Revue de presse #7 - Bac S

Revue de presse #7 - Bac S

Découvrez la Revue de presse #7 spéciale Bac de Mars 2017 !

Vous pourrez retrouver des actualités concernant le cinéma, concernant la journée sans téléphone portable. Mais également un peu de culture avec un point sur Victor Hugo et sur l'influence des nouvelles technologies dans notre société.

Téléchargez gratuitement cette revue de presse #7 spéciale Bac !

Revue de presse #7 - Bac S

Le contenu du document

 

EDITO

Chaque fois, nous vous disons que nous allons nous inspirer de ce que nous voyons sur le net, via les réseaux sociaux notamment, pour concocter notre revue de presse. D’une certaine façon, quoi de plus normal ? Comment obtenir une information sans compter sur les réseaux modernes qui nous unissent ? Comment, nous, digischool, pourrions-nous exister sans ces derniers ? Ô comment nous trouvons que c’est une bonne chose que de réviser via les multimédias qui ont entouré votre enfance ! Mais alors où allons-nous avec cet édito ? Il va bien falloir pointer du doigt un petit problème, sur lequel écrire ? Ceux qui réalisent la revue de presse ne sont quand même pas des profs qui encouragent à rester attachés au téléphone, bloqués sur les écrans

d’ordinateur ; le nez dans des pixels détruisant les yeux, les doigts dansant sur le clavier transformant les lettres en notes illisibles, le texte en une partition de fautes d’orthographe ? Non, non, non. Si digischool est digital et que ses employés sont, en effet, très reliés aux écrans, il ne s’agit pas ici de faire l’apologie de tout ce qu’on trouve sur la toile ainsi que le petit et le grand écrans. Au contraire, nous allons nous intéresser à comment déjouer les plans machiavéliques de l’Abrutissement ambiant que l’on trouve sur ces derniers et vous inviter à penser à une utilisation autre de ceux-ci, à les exploiter au maximum pour développer votre culture... C’estainsiquenousvousconvierons à aller au cinéma ne pas voir un film. Nous philosopherons aussi quant à la journée mondiale sans téléphone. Nous rendrons un petit hommage au Père de la littérature française, né fin février, tant insulté sur Twitter après les épreuves de baccalauréat : monsieur Victor Hugo. Et, enfin, nous nous intéresserons rapidement à comment nous sommes des copistes modernes. Avant tout ça, place à la citation de l’édito !

« Professeurs vous êtes vieux et votre culture aussi. » slogan, mai 1968.

 

FILM

Je t’invite au ciné à ne pas voir un film.

 

En checkant le calendrier de ce qu’il était possible de voir au cinéma de ces temps-ci, nous nous sommes aperçus que certains contenus audio-visuels paraissaient intéressants et ce .... sans être des films. En effet, notre attention a été d’abord retenue par la sortie d’un documentaire Gimme danger qui se concentre sur le groupe de rock The Stooges dont la voix n’est autre que celle du célèbre Iggy Pop. Répertorié dans la catégorie films par Allocine, il s’agit bien d’un documentaire au sein duquel un fan, Jim Jarmush, retrace l’histoire du groupe, à base d’interviews et archives. Il nous est alors offert de découvrir, si ce n’est re-découvrir, des figures incontournables du Rock ainsi que son évolution. Entre autres, il s’agit aussi d’une occasion pour s’imprégner d’une partie de l’état d’esprit américain des années 60-70 ; période historique de Guerre Froide, de chasse au communisme, de tentative de pacifisme ...

En outre, nous avons découvert, il y a peu, qu’il est de plus en plus commun d’aller au cinéma pour assister à la diffusion d’un contenu artistique en direct, se déroulant, par exemple dans une autre ville du monde que celle dans

Maureen – prof de français digiSchool

laquelle vous vous trouvez. Ainsi, certaines salles de cinémas Pathé de la région parisienne se voient investis par ce qu’on appellera la collection Pathé live, proposant au public de se laisser imprégner de performances théâtrales ou encore relatives à l’opéra et au ballet. Notamment, il est possible de se laisser transporter par la poésie des mouvements des danseurs de la célèbre troupe du Bolchoï (Moscou), par la rigoureuse diction des comédiens de la Comédie Française ou encore par les impressionnants échos du Metropolitan Opera (New-York).

Selon nous, pour passer le cap et s’ouvrir à une culture différente de celle à laquelle la majorité de notre génération (et la vôtre aussi !) est confrontée, celle du grand et du petit écran, un tel concept est une incroyable idée. Elle permet de plonger pour les premières fois dans des univers inconnus tout en nous rassurant en continuant de nous bercer dans ce que nous connaissons : un siège, un grand écran, des enceintes ... peut-être moins passif, un cinéma pour ne pas voir un film.

 

SOCIÉTÉ

Le téléphone : décrocher ou raccrocher ?

