Corrigé de Français Bac S 2018

Corrigé de Français Bac S 2018

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Corrigé de Français Bac S 2018

Le contenu du document

Dans ce corrigé de l'épreuve de Français du Bac S 2018, notre professeur vous proposera un corrigé complet de la partie écriture de l'épreuve de Français mais également du commentaire de texte sur l'article "Bête" extrait du dictionnaire philosophique de Voltaire en 1764. Notre prof a aussi proposé des éléments de correction pour la partie dissertation et la partie écriture d'invention afin que vous puissiez vous auto-évaluer. 

Également disponible le sujet de l'épreuve de Français du Bac S 2018.

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I. ÉCRITURE

Quels comportements humains les auteurs du corpus dénoncent-ils ?

Le corpus est composé de quatre extraits qui proposent tous des argumentations en défaveur de la maltraitance animale. Le premier document est un extrait de l’essai « De la cruauté » de Montaigne. Les deux textes suivants illustrent les réflexions des philosophes des Lumières sur la question : d’une part, Rousseau, avec la préface de son essai Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, et d’autre part Voltaire, avec l’article « Bêtes » extrait de son Dictionnaire philosophique. Enfin, le dernier texte est un essai de Marguerite Yourcenar, intitulé « Qui sait si l’âme des bêtes va en bas ? » et issu du recueil Le temps, ce grand sculpteur.

Tout d’abord, les quatre auteurs du corpus dénoncent, de manière générale, la cruauté de l’humain à l’encontre des animaux : il s’agit du thème de chacun des textes. Le mot « cruauté » est présent dans le texte de Marguerite Yourcenar, et même dès le titre de l’essai de Montaigne. Les mots « inhumanité » chez Montaigne et « barbares » chez Voltaire renvoient à la même idée. Ainsi, on retrouve d’un texte à l’autre un champ lexical étendu de la violence qui frôle le registre horrifique : « sanguinaires », « déchirer » et « démembrer » chez Montaigne ; « ils le clouent sur une table et le dissèquent vivant » chez Voltaire ; « torturés » et « agonisent » chez Marguerite Yourcenar. Mais violence n’est pas tout à fait cruauté, la violence devient cruauté à partir du moment où elle est infligée de manière gratuite et injustifiée. Ainsi, Montaigne insiste sur le caractère « innocent » et « sans défense » des animaux. A l’opposé, l’auteur insiste également sur la dimension de « plaisir » inhérente à la cruauté à l’encontre des animaux.

Ce comportement cruel de l’homme que les textes dénoncent est corrélé à un autre comportement : l’homme se croit et se pense supérieur aux autres êtres vivants, le terme contemporain de «spécisme» recouvre ce comportement. Montaigne, mobilise un argument théologique pour dénoncer ce comportement : étant donné que tous les êtres vivants seraient créés par Dieu, les animaux et les humains sont des êtres égaux, les uns ne sont pas inférieurs aux autres. Rousseau, lui, unit l’humain et l’animal par l’argument d’une sensibilité « commune ». Voltaire appelle à porter « le même jugement » sur l’animal et l’humain : il emploie une personnification du chien qui l’identifie à un humain, grâce à de nombreux verbes d’actions et à des adjectifs qui rendent compte d’une sensibilité. Voltaire met en outre en avant la similitude physique des organes sensibles entre les animaux et les humains.

D’ailleurs, les auteurs du corpus dénoncent, à travers la cruauté à l’encontre des animaux, un comportement inhérent à l’humain, qui est celui de l’infraction des lois naturelles : Voltaire évoque une « impertinente contradiction dans la nature ». Ces lois sont les lois divines invoquées par Montaigne. Il s’agit, pour Rousseau, de lois naturelles : l’humain est bon par nature, il faut donc qu’il respecte les « règles », les « devoirs » et les « droits » de tous les êtres vivants. Enfin, Marguerite Yourcenar propose, sur le modèle de la Déclaration des droits de l’homme, une « Déclaration des droits de l’animal » ; elle invoque également le paradigme biblique en pastichant les lois divines : « Tu ne feras pas souffrir les animaux ».

