Correction Bac Blanc Français - Bac S Décembre 2017

Correction Bac Blanc Français - Bac S Décembre 2017

Digischool met en ligne pour vous le corrigé de Bac Blanc de Français de Première S de Décembre 2017.
Voir le sujet de Bac Blanc de Français série ES de Décembre 2017 

Ce corrigé portait sur l'objet d'étude : "La question de l'Homme dans les genres de l'argumentation du XVIème siècle à nos jours". Vous deviez tout d'abord répondre à la question de corpus qui vous demandait quelles étaient les caractéristiques communes dans les 4 textes proposés. Puis vous deviez choisir un des sujets d'écriture suivant : le commentaire composé de L'abbaye de Thélème de Rabelais, la dissertation "L'argumentation indirecte vous paraît-elle une forme d'argumentation efficace ?" ou l'écriture d'invention où il fallait rédiger une lettre à un(e) ami(e) en décrivant le monde utopique que vous avez vu en rêve.

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Correction Bac Blanc Français - Bac S Décembre 2017

Le contenu du document

 


 

CORRECTION

 

 

I. Vous répondrez tout d’abord à la question suivante.

 

 

Quelles caractéristiques communes retrouve-t-on dans ces quatre documents ? 

 

 

Eléments d'introduction (source : BnF) :

 

 

     

     

  • Histoire de l’utopie qui ne commence qu’au début du XVIe siècle : en 1516, Thomas More fait paraître son « court traité sur la meilleure forme de gouvernement », qu’il situe sur une « île nouvelle, appelée Utopie ». 
  •  

     

  • Invention d’un mot et d’un genre littéraire
  •  

     

  • Racines profondes de l’utopie : elle hérite de certains motifs de la mythologie antique, de la philosophie grecque, de la doctrine chrétienne. 
  •  

     

  • L’homme aime imaginer des mondes meilleurs 

 

 

Vous pouvez donc réaliser le plan suivant en vous appuyant sur les éléments de réponse suivant : 

 

 

I. La beauté des lieux

 

 

     

     

  • Un monde sans problème, ni misère : "le cœur libre de tout soucis" (Hésiode)
  •  

     

  • Un monde solennel et magnifique : « Seuil de bronze », « hauts plafonds », « émail bleu », « portes d’or » (Homère) + « pierre d’une fort belle courbe », « Paisible et agréable à voir »,« Rues bien dessinées " (Thomas More). 

 

 

II. L'abondance de biens et la richesse

 

 

     

     

  • Dans le texte d'Hésiode : participes présents : « mangeant, buvant, ayant toute l’année de quoi » évoque la richesse de ce peuple + Fruits en quantité et toute l’année, avec juxtaposition du sujet « hiver comme été, toute l’année ils donnent ». 
  •  

     

  • L'abbaye de Thélème : paragraphe 3, on retrouve la description de riches accoutrements pour les dames comme pour les hommes. 
  •  

     

  • Dans le texte de Thomas More, il y a une absence de domaines privés avec des maisons à deux portes, cela souligne l'équité et la richesse dans laquelle chacun se trouve. 

 

 

III. L'importance de la communion avec la nature. 

 

 

     

     

  • Hésiode : connotation merveilleuse : "les bons génies de la nature", communion avec les divinités.
  •  

     

  • Chez Homère, on retrouve un équilibre avec la nature avec une insistance sur la notion de jardin. 
  •  

     

  • Chez Thomas More : "entretiennent admirablement leur jardins" : l'adverbe attire l'attention sur le soin apporté à ces jardins. 
  •  

     

  • Chez Rabelais, les élèves vivent en communion avec les animaux. 

 

 

Conclusion : 

 

 

Monde idéal sans problème et dans lequel les biens sont disponibles en abondance. 

 

 

More / autres textes : Si l’utopie proprement dite naît à la Renaissance, c’est parce qu’elle traduit une manière de penser caractéristique de l’humanisme : chez More comme chez la plupart de ses successeurs, la société idéale peut être une construction humaine, sans qu’il faille compter sur la Providence divine ou sur un changement surnaturel. C’est sur terre que l’utopie peut être envisagée, en prenant les hommes comme ils sont.

