Charles Baudelaire - L'Art Romantique

Charles Baudelaire - L'Art Romantique

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Charles Baudelaire - L'Art Romantique

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LES ORIGINES

 

Charles Baudelaire révèle dans « l’art romantique » une conception de l’harmonie du moi avec la nature.

 En effet, s’inscrivant dans un contexte romantique, où les auteurs revendiquent une sensibilité nouvelle reposant sur l’exaltation des sentiments, Baudelaire, comme Nerval dans Fantaisies, décrit une forme d’amour s’attachant à la musique.

Comment l’auteur rapproche t-il l’idée de solidarité à la profonde importance qu’il éprouve pour la musique ?

Nous étudierons dans un premier temps l’effet magique, commun à tous, transmis par la musique.

Puis, dans un second temps nous analyserons le rapprochement que fait l’auteur entre la musique et la nature.

Enfin, nous évoquerons cette atmosphère onirique dans laquelle se trouve l’auteur lors de l’écoute de la musique.

 

 

  L’auteur commence son texte par une question qui traduit sa modestie :

« M’est-il permis à moi-même... »

Il dénote par là qu’il est au même niveau que n’importe quel homme sur terre car tous les hommes sont égaux.

En outre, il place la musique comme étant une nature supérieure à ce monde.

Cette idée est soulignée lorsque l’auteur emploie l’expression « je n’oserais ».

En effet, il se justifie d’avoir écrit le texte seulement parce qu’il « était utile de les joindre aux rêveries précédentes ». 

Baudelaire prône la paix et la fraternité des hommes et ce par le biais de la musique; c’est le seul moyen de faire ressentir aux gens un sentiment commun.

«La véritable musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents »

L’esprit de solidarité et d’égalité est une nouvelle fois retrouvée ici lorsque la musique a pour but de rapprocher les gens et leurs idées.

Si la musique se comprend de la même manière chez des personnes différentes, c’est qu’elle est accessible à tous car elle ne nécessite pas de niveau intellectuel particulier ni de conditions d’intelligence :

« Il ne serait pas ridicule de raisonner sans analyse, et sans comparaisons ».

 

L’auteur, à présent, met en relief la deuxième idée de la première partie ;

Il explique que les sentiments ressentis et la sensation visuelle de la couleur lorsqu’on écoute de la musique sont spontanés chez l’homme : « ce qui serait vraiment surprenant, c’est que le son ne pût suggérer la couleur… ».

Il expose ici sa théorie d’après laquelle chaque son caractérise une couleur et réciproquement que la couleur caractérise un son ; il y a une correspondance entre ces différents sentiments car la rencontre du son et de la couleur forme une idée.

Baudelaire qualifie la musique comme étant une langue compréhensible à tous et s’exprimant à travers le sens auditif (la mélodie)  et visuelle (la couleur).

Le poète termine la première partie par énoncer un principe plus général que celui de la musique, il donne un aperçu du monde « comme une complexe et indivisible totalité ».

Ce principe corrobore le sentiment d’égalité que fait ressentir la musique.

C’est donc un procédé déductif qu’emploie l’auteur qui consiste à débuter à partir de l’exemple de la musique pour élargir cette idée d’union à tout le monde.

 

 

    Après avoir décrit l’effet commun à tous de la musique à travers une forme classique d’écriture, l’auteur célèbre ce sentiment d’une toute autre manière.

 

En effet, c’est sous forme d’un poème composé de deux quatrains que Baudelaire exalte son sentiment pour la musique en illustrant l’harmonie de la nature qui se rapproche  aux correspondances de la musique.

Le but revendiqué ici par l’auteur est donc de comparer l’idée directrice du texte, avec une autre forme de passion.

 

 Le premier vers annonce la comparaison entre la nature et le temple : « la nature est un temple ».

Même si ces derniers sont liés, ils présentent dès la fin du vers un oxymore : « vivants piliers ».

Une opposition marquée par la vie et l’immobilité illustre la rencontre entre toutes sortes d’être opposés sur le même thème de la musique.

La nature (ou ici le temple) représente donc la musique ;

Quand Baudelaire mentionne « l’homme y passe », il dénote le moment où l’homme écoute de la musique et ce qu’il ressent ; Il se sent transporté dans un autre univers mais où il garde toutefois une multitude de repères qualifiés ici comme «des forêts de symboles ».