Enfin, les auteurs associent la cruauté infligée aux animaux et celle infligée aux humains, argumentant qu’il existe une relation de cause à effet entre les deux types de violence. Ainsi, Montaigne propose une maxime au présent de vérité générale : « Les naturels sanguinaires à l’égard des bêtes montrent une propension naturelle à la cruauté. » Il l’illustre par l’exemple de la Rome antique, qui montre une évolution de cause à effet entre les combats de fauves et les combats de gladiateurs. Pour Marguerite Yourcenar, il existe un lien étroit entre la cruauté infligée aux autres humains et celle infligée aux animaux : elle dresse par exemple une analogie entre les « wagons plombés » qui font référence à la Shoah et les « fourgons » que les humains utilisent pour transporter les animaux. La cruauté envers les animaux est un comportement d’autant plus condamnable qu’il est souvent associé à la cruauté envers les autres humains.

II. VOUS TRAITEREZ ENSUITE, AU CHOIX, L’UN DE SUJETS SUIVANTS :

1. Commentaire

Vous commenterez l’article « BÊTES » extrait dictionnaire philosophique (1764) de Voltaire (Texte C).

- Comme l’indique le paratexte, Voltaire s’attaque ici directement à Descartes. Peut- être connaissez-vous la thèse mécaniste de ce philosophe du XVIIe siècle : si oui, c’est un très bon point, si non, ce n’est pas grave, ce n’était pas attendu. Pour Descartes, l’animal se content de répondre à des stimuli qui induisent une réaction purement physique. Au contraire, l’humain, qui est doté du langage, fait preuve de pensée, de raisonnement et de sentiments.

- Plus d’un siècle plus tard, Voltaire dénonce ces théories dans son Dictionnaire philosophique, à l’article « Bêtes ». Voltaire s’inscrit pleinement dans la philosophie des Lumières du XVIIIe siècle : dans le corpus, le texte de Rousseau montre que la nature de l’animal est au cœur des préoccupations de ces philosophes. Il s’agit d’un texte à la fois polémique, puisqu’il dénonce la théorie de Descartes, et argumentatif, puisqu’il vise à prouver que l’animal éprouve des sentiments et pense.

- Problématique : Comment Voltaire dénonce-t-il les thèses cartésiennes afin de prouver que l’animal, comme l’humain, pense et ressent ?

I. UN TEXTE POLÉMIQUE EN RÉPONSE À LA THÉORIE DE DESCARTES

A) Une indignation contre la théorie machiniste de Descartes

- Un premier paragraphe composé d’une phrase unique et longue. Cette phrase est exclamative, comme le montrent les adjectifs au début et le point d’exclamation final, qui prouvent l’indignation de Voltaire. L’infinitif passé « avoir dit » fait référence explicite aux théories de Descartes. La phrase expose, dans les complétives, quelques- unes de ces théories: le «etc» montre qu’elles sont à la fois nombreuses et inconséquentes.

- Les interjections « Quoi ! » au début du deuxième paragraphe, puis « Eh bien ! » dans le troisième, rendent bien compte du caractère indigné du texte et de son registre polémique.

- L’utilisation de la deuxième personne du singulier, ainsi que l’apostrophe péjorative « machiniste » (l.23) et les nombreux impératifs (parfois étonnants : « Réponds-moi » l.23 alors que Descartes est mort depuis longtemps) montrent que Voltaire s’en prend directement à Descartes.

- Le mot « ressort » (l.23) renvoie directement au vocabulaire utilisé par Descartes pour poser sa théorie d’animaux-machines.

B) Une dénonciation de l’inconséquence de ses thèses

- Dès le début, les théories de Descartes sont associées à la « pitié » et à la « pauvreté ». - Le deuxième paragraphe est composé essentiellement de phrases interro-négatives : ces questions rhétoriques montrent, grâce à la négation, que les thèses de Descartes sont fausses.

- Le verbe « Tu découvres » (l.22) met Descartes dans une position d’ignorant qui apprend des choses grâce à Voltaire.