 

 

II. Vous traiterez ensuite, au choix, l’un des sujets suivants. 

 

 

1. Commentaire 

 

 

Vous commenterez le texte A, L’abbaye de Thélème de Rabelais. 

 

 

Introduction

 

 

Rabelais, auteur humaniste appartenant au XVIème siècle (Renaissance). Avide de culture, d’abord prêtre puis médecin et écrivain. Œuvres : Gargantua, Pantagruel, Le Quart livre, Le Cinquième livre. Originalité de ces romans : une apparence souvent grotesque mais une critique implicite jamais très loin. 

 

 

Gargantua : Péripéties d’un géant, ses années d’apprentissage et ses exploits guerriers. C’est aussi un éloge de la culture humaniste. 

 

 

Extrait de « l’Abbaye de Thélème » : Guerre Grangousier (père) contre Pichrocole. Pantagruel et Frère Jean aident à remporter la victoire. En remerciement, Gargantua fonde une abbaye pour frère Jean : Thélème. Cet extrait décrit le fonctionnement de cette abbaye. 

 

 

I. Une description humaniste

 

 

 A. La foi en l’Homme

 

 

1. Une liberté totale 

 

 

Dès la ligne 1, mise en valeur d’une très grande liberté, par contraste avec différentes sortes de contraintes. « bon vouloir » et « libre arbitre » en opposition à « lois, statuts ou règles » â–º antithèse qui confronte déjà l’utopie et la réalité. 

 

 

Cette généralité trouve des précisions à la ligne 2 : présentation d’une journée-type d’un pensionnaire.

 

 

â–º Enumération de verbes d’action qui suivent le déroulement d’une journée. (« se levaient », « buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient… »). Ces verbes sont accompagnés de CC de temps soulignant l’autonomie de ces habitants : « quand bon leur semblait », « quand le désir leur venait ». 

 

 

On précise également qu’aucune autorité, aucun maître ne régit leur emploi du temps â–º on observe ainsi une structure anaphorique, insistant sur leur liberté constante (Pas d’exceptions) : « Nul ne… » (l 3). 

 

 

Il y a cependant une règle générale qui stipule qu’ils ne doivent suivre que leur propre règle : « fais ce que voudras » (paradoxal). Malgré le discours injonctif, le message est clair. 

 

 

2. La vertu naturelle de l’Homme

 

 

Cette liberté est rendue possible par la nature favorable des hommes. Enfin… de certaines personnes qui bénéficient d’un rang social plutôt élevé et de l’éducation qui l’accompagne. « bien nés, bien instruits » (l 5 et 6)

 

 

â–º On relèvera ainsi une série de termes mélioratifs : « libres », « bien nés », « bien instruits », « en honnête compagnie ». 

 

 

Cette liberté initiale permet d’éloigner les individus du « vice » et de les rapprocher de la « vertu ». (Antithèse) 

 

 

Rabelais explique ensuite que tout homme privé de liberté, s’éloigne du bien et enfreint les règles établies. 

 

 

â–º On notera ici un champ lexical de l’asservissement : « écrasés », « asservis », « sujétion », « contrainte », « servitude ». 

 

 

B. L’importance de la culture 

 

 

Cette abbaye fonctionnant sur un mode humaniste, elle laisse une grande place à l’instruction, aux différents savoirs. â–º Lignes 18 : « Tant noblement étaient appris » : le participe passé « appris » est accompagné d’un adverbe à connotation méliorative : « noblement » ainsi que d’un adverbe d’intensité « tant ». Les savoirs dispensés les disposent à une certaine noblesse (d’âme plus que de rang, ici). On trouvera la lecture, l’écriture, les langues étrangères, la poésie. (l 18, 19, 20)

 

 

L’idéal humaniste prône une culture diversifiée. L’érudition s’accompagne donc d’activités artistiques comme le chant ou la pratique d’un instrument. (l 18, 19, 20)

 

 

Ces activités et aptitudes ne sont pas le fait de quelques individus. Cet établissement ne compte aucune exception : « Il n’y avait personne parmi eux qui ne sut… » : formule négative qui souligne la généralité du fait. 

 

 

On peut également remarquer que les savoirs « traditionnels » et « artistiques » sont mélangés dans une même énumération, donnant autant de poids aux uns qu’aux autres. Ces enseignements sont complémentaires.