 

Le 6 février commençait ce qui est traditionnellement appelé La journée sans téléphone portable mais qui, en fait, s’étend sur trois jours. Comme l’indique son intitulé, elle invite tout à chacun non pas à décrocher son téléphone mais à le raccrocher, à le cacher au fond d’un placard tel un dernier bout de chocolat qu’on s’interdit de manger après Pâques, à se prohiber d’aller le chercher après quelques heures d’abstinence, à se masquer les yeux, lorsque nécessaire, pour ne pas céder à la tentation. Qu’on soit pour ou contre le principe de journée de, qui semble s’incruster dans notre quotidien de plus en plus, allant de la journée de la femme, à celle du végétalianisme en passant par celle de la terre, on peut reconnaître que celle sans téléphone portable reprend le concept en le détournant. Il ne s’agit pas de trouver un

prétexte dans le calendrier pour célébrer quelque chose ou quelqu’un mais bien de se donner un cadre temporel pour se lancer un défi. Pourtant bien promotionné par son instigateur depuis 2001, Phil Marso, beaucoup admettent ne pas être tentés par l’expérience. Et, ce n’est sûrement pas vous qui nous direz le contraire. Nous savons à quel point, en partant de votre expérience personnelle, vous seriez inspirés pour rédiger une longue dissertation si un sujet de philosophie du baccalauréat venait à traiter de la dépendance que la majorité des individus contemporains ont au téléphone. Néanmoins, si vous ne vous sentez pas déjà expert concernant cette thématique et que vous voulez accéder à plus de contenus traitant de ce sujet, nous vous invitons à consulter les travaux d’anthropologues et psychologues qui s’intéressent au fait qu’on peut percevoir le téléphone comme prolongement du bras. Si devoir chercher à accéder à des publications universitaires vous intimide, nous vous convions à lire un article de L’Express (assez ancien maintenant : 13/12/2012) intitulé “Mon téléphone est devenu un prolongement de mon bras”, écrit par David Abiker.

Alors, à chaud, vous en pensez quoi vous ? Avez- vous une utilisation de votre téléphone qui pourrait l’apparenter à une partie de votre corps ? Si oui, s’agirait-il plutôt d’un organe vital ou d’un élément plus accessoire, tel vos cheveux ?

 

LITTÉRATURE

26/02 : happy birthday Victor !

 

Victor Hugo. Patronyme aux résonnances internationales, intergénérationnelles, universelles réfère, comme vous le savez, à cet homme dont la tête figura même, à un moment, sur les billets de monnaie français. Un Paire de France, un pair de LaMartine et Shakespeare, un père mélancolique, une inspiration provenant du père de l’infini, plus d’une paire de chefs d’œuvre, une œuvre dans laquelle on ne perd rien mais gagne beaucoup ...

D’un point de vue artistique, dit l'homme océan, le poète national a été dramaturge, romancier, dessinateur ... Il était en faveur du vers libre, c'est à dire du vers qui n'obéit pas aux conventions littéraires, de la liberté dans le théâtre (Cromwel, une pièce tellement détachée des conventions qu'elle est in-montable du fait d'un trop grand nombre de personnages, de sa longueur....). Il est précurseur du courant romantique français. Considéré à présent comme un génie littéraire, de par son refus du classicisme, il fut au centre de querelles artistiques telle que la Bataille d'Hernani. Pour la première de cette pièce, la Comédie-Française revêt une ambiance d'émeutes opposant les classiques aux romantiques comme Théophile Gautier et Balzac.

Quant à son engagement civile, monarchiste d’abord, politicien républicain ensuite, il termina sa vie en tant qu’exilé politique ... On sait qu’il était en défaveur de la peine de mort, des injustices faites aux femmes et de la violence exercée sur les enfants.

En revanche, il défendait le droit à l’éducation laïque pour tous, la réhabilitation des criminels, la justice sociale, le recyclage et même l'union des Etats-Unis d'Europe (il envisage une Union européenne). Trouble-fêtes de certaines institutions, révolutionnaire littéraire, il est omniprésent dans la culture française. Son nom se retrouve certes dans les manuels scolaires et dans chaque librairie mais son écho s’étend à bien plus que ça.

Présent sur les écriteaux de rue, dans le nom de commerce, de restauration rapide, dans des comédies musicales, dans beaucoup de copies de baccalauréat, dans nombreux de ses sujets, sur Twitter en réaction à ces derniers ... Victor Hugo est un fantôme dont le spectre jette un voile parfois faussement artistique sur notre monde contemporain. Alors, nous vous invitons à tenter de découvrir cet homme qui envahit votre culture, qui s’introduit dans votre quotidien, sans que vous le remarquiez mais tout aussi certainement que beaucoup des personnes que vous suivez sur Twitter. La lecture d’une de ses citations comme rituel quotidien ?

 

SOCIÉTÉ

Le saviez-vous ? Vous êtes un copiste.

 

Avec une approche tout aussi modeste qu’est la nôtre, nous avons été amenés, en cette mi- février, à réfléchir à notre rapport aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et à constater au combien elles influent dans nos évolutions psychologique, sociale, culturelle, intellectuelle, etc. Un élément propre à tout cela nous a particulièrement marqué. Il s’agit de l’influence des outils modernes quant à l’acte d’écriture. En effet, dans un livre au combien universitaire, intitulé Le Français médiéval par les textes, nous sommes invités à repenser notre pratique tapuscrite de la communication. Alors que l’invention de l’imprimerie, au XVI è siècle, par Gutemberg, devait marquer une rupture avec la pratique manuscrite de reproduction non exacte d’œuvres par les copistes médiévaux, nous ne pouvons que constater que les différents outils technologiques que nous avons à notre disposition nous plonge dans une expérience du partage de texte comparable à celle du Moyen-Âge.

En effet, comme des moines copistes modernes, nous recopions, si ce n’est copions-collons, toutes sortes de choses à tort et à travers sur les réseaux sociaux, souvent sans veiller à la citation des sources ou au respect de la formule de base.

Ainsi, alors que la technologie avait a priori pour but d’aider le texte à être un “immuable multiple1” (un seul et même texte reproduit plusieurs fois), son principe de base a connu une déviance, plaçant à nouveau les écrits sous le joug de lecteurs-copieurs, faisant vivre le texte à mesure qu’ils se le réapproprient en le modifiant.

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac S le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac S

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac S

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?