du général

→ c'est la portée universelle de son œuvre

→ exemples : quand Voltaire s'engage dans l'affaire Calas, il veut lutter pour la liberté de culte, la tolérance. Calas, de toute façon, est déjà mort...

→ Proust, en parlant de ses difficultés à s'endormir, parle en fait de notre manière de voir le monde

B – Voir ce que les autres ne voient pas

→ L'écrivain est un visionnaire

→ il voit ce qui échappe aux autres : c'est Hugo, c'est Rimbaud qui se fait « Voyant » → mais c'est aussi le Surréalisme

→ il y a les études sociales du Naturalisme dans une optique positiviste. Mais au XXe siècle, c'est les fondements mêmes de la société occidentale qui sont remis en cause : les Surréalistes, par exemple, interrogent la logique, le rêve, l'inconscient

→ la puissance du rêve et de l'inconscient peut améliorer le monde

→ la poésie et l'engagement politique deviennent complémentaires

→ mais n'était-ce pas déjà le cas chez Zola par exemple, dans La Terre ?

C – L'idéal de liberté

→ Au final, la littérature, à partir du moment où elle n'est pas de commande, œuvre pour la liberté

→ libération face aux défauts intrinsèques de l'Homme → les moralistes du XVIIe siècle

→ libération face aux oppressions → c'est Balzac selon Hugo, c'est Hugo lui-même, c'est aussi Éluard et Aragon

→ libération face aux contraintes de la pensée et de la logique → c'est le Dada, le Surréalisme, Artaud, le Lettrisme, etc

→ libération enfin quant aux formes mêmes de l'art, l'écriture mais aussi les arts visuels, en abandonnant les histoires, les discours, en mettant en avant les impressions, les énergies propres à l'humain : c'est l'art abstrait, et c'est le Nouveau Roman.

[Conclusion]

→ rappeler les points forts de la dissertation : l'écrivain célèbre l'être humain, mais il célèbre aussi bien plus : la nature, le monde, l'existence et la liberté. Il œuvre

→ ouverture : cette portée à la fois sociale et universelle semble échapper à la littérature la plus contemporaine : non seulement à cause de la tyrannie du marché qui privilégie la quantité des ventes à la qualité, mais aussi parce que les représentations, les histoires, l'attention ne sont plus l’apanage du texte, mais sans doute celui de l'image.

INVENTION Il n'y a pas de corrigé type pour l'épreuve d'invention.

Mais le candidat sera évalué sur le respect de la consigne :

→ choisir un auteur

→ mieux vaut être original, mais ici nous prendrons un auteur classique : Hugo

→ trouver un point d'accroche : « Victor Hugo est victime de son propre succès. Écrivain célèbre, il n'a même plus besoin d'être lu, et on oublie les leçons qu'il a prodiguées. Or, c'est bien pour ces leçons qu'il a été aussi encensé »

→ figures de style repérées dans les textes du corpus : accumulation, emphase, hyperboles, antithèses, ponctuation expressive, etc.

→ nous sommes dans l'argumentation : il faut donc des arguments !

→ il faut aussi structurer son discours : paragraphes

→ il faut rappeler les grandes œuvres

→ parler du contexte social, de la société, de l'idéal politique, etc.

Exemple d'invention :

« Victor Hugo est victime de son propre succès. Écrivain célèbre, il n'a même plus besoin d'être lu, et on oublie les leçons qu'il a prodiguées ! Or, c'est bien pour ces leçons qu'il a été aussi encensé. C'est pourquoi il n'est pas inutile, aujourd'hui, dans le contexte difficile qui est le nôtre de revenir sur ce génie de la littérature française, sans doute de la littérature universelle.

Poète, romancier, dramaturge, essayiste, spirite, dessinateur, c'est un génie complet. Rien ne lui échappe, il crée, il donne, il offre. N'est-il pas l'idéal de générosité, à la fois en tant qu'artiste mais aussi en tant qu'homme ?

Il faut se rappeler son engagement politique, qui ne fut pas timoré. Républicain convaincu, il passe vingt ans en exil, après le coup d’État de Napoléon III. À cette occasion, sa poésie se fera politique : Les Châtiments sont l'exemple le plus connu dans le monde de la littérature.

Avant cela, il était le chef de file des Romantiques. La « bataille d'Hernani » a permis un changement d'esthétique dans l'Europe entière. Il a libéré l'alexandrin et l'imagination. (...)

Il combattit contre la peine de mort, qui ne sera abolie qu'un siècle et demi plus tard ! Cette peine de mort qui n'est pas acquise, et que certains remettent si souvent en cause. Relire Hugo, relire cette vieille littérature, c'est aussi rajeunir. (...)

Force  de la nature, admiré par ses pairs, mais aussi par le peuple, ces funérailles nationales furent un moment de communion nationale. (...)

C'est bien cet engagement politique, cet engagement pour la liberté, qui fait de Hugo bien plus qu'un simple écrivain : un grand Homme. »

 

Fin de l'extrait

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