 

 

II. Thélème, un établissement utopique 

 

 

A. Un idéal de perfection 

 

 

1. La beauté physique 

 

 

Ce premier axe d’analyse confirme l’idée que l’abbaye de Thélème est un établissement profondément humaniste. Cependant, on s’aperçoit également qu’il relève de l’utopie, tant son fonctionnement semble irréaliste. Tout d’abord, les pensionnaires sont choisis, notamment pour leur élégance. Rabelais évoque les femmes et leurs chevaux par des termes mélioratifs comme « belles haquenées », « leur palefroi richement harnaché » (adj « richement »). On notera en outre l’adverbe « mignonnement », qualifiant leurs mains gantées (raffinement). Elles portent enfin des oiseaux de proie, ce qui renforce leur élégance et leur noblesse. 

 

 

2. Un idéal social 

 

 

Evidemment, cette petite société fonctionne de façon idéale. Les rapports sociaux sont des plus simples, puisqu’ils partagent tous le même avis. 

 

 

â–º Le groupe nominal « louable émulation » synthétise leur façon de vivre ensemble. S’en suit une série de parallélismes mettant en évidence la cohésion de leur groupe : « si disait : « Jouons », tous jouaient » etc. (l 14). 

 

 

L’utopie se révèle également au travers du sens même de leurs activités, qui sont toutes centrées sur le plaisir, le divertissement. (« jouaient », « ébattre », « buvaient »). 

 

 

B. La remise en cause de la religion 

 

 

     

     

  • Obéissance
  •  

     

  • Pauvreté
  •  

     

  • Chasteté. 

 

 

Comme dans toute utopie, au-delà du rêve, se cache une dimension critique. Ici, c’est de la religion dont il est question. Les trois vœux propres à la religion catholique (obéissance, pauvreté, chasteté) ne sont pas respectés. En effet, la seule règle « Fais ce que voudras » annule le premier vœu. 

 

 

Ensuite, on constate aisément que les Thélémites sont issus d’un milieu favorisé. En témoigne l’apparence physique des dames, leurs chevaux, ainsi que les oiseaux de proie par exemple.

 

 

Enfin, l’abbaye de Thélème est un établissement mixte, ce qui est contraire aux règles de l’Eglise. D’ailleurs, on remarque à la fin du texte que des couples se forment dans l’abbaye : « il emmenait une de ces dames » (l 20) et qu’ils « continuaient d’autant mieux dans le mariage » (l 21 et22).

 

 

2. Dissertation

 

 

 L’argumentation indirecte vous paraît-elle une forme d’argumentation efficace ?

 

 

Introduction 

 

 

     

     

  • Argumentation indirecte : recours à la fiction pour faire passer un message. Le message est implicite. 
  •  

     

  • Pratiquée par de nombreux auteurs (Exemple des contes de Perrault). 
  •  

     

  • Fable, conte philosophique, utopie : des histoires plaisantes qui délivrent un message et suscite la réflexion du lecteur. 
  •  

     

  • Objectif : convaincre les lecteurs. 
  •  

     

  • Apologue : Court récit qui comprend un schéma narratif, porteur d’un enseignement moral ou social. Une réflexion proposée sous une forme ludique.  

 

 

I. L’argumentation indirecte : une forme d’argumentation efficace … 

 

 

A) Une visée humoristique.  

 

 

     

     

  • L’auteur cherche à amuser le public. 
  •  

     

  • Fables : dimension ludique et esthétique. 
  •  

     

  • La satire : critique moqueuse, qui cherche à provoquer et porte à la réflexion. 
  •  

     

  • Exemple des fables de la Fontaine, écrites entre 1668 et 1694 : critique sociale, critique de la cour considérée comme un milieu hypocrite. Elles ont connu un grand succès. 
  •  

     

  • La cour du Lion, La Fontaine : Une satire des courtisans, une critique du pouvoir. 

 

 

B) Un récit bref et clair. 

 

 

     

     

  • Le récit est bref : clarté, donc force de persuasion. 
  •  

     

  • Le nombre de personnages est souvent limité. 
  •  

     

  • Exemple : il n’y a que 2 personnages dans Le Corbeau et le Renard. 