Cet air de musique lui parait alors « familier ».

Dans le deuxième quatrain, l’auteur traite la musique comme quelque chose de plus vaste et s’attarde sur sa signification plus précise : « comme de longs échos qui de loin se confondent… »

Il décrit ici la musique comme abstraite et qui au fond n’opère pas de nuances entre les sons : « dans une ténébreuse et profonde unité »

 

Mais l’implicite décelé ici est que ce n’est pas la musique qui fait entendre un son simple, stable et invariable mais l’homme, en effet, c’est une allusion à la première partie où l’auteur évoquait l’égalité l’indifférence à travers la musique. 

Le dernier vers termine enfin par rappelée la thèse soutenue dans la première partie : « les parfums, les couleurs et les sons se répondent ».

Ces trois éléments réagissent toujours simultanément chez l’homme lorsqu’il regardent une couleur, écoute un son ou sent un parfum.

L’idée ajoutée dans cette deuxième partie, est celle du parfum élément qui ne figurait pas dans la théorie exposée dans la première partie. Cette différence s’intercale ici afin de rappeler le thème de la deuxième partie : l’odeur de la nature qui le fait penser vraisemblablement à une mélodie.

Marcel Proust reprend la même logique à peu près 1 siècle après Baudelaire, dans « la madeleine » où il illustre les conséquences d’une odeur sur des idées.

 

   

   C’est en reprenant à la première personne du singulier « je poursuis donc » que le poète annonce qu’il revient à une forme de récit narratif, après avoir viré subitement dans un style poétique.

Il annonce également par l’anaphore du « je » que cette troisième partie du texte le concerne à lui personnellement, et qu’il évoquera ses effets ressentis de la musique.

 

 Par le champ lexical du sommeil profond, nous décelons que l’auteur se trouve dans un état hors du commun, peut- être d’ivresse, il est émerveillé et se croit dans un autre monde: « je me sentis délivré des lien de la pesanteur… ».

Le lecteur perçoit l’auteur comme si il était dans une atmosphère onirique.

Car en effet, c’est le sentiment que Baudelaire  ressent « involontairement » dans la deuxième étape de l’apothéose : « ensuite, je me peignis […] à une grande rêverie … ».

Nous retrouvons, toujours dans cet état, une valeur propre au romantisme : la solitude ; le moyen de réfléchir sur soi et d’avoir souvent une remise en question de son existence : « dans une solitude absolue ...»

Mais ici, ce n’est pas un poète nostalgique ou mélancolique qui s’isole, mais tout simplement Charles Baudelaire qui a trouvé une forme de liberté et de prospérité à travers la musique : « mais une solitude avec un immense horizon et une large lumière diffuse ».

Cette lumière dont le contraste diminue au fur et à mesure que la musique avance, est la simple transmission colorée  de la mélodie écoutée ; la sensation imagée qu’a l’auteur vient corroborer l’hypothèse énoncé dans le texte: « les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». Cette expérience de l’auteur est donc la preuve personnelle et vécue qui vient appuyer son hypothèse.

La couleur blanche vient du fait que l’auteur s’évade dans ses esprits lors de l’écoute du morceau, il se rapproche du néant et se détache crescendo de ce monde-ci.

Enfin, comme conclut son principe ; l’association de la couleur et de la mélodie forme une idée. Cette idée est annoncée  ici par un mot qui traduit une conséquence «alors je conçus l’idée… ».

Il a suivit le processus des conséquences de l’écoute de la musique sur l’homme.

 

 

Deux principales idées sont présentes dans l’art romantique, celle de l’égalité des hommes, et de l’harmonie de la musique.

Baudelaire a choisit de réunir ces dernières dans le même texte, car elles sont liées et complémentaires.

La première partie sert à exposer ses théories (de correspondance des sentiments ressentis par la musique, et d’harmonie humaine), la deuxième partie est une simple approbation de la première partie sous forme de deux quatrain, enfin la dernière partie vient apporter la preuve de ces idées à travers un exemple d’une personne ayant vécu les réactions prédites par l’auteur. C’est l’auteur en personne.

Pour conclure,  l’harmonie de la musique et les conséquences qu’elle aura sur nous, nous conduira à respecter autrui.

 

Fin de l'extrait

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