- La phrase conclusive du texte identifie les théories de Descartes à une « impertinente contradiction », ce qui explicite leur caractère faux et inconséquent.

- Les nombreux impératifs apparaissent comme une injonction à abandonner les théories cartésiennes, et notamment le dernier qui clôt le texte, dans une défense : « Ne suppose point ».

II. UN TEXTE ARGUMENTATIF EN FAVEUR DE L’INTELLIGENCE ET LA SENSIBILITÉ ANIMALE

A) Une identité entre l’humain et l’animal

- Une identité physique est démontrée dans le dernier paragraphe. En imaginant l’autopsie du chien, Voltaire conclut à une similarité physique, portée par l’adjectif « même » et un balancement entre l’animal et l’humain : « Tu découvres dans lui tous les mêmes organes de sentiment qui sont dans toi ».

- La stratégie argumentative de Voltaire repose essentiellement sur une analogie entre l’humain et l’animal. Dans un premier temps, Voltaire se met en scène à la première personne en train de chercher un papier (ll.11-14). Puis, il dresse une analogie en présentant un chien cherchant son maître (ll.15-19). Des mots se font écho d’un paragraphe à l’autre : « affligé » et « agité », « inquiétude et « inquiet », « trouver » et « trouve », « joie ». Cette reprise d’un même lexique pour l’humain et l’animal montrent une identité entre les deux êtres. Dès lors se pose le problème de l’idée de « personnification » : ici, l’animal n’est pas personnifié, il n’est pas simplement présenté comme un humain, mais il est comme l’humain.

- L’injonction « Porte donc le même jugement » associe la considération que Descartes a pour l’humain Voltaire et celle qu’il doit avoir pour l’animal chien.

B) L’animal, un être pensant et sentant

- Voltaire réfute la thèse de Descartes qu’il présente dès le début : « Les bêtes sont des machines privées de connaissance et de sentiment ». En fait, il n’y a que l’absence de parole qui montre une différence en cela entre l’humain et l’animal : c’est pour cela que Voltaire se prive momentanément de parole (« Eh bien ! Je ne te parle pas ») et met en avant les « cris », par deux fois, des animaux.

- Voltaire utilise un champ lexical de l’apprentissage pour démontrer que les animaux peuvent apprendre et posséder un savoir : « discipliné », « sait » , « leçons », « savait », « apprends », « enseigner », « méprend », « corrige ». Il multiplie les exemples : oiseau, chien de chasse, chien, serin pour démontrer la validité de sa pensée.

- Voltaire, de même, utilise un large champ lexical des émotions attribué à l’animal : « douloureux », « aime », « joie », « douceur ». Par ailleurs, Voltaire affirme même que l'animal est supérieur à l’humain en termes de sentiments : « Ce chien qui l’emporte si prodigieusement sur l’homme en amitié ».

- On peut voir dans cette phrase une évocation de la cruauté de l’humain envers les animaux. Cette idée se retrouve dans le mot de « barbare » : celui qui tue un animal est barbare, c’est-à-dire inhumain. D’ailleurs, Voltaire met en scène, dans une sorte d’hypotypose, la violence des humains à l’encontre des animaux : « Ils le clouent sur une table, et ils le dissèquent vivant ». Enfin, l’argument biologique de la présence de « ressorts du sentiment » et de « nerfs » chez l’animal permet de montrer que l’animal ressent la douleur, et amène à une condamnation en creux de la cruauté contre l’animal.

Ouvertures possibles

- Le texte B de Rousseau, pour montrer que les philosophes des Lumières se saisissent particulièrement de cette question.

- Un autre article de Voltaire, par exemple « Torture », où il dénonce la cruauté commise par les humains contre d’autres humains.

- Des débats contemporains sur le végétarisme ou le véganisme, les enjeux moraux de l’exploitation animale aujourd’hui.

