Après un bac S, un peu moins de 20% des étudiants choisissent de s’orienter vers des études courtes (2 ou 3 ans), permettant de s’insérer sur le marché du travail en 2 ou 3 ans. Panorama des choix possibles.
Etudes courtes après un bac S : quelle motivation ?
Une faible proportion des sortants de S se dirige vers une filière courte : en 2009, 6,7% ont opté pour un BTS et 12,7% pour un DUT*. Laquelle les préparera, en 2 ou 3 ans après le bac, à un métier. Avant de se lancer dans ce type de filière, il faut déjà avoir un projet professionnel assez précis en tête. Etre conscient également que les métiers préparés seront a priori des professions intermédiaires, c’est-à -dire dépourvues d’un statut cadre. Si l’on souhaite atteindre celui-ci un jour, mieux vaut se renseigner au préalable sur les possibilités d’évolution interne permises par la filière ou sur les possibilités de poursuites d’études ultérieures, notamment en licence professionnelle ou en écoles d’ingénieurs ou de commerce, via les admissions parallèles (voir Etudes longues après un bac S).
Etudes courtes après un bac S : les BTS-DUT
BTS-DUT : des diplômes cousins.
BTS et DUT sont deux filières proches. Dans leur durée (2 ans). Dans leurs modalités de sélection (sur dossier et tests éventuels, dans le cadre de la procédure www.admission-postbac.fr) et d’enseignement (en classes d’effectifs modérés, avec contrôle continu). Dans leurs débouchés très variés, notamment dans les filières industrielles, plébiscitées par les sortants de S. Dans les deux filières, 8 à 12 semaines au moins de stages sont au programme. Beaucoup proposent aujourd’hui une option en alternance.
Toutefois, le BTS, plus pointu, recouvre près de 90 spécialités, contre 25 seulement pour les DUT. Par ailleurs, en BTS, la scolarité s’effectue en lycée ou en école privée. Si le statut étudiant est de mise, le cocon du secondaire est relativement préservé. Les programmes sont pragmatiques, généralement axés sur l’apprentissage précis d’un métier. Les DUT, en revanche, font partie des universités. L’exigence théorique y est souvent plus forte, avec un environnement universitaire, donc moins « protégé ». Les DUT sont aussi les plus propices à la poursuite d’études.
Les BTS :
Même si le bac S permet d’intégrer n’importe quel BTS, cette liste présente les BTS les plus susceptibles d’intéresser un bachelier scientifique.
- BTS Assistance technique d’ingénieur
- BTS Chimiste
- BTS Informatique de gestion
- BTS Informatique et réseaux pour l’industrie est les services
- BTS Systèmes électroniques
- BTS AEA (Agencement de l’environnement architectural)
- BTS Biotechnologie
- BTS Agricole Technico-commercial en produits alimentaires
- BTS Techniques physique pour l’industrie et le laboratoire
- BTS Bioanalyses et contrôles
- BTS ABM (Analyses de biologie médicale)
- BTS Diététique
- BTS Métiers de l’eau
- BTS Opticien-Lunetier
Les DUT :
Ceux-ci sont souvent choisis afin de poursuivre les études sur une licence (bac +3). Vous intéressent particulièrement les spécialités :
- DUT Chimie
- DUT GEA
- DUT Réseaux et télécommunications
- DUT Tech de Co (Techniques de commercialisation)
- DUT Génie biologique
- DUT Science et génie des matériaux
- DUT Gestion administrative et commerciale (GAC)
- DUT Génie électrique et informatique industrielle
- DUT Informatique
- DUT Mesures physiques
- DUT Hygiène sécurité et environnement
Etudes courtes après un bac S : les licences pros
Les licences pros – licences destinées à former en 1 an à un métier, et non, a priori, à la poursuite d’études en master - connaissent un succès croissant auprès des titulaires de bac+2, du fait de leur excellent taux d’insertion. Elles sont près de 2 000 aujourd’hui, dans toutes les spécialités, notamment industrielles et technologiques. La plupart proposent aujourd’hui des cursus en alternance. Les bacheliers S en représentent plus de 30 % des effectifs. Sélection sur dossier et parfois entretien et tests.
Etudes courtes après un bac S : les écoles spécialisées
Les écoles du secteur paramédical préparent en 3 ans au DE pour être infirmier, orthophoniste… Celles du secteur social forment, elles aussi en 3 ans, au DE (diplôme d’État), obligatoire pour exercer les professions d’assistant de service social ou d’éducateur. Les établissements de la filière expertise comptable débouchent en 3 ans sur le DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), que l’on peut aussi préparer en lycée. Par ailleurs, une bonne centaine d’écoles, souvent privées, proposent des formations en 2 ou 3 ans dans tous les domaines : commerce, social, arts, communication, publicité, journalisme… Pour toutes ces filières, le recrutement se fait souvent dès l’année de terminale, généralement sur tests, voire concours.