 

 

Transition 

 

 

Drôle, court et clair, l’apologue a pour but d’enseigner des valeurs universelles et s’adresse donc à un large public. Cependant, la difficulté réside dans l’articulation du récit à la morale. 

 

 

II. … mais qui possède des limites. 

 

 

A) Une vérité cachée.

 

 

     

     

  • Une morale qui n’est pas explicite. Le message n’est pas donné directement au lecteur. 
  •  

     

  • Exemple :  Le Joujou du Pauvre de Baudelaire (issu du recueil de poèmes en prose Le Spleen de Paris), publié en 1869. Présence de deux enfants, l’un riche et l’autre pauvre, tous deux fascinés par un jouet vivant : un rat (capturé par les parents de l’enfant pauvre). 
  •  

     

  • Morale implicite du Joujou du Pauvre : Critique des barrières sociales qui ne sont pas importantes. 

 

 

B) Des histoires qui peuvent illustrer deux morales différentes. 

 

 

     

     

  • Le lecteur peut parfois comprendre une tout autre morale que celle que l’auteur voudrait délivrer. 
  •  

     

  • Exemple : Le Chêne et le Roseau, fable de Jean Anouilh, parodie de celle de la Fontaine. Ces deux textes apportent une réflexion sur la sagesse humaine. 

 

 

Transition 

 

 

L’apologue présente des avantages, mais n’est pas toujours la forme d’argumentation la plus efficace. Certaines vérités s’exprimeront mieux dans d’autres genres argumentatifs. 

 

 

III. Des genres argumentatifs plus efficaces pour exprimer certaines vérités. 

 

 

A) Le dialogue argumentatif

 

 

     

     

  • Permet de confronter deux points de vue distincts (ce qui est plus difficile pour l’apologue). 
  •  

     

  • Exemple : Le Misanthrope de Molière. Opposition entre Alceste, qui condamne l’hypocrisie dans les rapports humains, et Philinte qui défend les convenances, la politesse et la mondanité. 
  •  

     

  • Autre exemple : Platon met en scène son maître Socrate et ses disciples. Ils échangent ainsi sur la vérité, la beauté, l’amour ou encore le langage.  

 

 

B) L’essai et le traité 

 

 

     

     

  • Essai : Ouvrage qui regroupe des réflexions diverses sur un sujet. Il confronte les opinions et expose un point de vue personnel. Importance de son aspect structuré. 
  •  

     

  • Le ton est personnel et le style se veut attrayant et accessible. 
  •  

     

  • Montaigne crée le genre au XVIe siècle, avec Les Essais. 
  •  

     

  • Genre très prisé par les philosophes des Lumières. 
  •  

     

  • Différence entre l’essai et le traité : le second tend à l’exhaustivité, contrairement au premier. Le traité se rapproche davantage des ouvrages scientifiques. Exemple : L’Esprit des lois, de Montesquieu. 
  •  

     

  • S’oppose donc à la fiction.  

 

 

Conclusion 

 

 

L’apologue possède des qualités non négligeables, de par sa clarté, son aspect bref et son caractère universel. Cependant, il demande au lecteur une capacité d’interprétation de la morale qui peut parfois trouver des limites. Ces vérités s’expriment parfois mieux à travers le dialogue argumentatif, ou encore l’essai. 

 

 

3. Sujet d’invention 

 

 

Vous rédigez une lettre à votre ami(e) en décrivant le monde utopique que vous avez vu en rêve. 

 

 

 

 

 

Cher ami, 

 

 

N’as-tu jamais pensé que la vie pouvait être différente ?  

 

 

Celle que nous menons n’a rien à voir avec la vie véritable, celle qui correspond à nos aspirations et comble nos attentes. Réfléchis, chacun de nous espère le mieux, croit en l’humanité : tout le monde veut la paix mais elle ne règne pas, tout le monde veut la justice mais elle est régulièrement ignorée, tout le monde cherche un sens mais il n’y en a aucun qui régit notre existence : terreur, violence, massacres, mensonges… Pourtant ce n’est pas ce que nous voulons ! 

 

 

Depuis plusieurs jours, je suis assaillie de toutes ces questions, elles perturbent mon sommeil et je dois t’avouer que je songe franchement à un monde meilleur. La nuit dernière, je me suis surprise à rêver d’un tel univers.  