2. Dissertation

- Un sujet classique sur l’efficacité de la littérature argumentative. Plus précisément, sur l’efficacité de la littérature à dénoncer les cruautés commises par les hommes (c’est des textes qui abordent ce sujet qu’il faudra mobiliser en exemples) : des humains contre les animaux comme les textes du corpus, mais aussi contre d’autres humains. Enfin, la dénonciation est liée à l’émotion du lecteur : il faut donc réserver une grande part à la question du lien entre les émotions et la dénonciation. Il ne faut cependant pas traiter de la question de l’émotion indépendamment de la dénonciation de la cruauté, qui reste le cœur du sujet de cette épreuve. Il s’agit donc de se demander en quoi la littérature, grâce aux arguments et aux émotions, permet une dénonciation efficace des cruautés humaines.

- Attention. Il est tentant de proposer un plan thèse-antithèse avec ce type de sujet. Mais démontrer l’inefficacité de la littérature, c’est très compliqué : à part de vagues généralités, détachées d’exemples vraiment concrets, et quelques textes qui font la promotion de la cruauté (il est préférable d’éviter Mein Kampf...), la partie sera très maigre.

- C’est pourquoi je vous propose un plan en deux parties. La première répond à la question de l’efficacité de la littérature pour dénoncer de manière argumentative, d’une part grâce aux dénonciations directes, d’autre part grâce à des dénonciations plus indirectes. La deuxième partie répond à la question du lien entre la dénonciation et l’émotion en littérature : le registre pathétique et le personnage de roman permettent une plus grande efficacité.

I. LA LITTÉRATURE ARGUMENTATIVE, LIEU PRIVILÉGIÉ POUR DÉNONCER LES CRUAUTÉS HUMAINES

1) Des genres argumentatifs qui dénoncent directement les cruautés humaines, donc très efficaces

Le genre de l’essai. Les quatre textes du corpus conviennent. L’essai permet de dénoncer de manière directe un comportement, comme le montre le titre du texte A du corpus : « De la cruauté ». L’auteur parle à la première personne, ce qui donne du poids à son argumentation. Le genre de l’essai est le mode d’expression le plus direct pour dénoncer ces comportements, comme nous l’avons vu à travers la question de corpus ou le commentaire du texte de Voltaire : il s’agit d’un genre qui permet de structurer ses idées, d’avancer des arguments de manière claire.

L’article de presse. A l’image du sujet d’invention, l’essai peut aussi prendre la forme d’une tribune journalistique. Ainsi, Camus a écrit un grand nombre d’articles dans la revue Combat : en novembre 1946, par exemple, au lendemain des bombes atomiques, il dénonce une banalisation complète de la cruauté et l’imposition du silence face à ces comportements humains. Ce format montre les mêmes traits rhétoriques que l’essai, mais sa diffusion au sein d’une revue permet une efficacité encore plus grande.

2) L’argumentation détournée: dénoncer indirectement pour dénoncer plus efficacement

Si l’essai propose une dénonciation directe (et donc efficace) des cruautés humaines, d’autres textes littéraires proposent des argumentations plus indirectes. Les apologues (contes, fables) montrent une telle argumentation. Ainsi, La Fontaine, dans « Le pouvoir des fables », montre qu’une argumentation enrobée de fiction permet de mieux retenir l’attention des lecteurs, et donc de dénoncer de manière plus efficace qu’un essai didactique. Une de ses fables, « Les loups et les brebis », montre à travers ces animaux (cet exemple est intéressant, étant donné le thème du corpus) que les humains restent cruels entre eux, même lorsqu’ils prétendent ne pas l’être : les loups font la paix avec les brebis, mais pour mieux les massacrer ensuite.

II. DOCERE ET MOVERE : DÉNONCER LES CRUAUTÉS HUMAINES EN ÉMOUVANT LE LECTEUR

1) Le registre pathétique permet de sensibiliser davantage le lecteur aux cruautés humaines

Contrairement aux textes argumentatifs qui mobilisent la raison du lecteur (registre didactique, explicatif), certains textes développent le registre pathétique qui vise à mieux dénoncer les cruautés en touchant le lecteur, en suscitant des émotions. Par exemple, Hugo, dans le poème « Mélancholia », extrait des Contemplations, associe la poésie au champ lexical de la souffrance pour mieux dénoncer la cruauté humaine à l’encontre des enfants : « Écoutez. Une femme au profil décharné, / Maigre, blême, portant un enfant étonné, / Est là qui se lamente au milieu de la rue. » Hugo propose une hypotypose, le lecteur assiste lui-même à cette scène pathétique, comme le propose l’impératif au seuil du poème : le lecteur est inclus dans cette deuxième personne du pluriel. La description de la femme, la présence de l’enfant dans ses bras en font une illustration de l’efficacité de l’émotion dans la dénonciation.

2) Dénonciation et fiction : quand c’est un personnage qui dénonce les cruautés

le registre pathétique, l’incarnation d’une dénonciation dans un personnage fictif permet d’émouvoir le lecteur : ce n’est plus l’auteur, intellectuel et polémique qui parle, mais un personnage auquel le lecteur peut mieux s’identifier. Par exemple, Diderot, dans le Supplément au Voyage de Bougainville, propose une dénonciation des cruautés commises par les colonisateurs européens à l’encontre d’autres peuples. Mais ce n’est pas Diderot qui écrit, à la première personne, sous la forme d’un essai : il fait parler des personnages de Tahitiens qui donnent de manière directe et vivante, incarnée, le point de vue des opprimés. Ces dialogues entre personnages permettent une plus grande proximité avec le lecteur, et donc une plus grande efficacité.

Ouvertures possibles

- Là, il est peut-être possible d’aborder les limites à cette efficacité, qui ne suffisaient pas pour tenir une partie (cf. introduction).

- Se demander si un autre support est aussi particulièrement efficace pour dénoncer les cruautés humaines : cinéma, peinture, chanson, etc.

3. Invention

Vous êtes journaliste et vous cherchez à montrer qu’il est nécessaire de promulguer la « Déclaration des droits de l’animal ». Vous écrivez un article de presse d’au moins cinquante lignes, reprenant les caractéristiques du texte de Marguerite Yourcenar (texte D), et présentant des arguments variés sur un ton polémique.
- Le format : cinquante lignes minimum. Il est possible de dépasser, mais faire un texte trop long n’est pas utile : il vaut mieux travailler un texte de la longueur conseillée.
- La forme : un « article de presse », vous êtes « journaliste ». Le style doit correspondre à une « déclaration » : il doit être solennel, mais aussi au style journalistique : il doit être vif et percutant.
- Le sujet : la « Déclaration des droits de l’animal ». Ce sujet d’invention est donc explicitement en lien avec le texte D du corpus de Marguerite Yourcenar. Une note sous ce texte précisait : « Une Déclaration universelle des droits de l’animal a été rédigée et adoptée par la Ligue internationale des droits de l’animal en 1977, puis proclamée solennellement par l’UNESCO en 1978. Elle n’a cependant aucune portée juridique ». Vous pouviez vous servir de cette note, afin de vous inscrire dans une histoire de la réflexion et de son application juridique, mais ce n’était pas obligatoire.
- L’inspiration : le texte doit « reprendre les caractéristiques du texte de Marguerite Yourcenar ». Parmi ces caractéristiques, on peut par exemple souligner : prise de position à la première personne, appel au changement, réflexion sur la nécessité d’une telle déclaration.
- La nature : le texte doit présenter des « arguments ». Vous pouvez, évidemment, reprendre des arguments avancés par Montaigne, Rousseau, Voltaire ou Marguerite Yourcenar. Néanmoins, il est très bienvenu d’ajouter vos propres réflexions, ou des réflexions nouvelles que ne proposent pas ces auteurs (les débats contemporains vous fournissent une belle matière à mobiliser). Le texte doit être argumentatif : il faut mobiliser des figures rhétoriques d’argumentation et des connecteurs logiques, et structurer sa pensée (le travail au brouillon était donc important).
- Le registre : le texte doit montrer un « ton polémique ». En lien avec la nature journalistique du sujet, il s’agit de proposer un texte polémique dont voici quelques caractéristiques : dénoncer des comportements, apostrophes, figures de répétition (anaphore), arguments tranchés, ironie, provocation.
Fin de l'extrait

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