 

 

Ce rêve était vif, éclatant, il était merveilleux. Je progressai dans une forêt en compagnie d’êtres magnifiques. Ces humains respiraient la santé, la beauté et la bonté. Nous voyagions dans des véhicules tirés par des chevaux. Je me mis à penser que vivre dans un monde idéal ne signifiait pas forcément évoluer parmi les technologies de pointe. N’es-tu pas d’accord ? Il y a beaucoup à apprendre des sociétés qui nous ont précédés. 

 

 

Mes compagnons étaient des gens simples avec des valeurs et des objectifs les plus naturels du monde : avoir une famille, l’élever, trouver du sens à sa vie et insuffler la paix à chacun. Nous devions regagner une ville dans laquelle tous les habitants de la région étaient appelés à se réunir pour voter. En arrivant dans cette ville, je fus stupéfaite de voir qu’il n’y avait aucun immeuble, aucun gratte-ciel, aucune autoroute. Cette ville était resplendissante et respirait l’harmonie. 

 

 

Les résidents de cette ville étaient beaux. Sais-tu pourquoi ? Nulle haine, nul orgueil ne déformait leurs visages. Pourquoi investir dans les chirurgies esthétiques et autres artifices alors que la vraie beauté réside en réalité dans l’absence de vices qui corrompent l’âme et le corps ?

 

 

Mais comment parvenir à ce que tous les hommes aient les mêmes valeurs ? Cette question que tu dois te poser me fit aussi douter quelques instants de la supériorité de ce monde. L’unité de pensée nuit-elle à la liberté individuelle ? Je ne tardai pas à obtenir la réponse. Une petite fille s’approcha de moi en me demandant si j’avais besoin d’aide pour porter mes affaires ou me diriger vers ma destination. Je la trouvai incroyablement polie et je ne pus m’empêcher de penser qu’elle était très bien élevée. Elle m’apprit ensuite que les éducateurs leur avaient enseigné à être bon avec les voyageurs. Et voilà ! c’est la clef ! Une bonne éducation doit permettre à chacun, peu importe son origine ou ses divergences d’opinion, d’arriver à une seule et unique conclusion universelle. Les chemins parcourus sont tous différents, mais nous devons tous cheminer sur la même route. Unité ne veut pas dire uniformité. 

 

 

Et enfin, alors que je m’enfonçais vers le cœur de la ville, je m'aperçus l’incroyable activité de celle-ci. Quelle ville dynamique ! Il y avait du travail pour tout le monde : portiers, courtier, vendeurs, constructeurs. Tout le monde était bien affairé, car en réalité mon cher ami, il y a toujours des occasions de rendre service et de contribuer au bien collectif. Personne ne devrait être paralysé par le chômage ou l’oisiveté. Il y a tellement à faire. 

 

 

Je discutai avec un homme charmant qui s'intéressa beaucoup à nous. Il avait beaucoup d’humour et d’humilité. Il nous guida à travers la ville. Tout le monde semblait le respecter et il le leur rendait bien. Lorsque le vote commença, tous étaient rassemblés. Nous votions à tour de rôle, il n’y avait pas de tensions, tous étaient joyeux et enthousiastes. Finalement, on élit… tiens-toi bien… ce même homme qui nous avait parlé ! Je n’avais jamais pensé qu’il pouvait être dans la politique. Vois-tu un homme politique devrait être un homme du peuple, respectueux et modeste. 

 

 

En me réveillant ce matin, j’affrontai à nouveau les angoisses de cette existence. A quoi bon tout cela, me diras-tu ? A quoi cela sert-il de rêver ? Et bien, vois-tu, après avoir vécu quelques instants dans un monde paisible et idéal, je compris qu’un tel univers est possible ! Nous avons toute une vie pour le construire. Souhaites-tu collaborer avec moi ?  

 

 

Point méthode : 

 

 

Dans ce sujet d'invention, je me suis efforcée de respecter les codes de la lettre, j'ai aussi tenté d'argumenter en me basant sur des exemples précis, de plus à chaque illustration, une interrogation au lecteur est posée afin de l'inciter à méditer sur sa propre société. C’est cela l'objectif d'une utopie : permettre la remise en question de la société actuelle. 

 

Fin de l'extrait

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